1000€ pour chacun, du nourisson au vieillard

Je mets ici en ligne une traduction d'un article trouve il y a quelques jours dans le "Frankfurter Allgemeine Zeitung", decrit comme plutot liberal. Il s'agit d'une interview de Dr. Götz Werner, fondateur de la chaine de magasins DM, et defenseur depuis plusieurs annees d'un revenu de base pour tous.

D'autres textes en francais sur cette idee peuvent etre trouves ici.

 

 

 

 

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"1000 € pour rendre chacun libre" 

 

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Fondateur de la chaine de magasins DM (Drogerie-Markt) Götz Werner s'est engagé depuis plusieurs années en faveur d’un revenu de base pour tous. Dans cette interview il parle de Hartz IV et des droits de l'homme, de la paresse comme une maladie et du petit héritage qui restera à ses sept enfants.

 

 

M. Werner, vous êtes un rêveur, un visionnaire ou un révolutionnaire?

Un bon entrepreneur doit être les trois.

 Vos magasins dm vous ont rendu riche, votre engagement pour un revenu de base sans condition va-t-il vous rendre célèbre ?

L'idée se propage toute seule. Si je voulais je pourrais en parler tous les jours, tant je suis sollicité de toute part sur le sujet.

 

Votre premier livre a provoqué des remous, et pourtant vous persistez et demandez maintenant le versement mensuel par l’Etat de 1000€ à chaque citoyen, qu’il soit nourrisson ou vieillard.

1000 € par mois, c’est un ordre de grandeur pour pouvoir vivre avec dignité dans la société - une sorte de revenu forfaitaire, qui réduirait la bureaucratie liée aux aides sociales de façon spectaculaire.

 

Toutes les autres prestations sociales, allocations familiales, retraites et ainsi de suite seraient réduites en retour?  

Non, 1000€ c’est une base. Toute personne ayant des droits plus élevées, par exemple lies a la retraite, recevrait le complément.

 

Première objection: Qui doit payer?

C’est un faux problème.

 Excusez moi: 1000 € par habitant et par mois, avec 82 millions d'Allemands, cela fait environ 1000 Milliards d’Euros par an. D’ou viendrait l’argent ?

Le problème de financement ne se pose pas. Nous ne vivons pas d’argent, mais de marchandises. La bonne question est:  est-ce que la société est en mesure d'apporter suffisamment de biens et services de façon a ce que 82 Millions de personne reçoivent l’équivalent de 1000€ ? La réponse - avec un PIB de 2500 Milliards de dollars et des dépenses de consommation de € 1800 Milliards - est clairement oui.

 

Cela signifie que le gouvernement en prend la moitié et la partage uniformément entre tous les citoyens ?

Le partage est un terme inapproprié, contaminé par le vocabulaire socialiste. Je veux seulement dire que les gens doivent avoir accès aux biens et services. Quand ce n’est pas le cas, ils ont faim ou deviennent des criminels. Depuis l'Antiquité, même chez les Romains, tout homme devait avoir un moyen de subsistance. Ce qui était dans le passé un bout de terre, est aujourd'hui un revenu de base, soit l'équivalent d'hommes libres sur un lopin de terre libre.

 

Vos adversaires en revanche vont évoquer Saint-Paul qui défendait le : « qui ne travaille pas ne mange pas ».

Le verset de la Bible est mal utilisé. Paul a dit: « Celui qui n’a pas fait fructifier son lopin de terre ne doit pas manger ». Le temps de l'autosubsistance, cependant, est terminé. Appliquée à aujourd'hui, ce commandement devrait être: celui qui ne dépense pas son revenu de base, ne doit pas manger. (jeu de mot sur « Grund » qui veut a la fois dire « sol » comme ground en anglais et « de base » , « fondamental »)

 

Le travail du sol nécessite du  muscle et la sueur, le revenu de base ne demande aucun autre effort que de marcher jusqu’au magasin le plus proche et de consommer.

Exact.

 

Cela est injuste.

Pourquoi?

 Parce que quelqu'un d'autre doit travailler pour fournir le pain et des saucisses.

Mais aujourd’hui déjà  nous ne travaillons jamais pour nous-mêmes, mais pour les autres – c’est la société de consommation. Votre argument suppose que toute personne qui reçoit un revenu de base ne travaille plus.

 

Exactement. Il s'agit de la seconde objection à votre idée.

Cette hypothèse n’est pas vérifiée, comme un regard sur les statistiques fiscales le démontre : des centaines de milliers de citoyens ont tellement de revenus (location, capital…), qu'ils n'auraient pas besoin de travailler …  et pourtant ils travaillent, et souvent dur. N'est-ce pas assez évident? Pour qui a des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, je veux dire.Néanmoins, j'ai rencontré cet argument à maintes reprises.

 

Pourtant les travailleurs sociaux suivant les personnes au Hartz-IV (RMI NdT) expliquent à quel point il est dur pour ces gens de se lever le matin pour ne serait-ce que penser à travailler.

Cela le serait aussi pour vous et moi, si l’on nous forçait à faire quelque chose que nous ne voulons pas.

 

Grace aux 1000 € par personne payés par l’Etat, chacun ne fait que ce qu'il veut?

Oui. "Être libre, c’est pouvoir faire ce que nous croyons devoir faire sans en être empêchée par rien ni personne " – cette phrase de Rousseau devient la nouvelle règle. La révolution c’est de changer le climat social: avec 1000 € par mois, l'homme ne dépend plus de personne, ni de sa famille, ni d’un individu, ni de son employeur.Celui qui ne travaille que  parce qu'il a besoin d'argent a chaque matin cinq raisons de ne pas se lever. C’est la même chose pour moi… mais me vient alors a l’esprit une sixième raison, qui elle m’incite à me lever: ce que vais faire aujourd’hui est nécessaire et a du sens pour le monde .

 

Tout le monde n’a pas ces nobles objectifs.

Ils ne sont pas nécessaires. Les gens peuvent avoir un comportement superficiel, et ne travailler que pour gagner quelque chose en plus des 1000€ de façon à se payer un jour une Ferrari. Mais imaginez ce sentiment sublime: vous vous promenez dans les rues et vous ne voyez autour de vous que des gens faire quelque chose parce qu’ils ont envie de le faire.

 

Cependant avec votre modèle la vie devient très confortable, l'Etat fournit tout, nul n’est forcée d’être performant.

Non, au contraire, précisément parce que le revenu de base va améliorer la productivité. Si je n'ai pas à me soucier de ma subsistance, je peux tester de nouvelles idées.Tous les deux nous pouvons nous lancer en tant que musiciens ou pour monter une start-up en informatique, le revenu de base nous donne la liberté d'essayer. Ainsi, nous prenons des risques, développons notre esprit d'entreprise.

 

Vous affirmez que le revenu de base va libérer la créativité de chacun: pensez-vous réellement transformer les Allemands en un peuple de poètes ou de musiciens?

Si le marché mondial de la chanson se développe, nous pourrions alors noud développer. Si le marché mondial des technologies de l’information se développe, ce sera le point de départ.

 

En définitive, il semble que les clients du monde entier devront payer plus pour les voitures et les machines allemandes.

Développer la Mercedes Classe-S demande aussi beaucoup de créativité.

 Mais qu’en est –il des travaux sales et ennuyeux? Qui les effectuera si chacun poursuit ses rêves?

Une entreprise a toujours trois options si elle souhaite produire: soit elle rend le travail attrayant …soit elle paie des salaires plus élevés. Oui, ou soit elle automatise.  Si aucune de ces 3 options n’est possible, il ne reste qu’une possibilité: faire le travail soi-même. Quand vous forcez les gens à travailler, ils ne font rien de bon.

 

Vous partez d'une vision optimiste de l'humanité: une humanité ou tout le monde aurait une idée qu’il veut réaliser.

Oui, absolument. L'homme a toujours tendance à vouloir aller au-delà de lui-même. Cette initiative sera renforcee grace au revenu de base.

 

Que faites vous des gens dont le seul rêve est de rester vautrés devant la télé?

Ces gens ont besoin d’aide. Si on n’a envie de rien faire, c’est qu’on est malade.

 

Et on a alors besoin d’être soutenu par un psychologue?

Oui. Les malades psychiques ont besoin d’aide autant que ceux qui sont paraplégique après un accident. La communauté doit les prendre en charge.

 

Il y a une différence, entre être incapable de travailler suite à une maladie ou être simplement paresseux.

La paresse est une maladie. Sinon on pourrait simplement dire : « s’il est si paresseux, il n’a qu’a mourir de faim ».

 

Cela ne peut arriver dans l'État-providence allemand. Même si vous avez comparé le système  Hartz IV (RMI)à une «prison à ciel ouvert".

Il est évident que les bénéficiaires de Hartz IV perdent une partie des droits de l’homme.

Vous exagérez !

Non, Hartz IV est contraire à plusieurs articles de la Loi fondamentale: le travail forcé est y interdit, le libre choix de l'emploi y est garanti, ainsi que la liberté d'établissement et de logement, ce qui n’est pas vrai avec Hartz IV, tout comme dans une prison ouverte. En outre, on oublie toujours que les bénéficiaires de Hartz IV reçoivent moins de subventions étatiques que les membres des classes moyennes et supérieures: Si vous allez deux fois par mois avec votre femme a l'opéra (fortement subventionné), vous recevrez de la communauté plus d’argent que la plupart des bénéficiaires de Hartz IV. Après que la Cour constitutionnelle a reconnu (il y a quelques semaines) qu’un minimum mensuel est nécessaire si l’on veut avoir une vie digne, il n'y a plus qu'un petit pas a faire pour arriver au revenu de base.

 

Où voyez-vous des partisans politiques à votre idée?

Pour moi, ce n’est pas un problème.  Les hommes politiques sont guidés par le vent qui souffle de la société – et je travaille à renforcer ce vent. Quand nous aurons changé les mentalités, alors les politiques réagiront. Ce sont les mots de Victor Hugo: « rien n'est plus puissant qu'une idée dont l'heure est venue ».

 

Au moment où les « super riches » sont en train de créer une fondation dotée de plusieurs milliards afin d’améliorer le monde.

Je ne comprends vraiment pas tout le débat autour de cette histoire, qui est typique de la vision américaine de la société. Au Royaume-Uni et aux USA, il n’y a pas de honte à gagner de l’argent, par contre il y en a à mourir riche. Ici, en Allemagne, c’est tout le contraire: Les riches doivent se justifier en permanence de gagner de l’argent, par contre il est honteux de ne pas laisser suffisamment à ses descendants.

 

Quelle est votre préférence sur cette façon de voir les choses: plutôt allemand ou américain?

Américain.

 

Vos sept enfants vont souffrir parce qu’ils n’hériteront de rien?

Mes enfants ne souffrent de rien, mais on leur demande de faire leurs preuves. J’ai créé une fondation dont ils ont une part. Les enfants ont droit à un bon départ dans la vie, mais pas a ce que les parents leur fournissent tout jusqu'à la fin de leurs jours. Parce que cela reflète pour moi tout à fait l'esprit pionnier américain : avec un revenu de base inconditionnel chaque génération peut montrer ce dont elle est capable.

 

 

Götz Werner, né en 1944, a ouvert en 1973 le premier magasin DM a Karlsruhe. Le résultat est une entreprise de 34.000 employés, 2.200 magasins et € 5,2 Milliards de chiffre d’affaire. Le fondateur a renoncé à la gestion et siège au Conseil d’Administration. Il se bat aussi pour un revenu de base inconditionnel.  Ces prochaines jours paraitra son nouveau livre (écrit avec Adrienne Goehler): "1000 € pour tout le monde. "Liberté, égalité, revenu de base ",

Entretien réalisé par Georg Meck.

Traduit par Christel et moi meme. 
Photos: Frank Roth

 

J'ai pris le temps de traduire cette article car je le trouve interessant a plusieurs titres :

* il y a des tas de bonnes raisons, effectivement, de defendre un revenu de base inconditionnel

* le personnage, Götz Werner, est fascinant, assez eloigne des "elites" que l'on peut avoir en France. Il est apparemment un veritable "liberal". Et quelqu'un qui cote Rousseau et Victor Hugo ne peut pas etre completement mauvais !

* ce theme recoupe des reflexions en cours ici meme sur Mediapart. Je pense en particuliers a celles de Thierry Ternisien sur le travail. La notion de revenu de base inconditionnel permet de deconnecter 4 fonctions du travail : La production, la creation, le revenu, la reconnaissance.

 

Bravo, Oliv92,

Chaque humain naît avec un DROIT DE SUBSISTANCE et un DROIT A L'EXISTENCE.

La Société DOIT investir le maximum de temps et d'argent sur chaque individu, même à fonds perdus, car globalement il n'y a pas de meilleurs investissements que sur l'HUMAIN et l'ORGANISATION.

Toute le reste en découle... même les Produits Intérieurs Bruts, même les Comptes d'Exploitation, même les Bilans, même la SECURITE...

Chapeau pour cet exemple!

 

 

Un très grand merci pour ce texte et sa traduction.

Connaitre ce que des responsables d'outre Rhin ont en tête devrait être systématique à l'heure de l'Europe!

Ceci dit, le discours de ce personnage est, de mon point de vue, assez effrayant!

