Igor Brevnjovski : Chronique d'un homme en exil

Le Phanérozoïque

Le Phanérozoïque est un éon couvrant les derniers 542 millions d'années. Il débute avec l'apparition des petits animaux à coquille, puis a vu le développement d'une vie animale abondante jusqu'à nos jours. Le dernier éon (Phanérozoïque) est lui-même partagé en 3 ères :

  1. Le Paléozoïque est une ère géologique qui s'étend de 540 à 250 millions d'années. Cette ère est parfois appelé ère Primaire. Son début correspond classiquement à l'apparition de nombreux fossiles à coquilles dures, bien que l'on sache maintenant que de tels animaux existent depuis l'ère précédente, l'Édiacarien. Cette ère s'achève par une extinction massive.

  2. Le Mésozoïque, appelé anciennement ère secondaire, est une ère géologique qui s'étend de 251 à 65,5 Ma, et au cours de laquelle apparaissent des espèces de mammifères et de dinosaures.

  3. Le Cénozoïque est l'ère géologique actuelle. Elle débute il y a 65,5 ± 0.3 millions d'années, après l'extinction du Crétacé. Son nom signifie « nouvelle vie » et provient du grec kainos, nouveau, and zoe, vie

Au début de cette ère les formes de vie se limitent à des bactéries, des algues, des éponges et une variété de formes encore mal connues apparues durant l'Édiacarien. La diversité et le nombre d'organismes explosent durant le Cambrien. La population de poissons explose durant le Dévonien. Pendant la seconde moitié de cette ère de grandes forêts de plantes primitives forment ce qui deviendra les couches de charbon modernes. À la fin du Paléozoïque les premiers reptiles sophistiqués et les premières plantes modernes (conifères) se sont développés.

Source :
- http://jcboulay.free.fr/astro/sommaire/astronomie/
- http://fr.wikipedia.org/wiki/
- http://dinosaurs.ifrance.com/cinqlesquatreautresextinctionsdemasse.htm
- http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89chelle_des_temps_g%C3%A9ologiques
- http://www.bbc.co.uk/science/horizon/2002/dayearthdied.shtml
- http://www.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/intro.pt/planete_terre.html
- http://www.discoveringfossils.co.uk/howbritainformed.htm

Posté par Silverside le 06.04.08 à 01:18 - Commentaires (0) - Le Phanérozoïque

Le Paléozoïque (540Ma à 250Ma)

Au début de cette ère les formes de vie se limitent à des bactéries, des algues, des éponges et une variété de formes encore mal connues apparues durant l'Édiacarien.

Formation

La diversité et le nombre d'organismes explosent durant le Cambrien. On pense que les premiers organismes terrestres apparaissent durant le Paléozoïque mais ce phénomène reste mineur avant le Silurien et le Dévonien. Bien que des vertébrés primitifs soient présents dès le début de cette ère les invertébrés restent dominants jusqu'à la moitié du Paléozoïque. La population de poissons explose durant le Dévonien. Pendant la seconde moitié de cette ère de grandes forêts de plantes primitives forment ce qui deviendra les couches de charbon modernes. À la fin du Paléozoïque les premiers reptiles sophistiqués et les premières plantes modernes (conifères) se sont développés.


Le Cambrien (542Ma – 488Ma) : les métazoaires

Les principaux sédiments du cambrien révèlent l’extension de mers peu profondes recouvrant des plates-formes continentales. Son début fut marqué par la brusque multiplication de nouveaux groupes d’animaux et notamment d’animaux à parties dures. Leur apparition reste l’un des grands mystères de l’histoire fossile.

Les métazoaires minuscules à coquilles (environ 1 à 5 mm) et à faible diversité, les Small Shelly Fossils, sont largement répandus dans le monde (Australie, Inde, Chine, Mongolie, Sibérie, Iran, Amérique du Nord, Europe, etc.). Cette apparition et celle de la faune édiacarienne, à partir de 565 Ma, représentent 2 pulsations majeures qui caractérisent l'émergence des animaux macroscopiques à la fin du Néoprotérozoïque et au Cambrien inférieur, suivie par "l'explosion cambrienne".

  1. Au Cambrien basal apparaissent Anabarites, Protohertzina et mollusques primitifs. Au fil du temps les organismes à squelettes et à membres distincts deviennent de plus en plus abondants.

  2. Au Tommotien (530-527 Ma), de nouveaux phyla sont recensés : Brachiopodes et Porifères (récifs d'Archéocyathes), Lapworthella, et de nombreux phyla à corps mou.

  3. Au  Atdabanien (527-525 Ma), surgissent les Arthropodes (dont les Trilobites qui vont dominer le Cambrien) et des Echinodermes primitifs.

  4. Au Cambrien moyen, la faune de Burgess Shale (vers 520 Ma) sera composée d'animaux à corps mou et d'animaux à parties dures.

Le Cambrien ressort ainsi plus comme un période d'essais évolutifs intenses, de radiation des métazoaires et de diversification des lignées que comme une période de spécialisation. La radiation cambrienne des métazoaires constitue un des évènements des plus importants de l'histoire de la vie avec l'apparition de la plupart des plans d'organisation associés aux innovations les plus essentielles des organismes vivants (squelettes minéralisés, intestins, mâchoires, branchies, yeux, etc.).

Formation

Faune du Cambrien

Les coquilles dures se fossilisent mieux que les corps mous ; c’est pourquoi les roches de cette époque sont remplies de fossiles. La vie animale du cambrien a été extraordinairement variée.

Dans les roches du Cambrien, on peut observer que de nombreux ancêtres d’animaux vivant aujourd’hui venaient tout juste d’apparaître. C’étaient les mollusques à coquille et à tentacules qui ont évolué jusqu’à nos palourdes et nos bigorneaux, et les Arthropodes aux pattes articulées qui sont devenus les crabes et les homards. Les étoiles de mer, les oursins, les coraux, les éponges, sont également apparus à cette époque. Ils augmentèrent sensiblement le nombre des familles connues et modifièrent la composition des communautés vivant sur les fonds marins.


L'Ordovicien (488Ma – 443Ma) : une extension massive

L’Ordovicien débute avec un épisode d’extinction d’espèces important, l’extinction du Cambrien, et se finit par une autre extinction massive, l’extinction Ordovicien-Silurien.

  1. On la date à environ 480 millions d'années, c'est la première des extinctions majeures des espèces macroscopiques (environ 85% des espèces). Les causes extra terrestres (impacts météoritiques) ne sont pas prouvées. Par contre on peut incriminer un grand refroidissement global et des variations du niveau marin (dites glacio-eustatiques). Le supercontinent Gondwana, alors placé au pôle sud, porte une immense calotte glaciaire (inlandsis). Cette glaciation qui mobilisa d'énormes quantités d'eau, a fait baisser le niveau des mers; ce qui entraine un ralentissement de la circulation océanique et établit des conditions de faible teneur en oxygène, ce qui peut expliquer des conditions de vie plus difficiles.

