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Le Jeudi 15 Avril 2010

Ministres

Liste des ministres de la Culture et biographies
Ils sont dix neuf personnalités à s’être succédés au poste de ministre de la Culture de 1959 à aujourd’hui. D’André Malraux à Frédéric Mitterrand, ces ministres ont prôné une culture accessible à tous publics.

  • ministère des Affaires culturelles

 

Malraux
Malraux - Photo : D.R.

André Malraux Ministre d’Etat, chargé des affaires culturelles, du 8 janvier 1959 à juin 1969

- 8 janvier 1959 - nommé ministre d’Etat (Premier ministre : Michel Debré)
- 3 février 1959 - Décret 59-212 relatif aux attributions d’André Malraux, ministre d’Etat
- 22 juillet 1959 - Décret relatif à la composition du Gouvernement - André Malraux prend le titre de "ministre d’Etat chargé des Affaires culturelles"
- 24 juillet 1959 - Décret 59-889 relatif à la mission et à l’organisation du ministère chargé des Affaires culturelles

Georges André Malraux dit André Malraux (3 novembre 1903 - 23 novembre 1976) est un écrivain et un homme politique français. S’il n’a jamais obtenu son baccalauréat, le premier ministre des affaires culturelles, publie ses premiers textes dès 1920 : des proses, des petits essais de théorie littéraire et des comptes-rendus critiques. André Malraux devient dès 1945, ministre de la propagande puis de l’information dans le gouvernement du Général de Gaulle. En 1959, il constitue le premier ministère des Affaires culturelles, à partir des services des ministères de l’Education nationale et de l’Industrie dont le Centre national de la cinématographie. En inscrivant la culture dans les plans quinquennaux de modernisation économique et sociale de la France, en le dotant d’une administration et d’un budget autonome, André Malraux assure la pérennité du Ministère. Les actions prioritaires de cette nouvelle administration concernent la création contemporaine dans toutes les disciplines artistiques, une diffusion plus démocratique, notamment dans le domaine du théâtre, de la musique et du patrimoine. Une politique de reconnaissance et de soutien des créateurs contemporains est alors lancée. Elle créée la sécurité sociale des artistes, multiplie le nombre des ateliers et les commandes publiques. Quant à la la diffusion démocratique des œuvres artistiques contemporaines, André Malraux la promeut à travers des « Maisons de la culture » grâce à un partenariat à parité entre l’Etat et le villes de province. En matière de déconcentration administrative, 3 directions régionales des affaires culturelles sont créés en 1969, précurseurs de 22 autres crées au cours des 10 années suivantes.

Michelet
Michelet - Photo : D.R.

Edmond Michelet Ministre d’Etat, chargé des affaires culturelles du 22 juin 1969 à octobre 1970
22 juin 1969 - 9 octobre 1970 (†) - ministre d’Etat chargé des affaires culturelles (Premier ministre : Jacques Chaban-Delmas)

Edmond Michelet est un homme politique français (octobre 1899-octobre 1970). Il s’engage volontairement dans l’armée le 14 janvier 1918. Chef du mouvement de la Résistance en Limousin, il est arrêté le 25 février 1943 par la police allemande. Emprisonné d’abord à Fresnes, il est déporté à Dachau. A la libération du camp en avril 1945, Edmond Michelet représente la France au Comité Internationale. Il s’occupe du rapatriement des Français et des Espagnols internés. Il rentre en France le 27 mai 1945. En 1954, il dirige la délégation française à l’ONU. En 1958, Edmond Michelet devient ministre des Anciens combattants, une fonction qu’il conserve jusqu’en 1959. Puis il sera successivement ministre de la Justice, du gouvernement de Michel Debré, entre le 8 janvier 1959 et le 24 août 1961. Il entre au Conseil constitutionnel en février 1962. Le 12 mars 1967, il est élu député de la première circonscription du Finistère (Quimper). Un mois plus tard, il revient au gouvernement comme ministre chargé de la Fonction publique. Après mai 1968, il devient ministre des Affaires culturelles dans le gouvernement Chaban-Delmas où il succède à André Malraux. Edmond Michelet a reçu le prix littéraire de la Résistance en 1959 et le Grand Prix littéraire franco-belges de la Liberté en 1960 pour son ouvrage de souvenirs « Rue de la liberté ». Il était président de l’Amicale des Anciens de Dachau et le président fondateur de l’Association France-Algérie en 1963.

