Dépêches

Manuel Valls révoque Michel Neyret, l'ex-No 2 de la PJ lyonnaise

L'ancien numéro 2 de la police judiciaire lyonnaise, Michel Neyret  (c) arrive le 4 septembre 2012 au conseil de discipline de la police où il doit comparaître
L'ancien numéro 2 de la police judiciaire lyonnaise, Michel Neyret (c) arrive le 4 septembre 2012 au conseil de discipline de la police où il doit comparaître (AFP)

Sans surprise, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a révoqué vendredi le commissaire Michel Neyret, mis en examen dans une affaire de trafic d'influence et de stupéfiants, suivant l'avis du conseil de discipline devant lequel l'ex-numéro 2 de la PJ lyonnaise a comparu mardi.

Cette sanction, la plus haute possible, met un terme à la carrière d'un "flic à l'ancienne", déchu pour avoir accepté des cadeaux de la part de truands.

"Après avoir pris connaissance de l'avis du conseil de discipline de la police nationale, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a décidé la révocation du commissaire Michel Neyret", a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué laconique diffusé vendredi soir.

Cette sanction avait été proposée mardi par le conseil de discipline, surnommé "le tourniquet" dans le jargon policier, devant lequel a comparu l'ex-figure emblématique de la PJ lyonnaise, âgé de 56 ans, pour une série de "manquements", selon une source policière.

Les avis du "tourniquet", composé à parité de membres de l'administration et de représentants syndicaux du personnel, sont généralement suivis par le ministre. La décision de M. Valls n'a donc pas surpris.

D'autant que vendredi matin, sur RTL, le ministre avait relevé qu'"au-delà des carrières qui parfois sont de très grande qualité, à ce niveau-là, un policier doit être exemplaire". "Le commissaire Neyret ne l'a pas été?", l'avait alors interrogé le journaliste. "Je crois que c'est assez évident", avait répondu M. Valls.

Me Gabriel Versini, un des défenseurs de Michel Neyret, a déclaré vendredi soir à l'AFP que cette décision "n'est pas à l'aune de nos espérances, au vu" du passé du policier.

"Il n'est plus rien professionnellement parlant et nous sommes tristes, Me Yves Sauvayre (son autre défenseur) et moi", a-t-il ajouté, "de savoir que cet homme devient ainsi +inexistant d'un point de vue professionnel+".

"Imprudences" "Ce n'est pas une surprise car sa comparution devant le conseil disciplinaire nous laissait peu d'espoirs mais c'est une déception", a-t-il ajouté. "Je ne sais pas comment il va ressentir cette annonce, je ne lui ai pas encore parlé".

Ses avocats avaient décrit la recommandation du conseil de discipline comme "infamante à l'endroit d'un homme qui a servi pendant près de 30 ans la République et ses concitoyens de façon exemplaire".

Selon une source policière, M. Neyret peut faire appel de la décision devant une juridiction administrative.

Il "devrait percevoir ses droits à la retraite", qui "pouvait intervenir sous peu", selon cette source. Les commissaires peuvent devenir retraités à 60 ans, avant s'ils ont commencé tôt leur carrière, a-t-elle argumenté.

Michel Neyret avait été mis en examen en octobre 2011 pour corruption, trafic d'influence, association de malfaiteurs ou encore trafic de stupéfiants. Il avait été remis en liberté en mai après près de huit mois de détention provisoire à la prison de la Santé à Paris.

Placé depuis sous un strict contrôle judiciaire -son permis de conduire lui a notamment été retiré-, il vit dans l'est de la France où il pointe chaque jour à la gendarmerie. Il ne s'est jamais publiquement exprimé sur le fond du dossier.

S'il a concédé des "imprudences" en acceptant cadeaux et "faveurs" de truands en échange de renseignements, notamment des fiches de police, il a toujours réfuté tout enrichissement personnel.

Il l'a réitéré devant le "tourniquet" qui a proposé "à l'unanimité" sa révocation, selon l'un de ses membres parlant sous couvert de l'anonymat. "Les débats ont été parfois pathétiques", selon lui.

Michel Neyret attend la fin de l'instruction de son affaire, qui pourrait être renvoyée devant le tribunal correctionnel de Paris.

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