lundi 29 janvier 2007

Ségolène, le châtiment de Mitterrand

On me croira sans mal, je ne suis pas de la lignée idéologique de Jean Jaurès, de Léon Blum et de François Mitterrand.

Mais seuls les fanatiques ou les imbéciles me tiendront rigueur d’affirmer que si catastrophiques que leurs politiques aient pu être pour la France (surtout celle de Blum refusant l’alliance avec Mussolini contre Hitler), on peut reconnaître qu’ils étaient des hommes intelligents et de vaste culture. Leurs erreurs n’en furent que plus impardonnables.
Opposé sans doute en tous points aux idées de messieurs Fabius et Strauss-Khan, certes culturellement très inférieurs aux précédents, je ne leur reconnais pas moins de la clarté dans leurs idées mauvaises, un certain brio dans leur discours, de la logique dans leurs positions.
Alors comment diable le parti socialiste, jusqu’ici représenté par des hommes qui n’étaient pas des sots, a-t-il pu accoucher d’une candidate au plus haut poste de l’Etat aussi nulle, tenant des discours d’une indigence, d’une platitude aussi consternante, sans jamais l’éclair d’un trait d’esprit, sans le moindre raisonnement original, construit, étayé ?

Car ne taxons pas d’originalité des bourdes et bévues tout simplement révélatrices d’une incroyable indigence de compétence.

Ségolène dévide des arguments ternes comme une commissaire politique bolchevique, stalinienne ou maoïste. C’est du Castro ou du Chavez sans la fougue du verbe. Disons les choses sans fard, elle parle comme ces petites « pionnes » propagandistes de préau d’école, permanentes syndicale ou animatrices « socio-culturelle » comme on en a tant vu et entendu dans une vie comme la mienne, dévidant sans cesse l’affligeante et vieille mixture de l’éducation socialiste des peuples. Elle assortit cela d’un « souriez, souriez » digne des meilleures propagandes pour les camps de rééducation dans la joie.
On mesure avec elle ce qu’est finalement l’ENA: une école où certains (pas tous, il y a des énarques brillants, mais ce n’est pas dû à l’Ecole !) peuvent s’en tirer avec une double aptitude à la compréhension des mécanismes de gestion économico-administrative et à la récitation des lieux communs de la pensée unique de l’antiracisme. C’est la technocratie grise, terne, athée, vide de pensée sur l’homme et sa destinée.
Mais peut-être faut-il considérer le phénomène Ségolène dans une perspective plus providentialiste ?
Finalement ne serait-elle point, comme jadis Attila, un fléau de Dieu, un juste châtiment infligé à l’orgueil des trois prophètes du socialisme français ?
Regardez qui vous succède, leur clame le démon sarcastique préposé à leur tourment infernal.
Oui, Ségolène est le châtiment mérité pour les rhéteurs et les florentins du parti socialiste.Elle révèle le néant d’âme que dissimulait leur jonglerie verbale et leur habileté politicienne.
Un mot encore, qu’on ne conclue surtout pas de l’espèce d’affliction amusée que me cause dame Ségolène, que je serais par un effet dialectique, attiré par l’agilité de ouistiti bonimenteur qu’est Nicolas Sarkozy ! Je ne trouve hélas rien chez lui qui permette d’espérer une volonté de rupture avec la culture de mort. J’aurai l’occasion d’y revenir.

mercredi 24 janvier 2007

Pour Marine Le Pen, hors du jacobinisme, point de salut !

A l’émission Ripostes de Serge Moati sur le thème « Allons, enfants de la patrie », ce dimanche 21 janvier, Marine Le Pen a plaidé selon sa ligne habituelle, celle du vieux jacobinisme, contre le régionalisme et le communautarisme extra-européen, dénonçant notamment les dangers du bilinguisme français-breton.

Je suis en grand désaccord avec elle, quant à son propos anti-régionaliste, inquiet aussi qu’elle engage sur ce plan là encore le Front National. Personne, hélas, dans ce parti ne lui réplique, en tous cas jamais hors de la sphère privée, tant on se fait mal voir puis exclure lorsqu’on exprime publiquement des divergences comme cela a été notamment mon cas. Il faudra bien un jour envisager les choses autrement.

