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Gandhi (Mohandas Karamchand) (1869-1948 )

[ Plus connu sous le nom de « Mahatma Gandhi » ou « grande âme », le leader nationaliste prend la tête de la lutte pour l’indépendance de l’Inde, en prônant la non-violente et la tolérance religieuse. Mais le 30 janvier 1948, il fut assassiné par un fanatique hindou hostile à la paix.
Le nom et le visage de ce grand précurseur de la non-violence, sont devenus familiers chez les occidentaux et, cependant, sa pensée et son action restent encore méconnues.

extrait_video  [ Arrivée à Marseille du Mahatma Gandhi - Les actualités françaises - 14sec - © Ina ]

"Je ne suis ni un saint, ni un homme politique, écrivait Gandhi, je suis un homme qui fait des expériences".

Naissance d’un grand pacifiste
Gandhi est né en 1869 à Porbandar, petit port de la presqu'île de Kathiawar dans l’état actuel du Gujerat, une région du Nord-Ouest de l'Inde. Son père, Premier ministre de la minuscule principauté, est un notable appartenant à la caste intermédiaire des marchands – d’où l’origine de son nom : Gandhi signifie «épicier». Enfant, sa mère lui inculque les valeurs hindouistes. Mais il apprend aussi à connaître les autres religions et la tolérance à leur égard. C'est sans doute pendant cette période que se forgent les convictions morales de Gandhi. Le jeune Mohandas est également influencé par le Jaïnisme*. Très répandue au Gujerat, cette religion dérivée de l'hindouisme professe la non-violence radicale, l'ahimsa, qui conduit à la préservation de toute vie humaine et animale ; elle sera durant toute sa vie la grande source d'inspiration de Gandhi.
Conformément aux coutumes de sa caste, sa famille le marie à 14 ans avec Kasturbai, qui restera son épouse toute sa vie. Mais le jeune Mohandas est convaincu qu'il ne suivra pas les traditions respectées par les castes en Inde. Ainsi, il décide de goûter au mode de vie britannique. Gandhi embarque en effet à l’âge de dix-neuf ans, pour l'Angleterre en laissant femme et enfant pour y faire ses études de droit. Puis il s'inscrit au barreau de Londres en 1891. Le jeune Hindou découvre à l’occasion de son passage à Londres la culture occidentale : il apprécie les vêtements élégants, apprend la danse, le violon, le français, et pratique également – selon le vœu qu'il a prononcé devant sa mère – le végétarisme et la chasteté. Ses références littéraires et philosophiques sont le Nouveau Testament, la Bhagavad-Gita (l'un des principaux textes sacrés de l'Inde, à la fois guide de sagesse et récit cosmologique), ou encore des spiritualistes occidentaux comme Ruskin et Tolstoï.
extrait_video  [ Gandhi confère avec le chef de la ligue musulmane - Les actualités françaises - 01/01/1945 - 38sec - © Ina ]
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Premières protestations, premier succès
De retour en Inde, en 1891, après avoir été admis au barreau britannique, Gandhi tentera d'établir une pratique en matière de loi à Bombay, avec peu de succès. Deux années plus tard, le jeune avocat est appelé en Afrique du Sud, colonie de l’Empire Britannique, où des milliers d’Indiens travaillent contractuellement. Une société indienne ayant des intérêts en Afrique du Sud l'embauche à Durban en effet en tant que conseiller juridique. Il y est confronté très vite à l'injustice et à la discrimination raciale qu'exercent les maîtres blancs – Britanniques et Boers – à l'encontre des Noirs et des Indiens. Violemment expulsé d'un train, alors qu'il a payé son billet de première classe, il s'insurge. Premières protestations, premier succès : il obtient bientôt que les Indiens proprement vêtus aient le droit de voyager en première classe. C’est alors qu’il entreprend une lutte pour les droits fondamentaux des Indiens.
En 1894, le gouvernement du Natal refuse aux Indiens le droit d'élire les membres du Corps législatif; Gandhi rassemble 10.000 signatures au bas d'une pétition et fonde le Congrès indien du Natal. Dans la ferme collective – la ferme Tolstoï – qu'il fonde près de Durban au début du siècle, il impose l'ascétisme et le jeûne. Rompant avec les pratiques orthodoxes de l'hindouisme, il se coupe les cheveux lui-même, nettoie ses latrines – travaux strictement réservés aux intouchables – et oblige son entourage à faire de même. Puis, en 1906, alors qu'il n'est âgé que de trente-sept ans, il renonce à jamais aux relations sexuelles, afin de canaliser son énergie vers les combats spirituels : c'est le «grand renoncement», ou brahmaçarya.
extrait_video  [ Massacre de la population musulmane en Inde - Les actualités françaises - 25/09/1947 - 1min 43sec - © Ina ]
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Le Mahatma Gandhi devient un leader dans cette lutte complexe