Bettancourt
Bettancourt - Photo : D.R.

André Bettencourt Ministre chargé des affaires culturelles par intérim du 19 octobre 1970 à janvier 1971
(Premier ministre : Jacques Chaban-Delmas)

André Bettencourt est un journaliste, homme d’affaires et politique (21 avril 1919 -19 novembre 2007). En 1943, il entre dans la résistance au sein du Rassemblement national des prisonniers de guerre. A la libération, il rejoint le Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés. Cinq ans plus tard, le journaliste fonde Le journal agricole, qui deviendra par la suite le Journal de la France Agricole. André Bettencourt s’engage en politique en 1947. Il entre au Conseil municipal de Saint-Maurice d’Etelan et est élu à l’Assemblée nationale en 1951. Il siège à la Commission de la presse ainsi qu’à celle des territoires d’outre-mer. Pierre Mendès-France l’appelle à son cabinet comme secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil chargé de la coordination des services de l’information en juin 1954. De 1966 à 1973, il est nommé ministre délégué auprès du premier Ministre de Jacques Chaban-Delmas, puis chargé de l’intérim du ministère des Affaires culturelles. Il a été élu membre de l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France, le 23 mars 1988.

Duhamel
Duhamel - Photo : D.R.

Jacques Duhamel Ministre des affaires culturelles du 7 janvier 1971 à avril 1973
(Premier ministre : Jacques Chaban-Delmas)

Jacques Duhamel (24 septembre 1924 - 8 juillet 1977) est un homme politique français. Diplômé de Science Po Paris, de sociologie et licencié en Droit, Jacques Duhamel a ensuite suivi les cours de l’Ecole Nationale d’Administration (1946-1947). Jacques Duhamel a été ministre de l’Agriculture de juin 1969 à janvier 1971 dans le gouvernement de Jacques Chaban-Delmas. Avant d’être désigné ministre des Affaires Culturelles en janvier 1971. Adoptant l’idée sociale démocrate de la « Nouvelle société » de Jacques Chaban-Delmas, il mène une politique qui vise à insérer la culture au sein de notre société et dans la vie quotidienne. Il se fixe des objectifs dont ceux d’aiguiser la sensibilité des enfants aux œuvres de l’art, maîtriser le cadre de vie et les techniques audiovisuelles nouvelles… Jacques Duhamel mène une politique à la fois interdisciplinaire et interministérielle, visant à insérer la culture au sein de la société. Il met en place des procédures contractuelles : télévision, industrie cinématographique, compagnies dramatiques décentralisées... Un fonds d’intervention culturel permettant de financer des opérations innovantes en partenariat avec d’autres ministères est créé. Dans le domaine des arts plastiques, le système du 1% est étendu à tous les bâtiments publics (1% du coût de construction doit être consacré à la création d’une œuvre d’art).

Druon
Druon - Photo : D.R.

Maurice Druon Ministre des affaires culturelles du 5 avril 1973 à février 1974
(Premier ministre : Pierre Messmer)

Maurice Druon (23 avril 1918) est un écrivain et homme politique français. Il a été membre de l’Académie française dont il a été le secrétaire pendant 14 ans. Lauréat en 1936 du Concours général, Maurice Druon commence dès 18 ans à écrire dans les journaux et revues littéraires. En parallèle de ses activités, il étudie à la Faculté de Lettres de Paris, puis à l’Ecole des sciences politiques (1937-1939). En 1948, il reçoit le prix Goncourt pour son roman Les Grandes Feuilles. En 1966, Maurice Druon est élu au 30e fauteuil de l’Académie française, succédant ainsi à Georges Duhamel. Il est également l’auteur de la saga historique littéraire Les Rois maudits. A la même époque, le président de la République, Georges Pompidou, le nomme ministre des Affaires Culturelles. Il y incarne une culture conservatrice, en rupture avec la modernisation apportée par son prédécesseur Jacques Duhamel. L’association française pour les célébrations nationales a été créée sous son ministère. La caisse nationale des lettres du ministère de l’Education nationale est transférée sous le nom de Centre national des lettres à celui des Affaires culturelles. De nouveau Centres d’actions culturels (CAC) sont homologués à Annecy, Douai, Fort-de-France, Monbéliard et Paris. Les orchestres nationaux se mettent en place à Toulouse, Bordeaux et Alfortville. Les budgets des Théâtres nationaux sont augmentés et la Comédie française est rénovée.