Pour ma part, le premier petit livre que j’ai édité en 1975, était celui du père Yves Salem, fidèle mistralien, « Le défi régionaliste »[1], et je demeure aujourd’hui encore partisan d’un régionalisme bien compris qui est pour moi le contraire des autonomismes destructeurs.

Le jacobinisme issu notamment de Jean-Jacques Rousseau, considérant qu’il ne devait pas subsister de corps social intermédiaire entre l’Etat et l’individu, a été éradicateur des corporations et compagnonnages, et autres institutions protectrices, avec la loi Le Chapelier et les décrets d’Allarde de 1791. Il a causé le déboisement social révolutionnaire, « laissant l’ouvrier sans défense face à l’exploitation patronale », comme l’exprimait le syndicaliste Léon Jouhaud. Il a institué « la liberté du renard libre dans le poulailler libre » selon la célèbre formule du père Lacordaire.
Les grands totalitarismes ont procédé de lui. Lénine et Trotsky l’ont exalté comme le modèle de la révolution russe, Hitler comme celui de la révolution nazie. Gardes Rouges bolcheviques, soviétiques et maoïstes, comme SA et SS hitlériens, ont été forgés sur le modèle de ces bras armés de « l’ordre nouveau » chargés d’incarner et de faire appliquer « la volonté générale » libératrice (toujours Jean-Jacques Rousseau). Giovani Gentile, le théoricien du fascisme de gauche, admirateur encore de la « Grande Révolution » répétait que « l’individu n’existe que par l’Etat, que pour l’Etat ».

Le problème n’est pas tant que le jacobinisme soit archaïque, la question n’est pas dans l’âge des doctrines mais dans celle de leur vérité. Or le jacobinisme procède de la haine du réel, de l’enracinement, familial, professionnel, provincial, national. Simone Weil et Gustave Thibon ont développé leurs réflexions sur cela, et après eux, le très grand penseur russe proche de Soljénitsyne, Igor Chafarévitch.
La France au plus haut de sa grandeur royale pratiquait le bilinguisme. Il fallut attendre les instituteurs normalisés de la gauche maçonnique pour punir les petits bretons, catalans, basques, gascons, provençaux et autres qui s’exprimaient dans le doux parler de leurs pères. Frédéric Mistral, Théodore Botrel, Charles Maurras, défendaient la diversité des langues et des cultures régionales comme autant de belles réalités constitutives du patrimoine français, non exclusives du génie plus universel de la France et du Français.
Je pourrais aussi développer, ce sera pour une autre fois, combien l’idéologie jacobine, hélas dominante dans nos diverses républiques, a eu des conséquences mortelles pour l’Algérie française.

En fait, l’essence du jacobinisme et des constructivismes et totalitarismes qu’il a enfanté, tient en la vieille et sinistre parole de l’Internationale : « Du passé faisons table rase ». On a lu ainsi dans son « Idéologie française », Bernard-Henri Lévy hurler sa détestation du pays réel, du pays charnel français. Raymond Aron le réfuta d’une manière cinglante.
La reconnaissance de réalité régionale à harmoniser avec celle des communes et de la nation, et au-delà d’une Europe des patries, me parait donc tout simplement l’exigence d’une politique réaliste.

[1] On peut le commander encore pour 5 euros franco de port, au Centre Charlier, 70 Bd St-Germain, 75005 Paris.

Encore un effort Ségolène !

Madame Ségolène Royal vient de prendre position pour la liberté et la souveraineté du Québec. Ceci est peut-être prometteur.

On attend en effet que Madame Royal se prononce désormais pour la souveraineté de la France dont il ne reste plus grand chose au sein de l’Europe de Schengen, Maastricht et Bruxelles.

On attend de même qu’elle se fasse la militante des libertés positives, sociales, familiales, professionnelles et scolaires dont la France a tant besoin pour retrouver son identité à une époque où se développe à leur encontre le laxisme de la culture de mal et de mort.

Si, avec un simple petit effort de cohérence, Ségolène Royal voulait donc pour la France ce qu’elle veut pour le Québec, je serais prêt à m’engager à ses côtés.


