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Robert Ménard monte au Front

Le Monde | • Mis à jour le | Par

En 1985, le journaliste créait Reporters sans frontières. Trente ans plus tard, il se présente à la mairie de Béziers avec l'appui du Front national. Comment cet ancien défenseur des libertés en est-il arrivé à prôner la préférence nationale ? Un parcours tortueux qu'il est le seul à trouver cohérent, au nom de la lutte contre une prétendue "bien-pensance".

Robert Ménard dans son bureau, au sein de son QG de campagne, à Béziers. Avec 35% des intentions de vote au premier tour, il se place à un seul point derrière le candidat UMP.

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C'est un petit matin pâle comme un autre, à Béziers. Le marché de La Devèze, le quartier réputé le plus "chaud" de la ville, s'ébroue mollement dans les frimas de novembre. Entre les étals de fripes et de légumes, les mines sont aussi grises que les HLM de cette cité pas vraiment radieuse. S'il existait un palmarès des villes les plus grognonnes de France, Béziers serait pour une fois tout en haut du classement. Car pour le reste, elle s'est habituée au bas des palmarès : dans la deuxième agglomération de l'Hérault, le chômage atteint 16,2 % et un habitant sur six touche le RSA. Ces chiffres, Robert Ménard les connaît par coeur. Cette sinistrose est son terreau.

Ce matin-là, sur le marché, il est arrivé dès potron-minet pour distribuer ses tracts. "Vous habitez Béziers, que pensez-vous de la ville ?", lance-t-il à un vendeur trentenaire d'origine maghrébine, prénommé Adil. "Je suis arrivé il y a cinq mois et je ne vais pas vous mentir : c'est arriéré, ici. Le centre, c'est un ghetto, j'ai jamais vu ça ! Et puis, franchement, il y a beaucoup d'alcooliques." Le candidat à la mairie de Béziers boit du petit-lait, il écoute, abonde, cajole : "Je veux changer les choses. C'est pour ça que je me présente." Et d'ajouter, en version proprette du classique "tous pourris !" : "Je ne suis pas un politicien, vous pouvez me croire !" C'est son slogan.

Avec Adil, le courant passe. Ils échangent sur l'"insécurité", le "chômage", la "saleté". Puis Robert Ménard repart. On s'attarde quelques secondes, pour demander au vendeur s'il sait que le candidat porte la casaque FN. Il l'ignorait. Mais il n'en a cure. "Après tout, peu importe, il faut bien un tour de vis, non ? Il y a une petite minorité qui emmerde tout le monde." Le candidat, revenu sur ses pas, moque notre étonnement de "Parisien". Cette fois, Robert Ménard jubile. Il tient sa grande démonstration. "Vous voyez, l'étiquette FN ne gêne plus personne. C'est même devenu un atout !"

"Ici, les gens ne se sentent plus chez eux." Dans les rues de Béziers, Robert Ménard et Adil Choukri, membre de son équipe, parlent sans scrupule d'une identité française menacée.

Lui, en tout cas, n'est pas encombré par le doute. Il tient à une nuance cosmétique, mais affirme n'avoir "aucun état d'âme" à porter les couleurs bleu-blanc-rouge de la PME florissante des Le Pen : "Je n'ai pas la carte et je ne la prendrai jamais, pas plus que celle d'un autre parti. Cela dit, je suis d'accord avec 80 % de leurs idées, notamment celles sur l'immigration." Dans sa jeunesse, Robert Ménard se vantait d'être "révolutionnaire" et voulait "changer le monde". Aujourd'hui, il se plaît à dire qu'il est "réactionnaire", endosse sans ciller la "préférence nationale", et propose d'"armer les policiers municipaux". Les temps ont-ils à ce point changé ?

LE POLÉMISTE "RÉAC" DEVENU AUTEUR DU LIVRE "VIVE LE PEN!"