  2. Lextinction Ordovicien-Silurien fut causée par la baisse des océans lors de la formation des glaciers, ensuite par la remontée du niveau des océans lorsque les glaciers fondèrent. Au total 25% des familles marines disparurent ainsi que 60% des espèces marines. A cette époque la vie n'avait pas encore quitté l'océan. on trouve une anomalie de carbone dans les sédiments des récifs coralliens traduisant un effondrement de la biosphère marine. De plus, une anomalie d'iridium se  retrouve en Chine, au Canada et en Ecosse. Par contre on ne retrouve pas les spinelles (oxydes métalliques dont font partie les magnétites, mais le sens strict se sont les oxydes de magnésium et d'aluminium), les quartz choqués et les tectites.

Les continents de l’hémisphère sud se sont groupés en un supercontinent : Gondwana.

Le Gondwana est issu de la fracture d’un supercontinent encore plus ancien : Rodinia. Au début de l’Ordovicien, Gondwana est situé au latitudes équatoriales et se déplace vers le pôle Sud. De petits terranes, qui se séparent du Gondwana y seront ré-accrétés durant l’Ordovicien Moyen. Ces évènements orogéniques ont laissé des traces comme la présence en Europe, d’ophiolites, de granites et de roches métamorphiques de cet âge (Massifs cristallins des Alpes : Aiguilles Rouges, Belledone). Tout comme l’Amérique du Nord et l’Europe, Gondwana est en partie couverte de mers peu profondes. Les roches de l’Ordovicien sont principalement sédimentaire, les sédiments marins qui en forment la plus grande partie sont constitués en grande partie de calcaire, les schistes et le grès est bien moins fréquent.


Le Silurien (443Ma à 416Ma) : une extension massive

Pendant le Silurien, le Gondwana reste dans les latitudes hautes de l'hémisphère sud mais la calotte glaciaire est moins étendue que pendant l'Ordovicien. Les autres continents se rapprochent pour commencer la formation d'un second supercontinent, Laurussia. Laurussia a été formé suite à la fermeture du grand océan Iapetus qui séparait les divers continents de l'hémisphère nord avant leur accrétion. Ceci a donné naissance à l'orogenèse Calédonienne dont on retrouve les traces en Scandinavie. Cette grande chaine de montagnes se poursuit vers le Canada et les États-Unis où elle forme les Appalaches. Les petits "terranes" accrétés au Gondwana pendant l'Ordovicien se redétachent à nouveau pour former le "super Hun Terrane", constitué de la majeure partie des territoires dévastés par Attila.

La vie est abondante. Les couches siluriennes ont produit du gaz et du pétrole dans certaines régions. Des couches d'hématite (un minerai de fer) ont été importantes pour l'économie coloniale en Amérique du Nord.

Formation

Faune du Silurien

Le niveau des océans est élevé en Amérique du Nord-Est et en Europe. Des formes primitives de plantes multi-cellulaires envahissent les terres. Quelques rares Arthropodes ont, semble-t-il, migré vers la terre. Les poissons se sont diversifiés considérablement et ont développé des écailles mobiles. Une faune diverse de scorpions de mer, certains longs de plusieurs mètres, se trouve en Amérique du Nord. Les Graptolites sont toujours abondants.


Le Dévonien (416Ma – 359Ma) : l'extinction du Dévonien

Durant le Dévonien les poissons évoluent vers des formes qui vont conduire aux premiers tétrapodes puis aux amphibiens. Les insectes et araignés commencent à coloniser les habitats terrestres. Les premiers Progymnospermes s'étendent sur les terres en formant des forêts. Dans les océans les requins primitifs sont plus nombreux que pendant le l'Ordovicien supérieur ou le Silurien. De nouvelles formes d'Ammonites et de trilobites apparaissent. Les brachiopodes sont communs ainsi que de grand récif corallien.

Sur terre, les bactéries et les algues du Silurien sont rejoints pendant cette période par des plantes primitives qui ont créé les premières terres grasses et hébergé des arthropodes, comme les mites et les scorpions, et des myriapodes, les arthropodes étaient déjà présent sur terre avant le Dévonien. Les premières traces fossiles d’insectes datent du Dévonien récent. À la fin du Dévonien les premiers amphibiens et les arthropodes sont solidement établis sur terre.

Formation

Exemple de faune marine fossilisée du Givétien (391Ma - 385Ma)

Au dévonien supérieur des forêts de plantes primitives existent : lycophytes, sphénophytes, fougères et des progymnospermes sont apparus. La plupart de ces plantes ont de vraies racines et feuilles. Les fougères se sont spéciées en formes géantes semblables aux arbres. À la fin du dévonien les premières plantes à graines sont apparues. L’apparition rapide de tant de groupes de plantes différentes est connue sous le nom d’explosion du Dévonien. Les arthropodes primitifs co-évoluent avec ces plantes diverses. La dépendance évolutive entre les insectes et les plantes à graines est caractéristiques du monde vivant moderne et a ses racines dans le Dévonien.

L'extinction du Dévonien est l'une des grandes destructions d'espèces animales et végétales de l'histoire de la vie sur Terre. Elle se situe entre - 380 et - 365 millions d'années, sur 6 évènements biologiques, et porte sur environ 75 % des espèces (benthos, récifs, brachiopodes) et ne concerne que peu les plantes et arthropodes continentaux. La fermeture de la Paléotethys (une aire océanique ouverte au nord du Gondwana) modifie la circulation atmosphérique et le climat se réchauffe. L'élévation du niveau des mers amène des eaux peu oxygénées sur les plateaux continentaux. Une flore et une faune y prolifèrent, favorisées par un afflux de nutriments continentaux. Cependant, le climat se refroidit de nouveau et les faunes adaptées à ces eaux chaudes disparaissent (On constate aussi l'existence de cratères d'impacts datant de cette époque (Frasnien supérieur) ; ce facteur de bouleversement paraît, cependant, secondaire).


Le Carbonifère (359Ma - 299Ma) : les premiers grands arbres

Cette période est caractérisée par les premiers grands arbres. Dans le nord-est de l'Amérique, les lits marins deviennent moins communs et sont presque inexistants vers la fin de cette période. La vie marine est riche en crinoïdes et autres espèces d’échinodermes. Les brachiopodes sont abondants. Les trilobites se sont raréfiés. Sur les terres, une population variée de plantes existe. Les vertébrés terrestres incluent de grands amphibiens.

