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POLITIQUE
Octobre 1999

wpeE1.jpg (2916 octets) France

Coopération régionale accentuée à partir des départements d’outre-mer

PARIS, le 28 oct (UPF) - Au programme de sa visite dans les départements français des Antilles du 27 au 30 octobre, le Premier ministre, M. Lionel Jospin a inscrit la question de la décentralisation de la coopération régionale. La Guadeloupe et la Martinique demandent un transfert des moyens de coopération directe avec leurs voisins, notamment pour l’aide aux états de Haïti, de la Dominique et de Sainte-Lucie, trois états caraïbes membres de la Francophonie. La question concerne également les relations de la Réunion avec les états proches dans l’Océan Indien.

 

wpeE1.jpg (2916 octets) France

La France écoutée en Afrique de l’Est

PARIS, 27 oct (UPF) - Les présidents de l’Ouganda, du Kenya et du Congo Démocratique, sont prêts à " travailler sur des modules français de paix, et en particulier sur celui d’une conférence de la paix des Grands Lacs " a fait savoir M. Charles Josselin, ministre français délégué à la Coopération et à la Francophonie, après sa visite en Afrique de l’Est. M. Josselin s’est dit satisfait de voir plusieurs des états concernés se rallier à cette ancienne idée française de Conférence de la paix pour la région des Grands Lacs. Lors de sa visite officielle achevée le 22 octobre, M. Josselin avait parcouru le Burundi et la République démocratique du Congo, pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie, et les états anglophones du Kenya et de la Tanzanie.

 

wpeE1.jpg (2916 octets) Albanie

Le Premier ministre Majko présente officiellement sa démission

TIRANA, 26 oct (AFP) - Le Premier ministre albanais Pandeli Majko a présenté officiellement mardi à Tirana sa démission au président Rexhep Meidani, a-t-on appris de source officielle. Dans une déclaration à la presse, M. Majko a indiqué avoir présenté sa démission "en raison du climat conflictuel" au sein du parti socialiste (PS - au pouvoir).
"Je ne pouvais plus supporter le climat de guerre froide au sein de mon parti. Chacun pensait que l'autre était un ennemi et un traitre", a-t-il dit. "Les impasses et les crises politiques qui ont accompagné l'Albanie depuis 1990, ont été particulièrement nuisibles pour la stabilité du pays et le prix à payer a été trop élevé", a affirmé M. Majko. L'ex-Premier ministre s'est toutefois félicité du fait qu'il n'y ait pas eu de violences dans le pays après l'annonce de sa démission. Cette décision avait déjà été annoncée lundi soir à l'AFP par le ministre de l'Information, Musa Ulqini. Ce dernier avait indiqué que M. Majko avait décidé de quitter ses fonctions de chef du gouvernement "suite à une évaluation de la situation politique après qu'il eut perdu la présidence du Parti socialiste" face à son rival Fatos Nano. Auparavant, le vice-président du parlement Namik Dokle avait jugé la démission de M. Majko comme un "acte d'une moralité sans précédent dans la vie politique albanaise dont les dirigeants ont quitté le pouvoir par la violence" jusqu'à présent. Le comité de direction du PS doit décider mercredi du successeur de M. Majko. M. Nano a pressenti mardi comme nouveau chef du gouvernement, le vice-Premier ministre du gouvernement démissionnaire, Ilir Meta.

 

wpeE1.jpg (2916 octets) Macédoine

Un intellectuel met en garde contre une Grande Albanie

SKOPJE, 25 oct (AFP) - L'ancien ministre macédonien et professeur de droit international Ljubomir Frckovski a mis en garde la communauté internationale contre les dangers d'une Grande Albanie, lundi, dans une interview à l'AFP.
M. Frckovski commentait la campagne pour l'élection présidentielle de dimanche prochain en Macédoine, où la question de l'indépendance du Kosovo a dominé le débat, notamment de la part des deux candidats de la minorité albanaise. "Si la communauté internationale autorise la formation d'une région ethniquement homogène (au Kosovo), qui se transformerait finalement en un Etat indépendant, si la communauté internationale soutient cette tendance ou n'est pas capable de l'empêcher, une seconde crise est imminente et sera bien plus dangereuse" que la première crise du Kosovo, a dit M. Frckovski. L'ancien ministre de l'Intérieur et des Affaires étrangères estime que les Albanais n'ont qu'un but, celui d'une Grande Albanie "dont on ne viendra pas à bout comme de l'opération serbe, car il s'agira d'une réelle offensive". "Il est très important que la communauté internationale montre qu'elle est assez puissante pour soutenir les communautés multi-ethniques comme la nôtre", a-t-il ajouté. M. Frckovski a condamné l'épuration ethnique menée par les Serbes au Kosovo, mais également celle dont il a accusée aujourd'hui les Albanais contre les minorités du Kosovo, serbe, tzigane ou bosniaque. L'ancien ministre a estimé que les revendications des deux candidats albanais à la présidentielle, en faveur d'une révision constitutionnelle donnant à leur minorité les mêmes droits constitutifs qu'aux Macédoniens de souche, sont "inacceptables mêmes pour les citoyens macédoniens les plus libéraux". Les Macédoniens "craignent une fédération" puis une "séparation (de la minorité albanaise) avec comme objectif de rejoindre l'Albanie", a-t-il ajouté.

