imprimer   08.01.2009 
N°. 28AgendaEditoDossierPolitiqueEconomieCultureCinémaVie pratiqueUllilustAnnoncesInserenten/AnnonceursDie GazetteLa dernièreSUPPLEMENT OFAJEdition actuelleArchivesNos archivesChronique historiqueServicesAgoraCréez votre blog!!!Le Salon françaisPetites annoncesInfolettrePublicité / WerbungQui sommes-nous ?Wer sind wir ?Who are we ?KTO мы ?Kim jesteśmy ?Revue de PresseRéférencementAbonnementLiens / LinksPresse francophoneContactImpressum





Au lendemain de la guerre, la dénazification se traduit par des interdictions massives : démantèlement du parti nazi, interdiction des photos du Führer, du salut et du chant nazi, mais aussi de tous les symboles du régime, dont le principal, la croix gammée. Arborer les symboles fascistes est dès lors passible de poursuites, selon l’article 86 du code de droit pénal allemand.

 

En 1946, tandis que le procès de Nuremberg condamne les plus hauts responsables du régime, la majorité des industriels ainsi que la population, ne sont pas inquiétés.

 

Cette dénazification sommaire n’affaiblit pas les aspirations extrémistes. Dès 1953, le SRP, (Sozialistische Reichspartei) qui se présente comme successeur officiel du NSDAP, est interdit.

 

Dix ans plus tard, l’actuel parti d’extrême-droite, le NPD* (Nationaldemokratische Partei Deutschland), fait son entrée dans le paysage démocratique.

Malgré des propos racistes très tendancieux et des aspirations à flirter avec les néo-nazis, le parti gagne de la vigueur et jouit du droit de manifestation, au nom de la loi sur les réunions.

 

Seuls bémols : l’interdiction de défiler en uniforme et, depuis 2005, celle d’approcher les lieux historiques symboliques, tels que la porte de Brandebourg ou les lieux de mémoire pour les victimes des crimes contre l’humanité.

 

D’où le spectacle navrant de convois de néo-nazis protégés des anti-manifestants par des barrières policières.

De fait, la tentation de faire interdire un parti qui se revendique des pages les plus sombres de l’histoire est grande.

 

En 2003, la demande du ministre de l’Intérieur Otto Schily est classée sans suite : les preuves du caractère anticonstitutionnel du parti sont rapportées par des indicateurs infiltrés par les renseignements généraux. L’échec apporte de l’eau au moulin du parti. Et son président, Udo Voigt, de remercier non sans cynisme le ministre pour le coup de pub apporté par l’opération.  Aux élections de 2004, le parti fête son entrée au parlement.

 

L’Europe ne parvient pas à s’entendre

 

Aujourd’hui, l’Europe ne parvient pas à légiférer sur la question. En janvier 2007, une loi prévoyant l’interdiction des symboles nazis a été rejetée. Motif invoqué : le refus de la communauté hindoue britannique pour qui la Swastika est un symbole de paix depuis 5000 ans.

De fait, seule l’incitation à la haine raciale et à la xénophobie sont passibles des mêmes sanctions parmi les 27 Etats membres, allant de 1 à 3 ans de prison.

En revanche, le négationnisme n’est poursuivi qu’en France, en Allemagne et en Autriche.

Quant aux symboles, chaque Etat est libre d’appliquer ses propres lois.

A l’ère virtuelle, ce non-alignement mène à des situations absurdes : les néo-nazis peuvent importer librement du Danemark des T-shirts imprimés d’une croix gammée. Ou les insignes du parti nazi américain, totalement légal outre-Atlantique…

 

Quand bien même les interdictions seraient votées, rien ne dit qu’elles auraient raison des sentiments racistes. Au contraire.

 

 Caroline du Bled

 

*En 2006, le NPD compte 7000 membres. Il obtient 9,4% des voix en septembre 2004 en Saxe soit 8 sièges de députés, et 6 en Mecklembourg-poméranie occidentale en 2006.

 


pas encore de commentaire

 

Ins Gästebuch eintragen

 

Image CAPTCHA pour prévenir l'utilisation abusive
 
 



La Gazette N°. 33 en vente dans les kiosques ... La Gazette N°. 33 en vente dans les kiosques ... La Gazette N°. 33 en vente dans les kiosques ... La Gazette N°. 33 en vente dans les kiosques ...


Prix d'honneur Louise Weiss du journalisme européen.

Rettet RFI auf Deutsch!


NOUVEAU: Abonnez-vous au flux RSS!







Google
Web La Gazette


LEO - Dictionnaire