Présentation

Retrouvez nous sur

logo-facebook

Rechercher

56363913 p

 

29612926 p

 

51465600 p

 

courdor 

 

metzlogo

 

Metzmetroarcheo  

 

missmedia

 

home1

 

lrcppm

Nous contacter

contact

Mercredi 27 juin 2012 3 27 /06 /Juin /2012 20:08

Après la construction de l’enceinte romaine à partir du ivesiècle, Outre-Seille, à l’instar des quartiers périphériques d’Outre-Moselle ou du Sablon, est abandonné, la ville refluant ainsi vers le site primitif. Dès le viiie siècle, deux paroisses y sont attestées : Saint-Eucaire et Saint-Maximin, toutes deux élevées le long des voies romaines respectivement vers Strasbourg (actuelle rue Mazelle) et vers Mayence (actuelle rue des Allemands) et dédiées à des évêques de Trèves, dont le diocèse de Metz dépendra jusqu’à la Révolution. À partir du xiiie siècle, le quartier connaît une forte mutation par son rattachement à la cité. En effet dès 1226, une nouvelle enceinte est construite afin d’englober Outre-Seille, qui est progressivement loti. L’ecclesia Sancti Stephani est citée au début du XIIe siècle dans une procession des Rogations. Elle devient une paroisse après 1190, lorsque ses abords, alors au milieu des vignes, sont vendues par l’abbaye bénédictine de Saint-Avold, afin de faire face à l’augmentation de la population en Outre-Seille.


St-Etienne-2.JP

Église Saint-Étienne-le-Dépenné, intérieur, état août 2011, cliché S. Wagner

La liste stationnale du viiie siècle cite un sanctuaire dénommé sanctus stephanus cis saliam, qui ne semble pas être notre église, au contraire de celle nommée « ultra saliam » en 1298. Dès 1245, les bans de tréfonds mentionnent une ruelle Saint Estenne lou depaney. L’église Saint-Étienne-le-Dépenné ou ecclesia Sancti Stephani laniati (1360), voire « Saint-Étiennne depuis né » chez Philippe de Vigneulles et ses contemporains, serait dédiée au pape Saint-Étienne Ier (254-257). Martyr le 2 août 257, sous Valérien, il est qualifié de « dépenné », de depannatus = laniatus, c’est-à-dire le déchiré, le déguenillé, le dépouillé (de ses vêtements), pour le distinguer de Saint-Étienne, diacre, premier martyr et titulaire de la cathédrale. Cette addition fait allusion au martyre du pape représenté dans le bas-relief qui ornait le tympan de la porte d’entrée jusqu’à la Révolution et qu’a relevé Dom Sébastien Dieudonné. Ce dernier a relevé la seule description de l’édifice dont nous disposions. De même, la seule représentation d’époque qui nous soit parvenue est celle de son clocher figurant sur la gravure d’Israël Silvestre en 1667.


viewer

Israël Silvestre, Profil de la Ville de Metz en Lorraine: veue du coste de la porte Mazel, détail, 1663, gravure.

 

D’après les pouillés du diocèse, l’église possédait au xvie siècle, outre un autel à saint Étienne, un autel dédié à saint Thomas et un autre à saint Nicolas. La paroisse est réunie à celle de Saint-Maximin en 1791. L’église est démolie en partie en 1807, le chevet en 1872 et le reste est converti en magasin puis en logement jusqu’à nos jours. Néanmoins, l’édifice a conservé ses voutes et clefs de voutes en très bon état. Les éléments conservés (nef, piliers, contreforts) remontent au xive et xve siècles. La façade sur rue et ses fenêtres gothiques font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 24 mars 1928, tandis que la nef fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 30 octobre 1989. Depuis 2011, un chantier de restauration est en cours afin de redonner son cachet à cet édifice gothique méconnu du vieux Metz.

St-Etienne3 (1)

Église Saint-Étienne-le-Dépenné, façade, état juin 2012, cliché S. Wagner

Par Sébastien Wagner - Publié dans : Histoire de Metz
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus
-->