 

wpeE1.jpg (2916 octets) France

Le Parlement des enfants demande " un siècle de paix " aux nations

PARIS, 26 oct (UPF) - Le " Manifeste pour la jeunesse du XXIème siècle " proposé par le Parlement mondial des enfants a été présenté aujourd’hui à la Conférence générale de l’Unesco à Paris. La déclaration qui revendique " un siècle de paix entre les nations " sera communiquée aux chefs d’Etat, aux gouvernements et aux parlements du monde entier avant d’être présentée l’année prochaine à l’assemblée générale des Nations Unies.

L’évènement purement symbolique a été imaginé et mis en œuvre conjointement par le président français de l’Assemblée nationale, M. Laurent Fabius et le directeur général de l’Unesco, M. Federico Mayor. La réunion de 348 élèves du monde entier s’était tenue au château de Versailles du 22 au 24 octobre. Les discussions menées en trois langues, français, anglais et espagnol, avaient porté sur six thèmes de réflexion : paix et non-violence, éducation, environnement, développement économique et humain, communication et culture, dialogue entre les cultures. Le " Manifeste " concluant la réunion avait été ensuite adopté à l’unanimité par les jeunes réunis à l’Assemblée nationale à Paris le 24 octobre dernier.

 

wpeE3.jpg (2350 octets) Tunisie

Le président Ben Ali a été réélu avec plus de 99% des voix
TUNIS, 25 oct (AFP) - Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a été réélu avec plus de 99% des suffrages pour un troisième mandat de cinq ans, selon de premiers résultats officiels publiés lundi. M. Ben Ali, 63 ans, a obtenu dimanche de chacune des 25 circoncriptions du pays des scores allant de 99,95% à 99,35% des suffrages, selon les résultats publiés par le ministère de l'Intérieur lundi à 05HOO locales (O4H00 GMT). Le résultat global et définitif doit être publié ultérieurement. Pour la première fois de l'histoire de la Tunisie, plus de 3,3 millions d'inscrits, sur une population de 9,5 millions d'habitants, avaient le choix entre trois candidats à la présidence. M. Ben Ali, qui se présentait en principe pour la dernière fois a été de nouveau plébiscité. En 1994, il avait, en tant que candidat unique, été réélu avec 99,91% des suffrages. La candidature de ses deux concurrents, MM. Abderrahmane Tlili, 56 ans et Mohamed Belhaj Amor, 65 ans, respectivement chefs de l'Union Démocratique Unioniste et du Parti de l'Unité Populaire à la magistrature suprême, était purement symbolique.

 

wpeE1.jpg (2916 octets) Suisse

La victoire de la droite populiste perturbe le jeu politique suisse
BERNE, 25 oct (AFP, Bruno FRANCESCHI) - La droite populiste du millionnaire zurichois Christoph Blocher, vainqueur dimanche des élections législatives, perturbe le jeu politique suisse qui, toutefois, devrait tenir bon, estiment lundi les analystes. Avec 22,6% des suffrages, l'Union Démocratique du Centre (UDC) qui, en Suisse alémanique, s'appelle "le parti du peuple suisse", est le grand vainqueur des élections législatives de dimanche destinées à renouveler les 200 députés du Conseil national (chambre basse) et 40 des 46 députés du Conseil des Etats (chambre haute). Le Parti socialiste (PS) arrive en deuxième position avec 22,2%, devant le Parti radical-démocratique (PRD) 19,9%, et le Parti démocrate-chrétien (PDC) 15,6%, selon des résultats encore provisoires, les résultats définitifs ne devant pas être connus avant lundi après-midi. A la question de savoir si l'UDC est un parti d'extrême droite, à l'instar de celui de l'Autrichien Joerg Haider, Mme Dreifuss répond par la négative tout admettant "qu'un tiers environ de son électorat peut être qualifié d'extrême droite". Adolf Ogi avait déclaré pour sa part vouloir "débusquer tous les xénophobes, les racistes, les anti-sémites" de sa formation politique. Une tâche qui, si elle est menée à bien, risque de provoquer quelques remous au sein de l'UDC dont les thèmes de campagne ont en bonne part tourné autour de la peur de l'étranger.

