22h40 "Nous finirons par vaincre", a déclaré Mouammar Kadhafi à la TV
A l'occasion d'une brève allocution télévisée sur la chaîne d'Etat, le colonel Mouammar Kadhafi a réaffirmé sa volonté indéfectible de garder le contrôle sur la Libye. "Nous serons au bout du compte victorieux", a-t-il martelé au cours d'une brève intervention, promettant la victoire ultime à ses fidèles. "Les Libyens se moquent de ces roquettes", a-t-il ajouté au sujet des missiles lâchés par avion par la coalition internationale dans le but de protéger la population civile. Il s'exprimait depuis Bab Al-Aziziya, le complexe présidentiel situé à Tripoli et qui a déjà été la cible de tirs des forces alliées.

22h00 Des feux d'artifice contre la coalition internationale
La télévision d'Etat a annoncé que la population libyenne de Tripoli allait désormais répondre aux bombardements de la coalition internationale par des feux d'artifice, indique la BBC. L'objectif ? Montrer que "ce n'est pas une manière de dialoguer entre des nations".

21h00 La France et les Etats-Unis s'accordent sur le rôle d l'Otan
Washington, Paris et Londes se sont mis d'accord pour confier à l'Otan un rôle important sans pour autant lui en octroyer la direction politique afin de ménager les susceptibilités des pays arabes. L'Elysée a annoncé que Nicolas Sarkozy et Barack Obama avaient défini mardi soir "les modalités d'utilisation des structures de commandement de l'Otan en soutien de la coalition".

20H30 Les Etats-Unis annoncent de nouvelles sanctions économiques 
Le département du Trésor américain a décidé de sanctions économiques à l'encontre de quatorze sociétés identifiées comme des filiales de la compagnie pétrolière nationale libyenne.

20h00 Un chef militaire pro-Kadhafi tué près de Tripoli
Un commandant de brigade des forces loyales, Hussein El Warfali, aurait été abattu près de Tripoli, indique la chaîne d'information qatarie Al Jazeera.

19h30 : Tirs de DCA au dessus de Tripoli ?
Des tirs de la défense anti-aérienne précédés et suivis d'explosions lointaines ont été entendus dans la soirée à Tripoli, selon un journaliste de l'AFP.

18h20 : "Plus aucun avion de combat libyen ne semble en mesure de voler"
Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a assuré à l'Assemblée nationale que plus aucun aéronef libyen ne volait dans le ciel de la Libye, et demandé que les chars de Mouammar Kadhafi regagnent leurs casernes.

"A ce jour, aucun hélicoptère ou d'avion de combat sous l'autorité du gouvernement de Tripoli ne vole à cet instant et n'est vraisemblablement en mesure de voler", s'est-il félicité. "Il ne s'agit pas simplement de desserrer l'étau par des frappes aériennes sur des agresseurs aériens. La démonstration (... de la coalition) montre que toute forme d'agression lourde peut être combattue de l'air par nos avions".

La protection des populations civiles, prévue par la résolution de l'ONU "n'est pas simplement la mise en oeuvre d'une zone d'exclusion aérienne, a-t-il ajouté, il s'agit de protéger les habitants contre toute forme d'agression que permettent les moyens lourds d'une armée professionnelle". "L'objectif de protection des habitants ne sera atteint que lorsque artilleurs et blindés seront dans leurs casernes ou hors d'état de nuire", a-t-il souligné.

18h00 : Embargo sur les armes
L'Otan a accepté de se charger de l'embargo sur les armes mais a laissé en suspens la question du commandement politico-militaire des opérations aux mains de la coalition internationale, demandé par la France. "Pour nous cette opération (...) est conduite par une coalition", avait déclaré le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé. "Ce n'est donc pas une opération de l'Otan, même si elle doit pouvoir s'appuyer sur les moyens militaires de planification et d'intervention de l'Alliance".

Les 28 ambassadeurs réunis pour le septième jour d'affilée au siège bruxellois de l'Otan "ont décidé de lancer une opération pour contrôler l'embargo sur les armes" destinées à la Libye, en assignant des navires et des avions à cette mission, a indiqué son secrétaire général Anders Fogh Rasmussen. Autre signe important de l'Otan qui a entériné des plans militaires pour participer à une zone d'interdiction aérienne. Une adoption qui avait jusque-là échoué sur le refus de la Turquie de participer à toute mesure de nature offensive, au motif d'éviter des pertes chez les civils.