Heureusement, je pense qu'il ne reflète en rien la pensée des jeunes allemands d'aujourd'hui, mais plutôt des conceptions de la société et des gens qui y vivent datant d'il y a longtemps.

J'ai toujours été très choqué de ce fonctionnement d'une société qui consiste à allouer "de quoi survivre" aux marginaux et autres SDF tout en les parquant dans des lieux de façon à ce que "l'on entende plus parler d'eux", que "l'on ne les voit plus".

Dire que la paresse est une maladie est assez insupportable, se rapproche d'un discours datant d'une époque sinistre.

Ce personnage s'arroge le droit de classer les individus selon ses critères personnels et cela me fait très peur. Puisse son discours ne jamais être lu par un Gaino, Guéant et autre Sarkozy!

Je ne suis pas vraiment d'accord : dire que la paresse est une maladie, c'est deja mieux que de dire que c'est inne, ou genetique, ou meme culturel.

Ce qui cloche effectivement a mon avis dans cette vision de l'etre humain, defaut inscrit dans la vision "liberale" de la societe, c'est que les hommes sont des individus qui peuvent s'epanouir et creer sans se soucier des autres. On n'entreprend une creation, une action, que parce que l'on en attend une reconnaissance de la part des "autres". Penser la societe seulement comme un ensemble d'individus ayant envie de poursuivre leur reve independemment des autres est a mon avis tres limite.

" On n'entreprend une creation, une action, que parce que l'on en attend une reconnaissance de la part des "autres". "

Ce n'est pas exact !

Il y a beaucoup de personnes qui créent parce qu'elles le souhaitent, parce qu'elles ont une idée qu'elles veulent voir se réaliser ou pour ne pas dépendre de l'approvisionnement pas d'autres pour leur vie de tous les jours et qui n'attendent AUCUNE reconnaissance. Elles attendent des clients certes, si elles font du commerce, ou des commandes si elles produisent des biens manufacturés, mais pas ce que vous appelez "reconnaissance".

Etrange de voir les choses ainsi.

Un travail bien fait mérite salaire, c'est tout. Le salaire n'est pas une "reconnaissance", il est un dû pour une activité effectuée auparavant. Ce n'est pas la même chose.

Etoile,

Sur ce point de la reconnaissance, je vous rejoins totalement!Clin d'oeil

je ne vois rien d'effrayant dans le fait que tout monde puisse se nourir et se loger.De plus il ne s'agit pas d'allouer "de quoi survivre aux marginaux et autre sdf" mais a tout le monde du "bebe au veillard", donc plus de marginaux et plus de sdf.....pour ce qui est de la paresse il dit que c'est une maladie mais seulement dans le cas ou l'individu etant en situation de choisir librement son activite il choisirais sistematiquement de ne rien faire...la en effet il me semble que le gus a des problemes (mais je n'ai pas de formation medicale...).quant au "droit de classer les individus" je ne vois pas de classement dans ce texte! !

par contre s'il est possible de financer une tel mesure je vois beaucoup d'avantage: une augmentation importante du pouvoir d'achat pour les petits et moyens revenus;une reelle motivation d'aller bosser car dans ce cas le salaire sera un plus (bien souvent la difference entre le rsa et le salaire propose a l'embauche est tres faible et parfois negatif si l'on prent en compte les trajets, la tenue vestimentaire,les repas pris en dehors etc)

et pour les paresseux qui ne serait pas malade se contente des 1000€ et de temps en temps se faire un interim pour se paye un sejour aux skis ou a l'ile d'allos ... la vie quoi...

 

Intéressant, merci de la traduction.

Comme par hasard, je rentre de courses en ville où nous sommes passés dans un magasin DM pour acheter des produits Alnatura en rentrant de notre agriculteur bio.

Il est l'un des seuls de ce genre de magasins, Drogerien - qui n'existent d'ailleurs pas en France - à vendre ces produits à des prix raisonnables.

Sur les 1.000 € de revenu de base par an, il y a beaucoup à discuter, suite à votre article, je vais acheter son bouquin.

Ne pas donner d'héritage autre que un peu pour démarrer, cela correspond à l'éducation de Bill Gates pour ses enfants. Je n'ai jamais eu besoin de l'héritage de mes parents pour vivre, savoir qu'on va hériter n'est pas motivant pour créer. Et créer est le principal pour un pays.

Il manque cependant plusieurs domaines dans cette interview: que faire de la gestion de la maladie, qui paie les soins qui dépassent de loin les 1.000 € par mois, comme les maisons de retraites médicalisées ?

Mais cette idée est assez intéressante, à condition que les 1000 € par mois - notamment en ce qui concerne les enfants - soient bien gérés.

Cela ferait 12.000 € par an, 120.000 € en 10 ans et 240.000 € en 20 ans. Si on ne dépense que la moitié, il resterait assez pour s'acheter un appartement à 20 ans. Mais quels seraient les parents qui gèreraient l'argent des enfants sans se le mettre dans la poche ? J'en connais plein qui le transformeraient en liquide alcoolisé ou en fumée...

Sur la créativité et le travail.

Je suis triste de voir que l'Ecole annihile tout esprit de création en nivelant tout comme un rouleau compresseur, en général par le bas, puisque c'est une institution de masse. Et pourtant, l'Humanité n'a avancé que par la créativité.

Je suis étonnée que l'Ecole n'incite pas chaque enfant à créer sa propre activité et à être son propre "employeur", surtout en France où l'on voit que 75% des jeunes de moins de 25 ans veulent devenir fonctionnaires, sans aucune autre réflexion, par exemple de savoir qui paieraient leurs salaires et ce qu'ils créeraient pour la collectivité. C'est triste.

Pourquoi ne pas inciter chaque enfant dès sa plus petite enfance à créer et à se prendre en mains? Je me le suis toujours demandé.

Quand on voit l'immense machine à redistribuer qu'est l'Etat, surtout en France où presque tout provient de lui - les fondations n'y existent que très peu -  où une grande partie de l'argent collecté va dans les poches de personnes qui s'y servent (Chirac et la mairie de Paris, etc, il y en a des milliers), on se demande si tout ne marcherait pas mieux avec le système prôné par le fondateur de DM.

En Allemagne par exemple, les gens qui sont à leur compte ne sont pas obligés par la loi de cotiser à une caisse de retraite. Quand on voit ce que ces caisses prélèvent et ce qu'elles gardent pour le simple personnel administratif, la rémunération de leurs "cadres", etc. on voit bien que la retraite versée n'est en aucune relation avec les montants versés toute la vie. Les personnes à leur compte ou ayant créé une entreprise ont le choix de leur retraite. Mon compagnon et moi avons économisé et investi dans l'immobilier. Il est ainsi possible ensuite de le vendre petit à petit, de placer l'argent selon des conditions les plus avantageuses possible et de vivre sa retraite sans être à la charge de personne. Si tout le monde faisait pareil, créait des richesses en créant son activité, du simple "homme de ménage" à l'ingénieur, etc... il n'y aurait qu'une petite minorité, les handicapés et malades, dont la communauté devrait se charger.

Je connais pas mal d'entreprises allemandes du style de DM qui ont commencé par une seule personne qui avait une idée et qui a eu le courage de se lancer. Elles emploient aujourd'hui plus de 15.000 personnes dans le monde, dont en France.

On a dressé les enfants à être employé ou fonctionnaire, jamais à se lancer pour créer leur propre emploi, seul ou à plusieurs, faisant ce dont ils avaient envie.

Je me suis lancée à 43 ans, ma belle-fille se lance à 30 ans, tout mon entourage crée son activité et n'est à la charge de personne et n'a pas besoin de mendier un emploi.

J'entends souvent des gens se plaindre d'avoir été licenciés, comme ce journaliste,  je trouve ces lamentations, cet appel à la pitié et à la prise en compte de sa triste situation pour justifier son maintien dans l'entreprise, lamentable et veule.

Il y a tant de besoins partout à satisfaire qu'il y a de la place pour tout le monde en tant que créateur. Il suffit juste d'un peu de courage et de créativité.

Dans le village où j'habite par exemple, une jeune femme d'environ 30 ans a eu une idée toute simple, elle a commencé à vendre - à partir de 7h le matin à la station de train en pleine campagne - des petits pains, boissons, puis des sandwichs faits par elle et sa mère, puis des bonbons, des boissons, etc... et ceux qui partent au boulot ou à l'école viennent acheter chez elle avant de prendre le train.

Elle a économisé pour s'acheter un petit camion réfrigérant et offre aussi maintent du lait, des yaourts, des produits frais, des fruits et légumes, etc...

Elle a posté son camion juste devant le quai. Et son affaire marche très bien.

Elle ne mendie pas son emploi auprès d'un employeur mais s'est prise en main. Elle aura bientôt assez mis de côté soit pour employer une personne et faire ce qui lui plaît, soit monter une autre idée et mettre de côté pour sa retraite.

 

J'en connais pas mal qui ont fait de même. Un fonctionnaire a créé un service pour organiser les enterrements, il fait ça très bien, s'occupe des familles et aura toujours du boulot, car tous les gens meurent un jour (il n'y a pas de monopole ici style "pompes funèbres" qui dictent les prix).

 

Un autre était prof, il a commencé à monter un "imbiss" dans une rue bien choisie, il vendait des frites et autres, il a dû embaucher, puis il a acheté un 2ème camion et employé d'autres personnes. Aujourd'hui, il ne regrette pas une seconde d'avoir quitté l'enseignement. Il gère son temps, part en vacances et a géré son revenu pour n'être à la charge de personne à la retraite.

 

Cette créativité, c'est ce qui fait la force des USA, du Canada et même de l'Ile Maurice, toute seule au milieu de l'Océan indien... alors qu'à une heure de vol, les annonces matrimoniales dans les journaux de La Réunion ont comme "argument" pour convaincre un futur partenaire: "RMI assuré"... Beaucoup de Mauriciens - pauvres aux yeux des Réunionnais - m'ont dit: "Si la France se retire de La Réunion, ils sont incapables de vivre seuls."

Etc. etc...

En tout cas, merci de lancer la réflexion avec cette interview.

"Les enfants ont droit à un bon départ dans la vie, mais pas à ce que les parents leurs fournissent tout jusqu'à la fin de leurs jours."

 

Très exact! En plein dans le Mille!!! (c'est le cas de le dire)

 

Ces 1000 euros ne sont pas un assistanat, ils sont au contraire "le bon départ", la base depuis laquelle on peut raisonnablement se construire, donc apporter quelque-chose à la communauté.

 

Quand on commence avec rien,

(quand à la base on n'a rien)

on ne peut jamais sortir la tête de l'eau (sauf quelques cadors), et c'est justement là, qu'on reste un "assisté" toute sa vie, ou sinon un "exploité".

Je viens de relire cet article pour bien me convaincre que j'ai bien lu!

Il y a dans ce discours beaucoup de simplification inacceptable: de quel droit met-on tout le monde dans le même moule? C'est la dignité de notre société de prendre chaque individu avec ce qui lui est propre. Niveler et donner à chacun 1.000€ est totalement opposé à la notion de démocratie et au respect de la personne humaine.

Que l'on puisse disposer d'une aide, oui. Qu'elle soit automatique et systématique: non.

Dire que celui qui a faim va devenir un criminel est aussi grave que de dire que celui qui ne veut rien faire est un malade. Ces propos sont démagogiques, presque même raciste. Qui décide de quand un individu a faim? Quand il est considéré comme un paresseux? Et, si oui, qui va appliquer tel traitement?

Ne voyez-vous pas tous ce qu'il y a d'intolérable dans ces propos? 

Vous vous laissez obnubiler par une forme de générosité.

Ressaisissez vous. Si vous n'en prenez pas conscience, c'est que vous avalisez des propos comme: quand on est rom, on est voleur; quand on est noir on courre vite, etc, etc. Généraliser, classer les gens selon leur comportement("paresseux"), ou pis suivant leur état (affamé) m'est insupportable et me fait rejeter tout le reste.

Je n'y reviendrai pas.

"de quel droit met-on tout le monde dans le même moule? C'est la dignité
de notre société de prendre chaque individu avec ce qui lui est propre.
Niveler et donner à chacun 1.000€ est totalement opposé à la notion de
démocratie et au respect de la personne humaine.
"

D'habitude, j'apprécie assez vos propos.

Mais là, je dois dire que vous tordez pas mal les choses.

Il n'est pas du tout question de tout niveler par le bas, mais de donner à tous la même chance de départ.

Car ce que vous appelez si bien "démocratie" - qui n'existe pas du moins pas en France - et "respect de la personne humaine" n'a absolument rien à voir avec ce que décrit Olivier.

Donner 1000 € par mois à chaque personne à sa naissance, c'est une chance que n'ont pas des millions de personnes qui n'auront jamais plus que le minimum vital pour faire vivre leur famille. Ce sont des millions de gens qui jamais n'auront une chance de sortir la tête de l'eau dans ce que vous appelez "démocratie".

Etonnant, votre compréhension de la chose.

Certes, il reste énormément de questions qui n'ont pu être posées lors de cette interview. Je vais donc lire son bouquin pour pouvoir mieux en juger.

C'est aussi ce que je vous conseillerais de faire au lieu de condamner toute pensée qui ne suit pas la vôtre sans vous être renseigné davantage.