 

wpeE3.jpg (2350 octets) Centrafrique

Le président Patassé a prêté serment devant quatre chefs d'Etat africains

BANGUI, 22 oct (AFP, Christian PANIKA) - Le président centrafricain Ange-Félix Patassé, réélu en septembre pour un nouveau mandat de six ans, a prêté serment vendredi après-midi à Bangui devant un parterre composé de quatre chefs d'Etat africains et d'un bon millier d'invités. La cérémonie d'investiture, qui s'est déroulée au palais de l'Assemblée nationale en présence des présidents gabonais Omar Bongo, tchadien Idriss Déby, équato-guinéen Téodoro Obiang Nguema et soudanais Omar el-Béchir, a été suivie d'un discours de M. Patassé dans lequel il a rendu hommage à ses neuf adversaires malheureux au premier tour du scrutin du 19 septembre. "Je leur lance un appel solennel et fraternel afin que, par des contributions et des critiques positives, ils contribuent à la consolidation de l'Etat de droit et au développement socio-économique de notre pays", a-t-il dit à l'adresse de ses opposants, dont deux se trouvaient dans la salle. Il s'agissait de l'ancien président David Dacko, arrivé troisième à la présidentielle avec 11,15% des suffrages exprimés --contre 51,63% à M. Patassé-- et Enock Dérant Lakoué (1,33%). Ce dernier, contrairement à ses collègues de l'opposition, qui contestent toujours la réélection de M. Patassé, a depuis "pris acte" du scrutin. "La culture démocratique doit maintenant supplanter la culture de la violence", a ajouté le nouveau président dans son discours d'une vingtaine de minutes au cours duquel il a placé son mandat "sous la haute protection divine". Il en a également profité pour "saluer le rôle du président gabonais, en tant que doyen des chefs d'Etat de la région, dans le règlement de la crise centrafricaine" ainsi que celui joué par le secrétaire général de l'ONU Koffi Annan à travers l'envoi de la Mission des Nations Unies en république centrafricaine (MINURCA). M. Annan a proposé début octobre au Conseil de sécurité de l'ONU une brève extension de trois mois, jusqu'au 15 février 2000, de cette mission composée de 1.350 casques bleus. Le président centrafricain a enfin "appelé ses compatriotes, et plus précisément les régies financières (ministère de l'Economie et des Finances, douanes, opérateurs économiques,etc), à se remettre le plus rapidement au travail". Vendredi avait été déclaré jour férié en Centrafrique, ce qui a permis à des milliers de Banguissois de se masser sur le parcours entre l'aéroport, où étaient arrivés tout au long de la matinée les invités, et le siège de l'Assemblée nationale. Parmi les invités se trouvaient les Premiers ministres camerounais Peter Mafany Musonge et togolais Eugène Koffi Adoboli. La Côte d'Ivoire, le Congo-Brazzaville, la France, le Nigeria, l'Ouganda et la République démocratique du Congo (RDC) ont envoyé des délégations, tout comme l'Organisation de l'unité africaine (OUA) et les Nations Unies. Après la cérémonie d'investiture, tous les participants ont été conviés par le nouveau président à une réception au Palais de la Renaissance, siège de la présidence.

