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Dictionnaire de biographie rémoise A

04/11/2005 - Lu 2659 fois
A

DICTIONNAIRE DE BIOGRAPHIE RÉMOISE

A

A-B-C-D-E-F-G-H-I-J-K-L-M-N-O-P-Q-R-S-T-U-V-W-X-Y-Z

Note : Cet essai de Dictionnaire de biographie rémoise comporte, dans un premier temps, les notices principalement extraites des ouvrages cités dans les sources ci-dessous. Il s’enrichira, au fil du temps, d’autres sources et des notices auxquelles vous voudrez bien contribuer dans ce site interactif.

Sources :

LRDR = Les Rues de Reims, mémoire de la ville, par Jean-Yves Sureau, Reims, 2002.

LRDT = Les Rues de Tinqueux, par Jean-Yves Sureau, Reims, 2003.

LRDRM = Les Rues de Reims Métropole, par Jean-Yves Sureau, en préparation.


Accart, général Jean.
(1912-1992). Né à Fécamp (Seine-Maritime) le 7 avril 1912, décédé à La Gaude (Alpes-Maritimes) le 19 août 1992. Jean Mary Accart, officier navigant de l’Armée de l’Air, eut pour second, en 1936, le lieutenant Marin La Meslée. Il prit le commandement de la Base aérienne 112 de Reims, en septembre 1952, baptisée par ses soins en 1953 Marin La Meslée, et dont il dirigea la reconstruction. Le 15 septembre 1955, le colonel Accart quitta Reims pour rejoindre l’État-major de l’Armée de l’Air. Grand-croix de la Légion d’honneur, Croix de guerre 1939-1945, le général Accart fut membre du Conseil supérieur de l’Air et auteur de plusieurs ouvrages sur l’aviation.
Source : LRDR.

Adrian, Robert.
(1897-1969). Résistant. Né à Anould (Vosges) le 2 mai 1897, mort à Reims, 60, rue Camille-Lenoir, le 19 décembre 1969. Aimé Robert Adrian, employé des chemins de fer, contribua à la libération de Paris et du dépôt de la Villette. Il fut président départemental de la Fédération nationale des Combattants Républicains, secrétaire général adjoint de l’U.F.A.C. rémoise, vice-président de Libération-Nord, président d’honneur des Maquisards. Chevalier de la Légion d’honneur, Croix de guerre 1914-1918 et 1939-1945, il épousa Lucie Petit.
Source : LRDR.

Alexandre, René.
(1885-1946). Comédien. Né à Reims le 22 décembre 1885, mort à Vitré (Ille-et-Vilaine) le 19 août 1946. René Alexandre était le petit-fils de Baruch Haguenaüer (1839-1886), ministre officiant du culte israélite à Reims. Élève de Paul Mounet, il sortit du Conservatoire en 1908 avec deux premiers prix, Tragédie et Comédie. Il joua à l’Odéon puis entra à la Comédie-Française dès 1908. Il en fut sociétaire de 1920 à1944 et fut nommé sociétaire honoraire en 1945. Président fondateur de l’Association des Comédiens combattants, il fut commandeur de la Légion d’honneur. Acteur de cinéma il tourna dans 53 films de 1909 à 1940. Il épousa à Limeil-Brévannes (Seine-et-Oise), en 1912, Gabrielle Anna Charlotte ROBINNE (1886-1980), sociétaire de la Comédie française et actrice de cinéma. Ils reposent tous deux à Saint-Cloud.
Filmographie.

André, Alphonse.
(1857-1920). Né à Hammeville (Meurthe-et-Moselle) le 1er octobre 1857, décédé à Paris, 26, rue de Picpus, le 1er août 1920. Alphonse Eugène André, licencié en droit, inspecteur de l’Enseignement primaire à Rethel (1885-1889), puis à Reims (1889-1910), enfin de la Seine en 1910, chevalier de la Légion d’honneur en 1914. Fondateur, en 1897, et président de l’Œuvre des Voyages scolaires, qui fit connaître aux enfants les monuments les plus remarquables et les sites les plus pittoresques de leur région. Il fondera aussi une colonie de vacances à Berck-sur-Mer en 1904 et secondera Mme Paul Deschanel, présidente de la Sauvegarde des Enfants, durant la première guerre mondiale. Alphonse André épousa à Reims, en 1890, Gabrielle Juliette Druart (1862-1934), nièce d’Ernest Druart. Sans postérité, ils reposent tous deux à Hammeville.
Source : LRDR.