La baisse globale du niveau de la mer de la fin du Dévonien s’inverse au début du Carbonifère. Cette hausse du niveau de la mer crée des mers épicontinentales et les dépôts de carbonate du Mississippien. Une chute des températures se produit au pôle sud et le sud du Gondwana est gelé; il n'est pas certain que les glaciers sur ce continent soient nouveaux ou s'ils existaient déjà durant le Dévonien. Ces conditions plus froides ont peu d’impact aux latitudes plus basses où des marécages luxuriants sont communs. Le niveau de la mer chute vers le milieu du Carbonifère, de nombreuses espèces marines sont touchées et s’éteignent, particulièrement les Crinoïdes et les Ammonites.

Le Carbonifère est une période d’orogenèse active, la Pangée est en cours de formation. Les continents de l’hémisphère sud restent liés dans Gondwana, tandis que ce supercontinent entre en collision avec la Laurussia le long de ce qui est actuellement la côte est de l’Amérique du Nord. La chaîne hercynienne en Europe et les Appalaches en Amérique du Nord se forment lors de cette collision. La plaque eurasienne se soude à l’Europe de l'Ouest au niveau de l’Oural. La plus grande partie de la Pangée est alors assemblée à l’exception de la Chine du nord et de l’Asie du sud-est. La forme de la Pangée à la fin du Carbonifère est celle d’un O. Il existe deux océans majeurs au Carbonifère, Panthalassa et Paléotethys, à l’intérieur du O formé par la Pangée du Carbonifère récent. D’autres océans mineurs existent, Prototéthys, fermé par la collision du micro-continent de Chine du Nord et Siberia/Kazakhstania, l’océan Rhéique, fermé par la collision de l’Amérique du Nord et de l’Amérique du Sud. le petit et peu profond océan de l'Oural, fermé par la collision de Baltica et Siberia.

Les couches rocheuses datant du carbonifère en Europe et en Amérique du Nord consistent souvent en des séquences répétées de calcaire, grès, schiste et charbon. En Amérique du Nord, les dépôts de calcaire sont largement d’origine marine. Les dépôts de charbon du carbonifère ont fourni une grande part de l’énergie nécessaire à la révolution industrielle et reste encore de nos jours une ressource énergétique de grand intérêt.


Le Permien (299Ma - 251Ma) : la plus grande extinction massive

La stratigraphie est une discipline des sciences de la Terre qui étudie la succession des différentes couches géologiques ou strate. Il s'agit d'une approche intégrée, en ce que des résultats apportés par la géochimie, la paléontologie, la pétrographie, l'astronomie, etc. sont réunis et exploités à travers différentes méthodes. Ces méthodes, développées de façon relativement indépendante, sont ensuite réinvesties dans des approches plus généralistes :

  1. la chronostratigraphie cherche à établir une échelle des temps géologiques aussi précise et fiable que possible en organisant les données élémentaires que constituent les « unités chronostratigraphiques ».

  2. la stratigraphie séquentielle, exploitant la sismique réflexion, cherche à éclairer l'organisation relative des corps sédimentaires en liaison avec les variations cycliques du niveau marin à l'échelle régionale.

  3. la stratigraphie génétique cherche à dégager des modèles sédimentologiques généraux pour effectuer des prévisions en sous-sol, en l'absence de données complètes (forages ponctuels).

Comme pour toutes les périodes géologiques anciennes, les couches stratigraphiques de référence du Permien sont bien connues mais leur datation exacte est sujette à des variations de quelques millions d'années, suivant les auteurs.


La Pangée

Toutes les masses de terre, à l'exception d'une portion de l'Asie du Sud-Est se sont agglomérées en seul supercontinent appelé Pangée, qui s'étendait de l'équateur aux pôles avec un océan correspondant : Panthalassa (la mer universelle). Un seul grand continent a créé des conditions climatiques impliquant de grandes variations de température au gré des saisons (climat continental) ainsi qu'un régime de pluie du type mousson. Les déserts semblent être très étendus sur Pangée. Les conditions sèches ont favorisé les Gymnospermes, des plantes dont les graines sont encapsulées dans une protection, d'autres plantes comme les fougères qui dispersent des spores. Les premiers arbres modernes (conifères) sont apparus durant le Permien.

Formation

La Pangée

Les formes de vie dominantes sont diverses : plantes, de grands Amphibiens et de grands reptiles incluant les ancêtres des dinosaures. La vie marine est riche en Mollusques, Échinodermes et Brachiopodes. Les derniers Trilobites ont disparu avant la fin du Permien. Les coquilles fossilisées de deux invertébrés sont souvent utilisées pour identifier les strates géologiques du Permien : les fusulinidés, foraminifères benthiques qui disparaissent quasi totalement à la limite entre le Permien moyen et supérieur, et les Ammonites dont l'équivalent moderne est le nautilus. On utilise aussi souvent les mâchoires de conodontes, un presque vertébré marin disparu à la fin du Trias.


L'extinction massive

L’extinction permienne est la plus grande extinction massive ayant affecté la biosphère. Elle est marquée par la disparition de 95 % des espèces marines (essentiellement littorales : coraux, brachiopodes, échinodermes…) et aussi 70% des espèces vivant sur les continents par la diminution de nombreux groupes végétaux et animaux, y compris des insectes.

Même si la rareté des couches géologiques à cette limite et l’absence de données paléontologiques précises compliquent le travail des scientifiques dans l’établissement d’une chronologie précise des événements et de la relation entre les différentes causes et les conséquences biologiques, un scénario est proposé.

Cette crise serait en relation avec la survenue de divers phénomènes géologiques :

  1. vers - 265 Ma, une régression marine touche les plateaux continentaux de la Pangée ;

  2. une intense activité volcanique continentale (trapps d’Emeishan (Chine) à - 258 Ma, puis trapps de Sibérie, à - 250 Ma) ;

  3. une activité très importante des dorsales océaniques de l’océan Téthys, produisant un volume considérable de laves basaltiques à l’origine d’une transgression affectant les côtes de la Pangée, sur une dizaine de millions d’années.

Ces phénomènes seraient à corréler à des modifications des climats et des courants marins, ayant entraîné les extinctions progressives de très nombreux êtres vivants, à l’échelle de quelques millions d’années.

Une théorie complémentaire concerne la variation du niveau de la chimiocline. Celle-ci atteignant la surface suite au réchauffement global de la planète, lui-même induit par l'augmentation de la concentration en dioxyde de carbone d'origine volcanique, permet la libération dans l'atmosphère d'une grande quantité de sulfure d'hydrogène, toxique pour la plupart des organismes. En outre, le sulfure d'hydrogène libéré peut détruire la couche d'ozone, ce qui a également des conséquences délétères pour la plupart des espèces. Les biomarqueurs des sédiments montrent que les bactéries consommatrices de sulfure d'hydrogène ont proliféré dans tous les océans de la fin du permien.