 

wpeE3.jpg (2350 octets) RDCongo

La France reprend sa coopération avec la RD Congo
KINSHASA, 22 oct (AFP) - La France va renouer "une vraie coopération" avec la République démocratique du Congo (RDC) qui subit "un embargo de fait depuis bientôt dix ans", a annoncé vendredi à Kinshasa le ministre délégué français à la Coopération, Charles Josselin. Le gouvernement français estime que "quand bien même toutes les conditions ne seraient pas encore complètement réunies, le temps est venu, afin de ne pas sacrifier irrémédiablement une génération entière qui devrait payer pour ce qu'elle n'a pas commis, de retrouver (...) le chemin d'une vraie coopération avec la RDC", a déclaré M. Josselin lors de l'inauguration, en compagnie du ministre congolais des Affaires étrangères, Abdoulaye Yerodia, du nouveau centre culturel français à Kinshasa. La RDC "a souffert d'un embargo de fait pendant presque dix ans. La société civile, et particulièrement la jeunesse de ce pays, en ont été les principales victimes", a ajouté M. Josselin. Comme la plupart des principaux bailleurs de Kinshasa, la France avait considérablement réduit sa coopération, en la limitant aux seules organisations non-gouvernementales, avec l'ex-Zaïre au début des années 90, notamment pour demander une réelle démocratisation au maréchal Mobutu.

 

wpeE3.jpg (2350 octets) Maroc

M. Youssoufi appelle au développement des relations UE-Maroc
BRUXELLES, 21 oct (AFP) - Le Premier ministre marocain Abderrahmane Youssoufi a estimé, jeudi à Bruxelles, que "toutes les conditions sont aujourd'hui réunies pour que nous passions à une phase qualitativement supérieure" des relations entre le Maroc et l'Union européenne. De son côté, le président de la Commission européenne Romano Prodi a fait valoir la volonté de l'Union européenne de "travailler en coppération au plan économique et politique" avec le Maroc, et que cela constituait pour lui "une priorité". M. Youssoufi a souligné que les relations euro-marocaines sont à "un tournant", au moment où le processus de ratification de l'accord d'association UE-Maroc arrive à son terme. Cet accord doit se fonder sur "un dialogue régulier, une écoute réciproque permanente" ainsi que sur "une réciprocité commerciale et un partenariat dans tous les domaines", a-t-il jugé, en plaidant pour "un développement partagé", lors d'un colloque consacré aux relations entre Maroc et Europe, dans les locaux du Parlement européen.

 

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Monde

L'UNESCO nomme une "ambassadrice de bonne volonté" pour les enfants
PARIS, 21 oct (AFP) - Federico Mayor, directeur général de l'UNESCO, devait nommer jeudi soir à Paris "ambassadrice de bonne volonté pour la cause des enfants", la Grecque Marianna Vardinoyannis, a indiqué l'organisation. Mme Vardinoyannis, qui a créé une "Fondation pour l'enfant et la famille" à Athènes, préside "l'Association des amis des enfants cancéreux" (Elpida) en Grèce, et "a mené de nombreuses actions sociales et humanitaires" comme l'envoi d'une aide d'urgence aux enfants victimes de la guerre du Kosovo, précise un communiqué de l'UNESCO. Elle a été désignée "Femme d'Europe 1996" en Grèce et a reçu le Prix de l'Académie d'Athènes en 1997. Mme Vardinoyannis a aussi collaboré avec l'UNESCO lors de la conférence internationale contre l'exploitation sexuelle des enfants et la pornographie sur Internet, tenue à Paris en janvier 1999, et doit organiser une conférence sur ce thème en décembre à Athènes, précise l'organisation.

 

wpeE1.jpg (2916 octets) France

La participation d’Israël à la francophonie

PARIS, 20 oct (UPF) - M. Charles Josselin, ministre français délégué à la Coopération et à la Francophonie, a évoqué en commission parlementaire la candidature de l’état d’Israël à l’Organisation internationale de la Francophonie. La participation israélienne pourrait, selon lui, être examinée lors du prochain sommet francophone qui se réunira en 2001 à Beyrouth. Une question que les observateurs de l’UIJPLF doutent de voir arriver sur la table des états francophones aussi longtemps que subsistera l’occupation du Sud-Liban par les troupes israéliennes.