17h40 : Le PDG de l'AFP a écrit à Kadhafi
Le directeur de l'Agence France-Presse (AFP), Emmanuel Hoog, a adressé une lettre à Kadhafi après l'enlèvement de trois journalistes lui demandant "de leur redonner leur liberté, au nom même de la liberté d'expression et d'information à laquelle vous vous référez si souvent". Trois journalistes occidentaux, deux de l'AFP et un photographe de l'agence Getty Images ont été arrêtés le 19 mars dans la région de Tobrouk (Est) par l'armée libyenne, selon le témoignage de leur chauffeur. C'est à quelques dizaines de kilomètres d'Ajdabiya qu'ils auraient croisé des jeeps et véhicules de transport de militaires fidèles au colonel Kadhafi. Ils auraient alors fait demi-tour mais auraient été pris en chasse par les militaires qui les ont rattrapés. Selon les déclarations à Radio Tobrouk du traducteur qui accompagnait les journalistes, cette course-poursuite a duré une cinquantaine de kilomètres avant que les soldats ne tirent dans les pneus pour faire arrêter la voiture. Quatre soldats les auraient fait descendre sous la menace de leurs armes. Dave Clark, l'un des journalistes a crié "sahafa" (presse) pour bien s'identifier. Les trois reporters ont ensuite été placés sur le bord de la route, agenouillés et les mains sur la tête. Les soldats auraient ensuite mis le feu à plusieurs voitures avant que les journalistes ne soient embarqués dans un véhicule militaire.

17h30 : Kadhafi continue "d'attaquer les populations civiles libyennes"
Au quatrième jour de l'intervention militaire de la coalition, les forces loyales au colonel Mouammar Kadhafi continuent de s'en prendre aux populations civiles, a déclaré le commandant de l'opération internationale, l'amiral américain Samuel Locklear. "Je considère qu'en dépit de nos succès jusqu'à aujourd'hui, Kadhafi et ses forces ne se conforment pas à la résolution de l'ONU et continuent d'attaquer les populations civiles libyennes", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse depuis le Mount Whitney, navire amiral de la coalition au large de la Libye. Il a demandé aux forces gouvernementales de se retirer d'Ajdabiyah, de Misratah et Zawiyah.

16h40 : La France propose "une instance de pilotage politique"
Paris a proposé à ses alliés de la coalition "une instance de pilotage politique" de l'opération militaire, au niveau des ministres des Affaires étrangères des Etats intervenants ainsi que ceux de la Ligue arabe, a indiqué le chef de la diplomatie française, Alain Juppé. L'opération militaire peut s'arrêter "à tout moment" a par ailleurs déclaré Alain Juppé, à la condition que Mouammar Kadhafi se conforme aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et accepte un cessez-le-feu.

16h30 : Des avions de chasse français survolent la Libye
Les avions de chasse Rafale du porte-avions Charles de Gaulle, désormais opérationnel, ont conduit ce mardi une première mission au-dessus de la Libye, a annoncé l'état-major des armées. Une patrouille de deux Rafale a effectué un "vol de reconnaissance" dans l'espace aérien libyen, a précisé le porte-parole de l'Etat-Major, le colonel Thierry Burkhard.

Les deux appareils ont décollé vers 8h00 du porte-avions positionné au large des côtes libyennes et ont regagné le navire sans rencontrer de difficulté en milieu de journée, a-t-il précisé. L'un des deux appareils était équipé d'un dispositif de surveillance Reco-NG, permettant de transmettre en direct les images de la reconnaissance. Le second était configuré en version air-air pour assurer sa protection.

16h00 La Chine et la Russie réclament un cessez-le-feu immédiat
La Russie, par le biais de son ministre de la Défense Anatoli Serdiouko, et la Chine appellent à la cessation des hostilités en Libye. "Nous appelons à un cessez-le-feu immédiat", a indiqué la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.Elle a ajouté que l'usage de la force "pourrait entraîner davantage de victimes civiles et une crise humanitaire" en Libye

15h00 Le deuxième pilote retrouvé sain et sauf
C'est le Daily Telegraph qui nous annonce la bonne nouvelle. Et même quelques détails. L'avion de chasse américain s'était écrasé cette nuit, à proximité de Benghazi. Le premier a été retrouvé par un hélicoptère américain, le second a été secouru par des insurgés, et c'est un journaliste anglais qui a découvert la carcasse de l'appareil.

12h00 Un avion F-15 américain s'est écrasé cette nuit en Libye
Le commandement américain Africom, basé à Stuttgart, en Allemagne, a indiqué qu'un avion de chasse américain F-15 s'est écrasé dans la nuit en Libye. "Les deux membres d'équipage se sont éjectés. L'opération pour récupérer le deuxième membre d'équipage est en cours", a précisé Karin Burzynski, porte-parole de l'US Africa Command. C'est la première perte à déplorer pour la coalition internationale depuis le début des opérations il y a quatre jours. Il s'agit d'un problème d'origine mécanique, non dû à des tirs des forces pro-Kadhafi, affirme l'armée américaine. Selon CNN, l'un des deux pilotes a été retrouvé, le second est toujours recherché.