Posté par Silverside le 06.04.08 à 01:19 - Commentaires (0) - Le Phanérozoïque

Le Mésozoïque (251Ma - 65Ma)

Géologiquement, au début du Mésozoïque, la totalité des terres émergées était rassemblée dans un supercontinent, la Pangée. Pendant cette ère, la Pangée se divise en deux ensembles continentaux, Laurasia et Gondwana. Laurasia se divise à son tour en Amérique du Nord et Eurasie tandis que Gondwana se sépare en quatre continents : Amérique du Sud, Afrique, Australie et Antarctique. La mer Thétys apparaît également durant cette période. Pendant cette ère, un intense volcanisme est responsable de la fracturation de la Pangée.

Formation

Le Mésozoïque est connu sous le nom plus familier d'âge des dinosaures.

  1. Il est aussi marqué par l'apparition des oiseaux, des mammifères et des plantes angiospermes.

  2. Il est caractérisé par une famille nouvelle de céphalopodes, celle des ammonites, qui apparaît au début et s'éteint à la fin de cet âge.

  3. La faune secondaire comprend des protozoaires parmi lesquels les foraminifères perforés sont très abondants ; des spongiaires ; des polypes ; les crinoïdes pentacrines sont très nombreux ; les insectes particulièrement abondants dans le Jurassique ; les bélemnites, voisines de la seiche, nombreuses aussi.

  4. La faune supérieure comprend des poissons dont l'ossification est beaucoup plus avancée qu'à l'époque primaire : les téléostéens apparaissent dans le Trias.

  5. Les principaux reptiles sont l'ichthyosaure, le plésiosaure, le nothosaure, reptiles marins ; le brontosaure, l'atlantosaure, l'iguanodon, reptiles terrestres ; le ptérodactyle, le ptéranodon, reptiles volants.

  6. Les oiseaux qui apparaissent à l'époque secondaire sont d'abord l'archaeopteryx, le premier oiseau connu, puis l'hesperornis et l'ichthyornis.

  7. Enfin, les mammifères sont représentés par l'ordre des protothériens, mammifères pourvus d'une poche marsupiale.

À la fin de cette ère, toutes les formes de vie modernes existent bien que, dans certains cas et en particulier celui des mammifères, il s'agisse de formes primitives.

Posté par Silverside le 06.04.08 à 01:20 - Commentaires (0) - Le Phanérozoïque

Le Mésozoïque (I) : Le Trias (251Ma – 199Ma)

Le Trias débute par définition après la plus grande extinction d'espèces vivantes dans l'histoire de l'évolution de la vie sur terre, celle de la limite Permien/Trias. Le Trias se termine par une autre des 5 plus grandes extinctions.

  1. Entre ces deux repères nets, le Trias inférieur est marqué par une lente et difficile rediversification des espèces après la catastrophe. Il est aussi probable que l'environnement encore instable ait provoqué plusieurs petites extinctions qui ont marqué des arrêts dans la rediversification.

  2. Le Trias moyen est une époque stable qui observe le retour de systèmes écologiques complets et complexes, notamment les récifs qui étaient absents du Trias inférieur.

  3. Formation

  4. Le Trias supérieur est marqué par une succession de petites crises touchant à chaque fois différentes communautés (la faune benthique, la faune pélagiques, la flore terrestre, les dinosaures), crises entrecoupant des périodes de stabilité et qui vont amener à la grande crise de la limite Trias/Jurassique.

Trois types d'organismes marquent donc le Trias : des survivants de la Limite Permien/Trias (P/T), des groupes qui vont exploser mais qui auront une durée de vie limitée et des nouveaux groupes qui domineront tout le Mésozoïque.


Évolution de la vie

L'environnement marin est marqué par l'établissement au Trias moyen des types modernes de coraux après l'extinction des formes paléozoïques à la limite Permien/Trias.

  1. Un type d'algues calcaires (tubiphytes) va créer également d'importants récifs mais ce groupe s'éteindra presque totalement pendant le Trias supérieur. Les ammonites vont se rediversifier et redevenir abondantes à partir d'une seule lignée survivante de la limite P/T. Des bivalves pélagiques seront également localement très abondants. Les conodontes, important groupe pour la datation des roches, s'éteindront complètement à la limite Trias-Jurassique. Les poissons, qui ont subi peu de pertes à la limite P/T, montrent une grande stabilité. Les reptiles marins (notamment les ichthyosaures, plésiosaures, placodontes) vont se développer, devenir communs au Trias moyen et atteindre des tailles énormes au Trias supérieur. Le principal changement dans les océans sera l'apparition au Trias supérieur du plancton à coquilles calcaires et du nanoplancton. Cette apparition va modifier profondément tant l'écologie et la chaîne alimentaire océanique que la chimie marine.

  2. Différents groupes d'amphibiens vont se succéder tout au long du Trias en se maintenant avec succès. Au Carnien, des cynodontes vont donner naissance aux premiers mammifères. Chez les reptiles, les Archosaures vont progressivement remplacer les reptiles synapsides qui ont dominé le Permien. Certains d'entre eux, les Ornithodira, groupe peu significatif avec des espèces de petites tailles, évolueront en donnant entre autres naissance aux ptérosaures et aux dinosaures. Les Squamata apparaissent au Carnien, ils donneront naissance aux lepidosauria (serpents et aux lézards actuels) ainsi qu'aux Sphenodontia, groupe important à l'époque mais qui ne comptent plus aujourd'hui que deux espèces en danger d'extinction dans quelques îles de Nouvelle-Zélande. Les premièrs Chéloniens (tortues) vont apparaître au Norien.

  3. Sur terre, les survivants de la limite P/T que sont les lycophytes dominent encore au Trias inférieur avant de laisser leur place aux cycades, ginkgophyta (qui ne sont plus représentés actuellement que par Ginkgo biloba) et les glossoptérides. Puis les Spermatophytes, ou plantes à graines vont dominer la flore et dans l'hémisphère nord les conifères vont se multiplier.


L'apparition des dinosaures

Les dinosaures sont des animaux vertébrés ayant régné sur les écosystèmes terrestres durant plus de 160 millions d'années. Ils sont apparus sur Terre dans la première moitié du Trias. Le supercontinent de la Pangée n'étant pas encore fragmenté, les dinosaures ont pu coloniser tous les continents à pied sec.

Les Dinosaures sont apparus au sein du superordre des reptiles archosauriens, un groupe de reptiles diapsides de la fin du permien. L'extinction radicale de la fin du permien, vers -250 millions d'années, a balayé 90 % des espèces de l'époque, permettant à de nouveaux groupes d'animaux ou de plantes de prendre leur essor. Les plus anciens dinosaures connus sont des carnivores âgés de 225 à 230 millions d'années, Eoraptor et Herrerasaurus. Tous deux montrent déjà une certaine spécialisation, puisque ce sont des Saurischiens, datant d'après la divergence entre les dinosaures ornithischiens et saurischiens. Herrerasaurus est non seulement un saurischien, mais peut-être même un théropode déjà affirmé.