Symbole de la non-violence et du respect de l’autre, concepts empruntés à la religion jaïn, Gandhi organise de grands mouvements pacifiques de désobéissance civile, culminant en 1913 avec la grève des mineurs et la marche des femmes indiennes. En acceptant publiquement de la part de l'adversaire d’aller en prison, de lui montrer qu'il participe à l'injustice, il amène les « occupants » à réviser leur point de vue. L’action « la satyagraha » ou «force de la vérité» est né. Ainsi le général Smuts, Boer finit par signer en juin 1914, après des années de lutte, un compromis avec Gandhi : les mariages non chrétiens redeviennent légaux, la taxe de trois livres (six mois de salaire) imposée aux indiens qui voulaient devenir des travailleurs libres est abolie.
À son retour dans son pays en 1914, après vingt années passées en Afrique, Gandhi est déjà très populaire. Mais surtout, il renoue avec l'Inde profonde des villages. Sa première grande cause est la défense des paysans déshérités du Bihar (à la frontière du Népal), métayers obligés de cultiver l'indigotier pour le seul bénéfice des planteurs britanniques. Entouré de jeunes intellectuels, Gandhi parcourt les villages, suscite l'enthousiasme des foules et affole les Britanniques. Puis le Mahatma (surnom signifiant «Grande Âme») se rend à Ahmadabad pour défendre les ouvriers du textile et inaugure le jeûne politique mené jusqu'à satisfaction des revendications. BR> En 1920, comme le gouvernement britannique ne sévissait pas, Gandhi a organisé une campagne de non-coopération. En Inde, des rues ont été bloquées par des Indiens, accroupis, refusant de se relever même lorsque frappés par la police. Gandhi fut arrêté. Mais les Anglais ont vite été forcés de le libérer.
Gandhi devient vite le symbole international de l'Inde libre. Il mène une vie spirituelle et ascétique partagée entre le jeûne et la méditation. Son union avec son épouse était, comme lui-même le mentionnait, semblable à celle d’un frère et d’une sœur. Refusant les biens matériels, il a porté le pagne et le châle de l'Indien modeste et se nourrissait de légumes, de jus de fruit et du lait de chèvre. Les Indiens l’ont élevé au rang de saint et ont commencé à l'appeler Mahatma (Sanskrit, " grande âme "), un titre réservé aux plus grands sages.
extrait_video  [ Population indienne - Les actualités françaises - 1947 - 42sec - © Ina ]
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L’artisan de la non-violence
Par la pratique de la non-violence, « l’Ahimsa », Gandhi soutient que la Grande-Bretagne considère elle aussi la violence inutile et quittera l'Inde un jour ou l’autre. En 1944, la lutte indienne pour l'indépendance se termine car le gouvernement britannique accepte l'indépendance à condition que les deux groupes nationalistes contractuels, la ligue musulmane et le parti du Congrès, règlent leurs différends. De toute ses forces, Gandhi s’oppose fermement à la séparation de l'Inde mais dû finalement acquiescer, dans l'espoir d’une paix intérieure après que la demande musulmane de la séparation soit satisfaite. En effet, en 1946, la discussion devient impossible : Jinnah refuse de participer au gouvernement intérimaire dirigé par Nehru et lance une journée d’action directe, le 16 août 1946, qui se solde par 5.000 morts à Calcutta. A soixante-quinze ans, Gandhi reprend son bâton de pèlerin en allant une fois habiter chez les Hindous et une autre fois chez les Musulmans. Il récite la Bible, le Coran, la Bhagavad-Gita. Malgré ses efforts, le lord Mountbatten, annonce la partition de l’Empire en deux dominions. L'Inde et le Pakistan deviennent des états séparés quand les Anglais accordent à l'Inde son indépendance en 1947. La plus grande exode de tous les temps commence, avec 12 millions de réfugiés : Musulmans quittant l’Inde pour rejoindre le Pakistan, Hindous et Sikhs empruntant le chemin inverse. Des atrocités sont commises de part et d’autre, et le bilan est abominable : entre 1 et 2 millions de morts !
C’est alors que le Mahatma décide d’entamer une « grève de la faim », pour éviter le pire à Calcutta, la plus explosive des métropoles. Il réussit, des tueurs des deux bords, hindous et Musulmans, viennent en pleurant déposer leurs armes à ses pieds. Mais parmi ses frères les plus proches, les Hindous, pour qui les critiques sont très vives, certains ne lui pardonneront pas son engagement pour la paix : Un extrémiste Hindou le tue de trois balles lors d’une prière publique. –
Deux millions d’Indiens assisteront dans la douleur à ses funérailles.
extrait_video  [ Gandhi et l'union indienne - Les actualités françaises - 30/12/1948 - 30sec - © Ina ]
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