Plaisance : la fin des mouillages sauvages

La suppression progressive des mouillages sauvages fait l'effet d'un coup de tabac chez les plaisanciers.

Publié le 19/07/2012 à 17:02 par eckmuhl

Depuis 2000, l’État pousse les communes à regrouper les mouillages dans le souci d’optimiser leur gestion et éviter l’éparpillement des corps-morts. La directive, loin de faire l’unanimité chez les pêcheurs-plaisanciers, a le don d’irriter les amateurs du mouillage sauvage.  Exemple à Locquirec

La commune de Locquirec mise sur une gestion rigoureuse de sa fréquentation. Autrefois très actif dans la pêche, le port de Locquirec est aujourd’hui dédié aux plaisanciers auxquels les élus souhaitent offrir plus de confort.
320 corps-morts à l’échouage dans l’anse du port sont gérés par la concession communale, qui propose également 24 coffres en eau profonde au large de l’île Verte à la Palud. Des mouillages sauvages ? Vu la configuration géographique du littoral, ils sont très vite repérés.

À Locquirec, la gestion des mouillages est particulièrement rigoureuse.

À Locquirec, la gestion des mouillages est particulièrement rigoureuse.


La commune est au taquet avec une offre annuelle d’une vingtaine de places par le jeu des départs. Plus une place de libre à l’horizon. Même à côté de l’île Verte avec ses places réservées aux bateaux de plus de huit mètres : « Un échouage qui ne s’assèche jamais », indiquent Brigitte Nicol et Michel Gros, élus et membres de la commission portuaire. « La liste d’attente est longue, mais cela concerne les plaisanciers qui ont déjà une place et qui veulent se rapprocher du parking à bateaux, poursuit Michel Gros. Dès qu’une place se libère, elle est attribuée au suivant. »

Une dizaine de places est également disponible aux corps-morts visiteurs entre le port et l’île Verte. Au port, la taille moyenne des bateaux oscille entre 7 et 8 mètres.

Tarifs attractifs

A Locquirec, l’activité est soutenue et les tarifs attractifs : de 130 € pour un bateau de moins de six mètres à 327 € pour les plus de 8 m. La bouée de passage revient à 6,50 € la nuit. La commune est responsable du corps-mort jusqu’à un mètre de chaîne. Chaque chaîne-mère vient d’être équipée d’une gourlouche ou flotteur fixé par câble inox. « Chaque début de saison, nous financions la recherche d’environ 60 corps-morts. »
Le port de Locquirec ne dispose pas de cale de carénage, « un investissement jugé trop important. Sur la commune, deux professionnels assurent le service. » Si le nettoyage des bateaux est accepté sur le parking des bateaux où une borne d’arrivée d’eau est à la disposition des plaisanciers, la pose d’un antifooling est interdite.

Retrouvez la suite de notre dossier dans Le Trégor du 19 juillet.

Localité(s) :
Locquirec, France
  1. Lucas
    20 juillet 2012 12:02
    Pour ce qui concerne l'article du Trégor sur Port l’Épine à Trélévern, si tout ce qui a été dit est exact, tout n'a pas été dit. En effet depuis le renouvellement de la concession à la commune (en 2012), le tarif qui était applicable aux habitants du canton a été supprimé ce qui a fait passer les tarifs des résidents du canton de Perros-Guirec de 200 € annuels à plus de 800 €.(pour le même temps de présence) C'est peut-être aussi pour çà qu'il reste des mouillages encore disponibles pour cet été.