 

Etoile,

Ce n'est évidement pas Olivier que je conteste!

Où avez-vous lu que je parlais de nivellement "par le bas"?

Pensez-vous vraiment que notre société n'apporte rien à la naissance? Que faites-vous, par exemple, de toutes ces dispositions socio-médicales gratuites qui sont proposées dès la grossesse? De tous ces Droits? 1.000€, ça ne veut rien dire tant c'est réducteur.

Mais, peut-être, ne voulez-vous pas dénoncer ce à quoi je fais allusion concernant ce fonctionnement propre à l'Allemagne concernant ses SDF? Si oui, soyez franche et dites-le. Bien à vous

Où avez-vous lu que je parlais de nivellement "par le bas"?

C'est bien vous qui écriviez   - 28/08/2010 13:59 Par

Michel Philips - 

"de quel droit met-on tout le monde dans le même moule? C'est la dignité
de notre société de prendre chaque individu avec ce qui lui est propre.
Niveler et donner à chacun 1.000€ est totalement opposé à la notion de
démocratie et au respect de la personne humaine
."

Que vouliez-vous donc dire par là ?

Par contre la société prend dès la naissance, ne serait-ce que par la TVA de tout ce qui est consommé, couches, vêtements, lait, nourriture. Et il y en France en plus un impôt indigne, la taxe d'habitation, une taxe pour avoir le "privilège" de ne pas dormir dans la rue.

Votre vision de la "démocratie" me touche...

Vous demandez:

"Pensez-vous vraiment que notre société n'apporte rien à la naissance?
Que faites-vous, par exemple, de toutes ces dispositions socio-médicales
gratuites qui sont proposées dès la grossesse? De tous ces Droits?
"

 

Vous vous placez dans le système bien français de l'Etat super-papa qui "donne" à tous sa manne - pour mieux que tous dépendent de ses services.

 

Essayez donc de réfléchir quelques instants à la proposition de 1000 € par mois et par être humain, ce serait le seul service donné par l'Etat à chaque enfant qui naît et à ses parents, en plus de leur travail.

Il me semble que vous ne voyez pas du tout combien de millions de gens rament chaque jour de leur vie pour gagner à peine 1000 € et en nourrir leur famille, se loger, se chauffer et s'habiller. Jamais ils ne pourront profiter de la culture, avoir de loisirs intéressants, car ils ne peuvent se les payer, ni envisager un avenir plus facile. Pendant ce temps, d'autres qui ont profité du système - par exemple celui des Grandes écoles subventionnées 3 fois plus que les Universités et donc payées par des gens dont les enfants n'iront jamais - peuvent tout se permettre.

Vous écriviez plus haut:

"J'ai toujours été très choqué de ce fonctionnement d'une société qui
consiste à allouer "de quoi survivre" aux marginaux et autres SDF tout
en les parquant dans des lieux de façon à ce que "l'on entende plus
parler d'eux", que "l'on ne les voit plus".
"

Mais vous parlez là de la France avec ses "banlieues".

On a parqué les pauvres à l'extérieur des villes depuis des décennies.

En Allemagne, les "banlieues", à l'extérieur des villes, c'est là où vont les gens qui ont construit des maisons pour être "au calme" et c'est là que les citadins vont se promener le week-end dans la nature, comme ici à Stuttgart par exemple, où il y a des centres aérés pour les enfants appelés Waldheime (auberge en forêt),  mais aussi à Hambourg et autres grandes villes.

 

 

Les "pauvres" sont DANS les villes et non à l'extérieur. Ils ont accès à toutes les infrastructures et notamment les transports en commun à des prix modiques, mais aussi à toutes les administrations et commerces.

J'assistais en 2001 à une réunion d'information politique à Paris sur le sujet des banlieues et de l'intégration des étrangers.  La personne qui dirigeait les débats disait que pendant des générations la France avait intégré ses étrangers mais que cela ne fonctionnait plus depuis plusieurs décennies. J'ai pris la parole et ai dit mon étonnement devant la politique d'urbanisation de la France qui consiste à construire des logements pour "pauvres" à l'extérieur des villes, le phénomène "banlieue". Lorsqu'elles brûlaient d'ailleurs, j'étais à Paris, on ne s'apercevait de rien, on le savait juste par la TV.

J'ai dit qu'il fallait réintégrer dans les villes toutes ces personnes que l'on en a bannies. Et là, un bruit a parcouru l'assistance et une dame BCBG a dit tout haut "Surtout pas!"

Je n'oublierai jamais...

A Hambourg, nous avions les Yougoslaves, pendant le conflit après l'éclatement du pays, qui habitaient dans des conteneurs aménagés en appartements en pleine ville, d'autres sur des bateaux amarrés dans le port, mais proches des transports en commun. Jamais on n'a parqué les "pauvres" et les étrangers à l'extérieur de la ville.

Tout ceci pour répondre à votre affirmation sur les "pauvres" loin des regards...

En vous lisant j'ai l'impression que vous vivez sur une tout autre planète qu'Olivier ou moi.

 

Je ne comprends rien a ce que vous dites. Je trouve au contraire le discours genereux. "Affame" a je pense la meme signification pour la plupart des gens.... Il dit juste que si une personne n'a rien mange depuis plusieurs jours elle est sans doute prete a voler pour se remplir le ventre. Je ne vois pas vraiment ce qu'il y a de raciste la dedans...

Olivier,

"Il dit juste que si une personne n'a rien mange depuis plusieurs jours
elle est sans doute prête a voler pour se remplir le ventre. "

Ne voyez vous pas la perversité cachée de cette phrase. De quel droit une personne peut-elle s'arroger cette affirmation? Et surtout, assimiler la démarche de vol de celui qui a faim à du banditisme est assez ignoble. Il existe de très nombreux jugements considérant que le vol, l'agression, chez celui qui a faim est quasi légitime. il n'est pas, de mon point de vue, digne de régler le problème par la simple délivrance d'argent. Pour moi, en fin de compte, j'assimile ce comportement à une façon de se protéger de ceux qui sont différents, fonctionnent autrement.

Que cette phrase soit simplificatrice, je veux bien l'accepter, mais qu'elle soit perverse, non, desole, je ne comprends pas. Surtout que j'ai l'impression que vous dites la meme chose "il existe de tres nombreux jugements considerant que le vol de celui qui a faim est quasi legitime". Vous reclamez en fait le droit de pouvoir voler sans avoir faim? Vous voulez dire que tous ceux qui volent n'ont pas faim, et c'est trop genereux de vouloir leur trouver une excuse?

Honnetement, je ne comprends pas ce que vous voulez dire, et ne considere pas que cela soit le point central de l'article... mais je peux me tromper.

Olivier,

Dans l'impossibilité à me faire comprendre, je sollicite un tiers, en l'occurence Liliane B, pour tenter de donner un point de vue au plus près de la réalité de ce texte, dont par ailleurs, je vous remercie encore de l'avoir traduit et présenté, convaincu que je suis qu'il traduit des conceptions "très particulières" de la vie en société.

Le modèle américain, la force des USA, vieux clichés sous habits rapiécés en neuf !

Alors que le modèle républicain a lancé le moteur le plus puissamment novateur : école gratuite et obligatoire, éducation universitaire un droit et non un privilège.

Dépensons donc ces 1000-euros-chacun, là où on apprend à réfléchir sur Hugo, Rousseau, et bien d'autres, et à penser !

"Alors que le modèle républicain a lancé le moteur le plus puissamment
novateur : école gratuite et obligatoire, éducation universitaire un
droit et non un privilège.
"

Parce que vous pensez que l'école n'est gratuite et obligatoire et que l'éducation est un droit et non un privilège qu'en France?

Sur l'article vous ne pensez qu'à critiquer les USA, c'est tout ?

Concernant la reconnaissance, a part lorsqu'il s'agit de survie immediate et indispensable, tout ce que l'on fait a pour but d'obtenir la reconnaissance de quelqu'un. Ne pas accepter ce fonctionnement de base de l'etre humain c'est tout simplement de l'auto-aveuglement. Vous ne voulez pas admettre que vous dependez des autres pour exister !

Concernant les prestations sociales, j'imagine que Chomage et Retraite sont couverts par les 1000€ par mois, la sante, je ne sais pas. Il explique peut etre ce point dans son bouquin.

"Concernant la reconnaissance, a part lorsqu'il s'agit de survie immediate et indispensable, tout ce que l'on fait a pour but d'obtenir la reconnaissance de quelqu'un.

Ne pas accepter ce fonctionnement de base de l'etre humain c'est tout simplement de l'auto-aveuglement. Vous ne voulez pas admettre que vous dependez des autres pour exister !"

Désolée, je ne suis pas du tout d'accord avec votre affirmation.

Tout ce que l'on fait n'a PAS pour but essentiel d'obtenir la reconnaissance de quelqu'un.

Cette quête de reconnaissance est d'ailleurs très masculine.

L'interdépendance est sur une tout autre base, c'est une sorte d'offre et de demande, de complémentarité, les uns offrent, les autres prennent, il n'y a là aucun besoin de reconnaissance.

Celui qui travaille le fait parce qu'il a besoin d'argent pour se nourrir ou parce qu'il adore ce qu'il fait ayant fait de son hobby sa profession - la reconnaissance ne joue là aucun rôle.

Celui qui travaille en équipe, ne cherche pas primairement la reconnaissance des autres membres de son équipe, mais la complémentarité pour parvenir à l'objectif final commun. Il cherche à résoudre la problématique posée au groupe ou à l'entreprise du mieux qu'il peut - s'il aime le travail bien fait.

S'il ne pratique le travail en équipe (TEAM  = toll ein anderer macht's !) que pour se reposer sur les autres membres du groupe, ceux-ci lui rappelleront assez crûment ce qu'il a à faire.

Si une personne lance un produit, ce n'est pas de la "reconnaissance" si certains l'achètent et lui permettent d'en vivre, c'est qu'il a rencontré une demande.

S'il n'y a pas de demande, il peut produire autant qu'il veut, et attendre de la "reconnaissance" , il ne gagnera rien.

C'est un donnant-donnant. Je produis un bien ou un service dont d'autres ont besoin, ceux-ci paient pour l'obtenir, c'est un échange. C'est la base de l'industrie et du commerce, ou du troc, selon les pays.

Je ne vois vraiment aucune "reconnaissance" qui doive ici être recherchée dans toute activité.

Pour avoir relu la traduction d'Olivier, je me suis posé plusieurs questions à la suite de cet article. La première; est-ce réaliste?

*Je ne sais pas, et n'ai pas de réponse définitive,  mais si ce n'est pas réaliste, cela devrait tout au moins être étudié, et testé peut-être avec une population test et ce à une échelle assez grande pour que ce soit probant avec des profils différents, des niveaux de formations différents etc... ! Comment serait-elle choisie, aucune idée mais à voir si on prend des chômeurs de longue durée, en les accompagnant et en leur donnant 1000 euros pas mois ce que cela donnerait en créativité pour se sortir de la mouise??? 

Irréaliste, surement, mais je suis sure que l'on pourrait avoir des surprises, je me souviens d"un certains nombres de personnes accompagnées par la balise de Cherbourg (système d'aide à la création d'entreprise et ou d'activités associatives qui assure un revenu et un soutien le temps de la réalisation du projet professionnel)  qui avaient ce profil et qui ont fini par créer leur propre activité ou sinon renoncé à leur projets de création et retrouvé un emploi stable.  

La deuxième question sur le discours sociétal. Il y a une vision assez simpliste tout de même de la société dans ce discours qui me dérange. Quand on ne peut pas consommer, on devient voleur... en gros ! C'est un peu trop simple.... il y a dans le parcours de tout délinquant bien d'autres facteurs qui entrent en jeu !

Mais je suis assez d'accord quant il dit que le système actuel du Hartz IV an Allemagne est un atteinte aux droits de l'homme par certains des aspects contraignants de ce dernier, même si la plupart du temps ils ne sont pas respectés !

Merci de l'invitation de M Philips à lire cet article que j'avais zappé, tellement l'idée me semblait absurde. Après avoir lu l'article je suis toujours aussi dubitative. La proposition a l'air simple alors qu'elle est très floue, du moins pour moi : 1000 euros, et pas d'assurances sociales à payer ? Ou 1000 euros avec lesquelles on paie les assurances sociales, les mutuelles, les frais d'inscription des enfants, les impôts et taxes diverses... ? Il faudrait sûrement lire ce livre pour voir si ces 1000 euros sont conçus selon le principe d'une sorte de salaire d'appoint complémentaire, qui peut résumer l'essentiel des revenus du ménage si celui-ci n'a pas d'emploi, ou si son octroi n'empêche pas toute la série des aides, y compris financières, que peuvent recevoir les personnes et familles en difficulté.

Quoi qu'il en soit, l'inégalité entre les citoyens est réelle dès la naissance. Quoi que l'on fasse, les chances ne sont pas les mêmes à l'orée de la vie, si l'on nait dans une famille en difficulté ( affective et/ou sociale)ou si l'on voit le jour dans une famille heureuse ( chaleureuse, équilibrante et sans souci matériel). L'état est là pour tenter de compenser ces inégalités fort injustes. Et nous sommes nombreux à penser que les attaques contre les services publics contribuent à empêcher ces mécanismes compensateurs de jouer.