N.B. : Seule une telle attitude permettrait sans doute à Ségolène d’échapper à une noyade telle qu’elle finira par ne pas faire électoralement mieux que Mesdames Laguiller et Buffet. Pour le plus grand bonheur de Jean-Marie Le Pen.

vendredi 19 janvier 2007

Simone Veil et la loi « non écrite » : que vienne enfin le temps de la repentance

Dans son discours d’hier aux « Justes parmi les nations » reconnus par l’Etat d’Israël pour leur action salvatrice pour les Juifs menacés pendant la guerre, Simone Veil leur a adressé l’hommage selon lequel ils avaient obéi à une loi supérieure aux lois en vigueur.

Cela était très juste. Voilà pourquoi notre amie Rolande Birgy, la légendaire « Béret bleu », (appelée comme cela en raison de son unique coiffe) qui avait été honorée comme « Juste » en Israël, expliquait que c’est à la même motivation d’obéissance à la loi morale qu’elle obéissait en s’étant engagée dans la Résistance, en sauvant des juifs pendant la guerre, en résistant désormais à la culture de mort et en essayant de sauver des enfants à naître avec les équipes de prière de l’héroïque docteur Dor.

« Béret bleu » était également une militante du Front National, une fidèle de Saint-Nicolas du Chardonnet, une assidue de toutes les initiatives de « Chrétienté-Solidarité ». Elle avait naturellement adhéré au Cercle d’Amitié Française Juive et Chrétienne présidé par Jean-Pierre Cohen et moi-même.

Il n’y avait aucune contradiction chez elle dans ses différents engagements. Ce qui l’inspirait et dirigeait sa vie, c’était la fidélité à la loi morale supérieure à toute loi civile qui la contredirait.

Etrangement Jacques Chirac professe : « il n’y a pas de loi morale au-dessus de la loi civile ». Cette affirmation est très exactement celle que revendiquent tous les athéismes totalitaires, tous les régimes révolutionnaires, jacobins, communistes ou nazis, et toute la barbarie moderne.
Au contraire, la reconnaissance de la loi morale non écrite mais inscrite dans la conscience de tout homme juste, de tout homme de bonne volonté, est fondatrice de toute civilisation intégrale, de tout système politique respectueux de la dignité humaine.
Les fondements moraux de notre civilisation s’expriment en effet dès la Grèce Antique par la voix de la petite Antigone de Sophocle. Elle préfère mourir par fidélité à la loi non écrite plutôt que d’obéir à la loi tyrannique de Créon qui viole le respect de la loi morale inscrite dans sa conscience.

Le Décalogue, la loi écrite des dix commandements, dicté par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï, l’exprime et la résume pour les juifs d’abord, à charge pour eux de la transmettre à toutes les nations. Les textes de la Bible la développent. Le « Tu ne tueras point », qui fonde le respect de la vie innocente est un des impératifs majeurs de la morale de l’Ancien et du Nouveau Testament.

La dualité contradictoire de Simone Veil a quelque chose de poignant et de mystérieux : infiniment respectable dans son œuvre de mémoire des horreurs de la culture de mort nazie, comment a-t-elle pu par ailleurs accepter de donner son nom, après ceux de Jacques Chirac et de Valéry Giscard d’Estaing, à une loi opposée à la culture de vie ?

Madame Veil, monsieur Chirac, comment de surcroît se peut-il que les lois et les polices de votre régime puissent persécuter ceux qui crient vers Dieu pour que soit effacée cette loi de César qui envoie les enfants innocents à naître dans les crématoires des hôpitaux où l’on viole l’antique et fondamental serment d’Hippocrate : « Primum, non nocere », avant tout ne pas tuer !
Ne serait-il point temps pour que, pour vous aussi qui avez incarné l’Etat français, vienne le temps de la repentance ?

jeudi 18 janvier 2007

COMMUNIQUE-Chrétienté Solidarité


Yann BALY
Secrétaire général de Chrétienté-Solidarité

communique :


