Les cours de justice prennent l'eau

GISELE MARECHAL

jeudi 20 janvier 2011, 11:13

Mons. Inaugurées en mai 2007, les cours de justice présentent déjà une série de défesctuosités. Aucun entretien du bâtiment n'était prévu. La Régie des bâtiments renvoie la balle au SPF Justice.

Les cours de justice prennent l'eau

Les cours de justice de Mons seraient-elles un géant aux pieds d'argile ? Moins de quatre ans après sa mise en service, en mai 2007, l'imposant bâtiment prend l'eau de toutes parts. Certains murs de béton se lézardent au point que des courants d'air prennent naissance par des fentes qui laissent passer la lumière du jour…

« Ces constats ne seraient pas graves à condition qu'on y porte remède. Or il y a urgence », lance Jean-Louis Franeau, Premier président de la cour d'appel de Mons, à ce titre responsable du lieu. Un responsable malheureux : « Depuis un an, j'ai multiplié les courriers, les appels téléphoniques, les mails à la régie des bâtiments, propriétaire, aux SPF Justice et Finances… et je déplore ne recevoir de ces deux instances aucune réponse à mes doléances. Tout au plus me répond-on que l'administration centrale ne gère pas seulement le palais de Mons. » Le premier président l'avoue aujourd'hui : « Nous avions déjà déploré une inondation la veille de l'inauguration en présence du Prince Philippe. »

Responsable à ses yeux : l'absence de contrat d'entretien. « La construction a coûté 65 millions d'euros. Mais tous les postes, comme l'électricité, le chauffage par exemple, nécessitent des entretiens, qui doivent être programmés, et confiés à des entrepreneurs spécialisés. Or, depuis 4 petites années, nous parons au plus pressé, au coup par coup. »

Voilà une semaine, on a frôlé la catastrophe lorsqu'une des grandes portes métalliques (pesant 100 kilos) du sas d'entrée est sortie de ses gongs au moment où une avocate l'empruntait.

L'absence de contrat d'entretien, mais aussi la lourdeur des marchés publics et des appels : c'est ce que pointe Alain Francken, manager de surveillance et de gestion des cours. « La loi sur les marchés publics implique des lourdeurs administratives difficiles à vivre au quotidien. » Il prend l'exemple du chauffage, un système à air pulsé alimenté par une chaudière électronique. « L'aménagement global a été confié à un entrepreneur par marché public, mais aucun contrat d'entretien n'était prévu. Depuis presque quatre ans, nous remédions aux problèmes avec les moyens du bord… quand nous le pouvons ! Car lorsqu'une réparation coûte plus de 500 euros, nous devons recourir à un marché public. Bref : le temps d'obtenir un interlocuteur qui effectuera la réparation, d'autres problèmes consécutifs se sont fait jour… »

Un sommet qui bouge

Un tour des lieux est édifiant. L'humidité menace de partout. Exemple de la plateforme de façade. Les eaux ruissellent vers les portes, où elles sont récoltées par un filet d'eau élégant mais peu pratique. Le filet déborde, et au parking du sous-sol, l'humidité suscite des dizaines de stalactites… et déjà de stalagmites.

Lors de pluies incessantes, de l'eau tombe dans la salle des pas perdus depuis une coupole de toiture non étanche. « Le sol bouge », nous disent nos interlocuteurs. « Mais c'est du sommet que cela bouge », constate Alain Francken. Par exemple, en toiture, des plaques de pierre bleue se sont désolidarisées au point que le joint qui les réunissait a cédé. « Récemment, on a dû écoper dessous, dans la salle H, 70 litres d'eau qui a percolé du toit jusqu'au rez après avoir engorgé les isolations de laine de verre. »

Un coup d'œil trahit facilement les endroits où l'eau suinte, soit des joints des vitres des puits de lumière, soit de plateformes de roofing… « J'ai répertorié 13 points de fuites hors salle des pas perdus. Et nous n'avons pas identifié toutes les sources. »

Faudra-t-il un procès pour identifier les responsables intervenus aux divers stades du chantier ? On n'en est pas encore là. À la Régie des bâtiments de Mons, on dit suivre le dossier de près. Mais on stipule aussi que l'entretien incombe au SPF Justice, le locataire.

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[5] benito dit le 22/01/2011, 23:14

la R?e des b?ments..............
A quand une v?table enqu? sur le fonctionnement de cette administration....? Prompts ??nser les deniers de l'Etat... oui ... pour ce qui est du fonctionnement des b?ments mis ?a disposition des administrations ... l?... cel?ait 35 ans que je constate qu'ils (?a R?e) s'en moquent ... et beaucoup de politique (de tous bords) se sont cass?es dents en osant poser des questions...

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[4] laurent1975 dit le 21/01/2011, 16:23


Ca rappelle un question ?a une d'il y a quelques mois. Question: quand dissout-on (encore un jeu de mots) la r?e des b?ments, vu qu'elle ne sert ?ien?

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[3] Doc.B. dit le 21/01/2011, 13:14


Cela s'ajoute ?'autres mauvais chantiers, comme le BAM, tr?mal con? A quoi pensaient les responsables (peu importe le niveau, communal, f?ral, provincial...). Les d?uts r?rtori?sont (?a) davantage du ressort du propri?ire que du locataire...

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[2] kolzul dit le 20/01/2011, 17:25


On m'en reparlera des professionnels du b?ment qui travaillent ?rix d'or, sont toujours d?rd?de boulot et connaissent toujours mieux leur m?er que les autres ! C'est clair dans ce cas-ci et dans bien d'autres !

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[1] dirdir dit le 20/01/2011, 14:17

Tristesse !!!
Sans faire de jeu de mots on peut dire que ce pays va vraiment ?au l'eau

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