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Le SCEREN (CNDP), le CLEMI, le Ministère de l'Education Nationale et France 5 ont publié une brochure Télévision : mode d'emploi en octobre 2003 sous la coordination d'Evelyne Bevort et Marguerite Cros. La popularité dont la télévision bénéficie parmi les jeunes laisserait penser qu'ils consacrent déjà assez de temps et qu'il n'est pas nécessaire d'y revenir dans l'enceinte de l'Ecole. Or, pour proche qu'elle soit, la télévision n'en reste pas moins méconnue dans les modalités de son fonctionnement ou la complexité de ses messages. Il faut donc apprendre à la regarder. Télévision : mode d'emploi propose aux enseignants des éclairages, des outils, des démarches pédagogiques pour apporter aux jeunes des clés et des méthodes leur permettant de devenir des téléspectateurs actifs et vigilants.

Les dessins animés

Le dessin animé est aujourd'hui la catégorie emblématique des programmes jeunesse de la télévision. Son offre a augmenté de 12 % en 2001 sur l'ensemble des chaînes françaises. Les chaînes thématiques jeunesse lui accordent une place très privilégiée et Télétoon s'y consacre sous toutes ses formes. Genre télévisuel très connu des élèves, c'est un objet de culture partagée.

Le dessin animé est né avant le cinéma avec le dessin de presse (illustrations caricaturales, dessins humoristiques) et la bande dessinée, les aventures racontées par l'un étant reprises par l'autre. Les pro­grès techniques de réalisation et de diffu­sion ont contribué à la diversification des formes et des thèmes de ce genre prisé par le spectateur depuis ses origines. De l'image caricaturale, animalière de Félix le Chat (Pat Sullivan), on passe rapidement aux formes plus élaborées, plus rythmées des Mickey Mouse, Popeye, Bugs Bunny... grâce à l'ar­rivée du son mais aussi de la couleur. Les courses-poursuites animales, chien-chat-sou­ris-oiseau, marquent l'époque « cartoon » et les productions Walt Disney.

À l'arrivée de la télévision, le dessin animé connaît un formidable développement, sur­tout au Japon, qui dispose d'une main­ d'œuvre experte et peu onéreuse. Les aventures de science-fiction (Goldorak) connaissent un succès mondial soulignant bien le caractère international de la pro­duction de dessins animés. Si le dessin animé explore tous les registres, ses personnages ont la réputation de franchir les barrières culturelles. Beaucoup connaissent un épi­sode des séries sentimentales Candy, La Princesse Saphir... ou des séries sportives Olive et Tom, Jeanne et Serge... et leurs per­sonnages aux traits physiques estompés, aux yeux immenses non bridés. Des récits sim­ples à happy end: le héros, ou l'héroïne, est investi d'une mission, il se dévoue pour la société, défend la veuve ou l'orphelin, sur­monte des obstacles... Les réalisateurs cher­chent leur inspiration dans la littérature : Pinocchio, Les Misérables, Tom Sawyer, etc.

 
De nouvelles créations

La production française s'est développée depuis vingt ans et est devenue la première d'Europe et la troisième au niveau mondial. Une production qui « s'appuie sur trois fac­teurs... un creuset culturel qui a puisé dans l'héritage de la bande dessinée franco-belge ou de l'édition jeunesse... sur des créateurs graphiques de niveau mondial... et enfin sur une certaine innovation technologiques » [STÉPHANE LE BARS, délégué général du syndicat des producteurs des films d'animation, Dossier de l'audiovisuel, 108 p. 37.]. Les moyens électroniques autorisent aujour­d'hui des conceptions nouvelles dans la forme comme dans les contenus et pourtant, certains modèles et procédés anciens sont toujours utilisés. L'animation image par image existe depuis 1892, cette animation dite « plate » (en deux dimensions) est intro­duite à des images en trois dimensions grâce à l'utilisation des ordinateurs et des nou­veaux logiciels. Ainsi rien de plus facile que d'introduire des personnages dessinés dans des décors réalisés en 3D ! Si la production française échappe encore au « marchandisage », des stratégies sont en cours pour développer comme les aut­res productions internationales des produits dérivés.

ACTIVITES PEDAGOGIQUES : quelles images, quels sons pour animer?

Objectifs

- Travailler le récit et son schéma actanciel, le temps et ses indications, les personnages, la description.

- Analyser la bande-image ou la bande-son, les procédés de réalisation, etc.

Dessin animé et récit

- Visionner un dessin animé d'une durée de 5 à 10 minutes.

- Elaborer son schéma actanciel : décrire la situation initiale, repérer l'événement de perturbation, dans la quête du héros lister les différentes épreuves, identifier ses adversaires et ses amis..., définir l'événement de résolution et la situation finale. Dégager la morale de cette histoire ou repérer les valeurs mises en oeuvre dans le déroulement des différentes actions.

- Qui sont les personnages ? Description physique et psychologique, rôle dans le récit, opposant ou adjuvant ? Comment le sait-on ? Quels indices ?
 
- Rechercher tous les indicateurs de temps dans le dessin animé. Situer l'action dans la journée, la période de l'année, comment montre-t-on le temps qui passe ? Comment évoquer le passé ou le futur ?

Dessin animé et bande-image

Visionner une séquence d'un dessin animé en baissant le son.

- Décrire l'impression générale qui se dégage de ce premier visionnage. Quelles sont les informations apportées par les images ? Construire une première version du récit.

- Analyser ensuite la bande-image. Repérer les différents plans, leur échelle, leur durée, le rythme du montage, les angles de prise de vue, les couleurs dominantes, la force et la couleur des traits, les mouvements dans le cadre, les mouvements de caméra, etc. Ajuster ou compléter la version du récit. Visionner alors la séquence avec le son.

Dessin animé et bande-son

On pourra définir la place de la musique, des bruits, des paroles dans un extrait de dessin animé et définir le rôle de chacune de ces composantes.

- La musique contribue-t-elle à la définition de l'espace-temps ? Quelle impression dégage-t-elle ? Est-elle redondante avec les images ? Ponctue-t-elle l'action ?

- Les bruits : imprégnés de réel bien que généralement synthétiques, ils favorisent l'imaginaire. Sont-ils synchrones avec les images ? Sont-ils des indices pour identifier les bons et les méchants ? Des signes de danger, de force, de crainte... ?

- La parole : qui parle ? le narrateur, les personnages ? Quelle voix leur prête-on ? Qu'apprend-on sur le groupe ou le personnage ?

Prolongement

Rechercher les similitudes et différences entre deux versions d'un même récit : bande dessinée, film, livre...




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