De là à donner la même chose à tout le monde ? Cela ne réduirait pas les inégalités : les enfants pauvres s'en serviraient pour manger, les enfants de la classe moyenne, pour avoir accès à davantage de loisirs ( cela me fait penser au spectacle de Frank Lepage de 2008 "Inculture, ou le nouvel esprit du capitalisme" que l'on trouve facilement sur internet. Dans ce spectacle, très drôle, mais amer, sur les universités populaires, l'auteur reprend  cette question, mais sur le sujet de la culture : si on fait avancer tout le monde à la même vitesse, on retrouve les mêmes écarts à l'arrivée que ce que l'on avait au départ ).

Les données au départ ne sont pas les mêmes, mais les besoins ensuite non plus. L'échec du collège unique en est un exemple flagrant.

Or je crains qu'une formule comme celle qui est évoquée dans l'article, n'en viennent à culpabiliser encore plus ceux qui échouent. De même que les obèses ou les cancéreux fumeurs commencent à être parfois culpabilisés par certains de leur état, de même ceux qui ont reçu la manne et n'en ont rien fait d'autre que survivre risquent de ne pas être compris dans leurs difficultés. Ne voit-on pas déjà arriver le principe que des parents qui reçoivent les allocations familiales seraient tenus à une obligation de résultats ? D'autant que si c'est l'état qui distribue cette manne, il ne sera pas difficile pour les personnes gagnant bien leur vie et payant une grosse part des impôts de l'état, de considérer qu'elle font des cadeaux aux pauvres et que ceux-ci se tournent les pouces avec...

Le principe de l'aide en fonction des besoins, s'il comporte forcément des injustices dans la façon dont il est mis en œuvre, me semble plus juste dans son principe.

Quand à l'aspect économique, il ne m'appartient pas de dire si cette idée est réalisable. Mais j'ai quelque doute.

Juste remarque sur Frank Lepage, très juste et tout à fait d'accord aussi sur "Le principe de l'aide en fonction des besoins, s'il comporte forcément des injustices dans la façon dont il est mis en œuvre, me semble plus juste dans son principe"............................... 

Mais pour une vraie sortie vers le haut, je me dis que parfois ces 1000 euros par mois aideraient certains à le faire, ce saut dans un certain ascenseur dont on parle  bien plus qu'on ne le voit  monter pour beaucoup.... 

Mais bien sûr, Christel ! Mon commentaire ne voulait pas dire qu'il ne fallait pas aider les personnes en difficulté, bien au contraire. Mais qu'il me semble que donner la même chose à tout le monde est, bien que cela puisse paraitre paradoxal à certains, anti-égalitaire.

Je crois que nous sommes d'accord, je me demande souuvent pourquoi des systèmes aussi intelligents comme les balises ne sont pas plus mis en avant, pourquoi en matière de création d'activité, le micro crédit n'est pas plus utilisé...

*Ok, on sait tous que l'économie n'est pas que l'autoemploi et que sans un tissu de grandes entreprises qui tisse l'emploi dans une région et assure donc une capacité de consommation c'est galère assurée, mais il y a toujours un peu d'espace pour que quelqu'un crée son activité..... et avec un peu de chance et de bonnes idées créee d'autres emplois. Au lieu de cela, souvent on baisse les bras en se lamentant de la perte réelle d"emploi au profit d'autrui.... 

Moi je me dis que de telles idées farfelues pourraient donner de surprenants résultats, mais de la à donner 1000 euros à fille de Mme Bettencourt ou au fils de ... Sarkozy..... euh, y'a comme un truc qui me dérange, et il me semble que ce truc est contenu dans la phrase que vous avez dite plus haut et que j'ai cité dans mon précédent message ! 

 "Le principe de l'aide en fonction des besoins, s'il comporte forcément des injustices dans la façon dont il est mis en œuvre, me semble plus juste dans son principe"..

"De là à donner la même chose à tout le monde ?

Cela ne réduirait pas les
inégalités : les enfants pauvres s'en serviraient pour manger, les
enfants de la classe moyenne, pour avoir accès à davantage de loisirs."

Il est question de permettre à tous de vivre DIGNEMENT. Je doute qu'un nourrisson ou qu'un enfant ait besoin de 1000 € par mois pour manger. Ou alors ses parents ont de graves problèmes.

 

Cet argent peut être mis de côté, mois après mois pour pouvoir faire des investissements plus importants quand ils seront nécessaires.

Je sais bien qu'en France on est d'avis qu'il faut prendre un crédit pour consommer, c'est-à-dire acheter d'abord et payer ensuite, en Allemagne on est plutôt éduqué à mettre de côté d'abord et acheter ensuite.

L'achat est le même, mais l'un paie des intérêts pour son endettement, alors que l'autre non, et il peut même obtenir une réduction pour paiement en un seul coup.

 

Tout n'est pas dit dans cette interview, c'est pourquoi il vaudrait mieux lire le bouquin.

 

Quant à votre vision des "pauvres" qui consomment tout pour manger, et des autres pour les loisirs, il conviendrait peut-être aussi de réfléchir sur le modèle de ce que fait la ville de Stuttgart depuis longtemps avec la "Familiencard".

 

 

Tous les enfants de familles ayant jusqu'à 60.000 € de revenus par an peuvent obtenir une carte qui leur permet d'aller à la piscine ou au musée, donne droit à 20 % de réduction sur les cours de musique ou de théâtre ou sur un séjour de quelques jours ou semaine dans des "auberges en forêt" à l'extérieur de la ville, etc... 

 

Christel : il y a tellement de gens qui créent leur emploi et qui doivent mettre la clé sous la porte, et tant d'autres qui ont une entreprise qui marche et qui doivent le faire aussi. Quand aux salariés qui ont été vidés de leur entreprise, quel courage pour tenter de devenir indépendants alors que certains de leurs collègues qui ont accepté de quitter l'entreprise qui "externalisait" afin de créer leur boîte pour répondre aux besoins existants, se voient contraints de réduire leur coûts ou leurs durées de livraisons, quitte à couler, car ils sont mis en concurrence avec d'autres, et pressurés, par leur ancien employeur...

Créer sa boîte si on trouve un créneau porteur, pourquoi pas, mais avec un pouvoir d'achat qui diminue et des entreprises qui ferment, je pense que la question n'est pas vraiment celle du courage, mais plutôt celle de la bonne évaluation du risque.

Je trouve a premiere vue ce systeme extremement interessant car il supprimerait tout un tas de debats sans fin sur les minimum retraite, le revenu de l'etudiant, mais surtout le RMI, RSA, allocations familiales, etc... avec 1000€ par personne, on peut passer a autre chose, et surtout on peut supprimer toutes les administrations qui controlent toute cette redistribution ! Quelle simplification ! Plus de harcelement des personnes aux chomage qui ont travailles 10 heures ou 20 heures pour leur enlever une partie de leurs allocations etc etc...

Concernant la justice de donner 4000€ par mois a une famille de 2 enfants et 2 parents qui travaillent et gagnent bien leur vie... ou a la famille Mulliez (fondateur et proprietaire de Auchan) : la on arrive dans le debat sur la fiscalite, qui n'est pas aborde dans l'article. Il ne me semblerait pas aberrant que les revenus supplementaires aux 1000€ soient fortement taxes... en tous cas mieux qu'aujourd'hui puisqu'il y a deja un enorme probleme de fiscalite e en France, les tres riches echappant tres bien a l'impot sur le revenu.

Ce qui me gene le plus dans cette proposition concerne les subventions ... il est question d'Opera par exemple. Est-ce a dire que si tout le monde recoit 1000€ par mpis, alors l'Etat ne financerait plus la culture, ni l'education, ni ni ni..?. Götz Werner defendrait alors, de maniere deguisee, une vision purement liberale de la societe => reduction du role de l'Etat, choix et "liberte" des individus. Cette offre apparemment genereuse serait alors effectivement basee sur une vision tres individualiste de la societe, ou chacun se debrouille et ne peut meme pas se plaindre... puisqu'on lui octroie genereusement 1000€ !

Ceci-dit, j'ai ete voir hier Cleveland contre Wall street, le film sur les subprimes. Il apparait clairement que si l'Etat federal avait donne l'argent du plan de sauvetage aux particuliers plutot qu'aux banques, ce plan aurait ete infiniment plus "juste".

@Etoile,

"En vous lisant j'ai l'impression que vous vivez sur une tout autre planète qu'Olivier ou moi". Pensez-vous que si je vivais sur une autre planète, je me serais intéressé à cet article? J'ai travaillé plus de 15 ans dans des quartiers difficiles et ai le sentiment de connaitre un peu, ce que cela représente d'efforts de boucler un budget étriqué pour une famille nombreuse. D'une certaine manière, j'ai pris cette phrase comme une claque. 

@Olivier et Etoile,

Je me suis sans doute laissé entrainé à une trop grand sévérité vis-à-vis des propositions exposées dans cet article mais je suis, en même temps, plutôt satisfait des réserves exprimées par Liliane: les choses ne sont pas aussi simples que son auteur voudrait nous le faire croire.

Et je reste choqué que quelqu'un, quel qu'il soit, sous le prétexte qu'il a "réussi", se permette de présenter une vision exagérément simplifiée et simpliste de la réalité des gens pour penser qu'il a raison de proposer cette solution miracle du "1.000€ pour tous". En aucun cas une société ne se résume à cela.

La simplification des problèmes, s'accompagnant d'une simplification du regard sur les gens, est un chemin des plus dangereux. C'est le chemin, pourtant, qu'un certain Nicolas Sarkozy emprunte volontiers avec les risques de dérives populistes que l'on sait. Ce chemin, qu'avant lui, un certain JM Le Pen aimait déjà emprunter quand il stigmatisait "ces étrangers qui viennent manger notre pain, profitent des allocations, mettent les Français au chômage". 

A M.Philips :

* Liliane Baie emet un doute sur le fait que "donner la meme chose a tout le monde, independamment de ses besoins" soit juste.

* vous insistez sur la "simplification" potentiellement fasciste de la vision de la societe de Götz Werner.

Ce sont pour moi deux arguments qui ne se rejoignent pas totalement.

Pour contrer celui de Liliane, je dis que l'auteur ne parle pas de supprimer les impots sur le revenu. Il faudrait sans doute lire son bouquin pour le savoir. En democratie, la fiscalite joue un role fondamental dans la redistribution et la correction des inegalites.

J'avoue ne pas comprendre votre point de vue. Vous dites que Götz Werner simplifie la societe et que cela est toujours dangereux. J'ai l'impression au contraire qu'il croit au potentiel de chacun et veut donner a chacun la chance de se construire une vie. Pour moi, le danger de son discours tient plutot dans sa vision "individualiste" et dans le "be yourself".

Olivier,

Je crois que pour sortir de cette confrontation, il faudrait que j'aie lu le livre. Disons, pour conclure provisoirement que je partage votre inquiétude concernant la vision individualiste de l'auteur. Ses propositions sont élaborées à partir de "sa" vision du monde. Je préfère quand on se réfère à une vision sociétale reconnue par la majorité! Je suis toujours inquiet quand quelqu'un se réfère à sa seule conception pour proposer des mesures générales.

N'ayant pas bcp de temps - 7 invités ce midi, je prépare... - juste une info concernant les impôts.

Pour supprimer toutes les niches fiscales et les profondes injustices fiscales, et rendre le tout calculable par tous sans avoir recours à des spécialistes qui aident à contourner les lois, plusieurs personnes ont proposé un seul taux imposable pour tous. Comme le Prof. Kirchhof qui a proposé un concept très réaliste et courageux, soutenu par Angela Merkel, mais qui a été combattu avec des arguments très spécieux de la part de gens qui n'y connaissent rien en fiscalité. Je connais ce concept qui est de loin bien meilleur et socialement plus juste que ce qui existe aujourd'hui tant en France qu'en Allemagne.

Il y a eu aussi Friedrich Mertz qui a dit de maniére imagée que toute déclaration fiscale devait pouvoir être faite sur un "Bierdeckel" tant elle aura été simplifiée. 

Mais beaucoup de politiques, craignant de perdre des sources de financement pour eux-mêmes, se sont opposés à cette réforme réaliste. Mais je pense qu'un jour, elle verra le jour.

L'idée est le même taux d'impôt pour tous au niveau pourcentage, à partir d'un revenu plancher, calculé par personne. Sans aucune niche fiscale ni dérogation.

Cela s'ajouterait aux propositions évoquées plus haut.

 

"L'idée est le même taux d'impôt pour tous au niveau pourcentage, à partir d'un revenu plancher, calculé par personne. Sans aucune niche fiscale ni dérogation."

 

Bon, si on commence à discuter le sujet annexe, presque hors-sujet, de la fiscalité, c'est qu'on est tous tombés d'accord sur le sujet central de l'article?

 

En tous cas, un tel système, le même pourcentage pour tous, est évidemment un système qui profite aux riches, et qui ne me semble rien faire (au contraire) pour décourager l'accroissement du déséquilibre de plus en plus important entre riches et pauvres (tous deux "de plus en plus").