En date du 17 janvier 2007, Jean-Marie Le Pen commente les récents chiffres de l’INSEE concernant la fécondité en France. Il constate que « Le bilan démographique est muet sur les 200.000 enfants qui n’ont pas eu le droit à la vie en 2006, et qui manquent à la France. Le vrai bilan démographique est celui d’une substitution de population, comme le reconnaissent maintenant même des démographes officiels. »
Il est cependant regrettable que l’avortement ne soit pas explicitement cité dans ce texte. 200.000 enfants manquent à la France en 2006 car on leur a retiré la vie et non parce qu’ils n’y ont pas eu droit !
« Ce que nous attendons c’est un candidat ayant la volonté d’arrêter le cours du génocide par substitution qui menace d’anéantissement notre peuple d’un irréversible changement d’identité », écrivait Bernard ANTONY dans un communiqué du 15 janvier dernier.
En effet, face à une telle catastrophe les constats ne suffisent pas et les intentions doivent être claires. Sans une loi pour la vie mettant fin au génocide de l’avortement tout en étant généreuse pour les mères en difficultés, il n’y aura pas de renouveau démographique en France.

mercredi 17 janvier 2007

13 janvier: Journée provençale de l'AGRIF

A l’initiative de Yann Baly, délégué régional de l’AGRIF en Provence, la journée d’étude, de formation et d’information réservée aux délégués, cadres et militants actifs s’est déroulée dans la meilleure ambiance d’Amitié Française avec une participation double de celle initialement prévue. Il a fallu ainsi au dernier moment trouver une salle plus vaste que celle réservée, pour pouvoir accueillir la centaine de participants.

La journée a été notamment animée par Yann Baly, Me Sylvain Naviaux du barreau de Toulon, Cécile Montmirail, Philippe de Beauregard, David Fontey, le docteur Jacques Larmande, délégué des Alpes Maritimes, Marie-Françoise Charbonnel, déléguée du Var, Olivier Fournier, délégué des Hautes-Alpes et les divers représentants des Bouches du Rhône.

Comme à l’accoutumée, des militants de l’AGRIF, appartenant par ailleurs au F.N., au M.N.R., au M.P.F., à l’A.F., à différentes organisations sociales et syndicales et aussi à différentes associations de rapatriés ont travaillé dans la même ferveur patriotique et la même foi chrétienne unis dans le même combat pour la culture de vie et la défense de l’identité chrétienne de la France.

Bernard Antony a conclu la journée par un discours synthétisant les différentes réflexions et propositions. Il a fait observer que l’AGRIF pouvait désormais envisager l’éventualité d’assises nationales avec plusieurs centaines de délégués. La difficulté résidera dans le coût d’un palais des congrès que les partis subventionnés par l’Etat peuvent certes se payer sans difficulté mais pas l’AGRIF qui doit utiliser avec parcimonie l’argent de ses adhérents. Le projet est donc à l’étude pour trouver un lieu convenable à un prix abordable.

Il a notamment exhorté les participants à être le fer de lance du combat de la Résistance nationale et chrétienne, sous toutes ses formes, culturelles, sociales, civiques et judiciaires, par delà même les combats électoraux, si légitimes et nécessaires soient-ils.

Communiqué de l'AGRIF

Le jeudi 11 janvier 2007, l’assemblée générale de l’AGRIF a réélu à l’unanimité son président-fondateur, Bernard Antony.

Sur la proposition de ce dernier, son conseil d’administration a ensuite réélu ou élu les membres du bureau, désormais ainsi constitué :
Président : Bernard Antony
Vice-présidents : Jeanne Smits
Me Wallerand de Saint-Just
Secrétaire général : Richard Haddad
Secrétaire général adjoint : Valérie Fages
Trésorier : Myriam Baeckroot
Trésorier adjoint : Pierre Soleil

Bernard Antony a salué, avec émotion, l’action d’Hélène Sabatier qui, depuis des années a œuvré à ses côtés. N’habitant plus Paris, elle a demandé à être remplacé dans sa fonction de Secrétaire Général. Elle demeure, bien sûr, au Conseil d’administration et conseillère de Bernard Antony.
Ce dernier a exprimé aussi sa vive gratitude au vice-président Alain Rostand remplacé par Jeanne Smits. Il demeure également membre du Conseil d’administration.

