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Départ de July

Libé tourne la page

Par Eric Lecluyse, mis à jour le 25/10/2007 - publié le jeudi 29 juin 2006, mis à jour à 11:17

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La Société civile des personnels de Libération s'est prononcée à 60,5% en faveur d'une cogérance du titre entre l'un des siens, Vittorio de Filippis, et Philippe Clerget, proposé par l'actionnaire principal Edouard de Rothschild. Le départ de Serge July devrait être officialisé aujourd'hui. Des journalistes s'inquiètent de cette amorce de "dépossession"

Quinze jours après l'annonce du départ de Libération de son PDG et fondateur Serge July, sous la pression de son actionnaire principal, Edouard de Rothschild, le personnel a approuvé mercredi à 60,5% un "schéma de cogérance" entre Edouard de Rothschild et la Société civile des personnels de Libération (SCPL). Un conseil d'administration devrait avaliser jeudi matin, sauf surprise, le départ de Serge July et de Louis Dreyfus, son directeur général.

La cogérance devrait être mise en place entre le journaliste Vittorio de Filippis, actuel gérant de la SCPL (deuxième actionnaire du journal avec 18,4%), qui deviendrait PDG à titre transitoire, et Philippe Clerget, ancien directeur de L'Usine nouvelle (groupe Gisi, ex-pôle professionnel de Vivendi), proposé par Edouard de Rothschild (38,8% des actions). Selon la SCPL, Clerget "est là pour assurer la gestion courante". Le travail sera fait par un "comité opérationnel", pour "quelques mois".

Tensions à la rédaction
Les plus anciens, les plus fidèles à Serge July et une grande partie des cadres de la rédaction sont opposés à cette cogérance. "Ils se livrent pieds et poings liés à Rothschild", répétent les partisans du non. Des journalistes de Libération, notamment Antoine de Gaudemar, directeur de la rédaction, ou Florence Aubenas ont exprimé leur sentiment de "dépossession" dans un texte paru jeudi dans le quotidien. Certes, les actionnaires peuvent leur "imposer leur PDG ou leur plan de redressement", mais "sans réécrire l'histoire", affirment ces journalistes.

Les syndicats SNJ et CFDT n'avaient donné aucune consigne de vote, car "il n'appartient ni aux syndicats ni aux élus du CE et aux délégués du personnel de désigner le PDG de l'entreprise". "Peut-on, comme l'exige Edouard de Rothschild, réaliser 3 à 6 millions d'économies, en plus des 5 millions du plan social [qui a abouti à 56 départs] sans casser l'équipe et mettre en péril l'outil de travail?" s'interrogent ces syndicats, qui se demandent également "quelle marge de liberté" aura le cogérant SCPL face à Edouard de Rothschild.

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