 

En Finlande, c'est sur le contraire de ce système que l'on vit:

Si je suis pauvre, mon pourcentage est faible, et si je suis riche, je peux donner plus, donc mon pourcentage est élevé.

Plus je suis riche, plus mon pourcentage est élevé.

(ça marche aussi pour les punitions: pour la même infraction, l'amende à payer sera plus élevée plus mes revenus sont élevés) 

La logique en est simple et juste, elle se base sur la vie réelle que l'on vit,

sur le fait que pour un pauvre, il lui faut garder presque tous ses revenus pour s'en sortir, alors qu'à un riche, quelques petits pourcents lui suffisent pour déjà pouvoir se payer la plus belle maison et tout ce qu'il y a de plus cher.

 

On peut illustrer avec un cas extrême, celui de Bill Gates: tellement riche que s'il rendait 99,999999% en impôts, s'il ne lui restait que 0,000001% de ses revenus, il serait encore l'homme le plus riche "de la rue", du quartier, de la région, du pays, aussi.

On ne peut pas raisonner correctement en prenant comme base les cas extrêmes des très pauvres ou des très riches.

Il faut toujours se placer sur un plan général d'une société normale de gens normaux. C'est bien entendu la base que prend cette entrevue, et sa traduction par Olivier.

 

Alors Michel, quand tu dis

"Je préfère quand on se réfère à une vision sociétale reconnue par la majorité!"

tu as absolument raison, mais attention à ce travers français si banal que c'est lui qui préside à pratiquement toute décision, et qui consiste précisément à se focaliser sur des cas extrêmes pour baser sa reflexion puis "légiférer" etc.

Ça ne marche pas. 

Ce qui marche, c'est voir d'abord le cas normal, le cas général, puis ensuite traiter les éventuels dysfonctionnement marginaux et les exceptions.

Dans le cas présent:

Voir d'abord si les 1000 euros pour tous fonctionneraient,

puis s'occuper ensuite d'augmenter la fiscalité des riches,

puis s'occuper ensuite des aides spécifiques à ajouter aux pauvres. 

"Voir d'abord si les 1000 euros pour tous fonctionneraient,

puis s'occuper ensuite d'augmenter la fiscalité des riches,

puis s'occuper ensuite des aides spécifiques à ajouter aux pauvres"

 

Mais c'est justement ce qu'il ne dit pas et ce serait dévoyer totalement les 1000€ pour chacun tout au long de sa vie, cela ne peut se faire que sans "dérogations".

Ce dressage au mythe de l'égalité - qui n'existe aucunement en France mais est propagé d'en haut pour permettre à ceux qui sont aux pouvoirs, politique, financiers, etc d'y rester  en faisant rêver le peuple - est une profonde arnaque intellectuelle qui empêche les gens de penser.

Je retourne à mon gigot d'agneau :-) et à l'apéro

14 Juillet 2010. Questions de Karima Delli (Europe Ecologie) à la Présidence belge de l'Union européenne sur les priorités en matière sociale: Directive-cadre sur le revenu minimum, Année européenne de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, Dégradation des conditions de travail, Droit au logement, etc... Avec les réponses de Joëlle Milquet, Ministre de l'emploi et de l'égalité des chances, et de Laurette Onkelinx, Ministre des affaires sociales et de la santé publique.

 

"En tous cas, un tel système, le même pourcentage pour tous, est
évidemment un système qui profite aux riches, et qui ne me semble rien
faire (au contraire) pour décourager l'accroissement du déséquilibre de
plus en plus important entre riches et pauvres (tous deux "de plus en
plus").
"

Désolée, mais ce n'est pas exact.

Car ceux que vous appelez "les riches" ont certes sur le papier un taux d'imposition mirobolant, mais dans les faits, grâce à leurs conseilleurs fiscaux ils paient beaucoup moins d'impôt que les couches dites "moyennes", les autres ne payant que la TVA et la taxe d'habitation ( qui pour moi est un pur scandale français, jamais je ne l'ai vue ailleurs, existe-t-elle en Finlande ?)

Contrairement à vous, je ne pense pas que le sujet de la fiscalité soit à dissocier de la réflexion quant à 1000 € par mois et par personne de la naissance à la mort.

La réflexion sur "l'égalité - qui est en fait un leurre - empêche tout autre réflexion en France. Dommage.

1)

Je gagne 1000 euros brut par mois,

Bill Gates gagne 1000000 euros brut par mois.

Selon un système où tout le monde paie le même pourcentage d'impôts (disons 33%)

une fois les impôts payés, il me reste 670 euros net, et il reste 670000 euros net à Bill Gates.

 

Bill Gates reste riche, tandis que moi, je n'ai plus assez pour me chausser et je me prive de chauffage l'hiver.

 

-----

2)

Je gagne 1000 euros brut par mois,

Bill Gates gagne 1000000 euros brut par mois.

Selon un système où plus les revenus sont élevés, plus on paie un pourcentage d'impôts élevé (disons 10% pour moi, et 99% pour Bill Gates)

une fois les impôts payés, il me reste 900 euros net, et il reste 10000 euros net à Bill Gates.

 

Vous voyez bien qu'avec ses dix-mille euros net par mois, Bill Gates dans ce système reste l'homme le plus riche de la rue (ou du pays s'il est en Finlande) tandis que moi, pour le même salaire/travail je commence à pouvoir changer de chaussures plus souvent et ma maison est maintenant chauffée.

 

-----

 

Je ne vois pas où était la difficulté de comprendre ça?

Que les riches parviennent mieux que les pauvres à pervertir le système des impôts, on le sait, mais ce n'est pas de la faute du système lui-même: c'est de la faute à l'opacité entretenue, aux incompétences diverses et au manque de surveillance/transparence. 

 

-----

 

Sinon, non, il n'y a pas de taxe d'habitation en Finlande, bien sûr que non. 

 

Axel, votre exemple montre que vous ne connaissez pas le système fiscal prôné par le Prof Kirchhof.

Il n'est pas question du même impôt pour tous, mais à partir d'un certain revenu, les autres, au-dessous de ce niveau, étant non imposables. Le taux a 3 paliers, 15%, 20% puis il est le même - 25% - pour tous, sans niches fiscales ni dérogations.

Je vous conseille de lire le Marianne de cette semaine, vous y verrez que les plus grandes fortunes ne paient pas un taux aussi élevés en France, puisqu'elles ont des conseillers qui "diminuent" l'impôt, ce que ne peuvent se payer les autres moins fortunés, et le fisc qui ferme les yeux...

 

 

 

Quant à moi, sur la question de la nécessité de reconnaissance, je pense l'inverse : il y a nécessité pour chacun, que son travail soit reconnu (et cette reconnaissance est un besoin pour l'image que l'on a de soi, et/ou, pour le sens que l'on donne à sa vie). Une preuve en est donnée par ce qui se passe dans le monde du travail actuellement, où une grande partie de la souffrance des salariés vient du fait que leur travail n'est pas reconnu. En effet le salarié est souvent évalué selon des critères qui ont peu à voir avec l'efficacité réelle, et les objectifs sont généralement calculés pour ne pas être atteignables, et générer donc un sentiment d'insuffisance chez le travailleur, et la possibilité pour le manager d'en rajouter dans l'infériorisation. Résultat : explosion des troubles liés aux travail : dépressions, troubles musculo-squelettiques, débouchant parfois sur des suicides ou des invalidités. 

Une autre preuve se trouve dans les techniques de harcèlement professionnel, dont une des plus efficaces est de priver le salarié du sens de son travail, en ne lui donnant rien à faire, par exemple ; ou en l'accusant d'échouer alors qu'il réussit. C'est radical et les personnes non averties vont vite très mal.

Les salariés sont des hommes et des femmes, et l'"affect", c'est-à-dire les sentiments et les émotions, jouent un grand rôle dans leurs pensées et leurs actes. Les spécialistes en "communication" le savent bien, qui forment les managers à trouver les ressorts affectifs des salariés pour parvenir à une organisation d'entreprise la plus efficace, la plus confortable et la plus rentable... pour les dirigeants.

Hors-sujet complet:

Cessons de remplacer le mot "problème" par le foireux-médiatique "problématique".

"Problème" n'est pas devenu grossier ni obscène que je sache?

 

"Problématique" est un terme technique qui a une définition bien précise, et qui ne signifie absolument pas la même chose que "problème".

 

Dire "problématique" au lieu de "problème", c'est un signe de la contamination ambiante au diaffoiranto, mieux connu sous le terme de "novlangue", cette technique d'enfumage largement utilisée par tous ces "acteurs" du grand cirque médiatique.

"Cessons de remplacer le mot "problème" par le foireux-médiatique "problématique"."

Cher Axel,

Apparemment, c'est à moi que vous vous adressez Embarassé

Sauf que "problème" et "problématique" n'ont pas du tout le même sens.

Le problème, je pense que c'est clair.

La "problématique"

1. C'est l'art, la science de poser les problèmes.

2.C'est l'ensemble des problèmes élaborés par une science donnée et considérés comme délimitant le domaine qui lui est propre`` (Aur.-Weil 1981).

3. C'est l'ensemble des problèmes qui se posent sur un sujet déterminé. 

Amicalement Clin d'oeil

Oui enfin pas vraiment à vous seule, Etoile, mais à "tous ceux qui comptent", de qui j'attends beaucoup, et notamment de qui j'espère qu'ils résisteront à la somme incroyable de pressions alentour.

 

Avec le mot "problématique" à toutes les sauces, il y a aussi dans la même veine, le mot "expliciter" (utilisé à la place de "expliquer").

 

À ce sujet, je remercie Liliane de m'avoir tendu ce petit piège dans son commentaire sur "problématique" et sur les mots-valises: bien essayé, mais dans ce cas, je crois que le mot juste était bien "expliciter" et non "expliquer"?

:-)

 

Vous allez voir que comme pour WWJD au PS, on va finir trouver un sens gentiment moqueur aussi à l'expression de Van Damme "I'm Aware"...

(en tous cas il y a déjà des T-shirts)

:-) 

Bonjour Axel ! Dans un premier temps je me suis relue en me demandant où j'avais pu nommer une "problématique"... parce que je suis plutôt d'accord sur le côté fourre-tout de l'usage de ce mot. Comme pour le mot "débat" qui est utilisé à la fois pour "discussion libre", "examen d'un texte de loi au Parlement", "conflit"... conflit qui n'est d'ailleurs jamais explicité "telle question a suscité un débat au sein de la société" au lieu de dire qu'un grand nombre de personnes s'opposait violemment à la question "débattue". "Il faut qu'on débatte", n'est pas très éloigné de "Il faut dégager une problématique". Un conflit, cela ne se dégage pas, cela se vit : il y a des rapports de force, bien réels, qui sont noyés dans cette communication guimauve. C'est d'un conflit ouvert que peut être trouvé une solution.

Quant à souhaiter que les salariés trouvent leur accomplissement dans le fait de résoudre les problèmes de leur entreprise : oui, dans une entreprise paternaliste et chaleureuse, où les salariés sont heureux et reconnus, et ne sont pas mis sous pression avec le spectre de la perte d'emploi à chaque instant ( c'est où ?). Parce que le discours managérial reprochant aux salariés de ne pas s'impliquer assez pour leur entreprise est un peu fort de café, quand on sait le nombre de personnes, y compris des cadres, qui ont mis l'entreprise au centre de leurs préoccupations pendant des années, pour être finalement de plus en plus maltraités, voire vidés à 45 ans comme on jette un mouchoir en papier... Ce genre d'attitude, fort rentable à court terme pour l'entreprise qui va embaucher un débutant moins cher, entraîne forcément une démobilisation de tous à long terme.

A Etoile66

C'est un donnant-donnant. Je produis un bien ou un service dont d'autres ont besoin, ceux-ci paient pour l'obtenir, c'est un échange. C'est la base de l'industrie et du commerce, ou du troc, selon les pays.

Euh, on n'est plus tout a fait au moyen age ou chacun produit son fromage et va le vendre au marche. Dans une societe complexe comme la notre il est tres facile de perdre le sens de ce que nous faisons, meme lorsque nous sommes payes pour. La reconnaissance ne passe pas toujours (et meme souvent tres peu) par le salaire...On peut etre tres bien paye et se sentir humilie, inutile, si son chef ou les clients ou... n'importe qui... ne vous dit pas qu'il apprecie votre travail. Et meme dans des relations tres simples de producteur a acheteur, le producteur n'attend pas seulement qu'il lui achete son fromage, mais en plus il apprecie un compliment sur le gout et la qualite de son fromage, ou sur la relation. Batir une relation est un bon moyen de se reconnaitre l'un l'autre. Le commerce n'est pas qu'un echange de produits et d'argent... vous etes deformee par votre ideologie liberale

A Etoile66 : le plus fort est que vous reconnaissiez dans un precedent echange que la reconnaissance etait indispensable au developpement de l'enfant... mais maintenant vous la trouvez completement inutile au developpement de l'adulte ?!?! faudrait savoir. Selon votre deuxieme raisonnement, donner des bonnes notes a un enfant suffirait a reconnaitre son travail...

Pour la piscine, je sais qu'il y a des réductions pour les enfants. Pour les musées, la gratuité existe (je viens de faire un tour sur les sites du centre Pompidou et sur le musée du Louvre : c'est gratuit pour les moins de 18 ans ). Le tarif de certaines activités pour enfant est soumis au quotient familial, et donc donne lieu à réductions.