Andrieux, Florent Simon.
(1761-1835). Maire de Reims. Né à Reims le 22 septembre 1761, y est mort, rue de la Grosse-Bouteille, le 14 novembre 1835. Florent Simon Andrieux, négociant en vins de Champagne, chevalier de la Légion d’honneur, fut adjoint au maire de Reims sous l’Empire, puis maire de Reims de 1828 à 1832, et conseiller municipal jusqu’à sa mort. Il épousa Marie Lasnier (1768-1842) et repose au Cimetière du Nord. Le salon de Mme Andrieux, où se réunissait la société rémoise, eut son historien en Arthur Barbat de Bignicourt (1824-1888), petit-fils d’Andrieux.
Source : LRDR.

Anglemont de Tassigny, Léon d’.
(1862-1944). Maire de La Neuvillette. Né à Reims, 177, rue de Vesle, le 5 mai 1862, y est décédé, 25, boulevard Pasteur, le 1er janvier 1944. Léon d’Anglemont de Tassigny, négociant en vins de Champagne, fut maire de La Neuvillette de 1904 à 1929. Chevalier du Mérite agricole, il était propriétaire de domaines agricoles et de la Verrerie de la Neuvillette, détruite pendant la guerre 1914-1918. Otage des Allemands en 1914, il fut promu commandeur de la Légion d’honneur. Il épousa à Reims, en 1884, la sœur du romancier Maurice Renard (voir à ce nom), Florence Alexandrine Hélène Jeanne Renard (1864-1938), officier d’Académie, chevalier du Mérite agricole, médaillée de la Reconnaissance française, et citée à l’ordre de la Nation. Il repose au
Cimetière du Nord.
Source : LRDR.

Anot, chanoine Pierre Nicolas.
(1763-1823). Chanoine. Né à Saint-Germainmont (Ardennes) le 21 juin 1763, mort à Reims, 4, rue du Trésor, le 21 octobre 1823. Pierre Nicolas Anot, prêtre et enseignant ardennais au début de la Révolution, refusa de prêter serment à la Constitution et émigra en novembre 1791. Docteur en théologie, grand-pénitencier, théologal, il devint chanoine de Notre-Dame de Reims après la Révolution. En 1819, il prononça l’éloge funèbre de Louis XVI. Il fut également aumônier des prisons, et les détenus qui l’estimaient voulurent assister à ses obsèques. Il reposait au Cimetière du Nord jusqu’en 1978, année où la Ville de Reims reprit sa sépulture pour état d’abandon.
Source : LRDR.

Anquetil, Louis Pierre.
(1723-1808). Historien. Né à Paris le 20 janvier 1723, mort le 6 novembre 1808. Louis Pierre Anquetil, chanoine génovéfain, fut directeur du séminaire de Reims, puis du collège de Senlis. Il était curé de la Villette, près Paris, lorsque la Révolution éclata. Auteur d’une Histoire civile et politique de la Ville de Reims (1756), qui serait son premier et meilleur ouvrage, et d’une Histoire de France en 14 volumes en 1806, il fut membre de l’Institut et attaché au ministère des Relations extérieures.
Source : LRDR.

Antombrandi, François-André.
(1892-1948). Conseiller municipal. Né à Zalana (Corse) le 25 janvier 1892, mort à Reims, 63, rue de Latteignant, le 14 mai 1948. François Paul André Antombrandi, militant syndicaliste des P.T.T., combattit dans les rangs de la Résistance, décoré de la Croix de guerre. Il fut conseiller municipal de Reims, de la Libération jusqu’en 1947. Il épousa Nelly Angéline Marie Lefèvre et repose au Cimetière de l’Est.
Source : LRDR.