Comment celui qui a dirigé l'ONG Reporters sans frontières (RSF), de 1985 à 2008, a-t-il pu devenir le nouveau porte-flambeau de la stratégie de "dédiabolisation" du Front national ? La plupart de ses anciens amis de l'époque RSF, sidérés, se posent encore la question devant ce qu'ils considèrent comme un "naufrage". Les uns évoquent son tempérament "excessif". Les autres dissertent sur les méfaits de l'"air du temps". Un vilain vent soufflant vers la droite de la droite, qui emporte avec lui un "type fonctionnant à l'instinct plus qu'un intellectuel", qui peut ainsi "continuer à se croire à l'avant-garde".

Après son départ de RSF, ils se sont étonnés de voir leur "ami" se faire une place sur les plateaux de RTL, iTélé, Sud Radio, dans un rôle de polémiste à la verve de plus en plus "réac". Mais bon, il fallait bien vivre et le créneau, à la mode, était moins occupé qu'aujourd'hui... Lorsqu'il s'est mis à défendre l'humoriste Dieudonné dans sa dérive antisémite ou le néo-nazi Vincent Reynouard, sur le raisonnement du "je ne partage pas leurs idées, mais tout le monde a le droit de s'exprimer", ils se sont dit qu'il abusait. Quand leur ex-patron s'est mis à répéter qu'une censure, en France, s'exerce contre l'extrême droite, dans un pays où "presque tous les journalistes sont de gauche", ils ont avalé de travers.

Lorsqu'il a signé en 2011, avec sa femme Emmanuelle Duverger, un livre au titre évocateur - Vive Le Pen ! (éd. Mordicus) - pour défendre cette thèse, ils se sont franchement étranglés. Mais les plus indulgents trouvaient encore matière à comprendre, à défaut d'approuver. "Jusqu'à cet engagement politique avec le FN, son raisonnement, jusqu'à l'extrême, était toujours sous-tendu par la même chose, son grand credo, la liberté d'expression. Là, ce n'est plus possible", estime Jean-François Julliard, aujourd'hui à la tête de Greenpeace France, à qui Robert Ménard a confié les rênes de RSF à son départ.

"JE DIS OUVERTEMENT DES CHOSES QUE JE PENSAIS, SANS OSER"

L'intéressé, lui, s'amuse du désarroi de ses anciens collègues - "Qu'auraient dit ces beaux esprits, si j'avais été soutenu par les communistes ? Absolument rien" - et se félicite de tant d'attention - "On parle de Béziers, tant mieux, c'est la raison de ma candidature". Son parcours politique, il préfère l'écrire comme l'histoire d'une "maturation". "Peut-être est-ce ça, devenir adulte ? Je dis ouvertement des choses que je pensais sans oser les dire ou me les avouer." Le nouveau Ménard, libéré du "surmoi" de la "bien-pensance" - qu'il "vomit", comme "les tièdes" -, franchit désormais toutes les frontières au galop.

En 2007, l'ex-homme de gauche a voté au premier tour pour François Bayrou, au second pour Nicolas Sarkozy. En 2012, il a choisi le souverainiste de droite Nicolas Dupont-Aignan, qui le soutient aussi à Béziers, puis Nicolas Sarkozy. Il dit aujourd'hui tout le "respect" qu'il a pour "Jean-Marie et Marine Le Pen". "Les digues, les lignes rouges ? Mais tout cela n'existe pas ! C'est un vocabulaire de politiciens et de journalistes." Il vilipende les "idéologies", au nom du souverain "bons sens". Et qu'affirme-t-il, le "bon sens" ? Cela, par exemple, face à un nougat glacé : «Tenez, vous allez être content. Je vais vous dire une horreur. Ici, les gens ne se sentent plus chez eux."

