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Index de la fortification francaise 1874 - 1914
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[d36]          

Dijon (place de) [12]

Dépt 21 (Côte d'Or) Place de deuxième ligne, entre celles de Langres et de Lyon, en arrière de Besançon. La place comprend 6 forts, 1 réduit, 5 à 6 batteries et 1 redoute. Effectifs inconnus. Les forts n'ont jamais été modernisés et n'ont pas même reçu de créneau de projecteur dans les caponnières. Seuls Beauregard et Saint-Apollinaire se sont vu installer chacun 4 cuves pour canons de D.C.A., probablement à la veille du premier conflit mondial. Notons deux poudrières dans le périmètre des installations de l'arsenal de la ville (dont les planchers originels ont été récupérés en 2007 en vue de reconstituer celui du magasin à poudre du fort de la Motte Giron) et une troisième, rue d'Auxonne, au beau milieu d'un quartier populeux. Cette dernière possède un petit corps de garde (1885) donnant sur une allée de 100 m de long qui aboutit à une enceinte de 6 m de hauteur cernant un très grand magasin à poudre Mle 1874. Ce magasin, probablement d’une contenance de 100 tonnes, bien que situé au beau milieu d’un terrain en friche, est dans un état de conservation exceptionnel (05/2002). Il possède même ses paratonnerres dont un est du modèle très rare avec pointe en cuivre, des portes à persiennes fixes et le cadre du déflecteur de lumière dans le puits côté chambre aux lampes. Pour ce qui est des casernes, outre les "vieilles" (1790-1791) Brune, Dampierre et Vaillant, on édifiera les Heudelet (1879), Krien (1884) et Junot (terminée en 1918 mais pressentie dès 1900). Nous n’avons pu trouver l’année de construction de deux autres : Delaborde et Dufour. En ce qui concerne l'architecture des forts, il n’y a guère de dénominateurs communs dont nous puissions faire état sinon les plafonds des chambrées inclinés selon une pente de 7,5 %. En revanche, c’est à Dijon que l’on trouve deux des rares tambours recensés dans cet index. En mai 2002, lors de nos visites, aucun fort n’était ouvert au public à l’exception de la redoute Saint-Appolinaire qui ouvrait ses portes de temps à autre. Les fortifications de Dijon semblaient vouées à un injuste oubli. Depuis, un homme, Michel Bonnot, s’est mobilisé, démené et a réussi à inscrire les forts d’Asnières, de Beauregard, d’Hauteville, de la fort de la Motte Giron, le réduit du réduit du Mont Afrique et la redoute Saint-Apollinaire –excusez du peu !- à l’inventaire des monuments historiques (arrêtés des 17/03/2006 et 05/05/2006), faisant de la ceinture de Dijon probablement la mieux protégée, patrimonialement parlant, des places françaises. Le fort de Beauregard peut désormais se visiter à la demande et surtout celui de la fort de la Motte Giron sort peu à peu de sa gangue végétale et a même connu quelques travaux de maçonnerie. Selon nous, les éléments les plus intéressants sont la fort de la Motte Giron, Hauteville, Sennecey malgré ses plaies et le réduit du réduit du Mont Afrique lequel est un réel petit bijou.

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