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Trajectoire d’un flic en première ligne

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Publié le 30/09/2011 à 06:00


Le commissaire Neyret est une figure de la police judiciaire   / Photo Maxime Jegat

Le commissaire Neyret est une figure de la police judiciaire / Photo Maxime Jegat

Portrait. Michel Neyret affiche une carrière hors norme au cœur de l’antigang

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Costume bien taillé, chemise ouverte, mèche rebelle et sourire malicieux dans une barbe poivre et sel : sous une apparence faussement décontractée, le commissaire Neyret est une figure de la police judiciaire, au palmarès professionnel incontesté, qui s’est trouvé à la source des plus grandes affaires réussies par la PJ ces dernières années, pour ne pas dire ces dernières décennies, au gré d’une carrière hors norme. Après un passage à la PJ de Versailles à sa sortie de l’école de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, il prend la tête de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de la police judiciaire de Lyon. Il va rester vingt ans patron de l’antigang, où il se taille une solide réputation avec des méthodes de flic à l’ancienne, proche de ses hommes, qui en font une légende dans le monde des enquêteurs de haut niveau. Lui seul maîtrise sur le bout des doigts le bottin du banditisme lyonnais. Il est à l’origine des plus gros dossiers de stupéfiants. Présent sur le front des planques et des filatures, il s’est forgé un carnet d’adresses d’indicateurs aux confins des missions les plus périlleuses. Ces délicates relations de flic à voyous sont au cœur des interrogations d’aujourd’hui. Après l’antigang, le commissaire divisionnaire a pris la direction de la PJ de Nice en 2004. La même année, les plus hautes autorités ont agrafé à son revers le ruban de chevalier de la Légion d’honneur pour ses états de services. Notamment pour avoir réussi avec ses troupes l’arrestation dans la Drôme d’un commando à l’origine d’une spectaculaire évasion. Sa hiérarchie lui a confié un certain nombre de missions de confiance dans le sud et en Corse. Il a décliné plusieurs offres de postes parisiens. Après Nice, Michel Neyret est revenu dans son fief lyonnais comme directeur adjoint de la DIPJ. Il y a peu, il s’est impliqué dans le démantèlement d’équipes de gangsters nouvelle génération. Ce qui lui a valu une longue apparition dans un récent reportage sur M6. Loin de se limiter à la voyoucratie, son carnet d’adresses est fourni en notables et personnalités lyonnaises. D’où une vie sociale intense.

M. G. et R. S.

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