Je pense que c'est assez restrictif, et appauvrit la discussion, de toujours ramener le sujet vers une comparaison entre la France et l'Allemagne. Au détriment de la première, bien sûr. Il y a des qualités et des défauts dans tous les pays, et encore, chaque habitant n'aurait pas la même évaluation de ce qui est une qualité ou un défaut pour le pays dans lequel il vit, en comparaison avec un autre dans lequel il ne vit pas. C'est tellement subjectif. On peut observer un fonctionnement très efficace dans une ville, et à côté cela sera bien pire, etc.

En revanche, sur la question des mille euros, je persiste : donner mille euros par personne aux familles pauvres, pourquoi pas. Mais le donner à tout le monde sous pretexte d'égalité, c'est idiot. Et si l'on essaie de compenser cela par les impôts, cela devient du non-sens.

Ce qui m'ennuie, dans ce genre de réflexions, c'est l'idée que l'on sait à l'avance ce qu'il conviendrait de mieux pour les autres. Par exemple, les pauvres qui bénéficieraient d'une telle manne, devraient économiser pour un éventuel achat conséquent plus tard. Et les autres ? Ils pourraient le dépenser parce qu'ils ont une assise financière suffisante ?

Tout le problème de l'aide, quelle qu'elle soit, c'est la position de supériorité qu'elle donne à celui qui aide. Alors, là, comme ces 1000 euros seraient pour tous, on croit qu'on a trouvé la solution. Mais la position supérieure pointe à nouveau le bout de son nez quand on a une idée de comment les plus démunis (et je ne parle pas que sur le plan financier) devraient utiliser cet argent. Cette position supérieure risque de devenir patente vis à vis de ceux qui, malgré les 1000 euros, ne s'en sortiront pas. Et auront donc besoin d'aide.

Peut-être même que cela pourrait être le but caché d'une telle manœuvre : que les pauvres arrêtent de dépenser l'argent commun. Ils auraient un forfait et se devraient se débrouiller avec. Ce principe s'est vu avec les maisons de retraites médicalisées, du moins à une époque (je ne sais plus où cela en est) : c'est très bien que les soins soient pris en charge dans le lieu de vie de l'aïeul. Mais quand cela aboutit au fait que certains soins à l'extérieur ne soient pas pris en charge, cela peut amener à se poser des questions. 

 

L'idée d'un revenu universel de base n'est pas nouvelle, mais cela ne la rend pas moins intéressante pour autant.

D'une part, cela permet de sortir du schéma rebattu de l'assistanat. Ce n'est pas de l'assistananat puisque tout le monde y a droit.

C'est une reconnaissance économique de quelqu'uns des droits humains les plus fondamentaux: alimentation, logement, un minimum de culture...C'est donc aller au bout de la logique des droits de l'homme. 

C'est un moyen clair et simple de trouver une harmonie entre responsabilités collectives et responsabilités individuelles. La société donne au minimum accès aux droits fondamentaux et l'individu peut aller au delà.

Maintenant est-ce possible économiquement? Comme le dit l'interviewé, pour un pays avec un PIB de 2500 milliards, un cout de 800 milliards n'a rien d'impossible. 

@Alain Godefroy

"Comme le dit l'interviewé, pour un pays avec un PIB de 2500 milliards, un cout de 800 milliards n'a rien d'impossible"

Pour la France :

  • Population 2010 : 65.000.000
  • Revenu de Subistance : 1.000€ X 12 = 12.000€ par personne
  • PIB : 2.000 MD€
  • Coût national : 12.000€ X 65.000.000 = 780 MD€
  • En % : 39% (France) contre 40% (Allemagne : 1.000 MD€ et non pas 800 MD€)

L'effort pour la France serait relativement plus important : natalité plus forte, population globalement plus jeune. 

Deux objections quand même : ces chiffres sont trompeurs car la mesure concernerait moins de 40% de nos populations (voir le seuil de pauvreté, et la répartition sur l'INSEE).

De plus, les familles - avec enfants - sont plus "touchées" que les autres mais elles reçoivent déjà des allocations familiales et le coût adminstratif de cette mesure est démesuré. Donc, in fine, le coût ne serait sûrement pas de 40% pour l'Allemagne ni de 39% pour la France.

Par contre, cet "investissement" serait potentiellement "rentable" (jeunes mieux éduqués, plus rassurés, mieux intégrables) à condition bien sûr que nos banquiers, nos assureurs, nos multinationales et nos Grandes Surfaces arrêtent leurs jeux de massacre...

Sinon, ces mille euros passeront dans les poches de ces acteurs cupides (qui donneront le minimum de biens et services de qualité pour ce prix-là) mais ils ne permettront jamais à notre jeunesse d'exercer ses DROITS A L'EXISTENCE.

Nous reproduirions en plus démesuré "l'effet cartable" : plus les primes à la rentrée augmentent, plus les prix des cartables chinois s'envolent... Autrement dit, avec 1.000€ par personne et par mois, toute notre économie risque d'être chinoise ou autre dans ce système mondialisé (pas d'emplois en France ou en Allemagne, pas d'insertion sociale pour nos jeunes, pertes d'emplois pour nos seniors, pertes de revenus dans leurs familles)....

Il est donc parfaitement envisageable, et souhaitable, de dépenser 39% ou 40% de son PIB pour l'avenir et la sécurité de nos populations (dont une faible partie avec un revenu de subistance)... mais il faudra surtout changer le comportement de nos grands acteurs avant d'exiger un "retour sur investissement" positif au sein de celles-ci (nos populations).

Il est là, le pari gagnant.

Et, à ce niveau-là, rien n'est gagné (trop de corruption à la tête de l'Etat et des Collectivités Territoriales). 

Merci Alain de votre vision positive et précisée !

 

Junon vous répond:


De plus, les familles - avec enfants - sont plus "touchées" que les autres mais elles reçoivent déjà des allocations familiales et le coût adminstratif de cette mesure est démesuré. 


Où l'on voit la pensée enfermée dans l'assistanat.

Ces 1000€ par mois dispensent de l'assistanat qui tue toute initiative. Pourquoi y rajouter des "allocations familiales" ?

D'ailleurs le terme "allouer" veut bien dire "donner de l'argent d'en-haut vers le bas "... par "mansuétude"...

Ces 1000 € par mois depuis la naissance sont bien plus. La seule règle claire soit que l'enfant ait accès à cet argent sans que des parents irresponsables ne le transforment en liquide alcoolisé, en clopes ou autres...


Par contre, cet "investissement" serait potentiellement "rentable" (jeunes mieux éduqués, plus rassurés, mieux intégrables) à condition bien sûr que nos banquiers, nos assureurs, nos multinationales et nos Grandes Surfaces arrêtent leurs jeux de massacre... 

 

Mais c'est une question d'EDUCATION citoyenne !

Personne n'est obligé de se livrer aux banquiers, assureurs ni d'acheter en grandes surfaces...

Si les citoyens s'organisaient (0,25% en France = 143.000 personnes, 25% en Allemagne = 20 millions de personnes) les choses ne seraient pas en l'état en France. Voir aussi l'excellent article d'Anne sur la consommation citoyenne.

Il faudrait arriver à penser hors assistanat et attente béate d'un Etat super-papa, ce qui témoigne d'une certaine infantilisation voulue par les "élites" - article de blog -  et AVEC une vraie éducation à la citoyenneté...

 

Certaines réactions prouvent que ce sera difficile de sortir de cette tutelle imposée depuis la naissance par un Etat qui veut garder le pouvoir - qu'il soit de droite ou de gauche - sur tous les domaines de la vie des gens pour mieux les dominer et favoriser ceux qui se disent "élites de la nation"...

Comme le dit si souvent JPYL, la pensée française est formatée, très sérieusement !

Ya du boulot !

@Etoile66

Vous intervenez sur tout, partout, souvent avec hargne, en nous bassinant systématiquement avec votre Allemagne - Disneyland et votre agressivité permanente contre la France.

Votre blog est d'ailleurs significatif de votre état d'esprit  : "La France... une démocratie?".  Et ben, oui, madame, les Français travaillent d'arrache-pied pour restaurer ou pour maintenir une démocratie (insuffisante à leurs yeux), et ce n'est pas facile.

Votre Allemagne idéale, c'est aussi ALDI, LIDL, NETTO, PENNY, PLUS et NORMA, toutes ces enseignes auprès desquelles les pauvres sont obligés de s'approvisionner en Allemagne, pays de la Mal-Bouffe... Et cela, c'est pas DISNEY : ces enseignes de Hard Discount occupent 41% du marché allemand contre 15% en France... Le secteur "droguerie" (SCHLECKER, entre autres) et le Hard Discount sont aussi les employeurs les plus féroces... La misère n'est pas nécessairement là où l'on croit...

Je défends le REVENU DE SUBSISTANCE POUR TOUS mais les adversaires alignent les chiffres les plus fantaisistes pour justement s'opposer à cette mesure. J'essaie de relativiser ces chiffres, et vous me volez dans les plumes en ne comprenant même pas les enjeux...

Les adversaires les plus féroces du Revenu de Subsistance Pour Tous? Ce sont les fonctionnaires et assimilés qui ont complexifié ces droits minimalistes en mettant en place des administrations complexes, soit disant pour "gérer" les allocations sociales et familiales, les retraites par répartition, les allocations chômage des Pôle Emploi - ANPE (de plus en plus inutiles et féroces). Et j'en passe... Or, vous le dites vous-même, ces gens-là se servent, au lieu de servir... Ils savent que si l'on distribue 1.000€ par personne, tout leur petit monde s'écroulera.

"L'effet cartable" existe, que cela vous plaise ou pas... Et les grands gagnants sont... ceux que j'ai cités en France et en Allemagne. Si vous ne changez pas ce système, vous donnerez 1.000€ au départ, et puis 2.000€... Et ce sera toujours la misère pour tous...

Que des expatriés nous donnent des éléments de comparaison ou des points de vue différents, je trouve cela plutôt enrichissant (j'ai d'ailleurs remercié Oliv92)... J'ai moi-même vécu en expat pendant des dizaines d'années pour savoir que des choses banales (dans le pays d'accueil) peuvent soudain apparaître comme "instructives" pour envisager des réformes au bercail... mais je n'ai jamais haï mon pays d'origine pour autant...

Quant à vos idées "libérales", je vous donne une information : l'Allemagne est un des pays d'Europe où il y a le moins de propriétaires individuels. Que vous gériez votre retraite en devenant "marchand de sommeil" ne vous honore pas pour autant dans un pays où le droit de propriété est moins bien défendu qu'en France.

Alors, quand vous voudrez pour les comparaisons, j'en ai plein ma besace... et je le dis haut et fort : la France, moi, je l'aime! Ce qui ne m'empêche pas d'avoir beaucoup de respect pour l'Allemagne...

Junon écrit:

Vous intervenez sur tout, partout, souvent avec hargne, en nous bassinant systématiquement avec votre Allemagne

Certainement pas, je "n'interviens pas sur tout" mais sur ce qui m'intéresse et ce que je connais assez bien depuis plus de 30 ans...

Et je ne mêle jamais de sentiments aux faits. Donc la "hargne", connais pas. Je parle de faits.

 "vote Allemagne"... 

Un pays n'appartient à personne, en ce qui me concerne, je n'ai que la nationalité française Clin d'oeil

Vivant 8 mois en Allemagne et 4 mois en France, je peux voir en "live" les différences entre les deux, c'est ce que j'essaie d'exprimer pour ceux qui n'ont pas cette possibilité. 

Ecrivant en français sur un site français, je trouve pas mal d'articles traitant de ce qui ne va pas en France et essaie d'expliquer comment cela fonctionne juste derrière la frontière et en Scandinavie, régions que je connais bien.

Ni plus, ni moins.

Et ben, oui, madame, les Français travaillent d'arrache-pied pour restaurer ou pour maintenir une démocratie

On peut travailler d'arrache-pied, comme la mouche du coche, seuls les faits comptent...

Si la situation est satisfaisante pour la majorité des habitants comme vous semblez l'être... c'est aussi un choix...

 

Votre Allemagne idéale

je n'ai aucun "ideal", j'observe...

 

ces enseignes de Hard Discount occupent 41% du marché allemand contre 15% en France

Sauf que vous comparez des pommes et des poires car les techniques d'achat ne sont pas les mêmes dans les deux pays. En Allemagne, les gens se regroupent beaucoup dans les villes pour acheter à la ferme des produits frais et de la viande. Le reste - sucre, papier-cul, lessive, etc... - ils l'achètent en supermarché ou hypermarché, ou "hard-discount" comme vous l'écrivez.

Et les organisations de consommateurs ont fait plier Schlecker et Lidl et autres dès que les pratiques non conformes à la dignitié humaine ont été connues.

C'est l'organisation des consommateurs - 20 millions de membres en Allemagne, 143.000 en France - qui a déposé plainte contre Lidl à Hambourg par exemple.

La législation fait la suite. Les amendes prévues vont entre 50.000 et 300.000€.