 

  • ministère des Affaires culturelles et de l’Environnement

 

Peyrefitte
Peyrefitte - Photo : D.R.

Alain Peyrefitte Ministre des affaires culturelles et de l’environnement du 1er mars 1974 à mai 1974
(Premier ministre : Pierre Messmer)

Alain Peyrefitte (26 août 1925-27 - novembre 1999) est un écrivain et un homme politique français. Il est diplômé de l’Ecole nationale d’administration (ENA). Chargé de recherche au CNRS, il est devenu diplomate en poste en Allemagne fédérale et en Pologne. De 1958 à 1981, il est député de Seine et Marne. En 1962, le général de Gaulle le nomme secrétaire d’Etat à l’information. Dans la même année, il prend le poste de ministre des rapatriés. Il devient successivement ministre de l’Information de 1962 à 1966, de la Recherche de 1966 à 1967 et enfin de l’Education nationale en 1967. Les événements de 1968 l’obligent à démissionner de son poste. Il publie alors un ouvrage « Quand la Chine s’éveillera… le monde tremblera ». Il occupe de 1968 à 1972, la fonction de président de la Commission des affaires Culturelles et Sociales de l'Assemblée Nationale. Alain Peyrefitte revient au gouvernement en mars 1973 comme ministre des Réformes administratives et du Plan. En 1974, il accède aux Affaires culturelles et à l’Environnement du gouvernement Pierre Messmer. En 1995, il devient sénateur de Seine-et-Marne.

Paul Dijoud secrétaire d’État chargé de l’environnement au ministère des Affaires culturelles et de l’Environnement 1er mars 1974
(Premier ministre : Pierre Messmer)

 

  • Secrétariat d’Etat à la culture

 

Guy
Guy - Photo : D.R.

Michel Guy Secrétaire d’Etat à la Culture du 8 juin 1974 à août 1976
- 8 juin 1974 secrétaire d’Etat à la culture (Premier ministre : Jacques Chirac)
- 14 juin 1974 - Décret 74-588 relatif aux attributions du secrétaire d’Etat à la culture

Michel Guy (juin 1927 - juillet 1990) est un responsable culturel et homme politique français. Michel Guy est nommé secrétaire d’Etat à la Culture en juin 1974 dans le premier gouvernement de Jacques Chirac. Il concentrera surtout son action sur les spectacles vivants. Ami proche de Georges Pompidou, il fonde le Festival d’Automne, il élargit la diffusion des manifestations artistiques. Il crée l’Office national de diffusion artistique (ONDA) chargé d’aider les lieux de spectacles modestes à travers la France, à accueillir des troupes théâtrales et chorégraphiques de format moyen. Il lance la politique des chartes culturelles, destinée à développer la collaboration sur des projets entre l’Etat et les collectivités territoriales. Il introduit également dans le cahier des charges des sociétés de radio télévision, l’obligation de diffuser un quotas de manifestations artistiques. Il supprime la censure au cinéma en instaurant une taxe de 33% pour les films violents. En décembre 1975, la création d’une Direction du Livre permet enfin au ministère de la Culture de traiter les questions relatives au livre et aux bibliothèques. Il est l'artisan du classement des centres historiques d’une centaine de villes et de nombreux monuments des XIXe et XX siècles. Il lance également le projet du musée d’Orsay, signe le décret créant le Centre Pompidou... Il laisse un ministère revitalisé par un « bouillonnement culturel ».

Giroud
Giroud - Photo : D.R.

Léa France Gourdji dite Françoise Giroud Secrétaire d’Etat à la Culture du 27 août 1976 à mars 1977
(Premier ministre : Raymond Barre)

