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Un texte alchimique sur la formation des minéraux attribué à Aristote puis à Avicenne

[article]

Fait partie d'un numéro thématique : Mars - Avril

Mély Fernand de. Un texte alchimique sur la formation des minéraux attribué à Aristote puis à Avicenne. In: Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 38ᵉ année, N. 2, 1894. pp. 120-121.

DOI : 10.3406/crai.1894.70392

www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_1894_num_38_2_70392

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M. de Mély communique à l'Académie un texte alchimique sur la formation des minéraux, attribué à Avicenne au xvm" siècle, mais que tous les auteurs du moyen âge, entre autres Albert le Grand et Vincent de Beauvais, regardaient comme d'Aristote. Le manuscrit latin 161&2 de la Bibliothèque nationale le donne comme étant la fin du livre IV des Météores.

M. de Mély explique comment tout le Moyen Age a cru qu'Aris- tote avait fait un Lapidaire, dont le type est le manuscrit de Liège du xine siècle édité par Bose. Mais c'est un traité absolument apocryphe, qui est simplement traduit du manuscrit arabe 3 2 57 (anc. suppl. 876) de la Bibliothèque nationale , ainsi qu'il résulte de la traduction que M. de Mély vient d'en faire faire. Les auteurs qui ont écrit sur le Lapidaire d'Aristote ne sont pas allés même si loin; ils ont déclaré, eu lisant le traité de Liège, qu'Aristote n'avait jamais écrit sur les pierres : ils ne se sont nullement préoccupés du traité alchimique dont il est ici question. Si au contraire on l'examine attentivement, si on en extrait les gloses ajoutées successivement dans les différentes copies ou éditions, qui d'ailleurs se détachent d'elles-mêmes à la lecture, il reste un chapitre des plus scientifiques sur la formation des minéraux, où les idées aristotéliques, sans aucun méfenge, ne sauraient être méconnues. Il y est question des fossiles, des ossements d'animaux marins trouvés sur les montagnes, du perpétuel mouvement des continents, des causes volcaniques et diluviennes des montagnes, et

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