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    Les maillots distinctifs

    Posté le Monday 28 August 2006 @ 11:54:25

    Attribut cycliste par excellence, les maillots distinctifs ont une histoire. Retour en arrière rapide.





    Par Dominique Turgis avec la collaboration de Bruno Vanbastelaere

    Le maillot cycliste a toujours été distinctif. Sport cousin germain du sport hippique à son origine, il en a hérité non seulement des soigneurs mais aussi des oripeaux. Le maillot s'apparente à la casaque et sur le cheval de fer aussi, le maillot désignera quelques années plus tard, le propriétaire.


    Des couleurs aux armes du coureur, des clubs...

    A la fin du XIXe siècle, le coureur doit enregistrer à l'UVF "ses" couleurs (1). Un exemple parmi d'autres, Rollin de Nantes porte au début du XXème siècle un maillot noir orné d'une croix de Lorraine rouge, un motif utilisé aussi sur les champs de course. Hyppolite Aucouturier est aussi connu pour son chandail rayé rouge et bleu.
    Les sociétés cyclistes vont aussi donner des couleurs à leurs maillots. En 1897, l'UV Sarthe s'habille de noir cerclé de rose alors que le VC Rennais est tout noir. Le VC Levallois arbore déjà son maillot blanc à ceinture noire. Octave Lapize, même passé professionnel, rend célèbre le maillot de l'UC Paris, bleu à scapulaire rouge.

    …et des marques

    Les marques de cycles ne s'affichent pas tout de suite sur le dos et la poitrine des coureurs qu'elles embauchent. Maurice Garin monte des cycles La Française et endosse leur veste blanche (1). Dans le Tour 1903, il redoute un coup fourré dans la nuit entre Nantes et Paris. Pour passer inaperçu, il endosse un tricot noir.
    Puis des marques comme Peugeot, JC, Alcyon, Labor, Legnano apposent leurs lettres sur les maillots de leurs coureurs. Le maillot n'est plus simplement distinctif, il est aussi un outil de réclame. Un outil parfois brillant comme le maillot Bianchi ou le damier de Peugeot. Un outil que quelques coureurs vont quitter pour endosser d'autres maillots encore plus distinctifs.

    Une idée géniale

    En 1893, pour honorer Georges Cassignard double champion de France sur piste, on "invente" le maillot bleu blanc rouge. Une idée géniale qui a survécu de nos jours et qui a fait des petits dans tous les pays du monde.
    Autre maillot distinctif et mythique, le maillot jaune. Officiellement créé en 1919 mais Philippe Thys soutient qu'il en a endossé un en 1913 quelques jours avant de l'abandonner sous la pression de Peugeot qui ne voyait plus son nom sur ce paletot. Il faut d'ailleurs attendre 1923 pour voir les marques de cycles broder leur nom sur la toison d'or.
    D'autres maillots distinctifs suivront sur toutes les courses à étapes du monde. Certains très originaux comme le maillot noir du dernier du classement du Giro.
    Mais dans ce sport de traditions, les couleurs peuvent évoluer.

    Paris-Nice et la Vuelta, courses aux couleurs

    Deux exemples sont là pour le montrer : Paris – Nice et le Tour d'Espagne.
    Paris – Nice est connu pour son ancien maillot blanc et pourtant… Créée en 1933, le maillot de la Course au soleil symbolise le soleil et la mer, il est jaune et bleu jusqu'en 1939. Pour la reprise en 1946, le paletot passe au vert. Quand Jean Leulliot reprend la course en 1951, il donne un maillot jaune à liserés bleus au premier du classement général. Or, en juin 1951, la FFC décide de réserver le maillot jaune uni au seul Tour de France. Il faudra attendre 1955 pour voir Jean Leulliot donner un maillot blanc au premier du classement général de son Paris-Nice.
    Ce maillot blanc devient la marque de fabrique des organisations de Jean Leulliot comme la Route de France ou l'Etoile des Espoirs. En 2000, Laurent Fignon reprend Paris-Nice avec le maillot blanc. Mais avant de revendre l'épreuve à A.S.O. en 2002, il pense abandonner le blanc pour l'orange, plus voyant à la télévision. ASO fera la moitié du chemin et adoptera un maillot jaune avec une vague blanche dans le bas.
    La Vuelta à l'histoire chaotique a, elle aussi, connu beaucoup de changements textiles. Pour les deux premières éditions, en 1935 et 36, le maillot est orange. En 1941, il est blanc, orange en 42 et rouge en 45. A partir de 1946, il est blanc à ceinture rouge, jusqu'à 1950. Pour la renaissance de 1955, il est jaune, "amarillo", jusqu'en 1998, à l'exception de 1977, où il repasse à l'orange. Depuis 1999, le premier de la Vuelta roule sur un maillot or.

    Les commanditaires commandent

    Les maillots des classements annexes de ces deux épreuves en ont vu, eux aussi, de toutes les couleurs.
    Sur Paris-Nice, le maillot du classement par points est rose pendant de longues années puis le classement disparaît après l'édition 1984. Quand il reviendra, il adoptera les couleurs de marques qui patronnent ce maillot comme le jaune de Beghin Say jusqu'en 1999. L'arrivée de Laurent Fignon va marquer un changement dans ce domaine aussi. Le maillot du classement par points aura une couleur très "rugby" à moitié rose et mauve.
    Ces mouvements sont aussi marqués pour le classement des grimpeurs : jaune et rouge dans les années 70 puis blanc et mauve. En 1984, le Crédit Lyonnais impose sa griffe avec un maillot jaune et bleu. L'année suivante, il devient bleu. En 1990, le maillot est aux couleurs d'Agrigel , jaune et bleu.
    Sur la Vuelta, pas de couleurs fixes, non plus. Jusqu'en 1993, le maillot de la régularité est bleu mais en fait, il a parfois été vert, comme en 1977, 86 et 87. En 1994, il devient bordeaux. En 1999, il sera couleur argent patronné par l'Euro. Il est ensuite blanc et grenat, blanc à pois orange et bleu mer avec un semis de poissons jaunes depuis 2004, au gré des changements de parraineurs. Le maillot des grimpeurs suit la même mode. En 1988, Café de Colombia lui donne ses couleurs : un original semis de grains de café sur fond blanc. Récemment, Expert lui a donné une couleur orange. Il peut se confondre avec le maillot or ? C'est pas grave ! En 2004 il devient rouge, comme dans les années 80.

    (1) "1904, ce Tour qui faillit être le dernier" de Jacques Seray

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    Photo : Défilé de mannequins au Tour des Pyrénées.
    Crédit : Freddy Guérin - www.cyclismag.com


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