Françoise Giroud (21 septembre 1916 - 19 janvier 2003) est une journaliste, écrivain et femme politique française. Elle prend le nom de Giroud par décret du 12 juillet 1964. Après la guerre de 1945, elle est engagée par Hélène Lazareff pour être la directrice de rédaction du magazine féminin ELLE (1945-1963). Françoise Giroud écrit également pour France soir, France Dimanche et l’Intransigeant. Françoise Giroud fonde l’Express en 1953 avec Jean-Jacques Servan-Shreiber. Elle en sera la directrice de rédaction jusqu’en 1974. Première femme secrétaire d’Etat à la Culture. Françoise Giroud fut secrétaire d’Etat chargée de la Condition féminine (juillet 1974-août 1976) auprès du premier Ministre. Elle lance les « 101 mesures en faveur des femmes » dont la lutte contre la discrimination. Françoise Giroud fait adopter la loi du 31.01.1977, officialisant la création des directions des affaires culturelles (DRAC). Elle installe également le Conseil de la Recherche du Ministère. Françoise Giroud préside le Haut Conseil de l’audiovisuel et dispose de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) par délégation du premier Ministre Raymond Barre. Elle fonde en 1979 l’association « Action contre la faim » avant de devenir éditorialiste pendant 20 ans pour le Nouvel Observateur.

 

  • Ministère de la Culture et de l’Environnement

 

Ornano
Ornano - Photo : D.R.

Michel d’Ornano Ministre de la culture et de l’environnement du 30 mars 1977 à mars 1978
(Premier ministre : Raymond Barre)

Ministre de l’Environnement et du cadre de vie, chargé des fonctions du ministère de la Culture et de la Communication, du 4 mars 1981 à mai 1981. Michel d’Ornano (12 juillet 1924 - 8 mars 1991) est un homme politique français. Après des études de droit, Michel d’Ornano débute une carrière dans l'industrie du parfum. Avec son père et son frère, ils créaient la société Jean- d’Albret-Orlane. Il entre en politique en devenant maire de Deauville en 1962. Il est élu député en 1967, puis successivement président du Conseil régional du Calvados en 1979 et président du Conseil régional de Basse-Normandie en 1983. Michel d’Ornano a permis la création du Festival américain de Deauville. Michel d’Ornano est d’abord ministre de l’Industrie (juin 1974-mars 1977). Ensuite, il prend les commandes du ministère des Affaires culturelles (mars 1977-mars 1978) avant de devenir ministre de l’Environnement et du cadre de vie (mars 1978-mai 1981), avec une partie des compétences et des services du domaine des monuments historiques et de l’architecture. Il a également créé l’Institut français de restauration des œuvres d’art (IFROA).

 

  • Ministère de la Culture et de la Communication

 

Lecat
Lecat - Photo : D.R.

Jean-Philippe Lecat Ministre de la culture et de la communication
(Premier ministre : Raymond Barre) (Démissionne le 4 mars 1981)

Jean-Philippe Lecat (né le 29 juillet 1935) est un homme politique français. Il poursuit des études de droit à Paris avant d’intégrer l’Institut d’Etudes Politiques et l’ENA. Conseiller d’Etat, il entre au cabinet de Georges Pompidou en tant que chargé de mission entre 1966 et 1968. Il est élu député de la Côte-d’Or pour la circonscription de Beaune, puis conseiller général et régional. Jean-Philippe Lecat est nommé secrétaire d’Etat auprès du premier Ministre Jacques Chaban-Delmas, chargé de l’Information. Le 15 mai 1972, il devient porte-parole du gouvernement. Il en assume le titre sous le premier gouvernement Pierre Messmer. Successivement, il prend les postes de secrétaire d’Etat à l’Economie et aux Finances (1973), ministre de l’Information (1973-1974). Jean-Philippe Lecat est appelé comme chef de service de l’information à l’Elysée en 1976. En 1978, il est ministre de la Culture et de la Communication. A cette époque, le ministère perd l’architecture mais se dote du domaine de l’information, la radio-diffusion et l’audiovisuel. Il réorganise l’administration en supprimant certaines directions et délégations. Cependant il créé en 1979, le service des Affaires internationales et une délégation dédiée à la création, aux métiers artistiques et aux manufactures nationales. La Direction du Théâtre et des maisons de la Culture (DTCM) est remplacée par la Direction du Théâtre et des Spectacles (DDC). Un second Conservatoire national supérieur de la musique voit le jour à Lyon. En matière de communication, il fait adopter la loi du 27.07.1978 sur la radio diffusion et la télévision. Il démissionne en 1981 pour être le porte-parole du candidat Giscard d’Estaing. En 1988, il réintègre le Conseil d’Etat comme Maître des Requêtes.

 

  • Ministère de la Culture

 

Lang
Lang - Photo : D.R.