En France, vous avez des hypermarchés qui exploitent et les fournisseurs, et les employés et les clients, comme Leclerc, Carrefour, Auchan, Champion (racheté par Carrefour), etc. etc... ces marques s'implantent à l'étranger - sauf en Allemagne - avec l'argent des fournisseurs français qu'ils ont exploités, des caissières françaises qui sont essorées au possible et des clients français auxquels ils vendent de la merde au prix fort.

Et vous avez un Michel Leclerc qui fait ami-ami avec le président de la République...

Il suffit de voir d'ailleurs les différences de prix pour les mêmes produits en traversant la frontière.  Amusant d'ailleurs le truc du "gratuit" pour le fromage... un gratuit du côté français, pas de gratuit du côté allemand, mais du côté français le tout est plus cher, 3,75 € en Allemagne, sans "cadeau"... et 4,35 € en France avec un "gratuit"... CQFD...

Luc Chatel dans un supermarché allemand

 

J'ai moi-même vécu en expat pendant des dizaines d'années pour savoir
que des choses banales (dans le pays d'accueil) peuvent soudain
apparaître comme "instructives" pour envisager des réformes au
bercail... 

J'adore l'expression "expat"... unique dans les langues européennes. Expatriés, vivant à "l'étranger"... cela a des relents d'avant-hier où les gens étaient enfermés dans des frontières hermétiquement contrôlées. Nous vivons aujourd'hui dans un monde ouvert où l'on passe d'un pays à l'autre en toute liberté. Je sais bien que les politiques appuient sur le côté "identité nationale" pour enfermer les gens dans de petits tiroirs étriqués et garder le pourvoir sur eux, mais ce pouvoir leur échape irrémédiablement, fort heureusement. Ils essaient de réguler internet pour garder la main-mise, mais les gens épris de libertés sont plus intelligents que ces rétrogrades et inventeront toujours un moyen de sortir de ces prisons institutionnalisées.

 

mais je n'ai jamais haï mon pays d'origine pour autant...    

Etrange comme vous mêlez des sentiments à des  écrits qui se basent sur des faits. J'ai déjà écrit un article au sujet de cette maladie bien française qui incite les gens à se taper dessus pour des broutilles, et même à s'entretuer pour un "mauvais regard"... "Mélanger les sentiments aux faits rend malade..."

Qui a dit que je "haïssais" un pays ? Vous fantasmez grave...

D'ailleurs je n'utilise jamais ce verbe outrancier.

 

la France, moi, je l'aime! Ce qui ne m'empêche pas d'avoir beaucoup de respect pour l'Allemagne... 

J'admire cette phrase... qui mêle plein de sentiments à des relations de voisinages qui devraient en rester aux faits.

Cela me rappelle d'ailleurs ce qu'écrivait Brigitte Sauzay, ancienne interprète en chef du Quai d'Orsay et ancienne conseillère du Chancelier Gerhard Schröder pour les relations franco-allemandes, elle qui devait en connaître un rayon :

« Les Allemands aiment les Français, mais ne les prennent pas vraiment au sérieux; les Français respectent les Allemands, mais ne les aiment pas vraiment… »

Vous confirmez donc... 

Et je confirme de mon côté la partie allemande

Les Allemands aiment les Français, mais ne les prennent pas vraiment au sérieux ;

avec le pantin qu'ils ont élu comme chef, comment le pourraient-ils ?

@ Etoile66

Vous êtes prolixe, dis donc!

 

Je vote pour 5000 euros par mois.

Sur le site du parti de gauche, il y une vidéo de Bernard Friot sur le même sujet intitulé "la retraite c'est révolutionnaire"

http://www.lepartidegauche.fr/militer-eduquer

Ce revenu n'est il pas comparable à l'idée de dividende universel proposé par Christine Boutin ?..

Il s'agit plutôt de l'Allocation universelle, effectivement tout aussi intéressante à étudier.

Merci pour la traduction.

Article passionnant qui rejoint les idées de Jacques Duboin ou d'André Gorz sur l'économie distributive et le revenu inconditionnel. Il est étonant de trouver des gens si différents sur cette idée simple.

 

Tiens, bizarre, je pensais que la discussion s'était éteinte, et elle reprend 4 jours plus tard. Effectivement, cela serait intéressant que plusieurs partis politiques essaient de travailler sur un tel "business case" pour voir jusqu'où une telle idée pourrait mener. Combien gagnerait on par exemple en administration? On pourrait reconvertir une partie des fonctionnaires à un vrai support au développement individuel, pour créer des réseaux, faire le lien entre les initiatives... plutôt que de controler 3 francs 6 sous. Cette idée permettrait de sortir des carcans intellectuels et administratifs.

Comme quoi, le temps fait son travail... et les gens réfléchissent...

Je me rappelle des premiers "écologistes" en Allemagne au début des années 70. Tout le monde les prenait pour des "malades", des "utopistes".

Quand on voit à quel point ils ont transformé les sociétés dans le monde, en une génération, beaucoup de ce qu'ils demandaient alors est tout naturel aujourd'hui.

on peut encore espérer Clin d'oeil 

quelques liens sur le revenu de base :

Un grand merci, à suivre... on s'apercoit que l'idée arrive "naturellement" à des personnes aux parcours très différents, dans différents pays.

Olivier, la discussion sur ce sujet ne se terminera pas ! Et heureusement, je suis persuadée qu'un jour ou l'autre, un pays tentera l'experience, lequel??? Je n'en sais rien, mais je ne crois pas que ce sera l'Allemagne ou la France ! A voir les difficultés du moment pour augmenter le revenu minimum en Allemagne de ... 20€ !! 

 En attendant je rajoute ici le lien de l'edition des francais à l'etranger ou je viens de traduire un autre article de Stern cette fois sur le Hartz IV ou comment vivre avec !

Voici un article de la FAZ qui prouve que la discussion continue sur le sujet et commence à rassembler de plus en plus de gens autour d'elle.

Considérant le revenu de base :

http://www.creationmonetaire.info/2010/10/le-revenu-de-base-traduit-en-francais.html

 

Analyse du commentaire relatif à cette nouvelle fiscalité :

http://www.creationmonetaire.info/2010/09/rien-nest-plus-puissant-quune-idee-dont.html

  "Rien n'est plus puissant qu'une idée dont l'heure est venue" Cette citation de Victor Hugo s'applique selon Götz Werner au "Revenu de Base" qui a le vent en poupe en Allemagne. C'est Olivier Auber, créateur du concept (génial) de "perspective numérique", et germanophile enthousiaste qui nous a twitté ce matin un lien vers une traduction d'une interview , publiée sur Médiapart de cet entrepreneur allemand à succès fondateur de la chaîne de magasins "DM".Je ne connaissais pas cette théorie de perspective numérique avec ses deux perspectives dites « temporelle » et « numérique ». En en faisant le tour sur les liens Internet proposés, je trouve qu’il subsiste un manque à s’exonérer de la dimension physique qui est l’expression de notre vie dans l’espace-temps. Cela fait longtemps que j’ai cherché en solitaire le sens et les moyens nécessaires aux Etres Humains de plus en plus nombreux pour qu’ils puissent se rencontrer. Sans l’outil adéquat, la multiplicité croissante des cerveaux et donc, fut-elle proportionnelle des génies s’avérait de plus en plus difficile. J’ai donc cherché, trouvé et développé un principe d’analyse du sens des mots dans leur environnement. Je suis parti du sens des consonnes hébraïques enseigné par Fabre d’Olivet où, par exemple ; les mots où le « B » s’accompagne du L » signifient quelque chose de rond. Ainsi en est-il de la balle (de foin ou de tennis), de la boule (en général), de la bulle (ex de savon ou la circonscription d’un dessin), de la bille (qui roule en jouet ou dans un roulement), du bol (qui s’ouvre en contenant)….Ainsi, comme des consonnes (en hébreux ce sont elles qui comptent) mises à cotés les une des autres forment des mots qui ont un sens qui se précise avec la longueur du mot, des mots mis à côté les uns des autres, devaient pouvoir signifier des idées à partir des autres mots alentour, dans la phrase ainsi constituée. Autrement dit, en fonction des autres mots, en fonction de son environnement le mot et les mots prenaient sens jusqu’à pouvoir être très importants, avec une précision pouvant atteindre les limites de la perfection de ce qui est humain. L’approche de la perfection débouchant sur les questions métaphysiques du pourquoi cette perfection de l’Etre Humain est-elle si limitée, - en quoi est-elle limitée, - pourquoi est-elle limitée. Les réponses qui ont été apportées sont que c’est à cause de notre méconnaissance du principe fondateur de la vie et de notre obligation de nous satisfaire des expériences reproductibles qu’on appelle scientifiques. Or, revenant près de nos moutons, ces expériences s’inscrivent bien dans l’espace temps et il ne peut donc pas y avoir de vérité humaine, toute relative qu’elle soit PAR NATURE, qui s’exonère de l’espace temps et des mots inventés par nos ancêtres inspirés pour nous exprimer.Ce préambule pour vous dire que le concept d’analyse du sens des mots dans leur environnement devait être exploité et j’ai, avec des informaticiens qui ont su créer les programmes, à l’époque en C++ et avec un « 286 » un système expert gérant les petites annonces sur un principe de logique floue permettant de se rencontrer avec précision, précisément en utilisant la spatio-temporalité d’une 3ème dimension élargie au temps.Mon service expert a été utilisé par l’ANPE, avec tellement de succès qu’un directeur régional de l’ANPE, responsable d’informatique, a très vite compris qu’il allait mettre l’ANPE au tapis en ce que les Demandes et les Offres d’emploi pouvaient se rencontrer en temps réel, sans obsolescence, dans l’ordre de leur plus grande ressemblance et SANS L’ANPE !sans phénomène de bruit (des milliers ou millions de réponses dans le désordre à cause du nombre restreint de critères précis) sans phénomène de silence (pas de réponse car trop grand nombre de critères trop précis.Avec mon système expert, et à l’époque un simple Minitel car Internet balbutiait encore, les millions de critères et les milliards de milliards de solutions étaient traitables dans l’instant en faisant se rencontrer les Demandes et les Offres se correspondant le mieux, dans l’ordre de leur plus grande ressemblance ! Voyez la révolution !

Pensez : des DE (Demandeurs d’emploi) simplement obligés de valider en 2 secondes leurs multiples CV sans perdre du temps à chercher à l’ANPE et ailleurs !! et pouvant se consacrer aux études de leurs spécialités ou passions !

Pensez : des employeurs certains de trouver en temps réel les « meilleurs » ouvriers spécialistes et compétents correspondant à leur besoin spécifique, ce que ne sait toujours pas faire l’ANPE…, il fallait vite interrompre le succès du service décrit par les médias comme étant d’une efficacité redoutable, et m’empêcher à l’époque de l’exploiter moi-même car l’ANPE avait encore l’exclusivité du marché de l’emploi qui reste aujourd’hui un commerce à part entière ! Ubu doit se marrer !.

 C’est sur ce même principe de concrétisation des modes de complexité minimale chers à Jean-Louis Dessalles et à Yves Guiard  que j’ai fondé l’idéologie politique et Economique d’Inoppression Active, où la spatio-temporalité permet de garder les pieds sur terre avec la tête dans les étoiles…, et bien posée sur un corps gardant les pieds dans la gadoue comme le chante si bien Jane Birkin. Je dois dire que les arguments développés dans cet interview sont totalement compatibles avec ceux que j'ai développés ici, et je me sens parfaitement en phase avec tout ce que nous dit Götz Werner (y compris concernant sa vision de l'entreprenariat). Je pourrais reprendre ici toute l'interview, mais comme c'est déjà disponible ailleurs, j'ai choisi d'en citer les perles les plus brillantes : Merci, c’est formidable que l’idée prenne corps. C’est presque le système d’Inoppression Active que j’ai enseigné dans les années 80 à Poitiers. J’ai vu et écouté avec attention. Quel bonheur d’être enfin sur le bon chemin économique ! Ce qu’il serait intéressant d’expliquer c’est que le revenu d’existence doit s’établir sur de solides fondations. Symétriquement au capitalisme ou au marxisme ou au libéralisme, il me semble FONDAMENTAL (c’est le bon mot), d’asseoir la façon de faire de l’Economie sur une idéologie qui empêche l’autorité de groupes d’individus (en réseaux d’exception et de pouvoir et d’exemption et d’exception à la Loi commune) d’avoir le pouvoir sur les Etres Humains des peuples, comme s’ils leur appartenaient. Il me parait nécessaire d’asseoir l’Economie sur la Liberté et la Dignité de CHAQUE Etre Humain du Monde, en commençant là où l’on est bien évidemment, en France ou en Allemagne ou en Italie  ou dans tous les pays ensemble qui ont l’outil démocratique pour le décider, tels ceux d’Europe. Pour mettre en place ce système salvateur qui peut nous permettre de ne pas sombrer dans la spirale dépressive du maelström libre-échangiste sans booster social, il me parait important de nous poser les questions du « pourquoi ce n’est pas déjà mis en place alors que le passage du « Manque » à la « Pléthore » dates des décennies 60/80.Avec cette question il est nécessaire de découvrir les raisons les plus plausibles du camouflage de la solution pour pouvoir la mettre en application en construisant ce que d’autre combattent. Si donc on se pose la question de savoir pourquoi les gouvernements s’opposent à la divulgation de ce système d’Inoppression Active créé il y a plus de 30 ans en France, pourquoi les membres des réseaux qui ignorent ce principe économique, on ne trouve aucune autre réponse que celle pour ces individus, non seulement de s’exonérer de la misère ordinaire et croissante des gens des peuples, mais surtout d’en profiter pour bien vivre à ne rien faire. Une idéologie fondatrice, libératrice qui interdit désormais de donner à des groupes d’individus en réseaux, le droit et le pouvoir de dire qui a droit à quoi tout en s’en exonérant eux-mêmes, est donc NECESSAIRE !