Appert, Nicolas.
(1749-1841). Inventeur de la conserve. Né à Châlons-sur-Marne le 17 novembre 1749, mort à Massy (Essonne) le 1er juin 1841. Nicolas Appert fut officier de bouche du duc de Deux-Ponts à Forbach, puis confiseur à Paris. Il épousa à Reims, en 1785, Élisabeth Benoist. Durant la Révolution, il sera nommé président de la Section des Lombards. Mis en accusation, à la chute des Girondins, il fut arrêté à Reims, le 29 germinal an 2, chez son cousin Nicolas Louis Benoist, 27, rue de l’Arbalète. Emprisonné à Reims, puis à Paris, il sera libéré après Thermidor. Il découvrit le procédé de conservation des aliments par chauffage en récipient hermétiquement clos, l’appertisation. Ses premières conserves furent effectuées dans des bouteilles de vin de Champagne. Il installa un atelier à Ivry-sur-Seine, en 1795, puis une importante fabrique à Massy, en 1802. Son établissement de conserves fut à l’origine de l’expansion de cette industrie dans le monde entier. Après le saccage de ses ateliers en 1814, il se rendit en Angleterre où son procédé fut utilisé avec des boîtes en fer blanc. De retour en France il perfectionna ce nouvel emballage. En 1815, son usine fut à nouveau détruite. Il se réinstalla à Paris et continua ses expérimentations. Il découvrit le procédé de chauffage des vins, dit aujourd’hui pasteurisation. Il serait mort dans le plus grand dénuement et aurait été inhumé en fosse commune.
Source : LRDT.

Archiac, vicomte d’.
(1802-1869). Géologue et paléontologiste. Né à Reims le 2 vendémiaire an II, décédé à Meulan le 24 décembre 1868. Étienne Jules Adolphe Desmier de Saint-Simon, vicomte d’Archiac, fut élevé à Mosbrecourt (Aisne). Officier de cavalerie, il quitta l’armée pour se consacrer aux études scientifiques et devint membre de l’Académie des sciences en 1857, professeur de paléontologie au Muséum en 1861. Il fut, avec Boucher de Perthes, le véritable fondateur de la préhistoire géologique en France. Le vicomte d’Archiac, célibataire, après avoir démissionné de l’Académie des sciences, se suicida en décembre 1868 ; on retrouva son cadavre, à Meulan, dans la Seine, le 30 mai 1869.
Source : LRDR.

Armonville, Jean-Baptiste.
(1756-1808). Né à Reims le 18 novembre 1756, y est mort le 11 décembre 1808. Jean-Baptiste Armonville, ouvrier cardeur de laine, devint représentant de notre ville à la Convention. Il fut nommé en l’an VII inspecteur des routes dans l’Oise, puis dans les Ardennes, enfin il finira sa vie comme garde-magasin à Nantes et reviendra mourir dans sa ville natale, pauvre jusqu’à l’indigence. Surnommé Bonnet Rouge il mourut fidèle à ses convictions qui l’ont fait considérer comme un des précurseurs du communisme. Il épousa à Reims, en 1779, Marie-Anne Landrouin (1756-1790), puis à Nantes Marie-Louise Gobert (1758-1806) et enfin toujours à Nantes en 1806 Catherine Renée Nau (1759-…). Son fils,
Source : LRDR.

Armonville, Jean Regnault.
Né à Reims le 6 août 1786, mort à Paris le 11 avril 1837. Fils du conventionnel, Jean Regnault Armonville entra à l’École impériale des arts et métiers de Châlons, puis le 4 mars 1809 au Conservatoire des arts et métiers de Paris, dont il devint un des professeurs et administrateurs ; il publia un certain nombre d’études sur le commerce et l’industrie qui le mirent au rang des personnalités scientifiques de l’époque.
Source : LRDR.

Arnould, Charles.
(1847-1904). Maire de Reims. Né à Reims, 41, rue de Talleyrand, le 24 février 1847, y est mort, 37, rue de Talleyrand, le 30 mars 1904. Jean-Baptiste Joseph Charles Arnould, négociant en vins de Champagne, conseiller municipal de 1888 à 1892, conseiller général du 4e canton de 1894 à 1900, chevalier de la Légion d’honneur, fut maire de Reims du 20 mai 1900 à sa mort. Il créa en 1902 la Bourse du Travail. Fondateur à Reims d’une section de la Libre Pensée, anticlérical virulent, on lui doit le changement de nom de nombreuses rues à connotation religieuse. Il épousa à Paris, en 1900, Marie Becker (1863-…). Il fut inhumé à Birkadem, en Algérie, où il possédait un important domaine viticole.
Source : LRDR.