Jack Lang Ministre de la Culture et de la Communication du 20 mars 1986 à mai 1991
- 22 mai 1981 - ministre de la Culture (Premier ministre : Pierre Mauroy)
- 24 mars 1983 - ministre délégué à la culture (Premier ministre : Pierre Mauroy)
- 7 décembre 1984 - ministre de la culture (Premier ministre : Laurent Fabius)
- 12 mai 1988 - ministre de la culture et de la communication (Premier ministre : Michel Rocard)
- 16 mai 1991 - ministre de la culture et de la communication, porte- parole du Gouvernement (Premier ministre : Edith Cresson)
- 2 avril 1992 - ministre d’État, ministre de l’Education nationale et de la culture (Premier ministre : Pierre Bérégovoy)

Jack Lang (2 septembre 1939) est un homme politique français. Jack Lang a été nommé trois fois ministre de la Culture. Durant ses douze années au Ministère, la Culture et la Communication va accélérer sa modernisation et s’ouvrir à la société contemporaine : augmentation du budget, élargissement de son champs d’action à de nouvelles formes d’art, insertion dans le monde économique, développement de l’audiovisuel. Les Grands Travaux dont l’Arche de la Défense, l'Opéra Bastille, le Grand Louvre, la Bibliothèque Nationale… porteront la marque présidentielle. En 1982, le budget du Ministère est doublé. Cette croissance budgétaire touche tous les domaines : monuments historiques, recherche, décentralisation théâtrale, archéologie, musées, arts plastiques. La déconcentration s'accélère avec l'achèvement du réseau des directions régionales des affaires culturelles (DRAC). Une modernisation des équipements culturels est perceptible à l'échelle du territoire national. Plusieurs grandes institutions de formation sont créées ou rénovées : École nationale du Patrimoine, Institut des hautes études cinématographiques, les deux Conservatoires nationaux supérieurs de musique (Paris et Lyon), l'École du Louvre... L'éducation artistique en milieu scolaire se modernise, de nouvelles disciplines sont enseignées (théâtre, cinéma, histoire des arts,...), des opérations de sensibilisation se développent pour les enfants : classes culturelles, collège au cinéma, classes du patrimoine... Le champ d'action du ministère s'élargit à d'autres formes d'art : chanson, jazz, arts de la rue, mode, design, création industrielle, tandis que se créent de nouveaux lieux de diffusion (Centre national de la Chanson, Festival International de Bande Dessinée, ...). Le ministère se préoccupe des industries culturelles : mécanisme d'aides à l'industrie cinématographique, prix unique du livre, quotas de diffusion de chansons francophones à la radio... Ce rapprochement culture-économie se traduit également par l'encouragement au mécénat. Cette époque sera aussi celle des mutations dans le paysage audiovisuel : multiplication des chaînes, privatisation d'une partie du secteur public, ouverture des ondes, instauration d'institutions de régulation.

 

  • Ministère de la Culture et de la Communication

 

Leotard
Leotard - Photo : D.R.

François Léotard Ministre de la Culture et de la Communication du 20 mars 1986 à mai 1988
(Premier ministre : Jacques Chirac)

François Léotard (26 mars 1952) est un écrivain et un homme politique français. Il est diplômé de l’Institut d’études politiques et de l’ENA. Député du Var de 1978 à 2001, il fut également maire de Fréjus durant 20 ans. De 1986 à 1988, il est ministre de la Culture et de la Communication dans le gouvernement de Jacques Chirac. Il affirme d’emblée une priorité au secteur du patrimoine. François Léotard fait adopter une loi-programme relative au patrimoine monumental, le 21 avril 1988, où il cherche à mieux associer patrimoine, tourisme et aménagement du territoire. L’autre priorité de François Léotard est de constituer par l'enseignement artistique « une délégation aux enseignements et aux formations ». Il cherche ainsi à renforcer le mécénat culturel en créant une instance de concertation, entre l’Etat et les chefs d’entreprise : le Conseil supérieur du mécénat. Ministre également de la Communication, François Léotard dispose du Service juridique et technique de l’Information (SJTI) et exerce la tutelle de Télédiffusion de France (TDF). Il fait adopter les lois des 1.08.1986 et 30.09.1986, qui constituent une réforme d’inspiration libérale sur l’audiovisuel et la presse. Il créé la Commission nationale de la communication et des libertés (CNCL).