Sur son blog, récemment, il avait déjà développé cette idée. Les immeubles du centre-ville de Béziers, y écrit-il, sont "occupés par les pauvres, les Maghrébins et les Gitans". Le nouveau Ménard sait toutefois se prévaloir, lorsqu'il le faut, de l'ancien, qui souffrait dans sa gangue : "Comment voulez-vous que quiconque puisse penser que je suis raciste ? Il faut rester sérieux. Regardez mon parcours. Je veux pouvoir dire qu'il y a un souci avec l'immigration et l'islam sans que l'on me brandisse la xénophobie, comme je veux pouvoir être contre le mariage gay sans être accusé d'être homophobe."

FIER D'AVOIR ÉTÉ DE TOUTES LES MANIF POUR TOUS

Cette rhétorique pourrait prêter à sourire si elle ne faisait florès. Robert Ménard ressemble à une part croissante de la France qui se raidit, analyse le "déclin" au prisme d'une "identité" menacée, et lui ouvre la porte avec bienveillance lorsqu'il sillonne les cages d'escalier. "Robert Ménard prétend lutter contre la pensée unique, mais c'est lui, la nouvelle pensée unique", s'alarme son adversaire socialiste à Béziers, Jean-Michel du Plaa.

Robert Ménard, dans son bureau au sein de son QG de campagne, à Béziers.

Le "bon sens" façon Ménard prospère aussi, paradoxalement, dans un grand fatras idéologique, au sein des Français d'origine immigrée. "Il y a des gens issus de l'immigration qui ne veulent pas habiter dans certains quartiers, parce qu'il y a trop d'immigrés. Il y a des musulmans, tendance intégriste, qui inscrivent leurs enfants dans l'enseignement privé catholique, pour la même raison. Et le mariage gay a aussi braqué de nombreux musulmans", décrit Jean-Michel du Plaa. Robert Ménard est fier d'avoir été de tous les défilés de la Manif pour tous.

Le premier sondage publié mi-novembre sur la campagne biterroise montre que Robert Ménard creuse son sillon. Les intentions de vote au premier tour ne le placent qu'un tout petit point derrière le favori, l'UMP Elie Aboud (35 % contre 36 %). Le PS est loin derrière, à 19 %. Au second tour, le candidat du FN reste toutefois 9 points derrière celui de l'UMP. Mais Elie Aboud se garde bien de pavoiser, conscient de la menace : "Un bon candidat est un candidat inquiet."

UN PÈRE À L'OAS, RAPATRIÉ EN FRANCE EN 1962

Et si, pour partir à la recherche du mystère de la mue de Robert Ménard, il fallait passer par la case départ, de l'autre côté de la Méditerranée ? C'est à Oran, en 1953, sur les rives de l'Algérie française, qu'est né le polémiste. Une enfance "heureuse", pleine de souvenirs de "pique-niques à la plage". Chez les Ménard, l'indépendance ne fut pas une fête. Ancien militant communiste, son père s'est enrôlé dans les rangs de l'Organisation armée secrète (OAS) pour défendre son petit coin de paradis. Puis la famille a été contrainte de plier bagage. Le jeune Robert, 9 ans, débarque alors dans le petit village de Brusque, dans l'Aveyron. Sa famille s'installe dans une petite maison, à côté d'un camp de rapatriés qui faisaient chaque matin le salut au drapeau. "Là-bas, j'ai découvert le froid. L'hiver 1962 a été le pire du siècle."

Il éprouve, aussi, un racisme qu'il estime particulièrement injuste : "Se faire traiter de sale Arabe, c'est dur à entendre, quand vous avez été viré de ce que vous estimiez être votre pays par des Arabes." Ses parents, entre deux petits boulots, broient du noir, perdus dans le brouillard de leur nostalgie. "Ma mère ne cessait de répéter que le paradis était derrière nous." Son père, lui, se réfugie dans une crise de mysticisme. C'est l'époque où le jeune Robert rêve du grand séminaire. "Je voulais être curé." Mais l'appel de l'Eglise ne dure qu'un temps. L'air de 1968 passe par là et il se découvre des sympathies anarchistes.