C’est avec émotion qu’il a accueilli dans ce conseil Me François Wagner, avocat au barreau de Paris, prenant ainsi la place de son père, Me Georges-Paul Wagner, toujours présent dans la prière et la pensée des dirigeants de l’AGRIF.

Il a dit aussi son chagrin d’avoir perdu en Bretagne le meilleur des amis, le Docteur Bernard Pacreau, délégué régional de l’AGRIF, dont il évoquera la grande figure dans La Griffe et dans Reconquête.

Bernard Antony a ensuite donné la parole à Me Wallerand de Saint-Just qui a fait un compte rendu précis des procès en cours, avec notamment les commentaires de Me Isabelle Bédry-Sidos, de Me François Wagner et de Me Le Griel, ancien avocat à la Cour de cassation.

lundi 15 janvier 2007

COMMUNIQUE

Ce dimanche 14 janvier, Jean-Marie Le Pen interrogé sur le discours d’investiture de Nicolas Sarkozy a déclaré ironiquement avoir eu l’impression de s’entendre lui-même.

On peut se réjouir ou s’affliger de cette convergence, douter ou non de la sincérité du programme de Nicolas Sarkozy, mais tout de même ce dernier n’a pas, nous semble-t-il, tenu en tous points un discours lepeniste, à moins que Jean-Marie Le Pen se reconnaisse dans un discours qui n’a pas toujours été le sien.

Ainsi Sarkozy a-t-il parlé de préférence communautaire, donc celle de l’Union Européenne, et non de préférence nationale.

Il n’a pas non plus parlé de la réforme du code de la nationalité, ni de l’abolition de la loi Rocard-Gayssot, ni de l’institution du chèque scolaire.

Néanmoins le danger d’une proximité des discours et d’une récupération sarkozyste d’un programme national existe.

Il n’existera pas si sur deux exigences fondamentales encore, Jean-Marie Le Pen s’exprime très clairement.

La première est celle du combat contre la culture de mort pour le respect de la vie innocente et donc pour le remplacement de la législation Veil. Pour l’instant, madame Veil qui va s’occuper du comité de soutien à Nicolas Sarkozy, bénéficie du « prestige » d’une loi que tous les partis acceptent. Même au Front National, Marine Le Pen a cinquante fois déclaré que l’on ne souhaitait point la remettre en question.

La deuxième est celle de la nécessité de protéger notre France d’une islamisation croissante. Il y a pour cela des solutions intelligentes dans le respect de la dignité humaine et de la foi des musulmans. Il serait affligeant qu’aucun candidat ne soit en mesure d’en proposer au peuple français. Nous nous tenons à disposition pour travailler avec ceux qui en auraient le désir.

Ce que nous attendons c’est en effet un candidat ayant la volonté d’arrêter le cours du génocide par substitution qui menace d’anéantissement notre peuple d’un irréversible changement d’identité.

vendredi 12 janvier 2007

Ségolène et sa famille

Voici l’article que le général de brigade (c.r.) TdM Pierre Royal fit paraître dans son bulletin de promotion en mai 1992.

… « Suite aux nombreuses questions qui me sont posées quotidiennement concernant mes liens de parenté avec Ségolène Royal, le nouveau ministre de l’Environnement, je tiens à effectuer la mise au point suivante.
Ségolène Royal est ma nièce, fille de mon frère aîné Jacques, qui a terminé sa carrière militaire avec le grade de lieutenant-colonel dans l’artillerie de Marine.
Si je ne partage en aucune façon ses options politiques, l’esprit démocratique me contraint à les supporter. Par contre, je ne puis admettre que, pour construire sa carrière politique, elle ait sali de façon outrageante la mémoire de son père.
Lors de la sortie de son livre « Le printemps des Grands-parents », titre très cocasse quand on saura qu’elle a été particulièrement odieuse avec mes parents (ses grands-parents), elle a accordé un certain nombre d’interviews d’où il ressortait qu’elle avait eu une enfance très dure du fait de son père, militaire rigide et borné qui la brimait.
Par contre, au moment de la guerre du Golfe, dans une interview du journal « La nouvelle République du Centre », elle disait son soutien aux soldats français, évoquant avec émotion le souvenir du départ de son père pour l’Algérie et sa mort au combat (en réalité, mon frère est mort d’un cancer en 1981) !
Autre article récent, dans le « Courrier de l’Ouest » du 2 mars 1992. Je cite : « On sait moins que son père était militaire et que, petite fille, à la maison, il lui fallait faire, contrainte et forcée, sa prière quotidienne ».
En conséquence, je n’ai aucune relation avec cette jeune femme, résolument mythomane et j’ai honte de voir le nom de ma famille ainsi galvaudé ».