Avec une idéologie fondatrice, non ^plus seulement de résistance à l’Oppression comme nous l’avons écrite à l’article 2 de la déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen du 26 aoust 1789, mais d’INOPPRESSION ACTIVE c'est-à-dire avec « active », qui se donne les moyens concrets de ne plus subir l’Oppression, c’est alors CHAQUE individu qui décide de son propre sort, sans avoir la possibilité d’opprimer qui que ce soit d’autre.

 

" (le revenu de base) réduirait la bureaucratie liée aux aides sociales de façon spectaculaire" c’est accessoire

 "Le problème de financement ne se pose pas. Nous ne vivons pas d’argent, mais de marchandises" encore faut-il présenter la loi de finances en équilibre et sans création d’argent ce que j’ai fait. Le partage est un terme inapproprié, contaminé par le vocabulaire socialiste Non et Oui !  NON s’il s’agit du partage de biens autoritairement décidé et – OUI s’il s’agit de l’organisation des droits à partir des créations existantes et en devenir mouvementant le libre échange.  Le mot « Economie signifie bien l’organisation du partage dans la maison(le Pays) du nemein grec (partager) OUI donc et bien évidemment pour que chacun ait une part du gâteau du travail que nous ont légué TOUS nos ancêtres (de tous les pays) qui , s’il est bien géré nous permet de n’avoir plus à encourager que le génie et l’activité et ne plus déposséder de leurs matières premières les citoyens des pays pauvres, ce que font les combinards des réseaux de l’Oppression. "Ce qui était dans le passé un bout de terre, est aujourd'hui un revenu de base, soit l'équivalent d'hommes libres sur un lopin de terre libre". C’est mieux que cela. SI le revenu d’existence est mis en place cela correspond à ne plus devoir avoir un bout de terre pour vivre, mais seulement une énergie à faire partager car le revenu d’existence permet à tout un chacun QUI QU’IL SOIT, de se libérer des contraintes. 

"Des centaines de milliers de citoyens ont tellement de revenus (location, capital…), qu'ils n'auraient pas besoin de travailler …  et pourtant ils travaillent, et souvent dur" C’est vrai et surtout cela s’explique par la nature même de la vie qui est de s’activer au mieux de ses besoins et de son propre confort. C’est sur ce stade de confort que se conjuguent les altruismes et les égocentrismes, ces derniers s’armant naturellement pour accaparer le Pouvoir et des bonheurs d’exception aux banalités et malheurs communs.

 " «Être libre, c’est pouvoir faire ce que nous croyons devoir faire sans en être empêchée par rien ni personne» – cette phrase de Rousseau devient la nouvelle règle" Bravo, mais il faut indiquer les moyens du financement avec une loi de finances en équilibre à la manière de l’Inoppression Active. Autrement c’est utopique, c’est irréaliste, c’est du rêve à l’état pur. "Imaginez ce sentiment sublime: vous vous promenez dans les rues et vous ne voyez autour de vous que des gens faire quelque chose parce qu’ils ont envie de le faire""Si je n'ai pas à me soucier de ma subsistance, je peux tester de nouvelles idées. Tous les deux nous pouvons nous lancer en tant que musiciens ou pour monter une start-up en informatique, le revenu de base nous donne la liberté d'essayer. Ainsi, nous prenons des risques, développons notre esprit d'entreprise" OUI, c’est bien vu ! "Quand vous forcez les gens à travailler, ils ne font rien de bon" Ce n’est pas toujours vrai, pour preuve l’esclavage actuel qui fait des Français les citoyens les mieux et plus productifs d’Europe. Ce n’est pas idéal ni agréable que d’être ainsi objétisé, c’est tout ! "L'homme a toujours tendance à vouloir aller au-delà de lui-même. Cette initiative sera renforcée  grâce au revenu de base" La nature de l’Etre Humain est d’exprimer ses capacités, voila tout et c’est bien suffisant ! Pour cela il doit avoir le pouvoir de s’informer et de se former selon ses qualités issues de l’atavisme, de la chance, de l’effort, et de tout ce qui constitue sa personnalité UNIQUE AU MONDE et jamais ni remplaçable ni irremplaçable selon les schémas de l’évolution. "La paresse est une maladie. Sinon on pourrait simplement dire : « s’il est si paresseux, il n’a qu’a mourir de faim »" Je m’insurge ! Qui a droit de juger et dire que la paresse existe chez quelqu’un sans être cette personne ? L’ermite contemplatif qui se met en phase avec l’univers en étant dans son « templum » et en se nourrissant de sa contemplation ne se pose même pas le problème de la paresse qui ne turlupine que les turlupineurs ! L’objétiseur me semble plus paresseux en voulant tirer profit de l’activité de « son » bien portant ! "Il est évident que les bénéficiaires de Hartz IV (NDLR l'équivalent du RSA en France) perdent une partie des droits de l’homme... Hartz IV est contraire à plusieurs articles de la Loi fondamentale: le travail forcé est y interdit, le libre choix de l'emploi y est garanti, ainsi que la liberté d'établissement et de logement, ce qui n’est pas vrai avec Hartz IV, tout comme dans une prison ouverte" Il convient de rappeler que la pseudo-liberté exigée, celle de l’esclave non affranchi, est assise sur les habituelles idéologies d’oppressions, du marxisme le plus dur au capitalisme le plus sauvage en passant par les douceurs libérales cultivant l’avachissement que nous vivons en ce mois de décembre 2010. Nous avons choisi d’être objétisés par de prétendus spécialistes interdépendants :-         de l’Economie, suffisamment malins (c’est le mot qui convient) pour se regrouper en réseaux des Pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires qui organisent, avec leurs mercenaires dociles et bien payés (pléonasme), les lois de la régulation de l’oppression avec des moyens concrets pour ne pas en subir eux-mêmes les effets.-         En réseaux financiers dont bancaires avec les financiers et trusteurs et également leurs mercenaires ad hoc, - et pour ce qui est des formes d’incitations d’échanges concrétisés dans les modes vulgarisées à l’extrême-         En réseaux des pouvoirs religieux qui présentent leur code civil comme les Juifs ou les musulmans ou leur idéal d’oppression pour l’Eglise qui s’appuient sur des dogmes !! Le cas de l’Eglise mérite qu’on s’y arrête : Elle fait de Jésus un Dieu alors que lui-même a dit qu’il n’était pas Dieu ! Elle considère son « avant que le monde fut, je suis » comme sa spécificité alors qu’elle appartient à chaque Etre Humain, même si la vocation de chacun s’inscrit, UNIQUE, dans une continuité possiblement éternelle, avant même que le Monde fut.Cette façon d’enseigner qu’il faut adorer Jésus en laissant faire par les politiciens le contraire de l’organisation d’un bon partage et en s’enrichissant (l’Eglise et ses chefs, pas ses prêtres ni ses catéchumènes dévoués et aussi naïfs et altruistes que sincères…, Encore que…, Quoique.., comme le disait Raymond Devos) mérite d’être OBJECTIVEMENT reconsidéré ! Cette façon de faire correspond au contraire du geste altruiste complet enseigné par ce philosophe sublime et participe à l’organisation des pouvoirs objétisants des réseaux dont l’Eglis elle-même fait partie. Les esprits de Talpiot doivent se retourner dans leur « ciel » Il nous faut donc agir pour que NE PUISSENT PLUS JAMAIS ETRE manipulé un seul Etre Humain au Monde. Il nous faut commencer à faire du CONCRET là où nous avons le pouvoir démocratique de le faire et à la plus prochaine occasion, les élections législatives de 2012 en France. Le reste c’est du contrepouvoir et donc de l’inefficacité organisée. "En outre, on oublie toujours que les bénéficiaires de Hartz IV reçoivent moins de subventions étatiques que les membres des classes moyennes et supérieures: Si vous allez deux fois par mois avec votre femme a l'opéra (fortement subventionné), vous recevrez de la communauté plus d’argent que la plupart des bénéficiaires de Hartz IV" "Après que la Cour constitutionnelle a reconnu (il y a quelques semaines) qu’un minimum mensuel est nécessaire si l’on veut avoir une vie digne, il n'y a plus qu'un petit pas a faire pour arriver au revenu de base" Un petit pas, peut-être mais de GEANT pour sûr, qui même s’il ne consiste qu’à faire passer le message a encore sur sa route le dénigrement des individus au pouvoir et celui des mercenaires, messieurs « je-sais(tout » qui s’habillent de leurs diplômes pour cacher leur ignorance en prétendant dire que le revenu d’existence facile à mettre en place, est irréaliste, que c’est une utopie et une chimère, proclamant en bons hypocrites qu’ils l’auraient mis en place si c’était possible…, ce qui leur permet de continuer à s’engraisser sur la bête (les peuples de la terre). "Les hommes politiques sont guidés par le vent qui souffle de la société – et je travaille à renforcer ce vent. Quand nous aurons changé les mentalités, alors les politiques réagiront. Ce sont les mots de Victor Hugo: « rien n'est plus puissant qu'une idée dont l'heure est venue »" Cà c’est du rêve, c’est croire et dire que les atrocités décrites par Amidlisa n’existent pas. Croire que changer les mentalités suffit, c’est croire que les réseaux des pouvoirs ne sont composés que d’individus honnêtes alors que des malfrats y font leurs lois d’exceptions ce qui avec l’interdépendance des pouvoir permet aux ignominieux de la Justices et des autres corps constitués de perpétrer les crimes et l’exception. Il nous faut pour cela, et c’est plus important que tout, qu’existe un pouvoir de Justice suprême du Peuple indépendant et coiffant le Conseil Supérieur de la magistrature, qui puisse inquiéter tout membre des 3 pouvoirs suspecté d’avoir commis une forfaiture et y persistant malgré réclamation.Sans ce 4ème Pouvoir, l’Inoppression Active n’existe pas. les pouvoirs politiques, semblent soumis à un phénomène de sélection darwinienne qui transcende les champs sociaux et les catégories habituelles. Les États par exemple, ne font-ils pas de plus en plus figure de « fournisseurs d'identités » au même titre que Google, Facebook, ou bien les banques? En conséquence, sur quels concepts et quels objets les acteurs vont-ils se cristalliser? A ceci près que la sélection Darwinienne, pour certains individus de la race humaine, ceux qui font partie des réseaux du Pouvoir, a pour leitmotiv : « que le plus fort gagne » fut-ce en trichant, en tuant, en pratiquant l’organisation de la forfaiture, et en œuvrant pour l’ignorance des modes et moyens permettant de transformer le malheur humain en sens de la vie universel. Ne comptent que leurs propres intérêts. Les politiciens actuels sont devenus ces GO (Gentils Organisateurs) de la politique économique qui leur garantit les privilèges. NON, ils ne veulent pas le malheur des citoyens, ils ne cherchent que leur propre bonheur. Tant pis si pour cela il faut que les citoyens crèvent. Ils seront moins nombreux à réclamer ! c’est clair ? et alors !?;Si les bien-pensants disent chrétiennement que chaque Etre Humain devrait avoir droit à la Liberté et à la Dignité ces bien-pensants endimanchés pratiquent tout aussi religieusement le chacun pour soi. Certains politiciens, moins hypocrites vantent les mérites de l’égocentrisme, parfois sans s’en apercevoir tel celui disant et trouvant normal que les promesses n’engagent que ceux qui y croient.  Pour eux, la notion d’humanisme est stupide même si pour avoir des voix elle doit être prêchée comme vérité, en aucun cas ils ne songent à s’en inspirer ! 

Tant que nous élisons des objétiseurs qui dominent les réseaux et faisant le contraire de ce qu’ils prêchent. Tant que les citoyens font confiance à des politiciens qui clament avoir de l’éthique, c'est-à-dire le sens de la morale, et pratiquent l’ignominie en disant qu’il n’y a pas moyen de faire autrement que d’accepter l’existant, d’autres affaires comme celle dénoncée par la courageuse Amidlisa, qui pour ce que j’en sais ne comporte AUCUN élément inexact ou faux,  il restera irréaliste d’attendre que les députés « changent de mentalité ».  C’est de cela qu’il faut être convaincu de façon réaliste ! – Et, face à la faisabilité « mécanique » PROUVEE du revenu d’existence, il faut faire le constat de la nécessité actuelle qu’ont nos députés d’être égocentriques pour ne pas disparaître ! Je ne vois pas d’autre solution que la création d’une force politique européenne avec les Allemands de

 

Si  « rien n'est plus puissant qu'une idée dont l'heure est venue », il faut d’abord prendre conscience de cette réalité actuelle d’incapacité par choix ou par bêtise de nos actuels représentants à l’Assemblée Nationale.

 

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