Arnould, frère.
(1838-1890). Frère des Écoles chrétiennes. Né à Landroff (Moselle) le 2 septembre 1838, mort à Reims, Maison du Sacré-Cœur, 86, rue de Courlancy, le 22 octobre 1890. Nicolas Jules Rèche travailla comme maçon, en 1859, à la construction de l’église Notre-Dame Saint Remi de Charleville. Il prit l’habit en 1862, à Beauregard Thionville, et devint frère Arnould. Il enseigna à Reims au pensionnat des Frères, rue de Venise, puis fut nommé directeur du noviciat de Reims, alors à Thillois, en 1877. Frère Arnould repose au
Cimetière du Nord, où sa tombe, très visitée, comporte de nombreux ex-voto. Sa béatification fut célébrée à Rome le 1er novembre 1987 par le pape Jean-Paul II, à la suite du tribunal ecclésiastique constitué par le cardinal Suhard en 1938.
Source : LRDR.

Arquès, Émile.
(1910-1987). Proviseur de lycée. Né à Oran (Algérie) le 17 avril 1910, mort à Reims, 38, rue de Courlancy, le 31 mai 1987. Julien Émile Arquès, nommé professeur au Lycée technique Roosevelt, s’installa à Reims en 1934. A la libération, il reprit ses fonctions de directeur des études au Lycée Roosevelt, qu’il exerçait depuis 1939. En 1960, Émile Arquès accéda au poste de proviseur et prit également la direction de l’École supérieure de commerce qui se trouvait alors dans le même bâtiment. Il dirigea également le Centre associé au Conservatoire des arts et métiers jusqu’à sa retraite en 1974. La Légion d’honneur ainsi que les Palmes académiques lui furent décernées. Il épousa Georgette Delpeuch et repose au Cimetière de l’Est.
Source : LRDR.

Arvor, Jean d’.
(1883-1970). Poète. Né à Pionsat (Puy-de-Dôme) le 8 janvier 1883, décédé à Reims, 22, rue de Talleyrand, le 25 février 1970. Jean-Baptiste Pierre Léon Jeuge, dit Jean d’Arvor, s’installa à Reims en 1928, pour y créer une affaire de gros. Il produisit des centaines de poésies dont beaucoup furent couronnées par la plupart des académies de France. Sa suite de sonnets sur la Cathédrale de Reims lui valut la médaille d’argent de l’académie de Montauban et un prix au 22ème congrès des Écrivains de France à Reims en 1953. Il épousa Eugénie Alexandrine Jouannet, puis Marie Victorine Nore (1896-1972). Sa fille épousa Jacques Poivre, de cette alliance sont issus le journaliste Patrick Poivre d’Arvor et le romancier Olivier Poivre d’Arvor, tous deux nés à Reims. Jean-Baptiste Jeuge et sa seconde épouse reposent au
Cimetière du Nord. À l’occasion de l’inauguration de la rue, la famille a fait graver sous l’épitaphe de Jean-Baptiste Jeuge : Jean d’Arvor.
Source : LRDR.

Aubert, chanoine François Nicolas.
(1801-1870). Curé de Saint-Remi. Né à Sévigny-la-Forêt (Ardennes) le 18 juillet 1801, mort à Reims, 10, rue Féry, le dimanche 9 janvier 1870. François Nicolas Aubert, chanoine honoraire, fut curé-doyen de Saint-Remi de 1839 à 1870. Il était très populaire, lors de la révolution de 1848, une main anonyme traça à la craie sur sa porte : le bon Pasteur, ce qui fut suffisant pour écarter les menaces des manifestants. Il eut des obsèques éclatantes suivies par un nombreux cortège. Après avoir été inhumé au Cimetière du Sud, un décret exceptionnel de l’Empereur autorisa son inhumation dans la basilique Saint-Remi.
Source : LRDR.