Posté par Silverside le 06.04.08 à 01:21 - Commentaires (0) - Le Phanérozoïque

Le Mésozoïque (II) : Le Jurassique (199Ma – 145Ma)

Le Jurassique constitue la période intermédiaire du Mésozoïque et est souvent connu sous le nom d’âge des dinosaures. Son début est marqué par une extinction massive d’espèces, l’extinction du Trias-Jurassique.

L'extinction du Jurassique ou extinction T-J est une extinction massive qui s'est produite à la fin du Trias, il y a environ 200 Ma. Près de 20% des espèces marines, les Crurotarsi les plus importants, une grande partie des Therapsida et les gros amphibiens ont disparu. La diversité biologique a été diminuée de moitié. Elle s'est produite à peu près au moment où la Pangée s'est fracturée. On n'en connaît pas la cause mais elle peut être due à la conjugaison :

  1. d'un changement climatique graduel ou aux fluctuations du niveau de la mer, mais ceci n'explique pas les disparitions marine ;
  2. d'un ou plusieurs impacts d'astéroïdes, mais aucun grand cratère d'impact ne coïncide pour cette période ;
  3. à une éruption volcanique qui aurait entraîné un réchauffement climatique global, l'ouverture du (en) CAMP est le meilleur candidat .

Cette extinction a permis l'explosion radiative des dinosaures en libérant des niches écologiques (le terme de radiation évolutive s'applique à une espèce qui s'est grandement et relativement rapidement diversifié pour donner naissance à de nombreuses espèces dont la morphologie, l'écologie et la distribution peuvent varier beaucoup).


La Division du Supercontinent Pangée

Pendant le Jurassique inférieur et moyen, le supercontinent Pangée se divise en Laurasia et Gondwana, le Laurasia se scinde à son tour en Amérique du Nord et Eurasie tandis que le Gondwana se scinde en Afrique, Amérique du Sud et Antarctique vers la fin du Jurassique supérieur et durant le Crétacé. L’océan Atlantique nord date de cette période, sa partie sud n’apparaît qu’à partir du Crétacé. L’océan Téthys se ferme et le bassin Néotéthys apparaît.

Formation

Les enregistrements géologiques en Europe de l'Ouest sont nombreux et riches, ils indiquent la présence de mers tropicales peu profondes, la plus grande partie du continent est submergé durant de longues périodes. En contraste les sites datant du Jurassique en Amérique du Nord sont parmi les plus pauvres du Mésozoïque sur ce continent avec très peu d’affleurement. Bien qu’une mer épicontinentale, la Sundance Sea ait laissé des dépôts marins en Amérique du Nord, la majorité des sédiments dans cette région sont d’origine continentale. On trouve aussi des affleurements du Jurassique en Russie, Indes, Amérique du Sud, Japon, Australasie, et Royaume-Uni.

Le premier de plusieurs batholites massifs se produit le long de la côte Ouest de l’Amérique du Nord, l’orogenèse est très active le long de cette côte. À l’instar du Trias, il ne semble pas y avoir eu de terre proche des pôles ; le climat était chaud : il n’existe aucun indice de période glaciaire pendant cette période.


La Faune

Durant le Jurassique les formes de vie les plus évoluées dans les mers sont les poissons et des reptiles marins. Ces derniers incluent des ichthyosaures, plésiosaures et des crocodiles marins, Teleosauridae et Metriorhynchidae. Dans le monde des invertébrés plusieurs groupes apparaissent, entre autres les rudistes, une variété de bivalves et les bélemnites. Le plancton apparaît lui aussi pendant cette période. Les ammonites apparus pendant le Trias sont très communes.

Formation

Sur terre, les Archosauria restent dominants. Le Jurassique est l’âge d’or des grands dinosaures, Sauropodes, Camarasaure, Diplodocus et Brachiosaure, pour ne citer qu’eux, sont très communs, Leurs sources de nourriture principal consistent en prairies, fougères, Cycadales et Bennettitales. Certains dinosaures se sont adaptés pour consommés des conifères plus élevés. Les principaux prédateurs de ses grands herbivores sont des Théropodes, Ceratosaurus, Megalosaurus, Allosaurus, tous faisant partie de l’ordre des saurischiens. Vers la fin du Jurassique, durant le Malm les premiers oiseaux évoluent à partir des Coelurosauria, les premiers fossiles d’Archaeopteryx datent du Kimméridgien. Les ornithischiens sont moins nombreux et plus petit que les saurischiens, toutefois les Stégosaures et de petits ornithopodes jouent un rôle écologique important. Dans les airs les ptérosaures dominent et remplissent plusieurs niches écologiques occupés de nos jours par les oiseaux.

Les conditions climatiques arides du Trias déclinent régulièrement durant le Jurassique, plus spécialement aux latitudes élevées ; le climat chaud et humide permet le développement de jungles luxuriantes qui couvrent un grande partie des terres. Les conifères continuent à dominer la flore, ils constituent le groupe le plus diversifié et la majorité des arbres. On trouve parmi eux des Araucariaceae, Cephalotaxaceae, Pinaceae, Podocarpaceae, Taxaceae et Taxodiaceae ainsi que les familles maintenant éteintes Cheirolepidiaceae et Bennettitales aux latitudes plus basses. Les Cycadophytes, les Ginkgoaceae, Cyatheales et fougères sont aussi communs. Les Ginkgos sont principalement présent dans les latitudes moyennes et dans l’hémisphère nord tandis que les Podocarpaceae le sont dans l’hémisphère sud.

Posté par Silverside le 06.04.08 à 01:22 - Commentaires (0) - Le Phanérozoïque

Le Mésozoïque (III) : Le Crétacé (145Ma – 65,5Ma)

Durant le Crétacé, le supercontinent Pangée finit de se scinder pour former les continents actuels, bien que leurs positions soient encore substantiellement différente. En même temps que l’océan Atlantique s’élargit et que l’Amérique du Nord se dirige vers l’ouest, le Gondwana qui s’était auparavant détaché de la Pangée, se fracture en Antarctique, Amérique du Sud et Australie, et s’éloigne de l’Afrique. L’Inde et Madagascar restent rattachés à la plaque africaine au début du crétacé, L’Inde s’en détache vers la fin du Berriasien. L’océan Indien et l’Atlantique Sud apparaissent durant cette période.

Formation

Début Crétacé (120Ma)

Cette activité crée des chaînes de montagnes sous-marines le long des lignes de fractures, provoquant l’élévation du niveau de la mer dans le monde entier : c’est la crise magmatique du Crétacé supérieur, à l’origine des plateaux des Caraïbes, d’Otong Java… Au nord de l’Afrique, la Téthys continue de rétrécir. En Amérique du Nord une mer intérieure peu profonde se forme puis commence à rétrécir, en laissant des dépôts marins minces intercalaires entre des couches de charbon. D’autres affleurements de cette période se situent en Europe et en Chine. Au maximum du niveau de la mer pendant le Crétacé, près d’un tiers des terres actuelles sont submergés.