Philippe de Villiers 20 mars 1986 - secrétaire d’Etat auprès du ministre de la culture et de la communication (démissionne le 25 juin 1987) (Premier ministre : Jacques Chirac)
André Santini 28 sept. 1987 - ministre délégué chargé de la communication
(Premier ministre : Jacques Chirac)

 

  • Ministère de la Culture, de la Communication, des Grands travaux et du Bicentenaire

 

Jack Lang Ministre de la culture et de la communication 12 mai 1988
(Premier ministre : Michel Rocard)
Catherine Tasca - Ministre délégué chargé de la communication 12 mai 1988
(Premier ministre : Michel Rocard)
Emile Biasini secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de l’équipement et du logement, chargé des grands travaux
(Premier ministre : Michel Rocard)

 

  • Ministère de la Culture et de la Communication

 

Jack Lang 16 mai 1991 - ministre de la culture et de la communication, porte- parole du Gouvernement
(Premier ministre : Edith Cresson)
Georges Kiejman 16 mai 1991 - ministre délégué à la communication (Premier ministre : Edith Cresson)
Emile Biasini 17 mai 1991 secrétaire d’Etat aux Grands travaux (Premier ministre : Edith Cresson)

 

  • Ministère de l’Education nationale et de la Culture

 

Jack Lang 2 avril 1992 ministre d’Etat, ministre de l’éducation nationale et de la culture
(Premier Ministre : Pierre Bérégovoy)
Jean-Noël Jeanneney 4 avril 1992 - secrétaire d’Etat à la communication (Premier Ministre : Pierre Bérégovoy)
Jean Glavany 4 avril 1992 - secrétaire d’Etat à l’enseignement technique (Premier Ministre : Pierre Bérégovoy)

 

  • Ministère de la Culture et de la Francophonie

 

Toubon
Toubon - Photo : D.R.

Jacques Toubon Ministre de la Culture et de la Francophonie du 31 mars 1993 à mai 1995
(Premier ministre : Edouard Balladur)

Jacques Toubon (29 juin 1941) est un homme politique français. Licencié en droit public, diplômé de l’Institut d’études politiques de Lyon et de l’Ecole nationale d’administration (ENA), Jacques Toubon devient le directeur de cabinet du préfet des Pyrénées-Atlantiques. De 1971 à 1976, il officie au sein de plusieurs cabinets ministériels dont ceux de Jacques Chirac (ministre des Relations avec le Parlement, de l’Agriculture, de l’Intérieur et Premier ministre). Jacques Toubon est élu en 1981 comme député de Paris dans la 19e circonscription En 1983, il remporte la marie du 13e arrondissement de Paris. Il devient conseiller de Paris et adjoint au maire jusqu’en 2001. Le 31 mars 1993, Jacques Toubon est nommé ministre de la Culture et de la Francophonie du gouvernement Edouard Balladur. Ministre de la Culture et de la Francophonie, Il déclare en décembre 1993 au Sénat, que son premier effort sera de mettre en place une collaboration avec les autres ministères. Il joint au porte-feuille de la Culture les services dispersés de la francophonie. Jacques Toubon veille au rééquilibrage Paris-Province. Il relance les conventions de développement culturel, le Fonds d’intervention culturel. Il souhaite également que tous les équipements de proximité contribuent à vivifier le maillage culturel du territoire. Depuis le 2 février 2007, Jacques Toubon est président du Comité d’orientation de l’Etablissement public de la porte Dorée-Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI). Il est également député au Parement Européen depuis juillet 2004.

 

  • Ministère de la Culture

 

Douste
Douste - Photo : D.R.

Philippe Douste Blazy Ministre de la Culture du 18 mai 1995 à juin 1997
18 mai 1995 - ministre de la culture (Premier ministre : Alain Juppé)

Philippe Douste-Blazy (1er janvier 1953) est un cardiologue et homme politique français. En 1988, il devient professeur de médecine à la Faculté des Sciences de Toulouse. C’est en 1989 que Philippe Douste-Blazy rentre en politique en devenant maire de Lourdes. La même année, il devient député européen. Puis il prend le poste de directeur national de l’Association de recherche contre les élévations du cholestérol (ARCOL). Nommé ministre délégué à la Santé auprès de Simone Veil, il démissionne de son mandat de député des Hautes-Pyrénées en 1993. En 1995, Edouard Balladur le nomme ministre de la Culture. Philippe Douste-Blazy cherche à associer la culture à la lutte contre l’exclusion dans les banlieues dites difficiles et les zones rurales défavorisées. Il met alors en place des politiques transversales avec l’éducation artistique et l’aménagement du territoire. Il devient le vice-président de l’UDF. Puis il enchaîne avec les ministères des Solidarités et de la Famille (2004-2005) et des Affaires étrangères (2005-2007) dans le gouvernement Dominique de Villepin.

