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Philippe Douste-Blazy quitte le ministère de la Santé sans avoir achevé la mise en oeuvre de la réforme de l'assurance maladie 
PARIS, 2 juin (APM) - Philippe Douste-Blazy quitte le ministère de la Santé pour le portefeuille des Affaires étrangères, après 14 mois consacrés au lancement de la réforme de l'assurance maladie.

En succédant en mars 2004 à Jean-François Mattei, affaibli par la crise déclenchée par la canicule en août 2003, Philippe Douste-Blazy avait hérité, pour la deuxième fois après sa première expérience en 1993-1995 comme ministre délégué, des questions de santé au sein d'un gouvernement, avec également compétence sur les personnes handicapées (Marie-Anne Montchamp), les personnes âgées (Hubert Falco puis Catherine Vautrin) et la famille.

Parmi ces actions principales, le cardiologue toulousain a repris le vaste chantier de la réforme de l'assurance maladie. Le ministre a soutenu le texte de loi, promulgué le 13 août 2004, activement relayé par le secrétaire d'Etat Xavier Bertrand, très présent pour l'explication des décisions.

Philippe Douste-Blazy part néanmoins avant la date symbolique du 1er juillet 2005 qui marque la mise en place du parcours de soins pour les patients, mesure-phare de la réforme.

Dans le cadre de cette réforme, il a mis en place, en décembre 2004, la Haute autorité de santé (HAS) chargée d'évaluer les actes, d'élaborer les recommandations et de donner son avis sur les remboursements.

Il a également installé l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam), qui est en charge de négocier avec les professionnels de santé sur la politique conventionnelle et de fixer les taux de remboursement. Philippe Douste-Blazy, a nommé son directeur de cabinet, Frédéric van Roekeghem, comme directeur général.

Le mandat de Philippe Douste-Blazy est également marqué par la mise en place du versant technique de la Classification commune des actes médicaux (CCAM), entrée en vigueur le 31 mars 2005, ainsi qu'un ralentissement de la hausse des dépenses d'assurance maladie.

Le ministre de la Santé a aussi arbitré les négociations sur la convention médicale et a géré un conflit avec les chirurgiens libéraux, qui ont signé un accord en août 2004, resté partiellement appliqué.

APPLICATION DU PLAN HOPITAL 2007

Dans le secteur hospitalier, Philippe Douste-Blazy a globalement poursuivi les réformes initiées par Jean-François Mattei, notamment avec le plan Hôpital 2007.

Dans ce cadre, le ministre a accompagné la réforme de la gouvernance, la mise en place de la tarification à l'activité (T2A) et la hausse des investissements hospitaliers.

Il a aussi poursuivi la réforme du statut des directeurs d'hôpitaux et du nouveau statut de praticiens hospitaliers.

Dans le cadre de son programme sur la "France des proximités", Philippe Douste-Blazy a défendu la place des hôpitaux locaux dans le système de soins.

Concernant les plans de santé publique, le ministre de la Santé a poursuivi l'application des plans urgences et cancer et a présenté le nouveau plan Alzheimer ainsi que le plan périnatalité dont l'élaboration avait commencé sous Jean-François Mattei. Il a par ailleurs initié le plan psychiatrie et santé mentale, présenté en février.

Dans le secteur de la psychiatrie, le ministre a dû faire face aux revendications des professionnels autour de la sécurité, à la suite notamment du double meurtre au centre hospitalier des Pyrénées de Pau (Pyrénées-Atlantiques) survenu en décembre 2004.

Philippe Douste-Blazy a également repris les projets de loi sur la santé publique (loi du 9 août 2004) et sur la bioéthique (loi du 6 août 2004), préparés par son prédécesseur, et a soutenu la proposition de loi sur la fin de vie et les droits des malades (loi du 22 avril 2005).

Dans le secteur de la dépendance, s'il a installé le 2 mai la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), le ministre a également estimé que les sommes prévues pour ce secteur, obtenues notamment grâce à la Journée de solidarité, étaient insuffisantes.

L'événement marquant pour le secteur du handicap a été l'adoption de la loi du 11 février 2005 créant une prestation de compensation du handicap, sujet largement préparé par Jean-François Mattei et sa secrétaire d'Etat, Marie-Thérèse Boisseau.

MEDICAMENT: DEUXIEME VAGUE DE TFR

Dans le domaine du médicament, le bilan de Philippe Douste-Blazy comprend notamment l'application de la deuxième vague de tarif forfaitaire de responsabilité (TFR), le dispositif consistant à rembourser un princeps sur la base du prix des génériques mis en place en 2003 par son prédécesseur avenue de Ségur, Jean-François Mattei.

Le ministre a fait savoir à plusieurs reprises que le développement du générique était l'un des axes forts de son "plan médicament", indiquant que les génériques permettraient de dégager près de 330 millions d'euros d'économies en 2005 pour l'assurance maladie, et de 3 milliards à 4 milliards d'économies d'ici 2008.

En rejoignant le Quai d'Orsay, Philippe Douste-Blazy réalise un de ses objectifs reconnus, évoluer sous d'autres cieux que la Santé, vers des domaines plus prestigieux de la politique. Il n'avait d'ailleurs pas hésité, lors de la formation du premier gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en avril 2002, à refuser un portefeuille ministériel, faute d'avoir obtenu un ministère suffisamment important.

En novembre 2004, il n'avait également pas caché son souhait d'obtenir le poste de ministre de l'Economie et des finances, lors du départ d'Hervé Gaymard en novembre 2004, mais également Matignon dans l'hypothèse où Jean-Pierre Raffarin aurait été remplacé. Finalement resté avenue de Ségur, son portefeuille avait cependant été élargi pour couvrir les Solidarités, la santé et la famille.

co/pw/cb/hm/ld/APM polsan
COIF1002 02/06/2005 20:36 ACTU
   
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