Aubert, Berthe.
(1895-1945). Résistante. Berthe Petit, épouse Aubert, née à Lepuix-Delle (territoire de Belfort) le 18 avril 1895, morte au camp de Ravensbrück en février 1945. Berthe Aubert, avec Fernande Mondet, faisaient partie d’un réseau de rapatriement d’aviateurs alliés. Elles furent arrêtées le 4 janvier 1944 à la suite d’une descente de la Gestapo dans le quartier de la rue Lesage, puis déportées.
Source : LRDR.

Aubry, Roger.
(1916-1975). Instituteur. Né à Dormans (Marne) le 2 juillet 1916, mort à Reims, 45, rue Cognacq-Jay, le 3 juin 1975. Roger Raoul Aubry, directeur de l’école Jamin, a créé en faveur de l’enfance et de la jeunesse rémoise des œuvres scolaires de caractère culturel, artistique et sportif. Il épousa Marie-Louise Suzanne Lejeune et repose au Cimetière de l’Est.
Source : LRDR.

Aufrant, Marie.
(1908-1989). Infirmière. Née à Warmeriville (Marne) le 16 mai 1908, décédée à Reims, 11, rue Alexis-Carrel, le 20 mai 1989. Marie Hélène Aufrant fut infirmière assistante sociale dans le quartier du Foyer Rémois pendant 28 ans. Elle se consacra aux autres sans compter et reçut la croix de chevalier du Mérite et du dévouement français.
Source : LRDR.

Augé, François.
François Augé, ouvrier teinturier, fut jugé sommairement et exécuté par les Prussiens pour avoir fait un geste provocateur vis-à-vis d’un soldat prussien. Un monument commémoratif, inauguré en 1896, existe toujours sur le lieu d’exécution à la limite de Reims et de Cormontreuil.
Source : LRDRM.

Auger, Eugène.
(1847-1922). Artiste peintre et dessinateur. Né à Reims le 21 juin 1847, mort à Saint-Maurice (Seine) le 28 janvier 1922. Célestin Eugène Auger, élève de Rève et de Ponsin, fut aquarelliste et illustrateur. Fils d’un ferblantier-lampiste, il reprit la succession de son père à l’enseigne À la Fontaine Godinot. Hugues Krafft lui commanda une série de 30 aquarelles sur le vieux Reims que l’on peut voir au musée Le Vergeur. Il épousa Marie Amélie Corbély et repose au
Cimetière du Nord.
Source : LRDR.

Aulan, Jean d’.
(1900-1944). Résistant. Né à Savasse (Drôme) le 20 novembre 1900, tué en combat aérien sur le territoire de la commune de Heidwiller, au lieudit Tagolsheimer Holz, le 8 octobre 1944 . Le sous-lieutenant Marie Quenin Félix Ghislain Foulques Jean de la Croix de Suarez d’Aulan, dit Jean d’Aulan, fut champion universitaire de natation et champion d’Europe de plongeon de haut-vol. En bobsleigh, il fut capitaine de l’Équipe de France et 4 fois champion de France, médaillé olympique en 1928 et champion du monde en 1930. Il gagna deux fois les 24 heures du Mans dans sa catégorie et, dans le domaine de l’aviation, remporta les rallyes aériens d’Égypte en 1935 et d’Allemagne en 1936. Il fut président du
Champagne Piper-Heidsieck et, pendant l’occupation, y cacha des armes dans les caves. Dénoncé à la Gestapo, il put néanmoins gagner l’Afrique du Nord. Il s’engagea, en dépit de son âge, dans la célèbre Escadrille La Fayette, devenant ainsi le plus vieil aviateur de chasse de la deuxième guerre mondiale. Après de nombreuses missions au-dessus de l’Allemagne, il fut abattu au-dessus de la forêt de Tagolsheïm (Haut-Rhin). Il épousa, en 1926, Anne Marie Yolande Kunkelmann, Croix de guerre 1939-1945, qui convola avec le général baron d’Alès. Jean d’Aulan, père de Catherine de Suarez d’Aulan, épouse de Claude Taittinger, présidente de la Société protectrice de l’Enfance, officier de l’ordre national du Mérite, repose au Cimetière du Nord dans la chapelle Kunkelmann.
Source : LRDR.

 
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