jeudi 11 janvier 2007

L'emission d'hier avec Jean Madiran



L'indécence de Ségolène Royal

Les propos horribles de Ségolène Royal sur les qualités de rapidité de la justice chinoise prouvent s’il en était besoin combien j’ai eu raison de la qualifier précédemment d’aussi idéologiquement mauvaise qu’Arlette Laguillier.

J’ai simplement eu tort de la définir comme une Arlette en plus jolie et en plus intelligente. La vérité est qu’elle vient de prouver par la succession de propos, les uns d’une niaiserie affligeante, dépourvus d’esprit ; les autres d’admiration pour la justice chinoise dignes des maoïstes les plus obtus de mai 68 qu’elle est même plus bête.

Arlette aurait eu peut-être plus de réticence à proclamer son admiration pour la soi-disant « justice » du pays du Laogaï et des exécutions de masse.

L’usage de la peine de mort qui en pays civilisé ne devrait être réservée -très rarement, qu’aux auteurs de crimes les plus monstrueux s’étant dépossédés de leur humanité, frappe en effet en Chine des milliers de personnes condamnées au mépris de toute véritable justice comme le sont les millions de détenus des camps du Laogaï.

Ségolène qui veut se faire pardonner toujours plus de s’appeler Royal se lance donc dans la surenchère révolutionnaire. Elle prend de plus en plus les accents des « tricoteuses » de 1793. On peut observer avec intérêt que ce surenchérissement dans l’idéologie révolutionnaire ne l’embellit vraiment pas.

Quoiqu’il en soit, son mépris pour les dizaines de millions de victimes du communisme chinois est indécent.

Liberté pour la soupe au cochon, Monsieur Peltier!

Les propos du secrétaire général du MPF, M. Guillaume Peltier, d’approbation de l’interdiction des soupes dites « au cochon » révèlent un pitoyable aplatissement devant le totalitarisme de l’idéologie dite « antiraciste », le communisme du 21ème siècle selon la juste expression de M. Finkelkraut.

Quoi que l’on pense gastronomiquement de la soupe au cochon - à laquelle pour ma part je préfère la garbure bigourdane de ma grand-mère qui harmonise le salé de porc et le confit d’oie - il est totalement liberticide d’en interdire la charitable distribution.

Les institutions caritatives musulmanes offrent, quant à elles, des chorbas à la viande « hallal ». Les institutions juives dispensent, pour leur part, de la nourriture « casher ». On ne saurait le leur reprocher : c’est leur droit et leur liberté.

Mais, à la logique de M. Peltier, n’est-ce pas discriminant pour les non-musulmans ou les non-juifs ? Par ailleurs, les cuisines chrétiennes, juives ou musulmanes sont souvent à base de viande de vache. C’est, d’évidence, discriminatoire à l’égard des Hindous, à qui il est indécent de proposer de manger leur animal sacré.

Alors faut-il désormais imposer à tous le régime simultanément anti-raciste et végétarien de Big Brother ?

J’ajoute que je suis pour ma part excédé de me voir imposer sur les vols d’Air France pour le Liban des plateaux-repas « garantis sans viande de porc ».

Au nom tout simplement de la liberté et de ma très respectable tradition gauloise (et chrétienne aussi) de manger les saucisses qu’il me plait, je trouve insupportable la porcophobie laïque et obligatoire et je me déclare en totale solidarité avec les généreux dispensateurs de soupe au lard, sauf, bien sûr, le vendredi où je propose la distribution de soupe au poisson.