De la nostalgie familiale, il dit ne pas avoir gardé un bon souvenir : "J'en ai beaucoup souffert." N'est-il pas en train de se réconcilier avec ce passé douloureux ? "Peut-être. Si je vous dis non, vous penserez que je suis dans le déni. Si je dis oui, ce sera sans nuance. Les choses sont compliquées. Mon père était à l'OAS, mais il n'a jamais été d'extrême droite. Il est mort en 1980, mais il aurait adoré voir l'élection de Mitterrand." Papa serait-il fier, aujourd'hui, de son rejeton ? ça, Robert Ménard en est sûr. "Il prônait l'engagement, au risque de se tromper."

"IL EST PEUT-ÊTRE SINCÈRE DANS SA DÉMAGOGIE"

Pour expliquer le parcours de Robert Ménard, faut-il aller puiser, aussi, dans les ressorts du caractère ? "C'est un type passionné, pas forcément toujours rationnel, qui a un besoin profond de reconnaissance", pointe Rémy Loury, l'un des pères fondateurs de RSF. Avant de créer l'ONG, le bouillant Ménard, après son flirt anarchiste, va humer l'air de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), puis du PS.

Il vient au journalisme "par militantisme". A l'heure des radios libres, il crée à Béziers Radio Pomarède, avant de se faire embaucher à Montpellier par Radio France Hérault. Il s'y taille une réputation d'intervieweur pitbull. RSF naît à cette époque, en 1985, sur un coin de table. Au départ, il s'agissait d'un simple rassemblement de journalistes, pour promouvoir le grand reportage. Sous l'impulsion de Robert Ménard, qui est bluffé par la vogue de l'humanitaire, cela devient une ONG florissante de défense de la liberté de la presse. Le président de Médecins sans frontières (MSF), Rony Brauman, contacté par le journaliste, se lance avec lui dans l'aventure.

Au QG de campagne de Robert Ménard, à Béziers.

En 1995, il est le premier à quitter bruyamment le navire. "J'ai vu l'autre Ménard, le petit tyran domestique, sortir de sa chrysalide. Il a un ego exagérément enflé, qui le pousse à être excessif. Je fais partie des gens qui pensent que l'on a souvent les convictions philosophiques, politiques, de son caractère", raconte-t-il aujourd'hui. Le "ménardisme" n'est-il pas, aussi, la victoire de l'émotion sur la raison ? "Il est peut-être sincère dans sa démagogie, poursuit Rony Brauman. C'est le plus dégoûtant. Pour lui, les sentiments, les pulsions ont droit de cité. Comme si la pensée n'avait pas besoin d'être remaniée, qu'elle pouvait être éructée sans distanciation."

Ainsi Robert Ménard, aime commencer ses raisonnements par "Si cela arrivait à ma fille". Une façon de voir qui peut permettre de justifier la peine de mort ou la torture, dans "certains cas". Emmanuelle Duverger, sa femme, balaie, au nom du coeur, les arguments de Rony Brauman. "Je le plains, il vit froidement. Ce n'est pas un être humain. C'est un raisonnement strictement intellectuel." Le compassionnel comme viatique : n'est-ce pas, aussi, une tendance lourde ?

AU CÔTÉ D'ERIC ZEMMOUR, ERIC BRUNET OU ELISABETH LÉVY

Pour beaucoup de ses anciens amis, la rencontre avec sa femme en 2000, alors à la Fédération internationale des droits de l'homme, a marqué un tournant. L'hyperactif Robert Ménard découvre les RTT, la vie de famille, et revient sur les bancs de l'Eglise. Aujourd'hui, Emmanuelle Duverger anime le très droitier site Boulevard Voltaire, lancé par son mari, qui "fait vivre" la famille. "Il est plus structuré que moi idéologiquement", assure-t-elle, refusant le rôle du pygmalion. Lui, ne cesse de répéter à quel point il l'aime. "Il a toujours tout mélangé, le privé et le pro. Sa mère a été la première salariée de RSF", se rappelle un ancien collègue.

