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France Télécom : un titre au parcours chaotique

Edité par avec
le 06 décembre 2002 à 07h00
Temps de lecture
3min
thierry breton

Crédits : INTERNE

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Economie Depuis 5 ans, l'action de France Télécom aura fait connaître aux actionnaires des moments épiques. Le titre a flambé, puis chuté vertigineusement. Depuis début octobre la valeur de l'action est en hausse constante.

Cœurs fragiles s'abstenir ! L'action France Télécom a certes connu un rebond spectaculaire de 170% depuis l'arrivée du PDG Thierry Breton à sa tête début octobre, mais elle reste largement en dessous de son cours d'introduction en bourse il y a cinq ans. A 18,90 euros par action jeudi, à la clôture, l'opérateur national affiche encore la quatrième plus forte baisse des 40 valeurs de l'indice CAC 40 depuis le début de l'année (58,88%). Cauchemar ultime des actionnaire, ce recul a même atteint 84,55% le 30 septembre, jour du plus bas historique, pour une valeur dérisoire de 6,94 euros.

Au début tout allait bien

Le sort du titre de l'opérateur n'a pas toujours été aussi dramatique, loin de là. Tout avait même commencé en fanfare, lors de l'introduction en Bourse du 20 octobre 1997, le cours flambant bien au-dessus des 27,75 euros (182 francs) proposés aux particuliers. La plus grande privatisation de l'histoire de France avait alors séduit 3,9 millions d'actionnaires, dont 113.000 salariés, et retraités de France Télécom, qui avaient été alléchés par les 20% de ristourne sur le prix initial, et par l'abondement de l'entreprise. Aujourd'hui, environ 100.000 d'entre eux sont toujours actionnaires, mais le nombre de porteurs dans le public lui, s'est depuis réduit à 1,6 million. Les investisseurs qui ont fui la valeur se souviendront avec nostalgie de la folle période durant laquelle France Télécom a atteint 219 euros, en pleine bulle financière, le 19 mars 2000. Ce jour-là, la société dévoilait son intention de placer en bourse sa filiale internet, Wanadoo et faisait chavirer de bonheur le Cac 40.

Puis vint le plongeon vertigineux

Après le ciel bleu, vint la tempête, une vraie "descente aux enfers" déclenchée quelques semaines plus tard, par le rachat de l'opérateur mobile britannique Orange, puis accélérée par le percement de la bulle internet. Au cours de l'année 2002, les déboires de l'opérateur allemand MobilCom, dont France Télécom détient 28,5%, alourdiront un endettement record de 70 milliard d'euros. La nomination de Thierry Breton au poste de PDG, le 2 octobre, a depuis été saluée par les analystes, tout comme l'aide de l'Etat au redressement du groupe.

La dette : un vrai boulet qui pèse 50 milliards d'euros

France Télécom doit désormais rembourser 50 milliards d'euros de dettes d'ici trois ans, soit 15 milliards en 2003, 2004, et 20 milliards en 2005, a déclaré jeudi, son PDG, Thierry Breton, devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale. Jeudi matin, on indiquait à Bercy que la dette remboursable avant fin 2005 correspondait au plan annoncé la veille au soir par le ministère : trois fois 15 milliards d'euros, 15 milliards dégagés par des efforts internes à l'entreprise, 15 milliards apportés par les actionnaires sollicités pour un renforcement des fonds propres et 15 milliards apportés par un refinancement de la dette.

Selon Thierry Breton, "l'entreprise doit reprendre son destin en mains, or le sentiment dominant est qu'il est actuellement dans celles des banquiers".

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