11h30 La coalition aurait frappé des forces pro-Kadhafi à Ajdabiya
Selon The Guardian, des nuages de fumée montent au-dessus de la ville d'Ajdabiya, à l'est de Tripoli, non loin de la côte. Ces fumées sont apparues après que des avions aient survolé la zone, ce qui signifie sans doute une nouvelle attaque de la coalition internationale.

10h30 Deux journalistes de l'AFP arrêtés en Libye
L'Agence France Presse indique que deux de ses reporters en Libye, Dave Clark et Robert Schmidt, ont été arrêtés par des soldats libyens alors qu'ils étaient en route vers une base de la rébellion assiégée par l’armée. Il ont été emmenés, en compagnie du correspondant de Getty Joe Raedle, vers une destination inconnue, indique l'AFP.

09h40 La coalition toujours divisée au sujet des frappes
"La Chine est opposée à l'usage de la force qui pourrait entraîner davantage de victimes civiles et une crise humanitaire", a pris la peine de rappeler Mme Jiang Yu, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Presque simultanément, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, cité par le quotidien Hürriyet, affirme que son pays de contentera d'envoyer une aide humanitaire en Libye, mais refuse toujours catégoriquement de prendre part aux frappes aériennes.

09h00 Un photographe français manque à l'appel
Il s'appelle Stéphane Lehr et travaille pour l'agence Polaris Image. Depuis dimanche après-midi, il n'a plus donné signe de vie, si l'on en croit Reporters sans frontières. Une disparition qui s'ajoute à celles de deux journalistes de l'AFP et d'un photographe de l'agence Getty, tous trois arrêtés (ou enlevés, c'est selon) le 19 mars dans la région de Tobrouk.

06h50 Les forces alliées ont encore attaqué le complexe présidentiel
La coalition internationale a poursuivi ses opérations en Libye au cours de la nuit. Parmi les cibles, on retrouve encore la résidence du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. L'AFP affirme que des tirs de la défense anti-aérienne ont été suivis d'explosions à Tripoli près du complexe présidentiel. Un bâtiment de défense anti-aérienne avait déjà été détruit dimanche soir au domicile de Kadhafi.

01h40 La division n'enraye pas la détermination de la coalition internationale
Alors que les pays soutenant la résolution 1973 de l'ONU ne parviennent à s'entendre sur la prise de commandement ou non par l'Otan de l'opération "Aube de l'Odyssée", les forces alliées maintiennent une forte pression sur le colonel Kadhafi par des attaques régulières par les airs. Si dimanche soir, c'est un bâtiment de défense anti-aérienne attenant au complexe présidentiel qui avait été détruit, lundi soir, c'est une base navale située à dix kilomètres de la capitale qui a fait l'objet d'attaques par la coalition.

01h20 Les forces pro-Kadhafi affirment avoir repris Misrata
Alors que le gouvernement libyen avait annoncé dimanche soir un nouveau cessez-le-feu, les forces loyalistes restées fidèles à  Mouammar Kadhafi revendiquent la main-mise sur la ville de Misrata, située à l'est de tripoli, la capitale. Les combats pour mettre en déroute les insurgés ont fait quelque 40 morts et 300 blessés, indiquent les rebelles et une source médicale sur place. Le bain de sang a été orchestré par des snipers et trois chars qui n'ont pas hésité à ouvrir le feu sur la foule rebelle.

00h30 Nicolas Sarkozy attendu sur la base de Solenzara aujourd'hui
Le président de la République doit se rendre aujourd'hui mardi 22 mars sur la base aérienne de Solenzara en Corse. Ils 'agit de la base avant des avions rafales qui survolent la Libye depuis quelques jours et attaquent les forces armées libyennes si les pilotes estiment qu'elles mettent en danger la population civile du pays, selon la résolution 1973 de l'ONU. Nicolas Sarkozy est attendu sur place en fin de matinée. Il sera accompagné du ministre de la Défense, Gérard Longuet, indique l'AFP.

00h00 Le gouvernement libyen réaffirme sa volonté de paix
"Notre objectif est la paix, la stabilité et l'unité de la Libye. Mais nous nous défendrons. Nous armons le peuple. Il y aura une nation de six millions de personnes en armes et nous nous battrons. Il n'y a aucun doute à avoir là-dessus", a déclaré il y a quelques instants Moussa Ibrahim, un porte-parole du gouvernement libyen.

Voir les événements de la journée de lundi

Suivez-nous sur Facebook et Twitter