La Sainte Trinité façon Ménard est féminine : elle se décline avec sa mère, âgée de 90 ans, sa femme et sa fille, qui est scolarisée dans un collège huppé de l'enseignement catholique parisien. L'année 2008 marque, dans son parcours, une autre césure. Après avoir réussi son plus beau "coup" médiatique à RSF, en profitant des Jeux olympiques de Pékin pour dénoncer le régime chinois, il quitte l'ONG, direction le Qatar, pour fonder un improbable Centre de la liberté de la presse, dans un pays peu réputé pour la respecter. L'histoire tourne court quand il réalise qu'il n'a pas les coudées franches.

Il revient à Paris en 2009. C'est alors qu'il remet son costume de journaliste. Il va là où est le marché émergent, au côté des Eric Zemmour, Eric Brunet ou autres Elisabeth Lévy. L'heure est aux polémistes qui ont un avis sur tout et surtout contre les "élites parisiennes" et les "bien-pensants de gauche". Il y va franco. Ses positions, fleurant la droite de la droite, créent vite un malaise au sein des rédactions où il officie (RTL, iTélé, Sud Radio). Il perd son dernier micro à la rentrée 2012. Il en tire une maxime aussi définitive qu'amère : "Le pire ennemi de la liberté de la presse, ce sont les journalistes !

"S'IL GAGNE, BÉZIERS SERA UNE PRISE DE GUERRE POUR LE FN"

Sa mise au ban l'a-t-elle poussé à aller encore plus loin ? "Peut-être s'est-il laissé emporter dans une spirale de radicalisation", avance Vincent Brossel, l'un des anciens piliers de RSF. Des postures de plus en plus osées, au nom de la "liberté d'expression". "Lorsqu'il a découvert le premier amendement de la Constitution américaine qui la garantit, ça a été pour lui une révélation. Il est devenu très américanophile, même s'il ne parle pas un mot d'anglais", raconte Vincent Brossel.

A Béziers, face à la menace Ménard, l'UMP et le PS tentent de trouver des parades. "Sa position, c'est le grand flou. Qu'il dise franchement qu'il est au FN, et on pourra le combattre sur un programme. Que pense-t-il de la sortie de l'euro ?", regrette Elie Aboud. "S'il gagne, Béziers sera une prise de guerre pour le FN et la ville sera coupée du monde, mise au ban des communes", avertit Jean-Michel du Plaa.

Robert Ménard ne semble pas se fixer de limite : il ne s'offusque pas, par exemple, de la présence de membres du Bloc identitaire dans son actuelle équipe de campagne.

Robert Ménard, lui, avance sans plus se soucier d'aucune limite. Ainsi ne voit-il pas pourquoi l'on s'offusque de la présence dans son équipe de campagne de deux membres du Bloc identitaire, groupuscule bien plus radical que le FN. En février, il avait déjà pris la tête du comité de soutien d'activistes identitaires, poursuivis par la justice pour avoir occupé la mosquée de Poitiers. "Je ne partage pas leurs idées. Mais je refuse qu'il y ait deux poids, deux mesures, vous comprenez ?", justifie-t-il.

Dans son viseur, l'action des Femen, dans la cathédrale de Paris, selon lui accueillie avec plus de bienveillance. Notre-Dame, justement. Un vieux souvenir. L'on se rappelle 2008, lorsque Robert Ménard était parti à l'assaut de l'édifice, avec cordes et mousquetons, pour dérouler le jour du passage de la flamme olympique à Paris une banderole géante, où les célèbres anneaux étaient représentés comme des menottes. Ce fut son heure de gloire. "C'est une action qui lui ressemblait : décidée la veille sur un coup de tête, sans mesurer les risques qu'on prenait", raconte Jean-François Julliard, alors de l'aventure. Aujourd'hui, Robert Ménard sait-il ce qu'il fait ?

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