Les dérapages de Patrick font

Par Eric Pelletier, publié le 03/04/2008

 
 

De 1992 à 1996, l'humoriste animait des stages de théâtre très particuliers.Un roi à la crinière blanche face à ses sujets soumis. Un gourou qui, la nuit, exerce son droit de cuissage. C'est ainsi que ses victimes ont décrit le comportement de Patrick Font, leur maître de classe, censé les initier au théâtre. A l'époque, l'humoriste, ancien de Charlie Hebdo, connaissait son heure de gloire grâce à ses chroniques corrosives sur France Inter. Il avait fondé un théâtre alternatif destiné aux adolescents, dans une ferme, aux Villards-sur-Thônes. L'école Marie-Pantalon tirait son nom de l'héroïne savoyarde, embringuée dans l'épopée de la ruée vers l'or. Pour Font, l'endroit se voulait « un paradis en montagne, avec l'euphorie, l'amour, le théâtre ». Mais le tableau est loin d'être si idyllique. Le soir, pendant quatre années, de 1992 à 1996, Font se couche aux côtés de ses jeunes protégés, qu'il caresse pendant la nuit. Les familles de 12 d'entre eux, 11 filles et un garçon, âgés de 9 à 12 ans, déposent plainte. « J'ai dérapé. J'ai été emporté dans un torrent », reconnaît l'humoriste de 57 ans lors de son procès, devant le tribunal correctionnel d'Annecy, en mars 1998. Les psychiatres se montrent alors très sévères contre ce pédophile type, obnubilé par les enfants. « Seule une condamnation pénale pourra favoriser une prise de conscience », déclare l'un des experts. Le tribunal a finalement condamné Patrick Font à six ans de prison ferme pour attouchements. Il a purgé sa peine et repris aujourd'hui sa carrière de chansonnier.

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  Le comédien (à g.) et son avocat, .    au palais de justice d'Annecy, en mars 1998..     « J'ai dérapé, j'ai été emporté .    dans un torrent. » .

philippe desmazes/afp

Le comédien (à g.) et son avocat, . au palais de justice d'Annecy, en mars 1998.. « J'ai dérapé, j'ai été emporté . dans un torrent. » .

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