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national-socialiste allemand des travailleurs, Parti

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2.4

L’échec du putsch de Munich

En novembre 1923, Hitler pense pouvoir profiter de la situation politique tant en Bavière que dans le Reich pour fomenter un coup d’État, d’abord contre le gouvernement bavarois, puis contre celui du Reich. Sa tentative de putsch du 9 novembre, le putsch de Munich, organisé conjointement avec Erich Ludendorff, échoue ; la propagande nazie fera plus tard de cette « Marche sur la Feldernhalle » un acte historique et instituera le 9 novembre comme jour anniversaire du parti.

Après l’échec du putsch, le NSDAP, la SA (qui rassemble 30 000 hommes), ainsi que le Völkischer Beobachter sont interdits ; mais le parti nazi, qui au moment de son interdiction compte environ 55 000 membres, poursuit ses activités au sein de diverses organisations populistes et antisémites jusqu’à ce que l’interdiction soit levée, en février 1925.

3

La consolidation du parti nazi (1925-1930)

3.1

La stratégie légaliste

Au cours de son bref emprisonnement en 1924, Hitler rédige Mein Kampf, ouvrage confus dans lequel il condense la doctrine du parti nazi : les futurs fondements de l’État nazi sont le racisme et l’expansion du peuple allemand hors de ses frontières par la guerre. Après l’échec de sa tentative de putsch, Hitler modifie sa stratégie pour parvenir à ses fins : « Au lieu de prendre le pouvoir par les armes, nous allons pointer notre nez au Reichstag, ce qui ne manquera pas de faire bisquer les députés catholiques et les députés marxistes. Même si cela prend plus longtemps de les mettre en minorité que de les passer par les armes, c’est leur propre Constitution qui nous garantira le succès final. » Hitler abandonne donc toute idée de coup d’État et ambitionne de prendre le pouvoir légalement en passant par les élections et le Reichstag.

Lors de la reconstitution du parti le 27 février 1925 à la Bürgerbräukeller (une brasserie de Munich), Hitler renonce encore une fois publiquement à toute tentative de renversement du régime par la violence et promet de s’emparer du pouvoir par les voies légales. La même année il reforme la SA et crée la SS (Schutz Staffel, « section de protection »), dans un premier temps dans le cadre de la SA, pour en faire sa garde personnelle.

3.2

Une propagande efficace

À l’occasion de sa reconstitution, le parti s’organise tout de suite au niveau du Reich ; la direction générale du parti — d’abord subdivisé en Gaue (« régions ») et en groupes locaux — siège à Munich. Fin 1925, le parti nazi compte environ 27 000 membres. Le renforcement de l’organisation du parti et de son emprise sur la société ainsi que la crise économique de 1929 vont aboutir à une augmentation rapide des effectifs du parti. Il totalise près de 50 000 membres en 1926, environ 72 000 en 1927, et environ 100 000 en 1928. En 1929, le nombre d’adhérents passe à 150 000, pour atteindre 400 000 en 1930.

C’est au cours de la phase de consolidation que le Führerprinzip devient la règle absolue au sein du parti nazi : la volonté politique s’y exprime via les directives données par la tête du parti à ses adhérents. C'est de ce moment également que date l’instauration du culte du chef, que la propagande renforce et exploite ; dès 1923, le salut « Heil Hitler » devient progressivement l’usage au sein du parti. Par ailleurs, le NSDAP fait de ses moyens de propagande des moyens d’action extrêmement efficaces : il renforce ses activités d’agitation politique ; organise des manifestations de masse, comme la journée du parti à Weimar (1926) et à Nuremberg (1927, 1929) ; il veille à se rendre plus attirant pour certains milieux en arborant avec ostentation des caractéristiques et des attitudes paramilitaires, comme les uniformes, la musique militaire et les parades. Il se montre toujours prêt à la violence envers ses opposants politiques et n’hésite pas à passer à l’acte.

Au cours de cette période de consolidation, l’essentiel de l’activité du parti porte sur une propagande agressive visant à diffamer ses adversaires politiques.

4

Montée en puissance et prise du pouvoir (1930-1933)

4.1

Le premier parti du Reichstag

C’est dans la foulée de la crise économique de 1929 que commence l’ascension ininterrompue du parti nazi. Lors des élections au Reichstag du 20 mai 1928, le NSDAP avait obtenu 2,6 p. 100 des voix (12 députés) ; lors des élections du 14 septembre 1930, il atteint 18,3 p. 100 des voix et devient, avec 107 députés au Reichstag, le parti le plus important après le Parti social-démocrate allemand (Sozialdemokratische Partei Deutschlands, SPD). Le 31 juillet 1932, le parti nazi recueille 37,3 p. 100 des voix et devient, avec 230 sièges, le premier parti du Reichstag. Entre 1930 et 1931 son nombre d’adhérents double pour passer à 800 000. Depuis fin 1929, il est également représenté dans la plupart des parlements régionaux, et depuis 1930, il participe au gouvernement de certains des plus petits Länder.

Cette montée en puissance est favorisée par des alliances opportunistes avec des forces antirépublicaines établies dans tous les secteurs de la société, comme par exemple le front de Harzburg, formé avec entre autres le Parti national-allemand (Deutschnationale Volkspartei, DNVP) d’Alfred Hugenberg. Désormais, le NSDAP apparaît aux yeux de beaucoup comme une alternative souhaitable à la République de Weimar, et il parvient, grâce à une propagande agressive, à recruter des adhérents dans toutes les couches de la population. Les classes moyennes et les paysans sont toutefois sur-représentés par rapport aux ouvriers au sein du parti.

4.2

Hitler, chancelier du Reich

Malgré le succès électoral de son parti en juillet 1932, Hitler refuse de participer au gouvernement : en tant que chef du parti le plus puissant, il exige que lui soit attribué le poste de chancelier, ce que le président du Reich, le maréchal Paul von Hindenburg, n’est pas encore prêt à lui accorder. L’attitude intransigeante d’Hitler provoque des frictions au sein du parti, entre autres avec Georg Strasser, et éloigne du parti de nombreux adhérents et de nombreux électeurs — lors des élections au Reichstag du 6 novembre 1932, le parti nazi recule de 4 p. 100, ce qui ne l’empêche pas toutefois de rester le parti le plus fort.

Soumis à de fortes pressions de la part de personnalités conservatrices, comme Franz von Papen et Alfred Hugenberg, Hindenburg nomme finalement Hitler chancelier du Reich le 30 janvier 1933, à la tête d’un gouvernement de coalition NSDAP / DNVP.

5

Le parti nazi, parti unique du Troisième Reich (1933-1945)

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