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EXCLUSIF. La gendarme et compagne d'un complice présumé d'Amédy Coulibaly témoigne

Edité par
le 08 février 2015 à 19h45 , mis à jour le 08 février 2015 à 20h45.
Temps de lecture
4min
Emmanuelle, gendarme
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Notre société Il est actuellement incarcéré, considéré comme l'un des plus sérieux suspects dans l'enquête sur les complicités de la prise d'otage de la porte de Vincennes. Amar R., fiché pour islamisme radical, serait un proche d'Amedy Coulibaly. Fait étonnant : la petite amie d'Amar est une gendarme elle-même convertie à l'Islam. En exclusivité, elle a accepté de témoigner dans l'émission 7 à 8 sur TF1.

Emmanuelle a 34 ans. Gendarme,  elle est formatrice dans le renseignement au fort de Rosny-sous-Bois, en région parisienne. Mais depuis quelques jours la jeune militaire a été suspendue de ses fonctions. Son compagnon Amar, 33 ans, est soupçonné d'être un des complices d'Amedy Coulibaly, l'auteur de la fusillade de Montrouge et de la prise d'otage de la porte de Vincennes. Il a été interpellé le 23 janvier dernier et écroué. Les deux hommes se seraient connus en prison, à Villepinte, alors qu'Amar purgeait une peine de 10 ans pour le braquage d'une bijouterie. Au contact d'Amedy Coulibaly, Amar aurait plongé dans un islamisme radical et faisait l'objet d'un signalement.

Malgré l'interdiction de sa hiérarchie, Emmanuelle, bretonne qui s'est convertie à l'islam il y a quatre ans, a décidé de parler aux journalistes de 7 à 8, pour donner sa version des faits sur celui qu'elle a rencontré fin 2013 lors d'un dîner chez des amis en commun. Car pour elle, il est certain qu'il ne peut pas être mêlé au terrorisme. "Il faut faire tomber des têtes en ce moment, donc toutes les personnes qui ont pu connaître Amedy Coulibaly ou les frères Kouachi vont forcément tomber", explique la jeune femme qui préfère garder l'anonymat.

"Il m'a dit qu'ils se voyaient amicalement"

Cette amitié entre son ami et Amedy Coulibaly, Elle dit l'avoir découvert le soir même de la prise d'otage. "Amar m'a appelé et m'a demandé si j'avais vu le gars à la télé. Je lui ai dit : "quoi ? le renoi (ndlr : le noir)'. Il m'a dit 'oui,  on se connait, je l'ai connu à Villepinte (ndlr : en prison). Je suis choqué'". La jeune femme poursuit : "Il m'a demandé s'il devait se présenter et dire qu'il le connaissait". Elle lui répond alors que ce n'est pas utile : "A partir du moment où ils (les enquêteurs) vont voir que tu n'as rien à voir là-dedans, ils vont lâcher l'affaire". Malgré ses fonctions, Emmanuelle décide aussi de ne pas en parler à sa hiérarchie. "Je lui ai demandé s'il avait fourni des armes, des voitures ou quelque chose qui aurait pu aider Amedy Coulibaly. Il m'a dit 'non', qu'ils se voyaient amicalement, pour parler de tout et de rien".

Du côté des enquêteurs, la piste Amar va pourtant surgir assez rapidement. Il figure sur la liste de la soixantaine de personnes identifiées comme proches d'Amedy Coulibaly. Selon les journalistes de 7 à 8, les policiers vont se rendre compte que son téléphone a été localisé tout prêt de celui de Coulibaly les 6, 7 et 8 janvier. Le 9 janvier, il est même borné non loin de l'hyper casher de la porte de Vincennes... soit quelques heures avant la prise d'otage sanglante. Placé sous surveillance, les enquêteurs découvrent qu'il se rend régulièrement dans l'enceinte du fort de Rosny-sous-Bois pour rendre visite à une gendarme. Malgré les barrières et les guérites, il n'est jamais contrôlé, c'est un habitué. "Il n'est jamais rentré dans la zone technique, précise Emmanuelle. C'est très strict, il faut un badge. Il venait me voir dans la zone famille, là où j'habite".

Amar est-il allé à Charleroi ?

Depuis le tournage de cet entretien par les équipes de 7 à 8, les enquêteurs auraient intercepté une lettre qu'Emmanuelle aurait tenté de faire passer une lettre à son ami où elle évoque la ville de Charleroi ne Belgique. C'est là qu'Amedy Coulibaly serait allé revendre une voiture pour avoir un peu de liquidité quelques jours avant les attaques. Il était en compagnie d'un ami. Reste aux enquêteurs d'établir si cet ami était Amar ou non.

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VIDEO JT 20H. Un complice présumé de Coulibaly était lié à une gendarme

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Commenter cet article

  • letaitemps : Il n'y a rien de mal à se convertir à l'islam. En revanche ce que je trouve douteux c'est qu'une femme qui a été élevée en France et sous une autre religion se mette à porter le voile, qui, rappelons le, n'est pas obligatoire dans l'islam. Il ne manquerait plus que ça qu'on se fasse virer pour nos croyances religieuses, n'importe quoi belialgoth, vous ne perdez pas une occasion de dire des âneries.

    Le 10/02/2015 à 08h38
  • pierrebae : Mme travaille au renseignement et fricote avec un braqueur condamné à 10 ans ? Nan mais sans déconner ... d e h o r s

    Le 09/02/2015 à 14h45
  • belialgoth : Elle n'a plus rien à faire en France! DEHORS!!!

    Le 09/02/2015 à 12h30
  • belialgoth : Et sans se faire sanctionner ou virer!!!

    Le 09/02/2015 à 12h29
  • nebuleuse57 : Elle fricotait avec un musulman qui visiblement avait sur elle une emprise pour l'avoir converti,qu'a t-elle pu lui fournir comme renseignements ? et les RG ??????

    Le 09/02/2015 à 11h37

      À coup de tiroir-caisse, elle fait fuir un braqueur : regardez Focus #43

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