 

  • Ministère de la Culture et de la Communication

 

Trautmann
Trautmann - Photo : D.R.

Catherine Trautmann Ministre de la Culture et de la Communication porte-parole du Gouvernement du 4 juin 1997 à mars 2000
(Premier ministre : Lionel Jospin)

Catherine Trautman a suivi des études à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg. Elle est spécialiste de langue et littérature copte. Elle a été députée du Bas-Rhin de 1986 à 1988 . En 1988, elle devient secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires sociales et de l'emploi, chargée des Personnes âgées et des handicapés. Elle est maire de Strasbourg et présidente de la Communauté urbaine de Strasbourg (CUS) de 1989 à 2001. En tant que ministre de la Culture et de la Communication, Catherine Trautmann a conduit une politique axée sur la mise en oeuvre d'une plus large démocratisation de la culture, notamment par la valorisation du patrimoine, le développement du spectacle vivant et diverses mesures tarifaires propres à attirer au musée ou au théâtre les publics les moins favorisés. Cette politique de démocratisation culturelle s'est exprimée aussi par la volonté de permettre à tous de bénéficier de l'avancée des nouvelles technologies en matière de communication. Catherine Trautmann a fait procéder au regroupement des directions de l'architecture et du patrimoine, d'une part, et de la direction de la musique et de la danse avec celle du théâtre et des spectacles d'autre part. On doit enfin au ministère de Catherine Trautmann la mise en chantier de deux très importants projets de loi, sur l'audiovisuel et sur l'archéologie. En juin 2004, elle rejoint à nouveau le Parlement européen. Elle est vice-présidente de la Commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie.

Tasca
Tasca - Photo : D.R.

Catherine Tasca Ministre de la Culture et de la Communication du 27 mars 2000 à mai 2002
(Premier ministre : Lionel Jospin)

Catherine Tasca (13 décembre 1941) est une femme politique française. Elle est diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’Ecole nationale d’administration (ENA). Lorsqu’André Malraux occupe le poste de secrétaire d’Etat à la Culture, Catherine Tasca est à la direction des Arts et des Lettres. Elle s’occupe des « Maisons de la Culture ». De 1973 à 1977, elle est directrice générale de la Maisons de la Culture de Grenoble. De 1977 à 1978, elle est chargée de mission à l’Office national de diffusion artistique. Elle devient co-directrice administrative du Théâtre des Amandiers à Nanterre. En 1988, elle est ministre délégué auprès du ministre de la Culture, de la Communication des grands travaux et du bicentenaire, chargé de la communication. Le 27 mai 2000, son retour rue de Valois comme ministre de la Culture et de la Communication, est marqué par la création d’un secrétariat d’Etat au patrimoine et à la décentralisation culturelle. Michel Duffour en prend le poste. Sa politique se place dans la continuité. Les principaux objectifs du ministère demeurent l’accès pour tous à la culture et une meilleure adaptation des interventions culturelles de l’Etat. Catherine Tasca a mené à bien le projet de loi sur la réforme de l’audiovisuel (adopté en juin 2000). En 2001, elle présente un projet de loi de taxation de produits et supports numériques en vertu de la protection des droits d’auteur. Depuis le 26 septembre 2004, elle est sénatrice des Yvelines. Egalement membre de la délégation parlementaire pour l’Union européenne.

Michel Duffour 27 mars 2000 - secrétaire d’Etat au patrimoine et à la décentralisation culturelle
(Premier ministre : Lionel Jospin)

Aillagon
Aillagon - Photo : D.R.