 

wpeF2.jpg (10186 octets) Monde

Koïchiro Matsuura élu Directeur général de l'UNESCO
PARIS, 20 oct (AFP, Erwan JOURAND) - Koïchiro Matsuura, ambassadeur du Japon en France, a été élu mercredi à Paris Directeur général de l'UNESCO, en remplacement de l'Espagnol Frederico Mayor, a-t-on annoncé au siège de l'organisation des Nations unies chargée de l'Education, de la Science et de la Culture. La victoire du candidat japonais a cependant suscité des critiques dans les couloirs de l'UNESCO où des diplomates ont estimé que le "carnet de chèques" a joué un rôle non négligeable. A l'issue du troisième tour de scrutin, le secrétaire du Conseil exécutif, Mohamed al Chaabi (Yémen), a annoncé que la candidature de Koïchiro Matsuura sera proposée à la Conférence générale l'UNESCO, le 12 novembre. Selon les règles de fonctionnement de cette organisation, le Directeur général est tout d'abord élu par les 58 Etats membres du Conseil exécutif et ce choix est ensuite soumis à l'approbation de la Conférence générale qui doit se prononcer par un vote à bulletins secrets. Il n'est encore jamais arrivé que le choix du Conseil ne soit pas confirmé par la Conférence générale, a-t-on précisé à l'UNESCO. Le diplomate japonais a obtenu, au troisième tour, 34 voix, alors que le représentant de l'Arabie saoudite Ghazi Algosaibi, soutenu par la Ligue arabe et l'Organisation de la conférence islamique (OCI), est arrivé en deuxième position avec 13 voix. Trente voix étaient nécessaires pour être élu. Au troisième tour il restait encore deux autres candidats: l'ancien représentant de Trinidad et Tobago à l'UNESCO, Lawrence Carrington, qui a obtenu 8 voix, et le candidat égyptien Ismaïl Serageldin qui a reçu 3 voix.

L'UNESCO compte 187 Etats membres, les Etats-Unis s'étant retirés il y a une dizaine d'années. L'Espagnol Frederico Mayor Directeur Général depuis 12 ans de l'organisation des Nations Unies chargée de l'Education, de la Science et de la Culture, achève son second mandat de 6 ans, le
14 novembre prochain.

 

wpeE3.jpg (2350 octets) Kenya

Entretien du président Moï avec le ministre français de la Coopération
NAIROBI, 19 oct (AFP) - Le ministre français délégué à la Coopération, Charles Josselin, s'est entretenu mardi matin avec le président kenyan Daniel arap Moï, a indiqué l'ambassade de France à Nairobi. Le ministre français est arrivé lundi soir à Nairobi, première étape d'une tournée dans les pays des Grands lacs. M. Josselin se rendra ensuite au Burundi et en République Démocratique du Congo (RDC). La mise en oeuvre de l'accord de Lusaka, censé mettre fin à la guerre en République Démocratique du Congo (ex-Zaïre) sera au centre de cette tournée.

 

wpeE3.jpg (2350 octets) Niger

Suspension de la publication des résultats avant les fiefs d'Ousmane
NIAMEY, 19 oct (AFP) - La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a suspendu mardi peu après 00H00 (lundi 23H00 GMT) la publication des résultats du premier tour de l'élection présidentielle, sans que soit connu le score de l'ancien président Mahamane Ousmane dans ses principaux fiefs. Les résultats publiés, portant sur un peu moins de la moitié du corps électoral, selon un décompte de l'AFP, donnaient Mamadou Tandja, candidat de l'ancien parti unique, toujours en tête avec un peu plus de 300.000 voix. Mahamane Ousmane (près de 180.000 voix) a perdu la deuxième place au profit de Mahamadou Issoufou, candidat du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS), favori présumé de la junte qui a obtenu près de 250.000 voix. Cependant les observateurs considéraient généralement que M. Ousmane devrait "normalement" refaire son retard sur M. Issoufou après la publication des résultats dans ses fiefs en pays Haoussa (l'ethnie majoritaire), et particulièrement dans la région très peuplée de Zinder (Est de Niamey) dont il est originaire. La publication des résultats par la CENI, qui se fait selon de nombreux observateurs avec une lenteur difficilement compréhensible, doit reprendre mardi à 09H00 (08H00 GMT). Selon le programme de la junte au pouvoir depuis l'assassinat le 9 avril du président Ibrahim Baré Maïnassara, le second tour doit avoir lieu le 24 novembre en même temps que des législatives.