Honte soit donc au sieur Guillaume Peltier dont on se demande finalement vers quelle bonne soupe il voudrait aller ou le râtelier auquel il voudrait manger.

vendredi 5 janvier 2007


Je recevrai Jean Madiran mercredi prochain à l'antenne de radio Courtoisie. A mes côtés, Jeanne Smits (Présent) et David Fontey (Vox Galliae).

Communiqué

Bernard Antony, Président du Comité international pour le boycott des Jeux Olympiques de Pékin

Communique :


Ségolène Royal se rend en Chine à l’invitation du parti communiste chinois.

Ce parti est, au nombre de ses victimes, le plus meurtrier de l’histoire du monde. Elles se comptent par dizaines de millions depuis sa fondation par Mao-Tse-Toung, le plus grand auteur de crimes contre l’humanité que le monde moderne ait connu, devant Staline, Lénine, Hitler, Pol-Pot et le Jeune Turc Nazim Bey.

La Chine poursuit aujourd’hui le génocide du peuple tibétain. Elle persécute les catholiques, fait mourir leurs prêtres et évêques en prison. Elle envoie dans le « laogaï » (le goulag chinois) des millions de prisonniers pour fabriquer à coût dérisoire des produits qui déferlent sur nos marchés.

Elle prépare des Jeux Olympiques à Pékin, véritable déni au respect des droits de l’homme et à la mémoire des masses immenses exterminées.
On attend ce que va dire et faire Ségolène Royal, si elle va demander ou non au parti communiste chinois sa repentance et sa dissolution et le jugement historique de ses crimes.

jeudi 4 janvier 2007

Ségolène, moi et les autres

Parce que j’ai traité sans invectives haineuses le personnage de Ségolène, quelques uns ont cru discerner chez moi comme une disposition de sympathie, une préparation psychologique à faire voter pour elle !
Or mon habitude est de m’efforcer de ne jamais haïr, sauf dans le cas des ignobles monstres, tels que les assassins des petites-filles d’Alsace. Je ne cherche pas en ce cas, je l’avoue, à aller à l’encontre de mon inclinaison première. Le Christ lui-même n’a t-il pas laissé entendre le sort qui serait fait à ceux qui scandalisent les petits-enfants ? On imagine celui de leurs tortionnaires !
En politique donc, s’il ne s’agit pas de monstres exterminateurs tels que Lénine, Staline, Nazim Bey, Hitler, Mao, Pol Pot, je ne veux point céder à des exécrations pour les personnages d’hier et d’aujourd’hui.
Cela ne signifie pas forcément indulgence ou attirance. Mais l’hostilité politique la plus vive ne signifie pas le rejet de toute admiration, de toute considération loyale, voire de quelque tendresse. Ainsi je vais peut-être encore en étonner quelques uns. La vérité c’est que je considère Ségolène comme très dangereuse pour le pays et je l’ai écrit, cyanurique, beaucoup plus que Jospin que Le Pen voyait moins pire que Chirac. Elle est pour moi comme une Arlette Laguiller en plus jolie et beaucoup plus intelligente, donc avec des chances d’arriver au pouvoir et d’y commettre encore plus de dégâts contre le bien commun et les libertés que tous ses adversaires et concurrents.
Je rassure donc ces lecteurs : sauf fantastique conversion spirituelle, morale et politique de sa part, je ne voterai en aucun cas pour elle, ni au premier ni au second tour des élections présidentielles.

mardi 2 janvier 2007

BONNE ANNEE A TOUS

A tous ceux qui lisent ce blog, qu’ils soient des amis fervents ou des lecteurs critiques, voire des adversaires loyaux des idées et de la foi pour lesquelles je me bats, je souhaite mes vœux de bonne année.

Je raconterai plus en détail dans Reconquête combien j’ai été satisfait de la réussite du camp d’hiver de Chrétienté- Solidarité- Jeunesse qui s’est déroulé dans le Morbihan, près du pays de Cadoudal, dans la meilleure ambiance catholique et chouanne. Il était organisé par la cadette de mes quatre filles, Marie-Bénédicte et son breton de mari, Ludovic.