Jean-Jacques Aillagon Ministre de la Culture et de la Communication du 7 mai 2002 à mars 2004 (Premier ministre : Jean-Pierre Raffarin)

Jean-Jacques Aillagon (2 octobre 1946) est un haut-fonctionnaire et un homme politique français. Diplômé d’études approfondies en histoire de l’art à l’Université Paris X Nanterre, il a été professeur d’histoire-géographie. Détaché au ministère de la Culture et de la Communication à la demande de Michel Guy, il n’a plus quitté l’administration culturelle. Il a été successivement sous directeur de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts (1976 et 1982), administrateur du musée national d’art moderne (1982-1985), adjoint au directeur des Beaux-Arts de la Ville de Paris (1985-1988), à la direction de l’association de préfiguration de l’Ecole des Beaux-Arts de la Ville de Paris (1988-1993), directeur de la vidéothèque de Paris (1992-1993) et directeur des affaires culturelles de la Ville de Paris (1993-1996). En 1996, il a été nommé président du Centre Pompidou. Il a conduit avec succès la rénovation des bâtiments du Centre, sa réouverture au public le 1er janvier 2000, ainsi que le chantier de la réforme du statut du Centre. Jean-Jacques Aillagon devient ministre de la Culture et de la Communication de 2002 à 2004. Il a fait adopté la loi Aillagon sur le mécénat en 2003 qui permet des déductions fiscales allant jusqu’à 90%.

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rddv - Photo : D.R.

Renaud Donnedieu de Vabres Ministre de la Culture et de la Communication de mars 2004 à mai 2007
(Premier ministre : (Premier ministre : Jean-Pierre Raffarin - Premier ministre : Dominique de Villepin)

Renaud Donnedieu de Vabres (13 mars 1954) est un homme politique français. Il est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et licencié en sciences économiques. Renaud Donnedieu de Vabres a intégré l’Ecole Nationale d’Administration (ENA). Il devient sous-préfet puis directeur de Cabinet du préfet d’Indre et Loire, secrétaire général pour l’administration de la Police région Centre, secrétaire général des Alpes-de-Haute Provence et sous préfet de Château Thierry. De 1993 à janvier 1995, il est chargé de mission auprès de François Léotard, alors ministre de la Défense. En tant que ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres crée un Fond permanent de professionnalisation pour les intermittents du spectacle. Il appuie également la signature par les syndicats d’un nouveau protocole en 2006. Son passage rue de Valois est marqué par le projet de loi sur le Droit d’Auteur et les droits voisins dans la société de l’information.Troisième grand dossier traité par le Ministre : la location du Louvre à Abu Dhabi. Comme ministre de la Communication, il s'est chargé aussi de la mise sur pied de France 24 et du déploiement de la télévision numérique terrestre.Enfin, il a défendu le budget ministériel, négociant en particulier un plan d'urgence pour la restauration des monuments historiques. Depuis 2007, il est ambassadeur, chargé de la dimension culturelle de la présidence française de l'Union européenne.

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Albanel - Photo : D.R.

Christine Albanel Ministre de la Culture et de la Communication depuis le 18 mai 2007
(Premier ministre : François Fillon)

Christine Albanel (25 juin 1955) est une femme politique. Agrégée de lettres modernes, elle a d’abord enseigné avant de se lancer en politique. De 1979 à 1989, Christine Albanel est l’attachée de presse d’Anne-Aymone Giscard d’Estaing, en tant que chargée de mission au secrétariat général de l’Elysée. Ensuite, Christine Albanel est chargée d’écrire les discours de Jacques Chirac à l’Hôtel de ville. Elle rejoint le cabinet de Jacques Chirac lorsqu’il est nommé premier Ministre en 1986. En 1988, elle est nommée directrice adjointe du cabinet du maire de Paris. Jacques Chirac, élu président de la République, Christine Albanel rédige de nouveau ses discours dont le fameux discours du Vèl’d’Hiv en juillet 1995 dans lequel Jacques Chirac reconnaît la responsabilité de la France dans la déportation des Juifs. En 2000, elle devient conseiller pour l’éducation et la culture. Elle prend le poste de présidente de l’établissement public du musée et du domaine national de Versailles en 2003.
Le 18 mai 2007, Christine Albanel devient ministre de la Culture et de la Communication. Elle mène un plan de modernisation des politiques publiques. Elle tout d'abord la loi sur les archives, qui vise à faciliter l’accès aux archives et renforcer leur protection, puis un plan pour le renouveau du marché de l'art.
En 2008, elle mène à bien le projet de loi « Création et internet » pour la prévention et la lutte contre le piratage, ainsi que la réforme de l'audiovisuel public. Christine Albanel a instauré le « Forum d'Avignon » : la réunion de 250 acteurs de la culture pour œuvrer au profit de l'économie de la culture. Elle poursuit également les Entretiens de Valois, une vaste réflexion sur l’avenir du spectacle vivant.

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