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Simon Van den Bergh, Averroes' Tahafut al-Tahafut (The Incoherence of the Incoherence). Translated from the Arabic with introduction and notes

[compte-rendu]

Année 1963 72 pp. 686-688

Van Steenberghen Fernand. Simon Van den Bergh, Averroes' Tahafut al-Tahafut (The Incoherence of the Incoherence). Translated from the Arabic with introduction and notes . In: Revue Philosophique de Louvain. Troisième série, tome 61, n°72, 1963. pp. 686-688.

www.persee.fr/doc/phlou_0035-3841_1963_num_61_72_7928_t1_0686_0000_2

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686 Comptes rendus

Simon VAN DEN Bergh, Averroès' Tahafut al-Tahafut {The Incoherence of the Incoherence). Translated from the Arabic with introduction and notes (Unesco Collection of Great Works. Arabic Series). Deux vol. reliés 25 x 16 de XXXVI-374 et 220 pp. Londres, Luzac & Co., 1954.

En réaction contre le rationalisme, Algazel, penseur musulman du XIe siècle, avait écrit son Tahafut al Falasifa ou Incohérence des philosophes. Un siècle plus tard, Averroès répliqua par son Tahafut al Tahafut, c'est-à-dire Incohérence de l'incohérence. Evoquant le titre d'un article retentissant de Brunetière, La banqueroute de la science, M. V. d. B. suggère que l'ouvrage d'Algazel pourrait être appelé La banqueroute de la philosophie. Son attaque porte sur vingt doctrines, tirées principalement d'Alfarabi et d'Avicenne. Averroès réfute point par point les critiques d'Algazel, sauf les deux dernières, sur lesquelles il passe rapidement.

Le texte arabe de l'ouvrage d* Averroès a été publié en 1930 par le P. Bouyges. Sur la base de cette excellente édition, M. V. d. B. a réalisé une traduction anglaise du Tahafut al Tahafut, qui forme le corps du premier volume (pp. 1-363). La traduction est précédée d'une Introduction (pp. IX-XXXVl), où l'auteur rappelle à grands traits l'histoire de la philosophie arabe, décrit les circonstances de composition du pamphlet d'Algazel contre les philosophes et de la riposte d'Averroès, et donne une analyse critique de la controverse. En appendice du premier volume, les arabisants trouveront l'index des passages où l'auteur adopte une lecture différente de celle du P. Bouyges (pp. 365-373). Le second volume est réservé aux notes (pp. 1-206). Elles constituent un véritable commentaire littéral du traité et témoignent de la vaste érudition du savant exé- gète, aussi bien dans le domaine de l'histoire de la philosophie que dans celui de la philologie : explication des termes philosophiques, comparaison entre le vocabulaire arabe et le vocabulaire grec correspondant, références aux sources d'Algazel et d'Averroès, renseignements historiques, discussion des arguments philosophiques, rapprochements doctrinaux avec des penseurs de différentes époques, depuis Parménide jusque Kant, Schopenhauer et Russell. Les dernières pages du second volume sont occupées par divers index, parmi lesquels je relève les deux index lexicographiques : Arabic/Greek et Greek/Arabic (pp. 216-219).

Quant au contenu doctrinal du Tahafut, la première erreur dénoncée par Algazel est la thèse de Y éternité du monde : il y voit

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