Le Crétacé est fameux pour ses formations calcaires, aucune autre période du Phanérozoïque n’en a produit autant. L’activité au niveau des dorsales océaniques enrichi les océans en calcium permettant aux coccolithophoridés de s’approvisionner en cet élément.

Dans la région de l’Inde, des éruptions volcaniques massives se produisent vers la fin du Crétacé et le début du Paléocène, formant les trapps du Deccan.


Le climat

Au début du Crétacé, la tendance au refroidissement amorcé à la fin du Jurassique se poursuit : cette tendance est du à l’activité volcanique intense qui produit de larges quantités de dioxyde de carbone. Téthys connecte les océans tropicaux de l’ouest vers l’est permettant d’adoucir le climat global. Des plantes fossiles adaptées à la chaleur peuvent être trouvé aussi au nord que l’Alaska ou le Groenland tandis que des fossiles de dinosaures sont présent sur des territoires alors à une latitude de 15° du pôle Sud.

Le gradient de température équateur-pôle est bien moins élevé que de nos jours, les vents sont donc plus faibles, en conséquence les remontées d’eaux des océans sont moins accentués et les océans plus stagnant, ces océans sont donc moins oxygénés et des évènements anoxiques sont enregistrés dans les dépôts de schiste noire. La température de surface et en profondeur est nettement plus élevé que de nos jours. Le climat global est donc chaud, les régions polaires n’ont pas de glace permanente.


L'extinction du crétacé

Le physicien américain Luis Walter Alvarez, son fils géologue Walter Alvarez, le chimiste nucléaire Frank Asaro et la paléontologue Helen Michaelont ont émis l'hypothèse selon laquelle la chute de cette météorite à la fin du Crétacé, il y a ?65 à ?63 millions d'années, fut la principale cause d'un bouleversement climatique à l'origine de l'extinction des dinosaures et d'un grand nombre d'espèces animales, tant terrestres que marines.

  1. Quand l'astéroïde s'est désintégré lors du choc, des morceaux de croûte terrestre, de la vapeur d'eau et des aérosols sulfatés ont été projetés dans l'atmosphère. Formant un gigantesque panache de débris, une immense colonne de cendre et de cristaux de quartz, lesquels se trouvaient à dix km sous terre quelques instants auparavant, s'éleva de plus en plus vite dans l'atmosphère. Ce panache enfla jusqu’à atteindre un diamètre de 100 à 200 km, parvint dans la haute atmosphère, puis enveloppa la planète entière. Les particules qu'il véhiculait commencèrent à retomber sur Terre avec l'énergie qu'elles avaient acquise lors de leur éjection. Traversant l'atmosphère à des vitesses comprises entre 7 000 et 40 000 kilomètres par heure, elles illuminèrent le ciel, telles des milliards d'étoiles filantes puis portèrent rapidement de vastes zones de l'atmosphère à des centaines de degrés.

  2. Elles se sont ensuite progressivement accumulées sur le sol, formant la couche de cendres observée aujourd'hui. La combustion des matériaux du panache a enflammé la végétation sur une énorme surface du globe. De plus il y a eu une onde de choc qui aurait fait tout le tour de la planète en quelques heures. Tout cela a participé à plonger la planète entière dans l'obscurité pendant plusieurs années à la manière d'un hiver nucléaire. En l'absence de lumière solaire en quantité suffisante, la photosynthèse s'est interrompue. Les végétaux ont très vite dépéri, suivis de près par les herbivores qui entraînèrent les carnivores dans leur déclin.

  3. Simultanément, une grande activité volcanique semble s'être réveillée, peut-être à cause de fissurations du manteau terrestre sous l'impact. On estime que de grandes quantités d'oxyde de soufre s'échappèrent, transformées par les pluies en acide sulfurique qui tua lui-même une grande partie de la faune marine.

Il semble de plus que l'époque ait été marquée par un recul des océans. Il est donc supposé que ce recul aurait pu entraîner des modifications climatiques de grande envergure, qui auraient provoqué la disparition des groupes susmentionnés.

On note enfin qu'aux environs de la fin du Crétacé d'énormes éruptions volcaniques se produisirent sur une période estimée à 500 000 années, dans la région du Dekkan (ou Deccan) de l'Inde actuelle. Donc, le facteur essentiel de l'extinction de masse marquant la fin du Crétacé semble être la désintégration de cet astéroïde, mais l'aspect de cause exclusive semble plus incertain.

Posté par Silverside le 06.04.08 à 01:24 - Commentaires (0) - Le Phanérozoïque

Le Cénozoïque (65Ma - aujourd'hui)

Le Cénozoïque se divise en deux systèmes : le Paléogène (comprenant les trois époques du Paléocène, de l'Éocène et de l'Oligocène) et le Néogène (comprenant les quatre époques du Miocène, du Pliocène, du Pléistocène et de l'Holocène). Historiquement le Cénozoïque a été divisé en ère tertiaire et ère quaternaire qui ont été abandonnées bien que l'utilisation de quaternaire comme une sous-ère du Cénozoïque ait été proposée

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Posté par Silverside le 06.04.08 à 01:29 - Commentaires (0) - Le Phanérozoïque

Le Cénozoïque (I) : Le Paléogène (65,5Ma – 23Ma)

C'est dans cette dernière étape avant la période actuelle que se mettent en place les masses continentales ainsi que les courants océaniques que l'on connaît.

Du côté de la biosphère, c'est l'émergence des mammifères, des oiseaux, des angiospermes qui caractérisent cette époque. Il y a quelques 65 Ma les grands reptiles (dinosaures, ptérosauriens), les ammonites, bélemnites, foraminifères planctoniques et rudistes disparaissent de la surface de la Terre ; d'autres ordres se maintiennent, mais les populations diminuent. Malgré cette apparente hécatombe, des représentants des 4 ordres de reptiles se maintiennent et évoluent : tortues, crocodiles, lézards et serpents.

  1. Les victimes de l'extinction sont les espèces de grande taille ayant évolué jusqu'à une spécialisation extrême, qui les vouait à une prochaine disparition. Dès lors, les mammifères qui se tenaient cachés dans l'ombre des reptiles géants, vont se diversifier et se multiplier pour occuper les niches écologiques laissées vacantes par les dinosaures.

  2. Quelques 22 nouveaux ordres apparaissent au cours des 10 millions d'années que va durer le Paléocène : Marsupiaux, Insectivores, Lémuriens, Créodontes (carnivores) et animaux à sabots, ancêtres des chevaux, rhinocéros, porcs et chameaux.

Tous ces animaux ont comme points communs d'être de petite taille, d'être des quadrupèdes plantigrades avec un museau fin et un volume crânien peu important et, pour le plupart, d'être des herbivores.

