Par Gaëlle Grignon - 18 février 2008 - 0 commentaire(s)
    Réalisé par l’iranienne Hana Makhmalbaf, le film raconte le parcours d’une petite fille, Baktay, qui vit en Afghanistan dans une grotte à proximité des statues de Bouddha que les Talibans ont fait explosé. Entretien avec la réalisatrice...

    Comment s’est écrit le scénario : tout était-il écrit avant le tournage ou avez-vous pris conscience d’éléments nouveaux pendant le tournage, qui ont nourri le film en cours de route ?
    Quand on est allé tourner cette histoire-là et qu’on a commencé le montage, j’ai trouvé que le film n’était pas tout à fait comme je voulais. Alors, avec ma mère, nous sommes retournées à Bamian, là où se passe le film. On est retourné là-bas et, en voyant ce qui se passe là-bas dans les écoles, on s’en est inspiré et on a réécrit l’histoire. C’est à l’origine, une histoire qu’a écrit ma mère qui est scénariste.


    Comment vous êtes-vous approprié l’histoire de votre mère ?
    J’étais attirée par cette histoire. Ca m’a touchée parce que ça parlait de ce que je ressentais. En fait, ce qui m’intéressait, c’est de dire aux adultes que ce qu’ils font ont des conséquences sur les enfants. Comme je vais vers l’âge adulte, je voulais dire aux adultes que ce que les enfants font, ça a une conséquence sur l’avenir, une fois qu’ils seront grands.

    Comment avez-vous vécu le fait de passer à la réalisation ?
    En fait, dans la famille Makhmalbaf, après mon père, c’est moi qui a fait le premier film. Et quand j’avais 8 ans, j’ai tourné un film qui s’appelle Le Jour où ma tante est morte. C’est un court métrage. Le deuxième film que j’ai fait, qui est un film documentaire, je l’ai fait à l’âge de 13 ans : en Afghanistan, ma sœur [Samira Makhmalbaf] tournait un film et j’ai fait le making-of de ce film qui s’appelle La joie de la folie. Et celui-ci, c’est mon premier long métrage. Avant d’avoir l’envie de faire des films, j’étais peintre. Je suis née dans une famille de cinéastes. Mon père parlait tout le temps avec ma mère de cinéma, et j’étais présente. Et même lorsque j’étais dans le ventre de ma mère, elle était sur le tournage de mon père en tant qu’assistante. Lorsque j’ai vu l’amour de mon père pour le cinéma, il me l’a transmis aussi à moi. Et lorsque lui, il tournait des films, il disait « Action ! », cela qui donnait une énergie qu’il m’a transmise. Cela m’a donné envie de faire du cinéma.


    Tout cela a donc facilité le passage à la réalisation ? Il n’y a eu aucune forme de difficultés ?En fait, c’était difficile de passer ce passage-là. Lorsque j’ai quitté l’école pour venir dans l’école de cinéma de mon père, il a mis une condition difficile. Il m’a dit que je pouvais venir dans son école à condition que je fasse le double travail : celui de son école et celui que font tous ceux de mon âge dans une école normale. Parfois, ça m’arrivait d’apprendre des choses pendant 16 heures par jour !


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