 

wpeE1.jpg (2916 octets) France

La mise en oeuvre de l'accord de Lusaka au centre de la tournée de M. Josselin

PARIS, 18 oct (AFP, Adnane ZAKA) - La mise en oeuvre de l'accord de Lusaka, censé mettre fin à la guerre en République Démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) qui menace la stabilité de la région des Grands Lacs, sera au centre de la tournée qu'entame lundi dans cette région le ministre délégué à la Coopération Charles Josselin.
Attendu lundi soir au Kenya, pays anglophone d'Afrique orientale, M. Josselin se rendra ensuite au Burundi et en RDC. Le Rwanda, qui reproche à la France de n'avoir rien fait pour empêcher le génocide survenu dans ce pays en 1994, ne figure pas dans la tournée de M. Josselin. Le déplacement du ministre de la Coopération "a pour objectif de souligner notre engagement à appuyer, en Afrique centrale, la mise en oeuvre de l'accord de Lusaka - du 10 juillet dernier (...) - qui a fait naître un réel espoir de solution dans la crise des Grands Lacs, dans laquelle la RDC, l'Ouganda et le Burundi sont des éléments majeurs", ont souligné les services du ministre. La France a notamment mis à la disposition de l'ONU cinq officiers de liaison chargés de préparer la mise en place d'une mission de surveillance du cessez-le-feu de Lusaka.
Rivalité franco-américaine La tournée de M. Josselin dans une région où l'image de la France a été ternie à la fois par le génocide rwandais et l'appui apporté par Paris au régime du maréchal Mobutu, coïncide avec une tournée africaine du secrétaire d'Etat américain Madeleine Albright dans six pays d'Afrique sub-saharienne. Certains observateurs y voient une nouvelle manifestation de la rivalité franco-américaine sur le continent africain, d'autant que le président de RDC Laurent-Désiré Kabila a réintégré la Francophonie, après l'avoir longuement boudée, et qu'il est désormais à couteaux tirés avec ses anciens parrains, l'Ouganda et le Rwanda, dont les gouvernements sont proches des Etats-Unis. M. Josselin et Mme Albright seront tous deux présents aux obsèques du président Nyerere. Au delà de la crise des Grands Lacs, la tournée de M. Josselin a aussi pour objet de marquer les orientations de la nouvelle politique africaine de la France, qui entend s'ouvrir à l'ensemble du continent et à mettre fin au tête-à-tête avec son ancien "pré carré". Les services du ministre soulignent l'importance qu'il y a à "renforcer la présence de la France dans les pays d'Afrique anglophone, dont la plupart ont été intégrés dans la Zone de Solidarité Prioritaire" (ZSP) élaborée par Paris.

 

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L’IGN publie une nouvelle carte de l’Afrique politique
PARIS, 18 oct (UPF) - L’Institut géographique national (IGN) a mis en vente en octobre une nouvelle carte " Afrique " au 1 : 12 millionième, dans la série " Politique " (n° 1002). Cette carte pliée " Afrique politique " est la réplique d’une affiche Afrique " Continent " (format 104 x 113 cm) parue en début d’année.

La carte est accompagnée d’un index des noms cités dans la zone couvrant d’Est en Ouest des Iles de l’Océan Indien (Seychelles, Maurice, La Réunion) à l’archipel des Açores sur la façade atlantique. La légende donne la liste des 53 états africains avec leur superficie et le chiffre de leur population (Institut national démographique 1995). Elle montre leurs drapeaux et donne des informations linguistiques. 18 pays ont plusieurs langues officielles, dont 13 une langue africaine. Le français ou l’anglais sont langues officielles dans 19 états, l’arabe ou une langue locale dans 12, le portugais dans 5, l’afrikaans dans 2, l’espagnol dans 1. La carte IGN du " Monde francophone " publiée en 1990 n’est plus en vente.

 

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Nominations d'ambassadeurs au Salvador et en Papouasie

PARIS, 18 oct (UPF) - M. Thierry Bernadac a été nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire auprès de la Papouasie Nouvelle-Guinée et auprès des Iles Salomon, en résidence à Port Moresby, en remplacement de M. Pierre Le Gars.
Mme Lydie Ghazerian, conseiller des Affaires étrangères, a été nommée ambassadeur au Salvador en résidence à San Salvador en remplacement de Mme Michèle Le Dantec.

 

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Le prix Nobel de la Paix 1999 à Médecins sans Frontières
OSLO, 15 oct (AFP)

Le prix Nobel de la Paix 1999 a été attribué à Médecins sans Frontières vendredi à Oslo.
Le prix a été attribué à l'organisation d'origine française créée en décembre 1971 à Paris pour son "aide humanitaire sur plusieurs continents", selon les attendus du comité Nobel norvégien qui attribue le prix. Le comité a récompensé le principe fondateur de l'organisation selon lequel "toutes les victimes de désastre d'origine humaine ou naturelle ont droit à une assistance professionnelle fournie aussi rapidement et efficacement que possible". "Les frontières nationales et les circonstances ou affinités politiques ne doivent avoir aucune influence sur la question de savoir qui doit recevoir de l'aide humanitaire", selon l'organisation qui a été distinguée par le comité. En 1998, le Nobel de la Paix était allé aux dirigeants catholique John Hume et protestant David Trimble, architectes de l'accord de paix en Irlande du nord.