En raison de leur rayonnement entre l’Europe et l’Amérique du Nord, les deux groupes d’ongulés (Artiodactyle et Périssodactyle) deviennent dominants à l'Eocène. D’autre formes de mammifères sont aussi apparus durant l’Éocène : chauve-souris, proboscidiens, rongeurs et primates.


Le Paléocène (65,5Ma – 55,8Ma)

Du point de vue de la tectonique des plaques, le Paléocène représente l'étape ultime du démembrement de la Pangée avec l'ouverture de l'Atlantique Nord, il y a 100 Ma, qui sépare le Groenland du continent européen. La Terre est alors encore partagée en deux moitiés au niveau de l'équateur par l'océan téthysien. L'Australie et l'Antarctique sont en passe d'être deux masses distinctes, ce qui va permettre la mise en place d'un courant circum-Antarctique qui va dès lors isoler le continent austral des eaux plus chaudes et engendrer son englacement. L'Inde est déjà complètement détachée de l'Afrique, ceci depuis quelques millions d'années. Le passage à proximité d'un point chaud provoque une intense activité effusive et la mise en place des plateaux de basaltes du Deccan.

La microplaque se trouve à présent en position équatoriale. Avec elle, les continents, Africain, Indien et Australien se rapprochent de l'Eurasie, qu'il vont rencontrer quelque 10 millions d'années plus tard. Au niveau de l'Europe, la collision entre les plaques eurasienne et africaine a commencé, ce qui entraîne les premières phases de déformation compressive. La Téthys est toujours présente, mais en phase de fermeture. Elle laisse deviner la position de la future Méditerranée. Plusieurs micro-continents sont déjà partis en subduction vers le sud, comme le briançonnais.

L'océan valaisan est alors ouvert et les premiers flysch, se sont accumulés à la marge nord de la plaque apulienne. En Amérique, l'événement géologique majeur du Paléocène est la formation de la chaîne des Rocheuses, une chaîne de 3500 km de long, d'orientation Nord-Sud qui s'étend à l'Ouest du Canada et des États-Unis d'Amérique.

Formation

Eocène Moyen

Au début de l'Eocène, l’Australie et l’Antarctique restent connectés et les eaux chaudes des tropiques se mélangent à celle de l’Antarctique. En Europe la mer Téthys finit de disparaître, tandis que la montée des Alpes isole ses derniers restes sous la forme de la mer Méditerranée. Une mer peu profonde couvre l’Europe du nord. Bien que l’Atlantique Nord continue de s’ouvrir, une connexion entre l’Europe et l’Amérique du Nord existe, leur faune restant très similaire. L’Inde continue à s’éloigner de l’Afrique, sa collision avec l’Asie provoque l’élévation de l’Himalaya.


L'Eocène (55,8Ma – 33,9Ma)

Le climat était sensiblement plus chaud au Paléocène et au début de l'Eocène que pendant tout le reste du Tertiaire ; un climat sub-tropical régnait sur l'ensemble de la terre. À la fin du Paléocène, il y a environ 55 millions d'années, le climat devint encore plus chaud, comportant un maximum thermique local et provoquant des changements dans la végétation. Les forêts se transformèrent en véritables forêts tropicales, denses ; et certains primates ne résistèrent pas au changement.

Les faunes les plus touchées furent : le micro-plancton marin, les foraminifères benthiques et les mammifères terrestres. Les fluctuations touchent particulièrement les hautes latitudes. Le réchauffement est provoqué par un dégagement massif de méthane et marque la limite avec la période suivante : l'Eocène, durant laquelle les primates évoluèrent pour se rapprocher des espèces plus modernes.

L'origine de cette crise climatique serait un dégagement massif de dioxyde de carbone dû au volcanisme intense causé par l'ouverture de l'Atlantique Nord (Islande) ayant entraîné la fonte des hydrates de méthane, un gaz qui une fois relâché, aurait augmenté la temperature de au moins 5 degrés celsius.


L'Oligocène (33,9Ma – 23,3Ma)

Le début de l’Oligocène est marquée par un refroidissement général, une aridité croissante et le développement des habitats ouverts de type savane au dépens des milieux forestiers. Ces modifications de l’environnement affectent directement les faunes, particulièrement dans l’hémisphère Nord. L’Europe connait elle une extinction massive et un flux d’animaux d’origine asiatique. S’en suit une radiation évolutive comme par exemple celles de la mégafaune d’herbivores mammifères brouteurs des périssodactyles et artiodactyles. Les reptiles restent abondant, les serpents et les lézards se diversifient mais les Choristodera disparaissent, peut être à cause du climat.

L’Amérique du sud, isolée des autres continents, développe une faune très particulière, tandis que l’on ne trouve en Australie aucun fossile terrestre. La faune marine évolue et les vertébrés deviennent prééminents. Les cétacés dentés apparaissent ainsi que les Carcharhinidae (requins). A l’Oligocène inférieur pratiquement toutes les familles de mammifères modernes sont établies.

Les Angiospermes ont continué leur expansion. De nombreuses forêts tropicales et inter-tropicales ont été remplacées par des forêts tempérées d’arbres à feuilles caduques. Les graminées s’étendent depuis les berges des rivières et des lacs mais sans encore former des savanes .Les plaines ouvertes et les déserts deviennent plus fréquents. En Amérique du Nord, des espèces subtropicale dominent avec des anacardiers, des Litchi, des hêtres et des pins. Les légumineuses, joncs et fougères ont continué à se diversifier.

Posté par Silverside le 06.04.08 à 01:30 - Commentaires (0) - Le Phanérozoïque

Le Cénozoïque (II) : Le Néogène (23,3Ma - aujourd'hui)

Le climat s'est sensiblement refroidi durant cette période ; cette tendance culmine pendant les glaciations du Pléistocène.

Formation

Étendue des calottes et inlandsis de l'hémisphère nord lors du dernier maximum glaciaire


Le Miocène (23,3Ma – 5,3Ma)

Les continents ont poursuivi leur mise en place. La principale différence avec la géographie actuelle est la séparation de l’Amérique du Nord avec l’Amérique du Sud. L’Amérique du Sud se rapproche de la zone de subduction ouest de l’océan Pacifique provoquant l’élévation de la cordillère des Andes et l’extension vers le sud de la péninsule mésoaméricaine. Les montagnes jeunes du nord-ouest de l’Amérique et en Europe ont continué leur formation. Les dépôts datant du miocène sont communs partout dans le monde. Les affleurements marins se retrouvent dans des zones proches des côtes modernes. La plaque indienne continue sa collision avec l’Asie, l’Himalaya continue son élévation, processus encore en cours de nos jours. La mer Téthys finit de disparaître pour laisser la place à la Méditerranée, vers la fin du Miocène le détroit de Gibraltar se ferme et la Méditerranée s’assèche, épisode qui marque la crise de salinité messinienne. Cet épisode se termine au début du Pliocène par l’ouverture du détroit de Gibraltar.

