On pense déjà au centième anniversaire

On pense déjà au centième anniversaire

Publié le dimanche 15 juillet 2012 à 10H00 - Vu 65 fois

Première victoire mondiale en combat aérien. Un événement jusque-là inédit sur la planète s'était produit dans le ciel de Jonchery en octobre 1914. La commune veut marquer le coup lors du centenaire.

OCTOBRE 2014, c'est encore loin. Mais à Jonchery-sur-Vesle, on a déjà cette date en tête.
Le 5 octobre 2014 pour être précis, ce sera le 100e anniversaire, jour pour jour, d'un événement jusque-là inédit sur la planète : une victoire en combat aérien.
Pour la première fois de l'humanité en effet, le 5 octobre 1914, deux combattants s'affrontaient en volant à la hauteur des oiseaux, en se tirant dessus à la carabine, et l'un des deux guerriers ailés, en l'occurrence le biplan Voisin des Français Joseph Frantz et Louis Quénault, réussit à abattre son adversaire allemand Aviatik.
Bon, il est vrai que l'on n'a pas réussi à localiser précisément le lieu où l'allemand s'est écrasé, et que la commune de Muizon revendiquait aussi à une époque sa part de ciel dans ce qui fut le lieu de l'affrontement, mais selon le maire joncavidulien Michel Hannotin, s'il est « incontestable que les avions ont évolué par moment au-dessus de Muizon », il ne fait aucun doute toutefois que l'essentiel de l'événement en question appartienne à sa commune à lui, l'Aviatik ayant sombré « dans les marais de Jonchery », à un demi-kilomètre environ de l'actuelle halte ferroviaire.
« D'ailleurs, jusqu'à présent, ajoute-t-il pour conforter sa position, tous les anniversaires marquants de ce combat, le 60e, le 75e, et le 90e, ont eu lieu à Jonchery. » Une plaque a même été posée et dévoilée en grande pompe par la commune à l'occasion des 75 ans, elle est toujours visible sur un mur du lavoir, à deux pas de la voie ferrée.
Pour les 100 ans, le maire veut faire encore plus fort, il parle de « quelque chose de conséquent », en mobilisant les associations locales de combattants et anciens, ainsi que l'armée de l'air.
Et pour commencer, il va lancer une opération de réhabilitation du lavoir, qui, il est vrai, a bien besoin d'être retapé, mangé qu'il est par les herbes et accusant les outrages du temps.
Et du temps justement, il préfère s'en donner avant le jour J. C'est pour ça qu'on commence à en parler.

Antoine PARDESSUS

L'union l'Ardennais