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Le «Docteur Mabuse» revient hanter le peloton

    Le gouverneur de Tokyo impliqué dans l’organisation des JO démissionne

    Par (mis à jour à )
    Le gouverneur de Tokyo, Yoichi Masuzoe, lors d'une réunion à Tokyo, le 15 juin 2016
    Le gouverneur de Tokyo, Yoichi Masuzoe, lors d'une réunion à Tokyo, le 15 juin 2016 Photo KAZUHIRO NOGI. AFP

    Le gouverneur de Tokyo, Yoichi Masuzoe, accusé d’avoir utilisé des fonds politiques à des fins personnelles, a remis sa démission mercredi, nouveau coup dur dans l’organisation des jeux Olympiques de 2020.

    Cet homme de 67 ans, impliqué dans la préparation de cet événement sportif international, a préféré jeter l’éponge que de se voir quasiment démettre de facto par une motion de défiance que s’apprêtait à voter l’assemblée de la capitale.

    «Depuis que j’ai pris mes fonctions en février 2014, j’ai fait tout mon possible pour Tokyo (...) et je pense avoir obtenu quelques résultats. Aujourd’hui, mon mandat de quatre ans s’arrête à mi-chemin et j’en suis totalement responsable», a-t-il dit mercredi, tout en soulignant son engagement «corps et âme pour la réussite des JO de 2020».

    «En tant que citoyen du Japon, en tant que citoyen de la ville de Tokyo, je prie pour la réussite des JO de 2020», a-t-il conclu son «dernier discours» prononcé dans la soirée devant l’assemblée municipale qui a accepté sa démission.

    Effectif le 21 juin, son départ est une issue «extrêmement regrettable», a commenté le président du comité d’organisation des JO de Tokyo, Tsunekazu Takeda, se disant «déçu» tout en affirmant la capacité de Tokyo à mener à bien les JO «quel que soit le futur gouverneur».

    Yuko Arakida, membre de cette même instance, a déploré le départ d’un personnage «ayant de réelles compétences linguistiques et un engagement sentimental envers les jeux». «Cela n’est pas de nature à donner une image positive de Tokyo», a-t-elle regretté.

    La loi précise qu’une élection doit avoir lieu dans un délai de 50 jours pour désigner un(e) remplaçant(e).

    Neuf partis, dont ceux qui avaient soutenu sa candidature en 2014, réclamaient le départ du gouverneur, dont le mandat aurait dû prendre fin en 2018.

    M. Masuzoe a été incapable de justifier la gestion jugée brouillonne de ses comptes, révélée par les médias fin avril.

    Il a reconnu avoir indûment déclaré comme frais liés à son statut d’élu des dépenses et achats personnels, dont des séjours en famille dans des hôtels de luxe ou de coûteux repas dans des restaurants multi-étoilés. Un comité d’experts juridiques mandaté par ses soins a effectivement qualifié d’inappropriés certains frais, mais jugé que cela n’était pas pour autant illégal.

    - Couacs en série -

    M. Masuzoe a expliqué avoir tenté de négocier de rester en poste quelques semaines de plus, arguant qu’il n’était pas très pertinent de provoquer une élection lors de la période des jeux Olympiques de Rio en août, événement auquel la ville de Tokyo doit d’autant plus être représentée qu’elle organisera les JO d’été suivant, en 2020.

    La préparation de cette manifestation a déjà connu plusieurs couacs embarrassants : son attribution est entachée de soupçons de corruption sur lesquels enquête la justice française, le premier projet de stade devenu trop onéreux a été annulé après des semaines de polémique et le logo initial retiré après des accusations de plagiat.

    Ex-ministre de la Santé (2007-2009), politologue polyglotte et ancien commentateur de télévision, Yoichi Masuzoe subit ainsi un coup d’arrêt dans sa courte carrière politique, d’une quinzaine d’années seulement.

    Candidat sans étiquette mais soutenu par le puissant Parti libéral-démocrate (PLD) du Premier ministre Shinzo Abe (qui l’a lâché cette fois), il avait pris en février 2014 la tête de la capitale japonaise, un centre économique de plus de 13 millions d’habitants au budget total de quelque 13.600 milliards de yens (113 milliards d’euros).

    M. Masuzoe avait alors succédé à l’écrivain Naoki Inose, qui avait été chassé au bout d’un an, lui aussi par un scandale politico-financier.

    Les possibles successeurs fourbissent leurs armes depuis les premières révélations.

    Les journaux citent notamment comme intéressées par le poste deux femmes députées, Yuriko Koike, ex-ministre de la Défense du PLD, et Renho, ancienne vedette de TV reconvertie qui, toujours vêtue de blanc, se distingue dans l’univers politique japonais peuplé de costumes sombres. Est aussi cité comme pouvant recueillir le soutien des citoyens Hideo Higashikokubaru, un humoriste qui a déjà dirigé une région.

    AFP
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