La crise financière pourrait coûter 3600 milliards $US

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AFP
Édition du vendredi 23 janvier 2009

Mots clés : banques, Roubini, Crise économique, États-Unis (pays)

Washington -- Le coût de la crise financière pour les banques de la planète pourrait s'élever à 3600 milliards $US, en cumulant pertes et dépréciations d'actifs, selon une étude publiée hier par l'économiste Nouriel Roubini.

Pour M. Roubini, un des premiers à avoir prédit la déconfiture du système financier, les pertes seraient donc bien supérieures à ce que les banques ont jusqu'à présent reconnu (1000 milliards). Surnommé «Dr. Catastrophe» pour son pessimisme, M. Roubini, qui avait prédit dès 2006 la crise du marché immobilier et son effondrement, estime que le système bancaire américain est «à la limite de l'insolvabilité».

Dans une étude publiée avec l'analyste Elisa Parisi-Capone sur son blog RGE Monitor, M. Roubini, professeur à l'Université de New York, estime que les banques mondiales vont perdre au total 1600 milliards sur 12 370 milliards $US de prêts non garantis. Sur ce total, les banques et maison de courtages américaines perdraient à elles seules 1100 milliards.

Les banques vont également devoir passer des dépréciations d'un montant de 2000 milliards sur des actifs financiers actuellement estimés à 10 840 milliards, ajoutent les deux économistes. Pour le système bancaire américain, l'effort demandé serait là de 600 à 700 milliards.

Au total, les banques américaines supporteraient à elles seules la moitié du coût global de la crise de 3600 milliards, estime M. Roubini.

Vu que le total des actifs des banques américaines est de 1840 milliards après la recapitalisation dont elles ont bénéficié de l'État, le système bancaire des États-Unis «est à la limite de l'insolvabilité si nos prévisions de pertes se matérialisent», écrivent les deux économistes. Ils plaident en conséquence pour que les banques américaines soient de nouveau recapitalisées, de 1000 à 1400 milliards, par des capitaux publics ou privés.


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