Le climat devient plus sec durant le Miocène, la température baisse et l’humidité de l’air diminue, l’Australie devient semi-aride. Plus de 100 espèces d’hominidés existe durant le Miocène. C’est durant cette période que la lignée humaine et la lignée des chimpanzés et autre grands singes se séparent.


Le Pliocène (5,3Ma – 1,8Ma)

Les forêts tropicales continuent à se réduire et n’occupent plus qu’une étroite bande autour de l’équateur, laissant la place à des savanes, les graminées conquiert tout les continents. Les forêts tempérées d'arbres à feuilles caduques s’étendent aux latitudes moyennes. Les conifères et la Toundra couvrent les latitudes élevées de l’hémisphère nord, l’Antarctique devient un désert glacé.

  1. En Amérique du Nord, les rongeurs, de grands mastodontes et Gomphotherium, et des opossums continuent à être communs tandis que les ongulés déclinent tel les chameaux, cerfs et chevaux. Les rhinocéros, tapirs et Chalicothère s’éteignent. Les familles de carnivores se diversifient, mustela, chiens, ours, canidés. Des paresseux vivant au sol, des Glyptodons et des tatous émigrent vers le nord en traversant l’isthme de Panamá.

  2. En Eurasie, les rongeurs prospèrent tandis que la distribution des primates diminuent. En Asie les éléphants, stégodon et gomphotherium sont nombreux et les Hyracoidea émigrent d’Afrique vers le nord. La diversité des équidés diminuent, les tapirs et les rhinocéros se comportent plutôt bien. Les bovidés et antilopes s’étendent, des espèces de chameau émigrent depuis l’Amérique du Nord. Les hyènes et les tigres à dents de sabre apparaissent.

  3. L’Afrique est dominé par les ongulés, les primates continuent leur évolution, les premiers hommes apparaissent pendant le Gélasien. Les rongeurs sont prospères, la population des éléphants augmente. Le nombre d’espèces de bovidés augmente et devient supérieur à celle des porcins. Les premières girafes apparaissent, les premiers chameaux émigrent via l’Asie depuis l’Amérique du Nord. Les ursidés, canidés et mustélidés, eux aussi originaires d’Amérique du Nord, se joignent aux félidés, hyènes et civettes d’Afrique, forçant les hyènes à se spécialiser en nécrophage.

  4. Le grand échange inter-américain permet aux espèces nord-américaines de se mélanger avec celle de l’Amérique du Sud pour la première fois depuis le Crétacé, les rongeurs et primates nord-américains ainsi que des mustélidés et des coatis émigrent vers le sud. Les litopternes et les Notoungulata déjà présent continuent à prospérer tout comme les glyptodons, des paresseux et des tatous

  5. En Australie les marsupiaux restent dominant, ceux ci inclus des wombats et des Kangourous. Leurs principaux prédateurs sont des Dasyuromorphia, Thylacinidae et Thylacoleo. Les ornithorynques apparaissent.


Le Pléistocène (1,8Ma - 11430a)

Il couvre la plupart des récentes glaciations incluant le Dryas récent qui interrompit momentanément la dernière déglaciation.

Le climat est caractérisé par des cycles de glaciation pendant lesquels des glaciers continentaux sont descendu jusqu'au 40e parallèle. Lors de l'extension maximale des glaces, 30 % de la surface de la Terre est couverte par les glaces. Le permafrost s'étend de la limite des glaces à plusieurs centaines de km plus au sud. La température annuelle à la limite des glaces est de -6° C et de 0° C à la limite du permafrost. Les effets des glaciations sont globaux.

  1. Dans l'hémisphère sud, l'Antarctique est couverte par les glaces durant tout le Pléistocène ainsi que pendant le Pliocène précédent. Le sud de la Cordillère des Andes est couvert par le glacier de Patagonie, il existe des glaciers en Nouvelle-Zélande et Tasmanie, les glaciers du Mont Kenya, du Kilimandjaro et du Rwenzori dont il ne reste plus rien ou seulement des traces étaient très étendus. Les montagnes éthiopiennes et la chaîne de l'Atlas comportent aussi des glaciers.

  2. Dans l'hémisphère nord de nombreux glaciers fusionnent pour former des glaciers continentaux. L'inlandsis scandinave s'étend jusqu'en Grande-Bretagne. Deux inlandsis couvrent une partie de l'Amérique du Nord. Les glaciers alpins descendent jusqu'à Lyon. Les avancées glaciaires produisent des glaciers continentaux d'une épaisseur de 1 500 à 3 000 mètres. Le volume de glace emprisonné est la cause de la chute du niveau de la mer de 100 m ou plus. Pendant les périodes interglaciaire les côtes noyées par la remonté des eaux sont fréquentes, cette remontée des eaux est mitigé dans certaines région par le rebond isostatique du plateau continentale.

Lors de la dernière période interglaciaire de grand lacs se forment en Amérique du Nord, le lac Bonneville, qui disparaît par évaporation et dont il ne reste de nos jours que des vestiges, se forme il y a 32 000 ans. Le Lac Agassiz de formation plus récente, 13 000 ans, qui couvre plus de 400 000 km², se vide périodiquement vers le Golfe du Mexique ou la Baie d'Hudson, les apports en eau douce froide vers l'Atlantique Nord ont un impact sur le climat européen.

Lors d'une période glaciaire, les phénomènes suivant se produisent suite au refroidissement climatique :

  1. formation d'inlandsis : des inlandsis s'installent progressivement sur les zones continentales des hautes latitudes, avec une épaisseur maximale de l'ordre de 3 km, et fluent vers leurs marges.

  2. baisse du niveau de la mer (glacio-eustasie) : le stockage de glace sur les continents provoque la baisse du niveau des océans (de l'ordre de 120 m pour le dernier Glaciaire) et provoque l'émersion d'une partie des plateaux continentaux.

  3. mouvements tectoniques verticaux (glacio-isostasie) : sous le poids de la glace, des mouvements tectoniques verticaux affectent les zones englacées et leur marges (enfoncement lors de la glaciation, soulèvement ou rebond lors de la déglaciation).

  4. modification de la circulation océanique : la circulation océanique mondiale est complètement transformée (avec des influences réciproques, complexes et méconnues dans le détail, sur le climat).

Les causes des glaciations ont été l'objet de nombreux débats, depuis que le phénomène a été clairement identifié au XIXe siècle. Les théories modernes retiennent souvent une relation avec les oscillations périodiques de l'orbite de la Terre (cf. les paramètres de Milankovi?), associée à des variations hypothétiques et périodiques dans le rayonnement solaire ou les effets d'un déplacement d'importantes masses continentales vers les régions polaires.

Posté par Silverside le 06.04.08 à 01:34 - Commentaires (0) - Le Phanérozoïque

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