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Actualisé: Mardi 01 Avril 2003

Algérie : construction d'une cinquantaine de barrages d'ici à 2020 et aussi de plusieurs grosses unités de dessalement

Selon le ministre des Ressources en eau, Monsieur Attar une cinquantaine de barrages devraient être mis en construction d'ici à 2020. Le ministre estime néanmoins que le problème en Algérie est loin d'être seulement un problème de capacités ou de cadres. “Le potentiel humain existe, la volonté aussi, le problème est celui de l'organisation. Car quand on prend beaucoup de retard après avoir effectué une étude à cause des problèmes de financement, l'étude est alors dépassée. Il faut alors recommencer. Un perpétuel recommencement.” L’Algérie compte 50 barrages en exploitation, 11 sont en cours de réalisation et 50 autres barrages à l’étude. Ces derniers devraient être réalisés avant 2020. Un programme réalisable selon le ministre : “En principe, il n'y aura plus de coupure d'eau d'ici à 5 ans, en 2008. Durant ce temps, on doit rattraper le retard accusé et le déficit en eau qu'enregistre le pays surtout en matière de réfection des réseaux, car on perd 50 % d'eau dans les fuites.” A terme, l'option du dessalement sera aussi renforcée. La solution est bien sûre onéreuse la production d'un mètre cube par jour d'eau dessalée nécessitant un investissement de mille dollars ; mais elle permettrait de réserver les ressources des barrages et des nappes souterraines aux villes de l'intérieur et surtout à l'agriculture. Malgré cette cherté et face au manque criant enregistré durant l'été 2001, le gouvernement avait décidé de recourir à l'installation de quelques stations de dessalement à Alger et Tipasa. Mais il ne s'est agit pour l'instant que de petites stations de 2 500 m3/jour installées pour faire face à l'urgence, d’ailleurs dans la précipitation ; résultats : seules 2 unités sont aujourd’hui fonctionnelles. Trois unités importantes, dont celle d'Arzew (90 000 m3/jour) devraient entrer en production d'ici 2 à 5 ans, en même temps qu'un appel d'offres a été lancé pour une quatrième usine à Beni Saf . Un million de mètres cubes d'eau sont attendus de ces stations inscrites dans un programme de cinq ans. Signalons enfin que la Banque mondiale a accepté de financer certains projets de construction de barrages en Algérie. Un “acquis intéressant”, estime le ministre. Durant les années 1990, tous les chantiers programmés ont été mis en veilleuse par manque de financement, les institutions internationales souhaitant se désengager du pays en même temps que l'Etat avait d'autres priorités, à savoir la sécurité des personnes. “Ce n'est que depuis trois ans que les pouvoirs publics ont décidé d'investir de nouveau dans le domaine des ressources en eau. D'énormes moyens ont été consacrés de même qu'une enveloppe conséquente a été dégagée”, a tenu à rappeler le ministre.

Source: La Tribune (AllAfrica), 12 mars 2003

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