Cinq prix Nobel ont déjà été attribués. Mercredi, le prix d'économie a été donné au Canadien Robert Mundell. Mardi, les Néerlandais Martinus Veltman et Gerardus 't Hooft ont reçu conjointement le prix de physique tandis que l'Américano-égyptien Ahmed Zewail a obtenu le prix de chimie. Lundi, le prix de médecine a été attribué à l'Américain d'origine allemande Guenter Blobel tandis que, le 30 septembre, le prix de littérature était allé à l'écrivain allemand Guenter Grass.

 

wpeE3.jpg (2350 octets) Afrique

Concert de louanges à Julius Nyerere
15 oct (AFP) - De très nombreux hommages ont été rendus à l'ancien président tanzanien, mort hier à Londres à l'âge de 77 ans, un "sage fils de l'Afrique" qualifié de "visionnaire" et "révolutionnaire". "M. Nyerere était un avocat de la paix et de la dignité humaine, aussi bien dans la région que sur le plan international, ce sont les qualités qui lui ont valu le respect ici et dans le monde", a déclaré le président tanzanien Benjamin Mkapa, en annonçant à la télévision le décès du père de l'indépendance de son pays. Hors du continent, le Directeur général de l'UNESCO, Federico Mayor, a salué la vie de M. Nyerere, "dédiée à la lutte pour la dignité des Africains et la paix dans la région", en soulignant "la contribution inestimable" apportée par M. Nyerere "à la lutte du continent contre le colonialisme et l'apartheid". Le président français Jacques Chirac a salué la mémoire d'un "avocat infatigable de l'émancipation et de l'unité africaine", dont la disparition "constitue une perte considérable pour la Tanzanie où il a contribué à bâtir une nation transcendant les clivages qui déchirent tant d'autres pays".

 

wpeF2.jpg (10186 octets) Monde

Election de cinq nouveaux pays au Conseil de sécurité de l'ONU
NEW YORK (Nations Unies), 14 oct (AFP) - Le Bangladesh, la Jamaïque, le Mali, la Tunisie et l'Ukraine ont été élus jeudi membres non permanents du Conseil de sécurité de l'ONU pour une période de deux ans par les 188 Etats des Nations Unies.

 

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Vietnam

La reine Noor de Jordanie, porte-drapeau de la campagne antimines, au Vietnam
HANOI, 14 oct (AFP) - La reine Noor de Jordanie sera le week-end prochain à Hanoï dans le cadre de la campagne internationale contre les mines dont elle est un porte-drapeau, ont annoncé les responsables vietnamiens.
La veuve du roi Hussein doit rencontrer samedi le Premier ministre adjoint et ministre des Affaires étrangères du Vietnam Nuguyen Manh Cam ainsi que le ministre du Travail, des invalides de guerre et des affaires sociales, indique-t-on également. La reine doit également se rendre dans un centre de soins accueillant des victimes d'explosion de mines.
Des dizaines de personnes sont tuées ou mutilées chaque année au Vietnam par des explosifs remontant à la guerre qui s'est achevée en 1975. Néanmoins le Vietnam n'a pas signé le traité international interdisant la production l'utilisation et le stockage de mines. La reine Noor doit se rendre dimanche au Cambodge qui est considéré comme le pays au monde le plus infesté par les mines.

 