Quel plaisir d’y retrouver des jeunes militants (et surtout militantes !) de la deuxième génération de notre mouvement, étudiants en droit, en lettres, jeunes cadres d’entreprise ou encore Hugues, compagnon du Devoir de Liberté selon le magnifique idéal de Jean Bernard le restaurateur du compagnonnage si proche de la pensée d’Henri Charlier.

J’y ai longuement traité, répondant à force questions, de mon regard sur le monde actuel. Nous avons eu la joie d’y accueillir Yves Daoudal pour une causerie magistrale sur les conférences et les écrits de Benoît XVI, suivie d’une discussion passionnante.

Daoudal n’est pas seulement un ami. Il est un de ceux dont je me sens le plus proche sur les idées fondamentales. Cela ne nous interdit pas des regards différents, des divergences d’analyse à l’occasion et même quelquefois un désaccord conjoncturel.

L’essentiel est dans notre adhésion à la foi catholique, à ses valeurs, à la défense de la patrie et de la culture de vie. Je n’ai pas tout à fait réagi comme lui, on peut le lire dans Reconquête, à la visite du pape en Turquie. En fait nos points de vue sont bien plus complémentaires qu’opposés. Avec sa scrupuleuse honnêteté sur la réalité, il relève les faits alors que moi je m’inquiète des effets…

De même en éditorialiste très loyal de National-Hebdo, défend-il avec conviction les propos, la stratégie et la tactique de Jean-Marie Le Pen, sur lesquels je puis être en accord ou en désaccord. Je ne lui en fais alors aucun grief.

Moi, j’ai été exclu du F.N. sans aucune élégance, sans débat, sans aucune procédure légale. Je ne réponds pas à cela dialectiquement comme je pourrais le faire en disant : « Le Pen m’a exclu, j’exclus Le Pen ! »

Je juge désormais celui-ci, de l’extérieur, librement, hors de tout ressentiment, ce qui ne serait pas digne de l’idée que j’ai de moi. Cela m’amène à bien mesurer l’expression publique de mes réserves. Par exemple, je regrette les propos de Le Pen de défense du PACS mais je ne les considère encore néanmoins que comme un détail fâcheux.

En fait je continue à penser que le mouvement national, ne peut se passer, justement pour préserver une véritable unité sur l’essentiel, de débats, de tendances, de confrontations à partir du moment que sont respectées les valeurs du Décalogue, c'est-à-dire celles de Dieu, de la dignité humaine, du respect de la vie innocente, de la patrie et de la justice sociale.

C’est de cela que nous parlerons lors de notre journée provençale du samedi 13 janvier organisée par Yann Baly avec beaucoup d’amis de différentes sensibilités catholiques et françaises mais tous adhérents de l’Agrif.

Nous avons reçu aussi en Bretagne l’ami Reynald Secher, le grand historien du génocide vendéen, à la fois, historien scientifique scrupuleux, et amoureux passionné de sa terre. Je connaissais l’écrivain, l’ami, mais je n’avais jamais entendu le conférencier qui est de haut-vol, tout simplement captivant. J’aurai l’occasion d’en reparler puisque Secher sera dans les mois qui viennent l’invité à Paris du Centre Charlier.

A l’heure où j’écris, personne ne semble avoir trouvé l’auteur du texte sur la difficulté de cohabitation de « communautés différant par la race, la religion, la langue, la culture » et de la nécessité de régler cela par « une migration ; volontaire ou forcée, avec ou sans accord international ». Il s’agit tout simplement du mémorandum daté du 17 mars 1949 du gouvernement d’Israël de Ben Gourion sur l’avenir des Palestiniens.


J’apprends à l’instant même la nouvelle qui me peine au plus profond du décès de Bernard Pacreau, ami merveilleux, homme de foi, d’intelligence, de courage, militant indomptable de la cause nationale et du respect de la vie, médecin pédiatre à la bonté sans limite. J’exprime à son épouse dans l’affliction toute ma sympathie dans la prière et l’espérance.

J’évoquerai bien sûr la figure de Bernard dans Reconquête.
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