wpeE3.jpg (2350 octets) Algérie

M. Bouteflika aurait opté pour un remaniement du gouvernement
ALGER, 12 oct (AFP) - Le président Abdelaziz Bouteflika aurait opté pour un remaniement partiel du gouvernement dirigé par Smaïl Hamdani en raison de difficultés qu'il rencontre à former une nouvelle équipe, selon plusieurs journaux d'Alger publiés mardi. Ce remaniement toucherait les portefeuilles dits "de souveraineté" comme les Affaires étrangères, l'Intérieur, la Justice et les Finances, selon le quotidien Es-Sahafa. Ces portefeuilles sont détenus respectivement par Ahmed Attaf, Abdelmalek Sellal, Ghouti Mékamcha et Abdelkrim Harchaoui. La presse n'évoque cependant pas le poste stratégique de la Défense, détenu par le chef de l'Etat. M. Bouteflika aurait finalement opté pour un simple remaniement afin d'échapper à la pression des partis et des cercles influents du pouvoir qui l'avaient soutenu pour son élection, selon de bonnes sources contactées mardi par l'AFP. Le président serait en butte aux partis qui le soutiennent et qui souhaitent avoir des "quotas" dans le futur gouvernement, selon plusieurs journaux, dont Le Matin et El Watan, expliquant ainsi le retard dans la mise en place du nouveau cabinet. M. Bouteflika avait, lors de la campagne du référendum, sévèrement critiqué des ministres, sans les nommer, affirmant qu'ils avaient à peine le niveau de directeurs dans l'administration. Il avait promis de nommer des personnalités ayant la stature d'"hommes d'Etat".

 

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Togo

L'UE envisage de normaliser ses relations avec le Togo
HELSINKI, 12 oct (AFP) - L'Union européenne (UE) a indiqué mardi qu'elle envisageait de normaliser ses relations avec le Togo à condition que les forces politiques du pays africain menaient à bien la démocratisation. Dans un communiqué du ministère finlandais des Affaires étrangères, la présidence finlandaise de l'UE a estimé qu'en appliquant "de bonne foi" l'accord-cadre de Lomé du 29 juillet, les partis togolais rétabliraient la démocratie et contribueraient ainsi "à la normalisation des relations entre l'UE et le Togo". L'UE a également indiqué qu'elle avait fourni au Togo des "médiateurs" après que l'opposition eut contesté la légitimité des dernières élections présidentielles, a indiqué un fonctionnaire du ministère. L'UE a suspendu depuis deux ans son aide au Togo.

 

wpeE3.jpg (2350 octets) Egypte

Ismaïl-Serageldin : un intellectuel de haute lignée
PARIS, 12 oct (AFP, Erwan JOURAND) - L'Egyptien Ismaïl Serageldin, candidat à la direction de l'UNESCO, intellectuel brillant en charge de hautes fonctions à la Banque Mondiale, se veut le candidat de la "société civile" internationale. Parrainé par 48 prix Nobel et trois cents noms connus de l'Université, du monde des affaires ou de la recherche, il a dans son pays même des soutiens qui vont de la gauche aux islamistes modérés en passant par des personnalités se réclammant du nassérisme. Il a l'appui de compatriotes prestigieux, tels que le cinéaste Youssef Chahine ou l'ancien Secrétaire général des Nations-Unies, Boutros Boutros-Ghali. A l'étranger son comité de soutien est composé de personnalités tels que le Français Jérome Monod, patron de la compagnie Suez-Lyonnaise des Eaux, l'universitaire américano-palestinien Edward Saïd ou le président de la Banque Grameen, "la banque des pauvres", le bangladeshi Muhammad Yunus. Présenté par le Burkina-Faso, soutenu par les Pays-Bas et la Suède, et depuis la semaine passée, par son pays natal, M. Serageldin, né il y à 55 ans à Guizeh, au pied des Pyramides, est issu d'une des plus grandes familles égytiennes.

Nombreux centres d'intêréts
Son oncle, Fouad Serageldin, fut secrétaire général du Wafd, puissante formation libérale et laïque égyptienne, des années 30 au début des années 50. Son père était architecte, un domaine dans lequel il se lança à l'issue d'études au Caire et à Harvard. Ismaïl Serageldin, dans sa carrière universitaire, ne se limita pas à l'aménagement du territoire et à la planification urbaine, mais toucha également à la macroéconomie, aux sciences du développement, à la génétique moléculaire, à l'agronomie, aux problèmes du développement durable et de l'eau dans le Tiers-Monde. Ces deux derniers centres d'intérêt l'ont amené à rejoindre la Banque Mondiale en 1972 jusqu'à en devenir Vice-Président pour les Programmes spéciaux en Mars 1998. M. Serageldin, en congé de la Banque pour mener campagne, dit s'appuyer uniquement sur des bénévoles et refuser, pour le scrutin à l'UNESCO, la diplomatie secrète des Etats. Cet homme de taille moyenne, au regard pétillant d'intelligence, s'exprimant dans un français et un anglais parfaits, auteur de 45 monographies et 200 articles qui vont de la "la Modernité de Shakespeare" à "Bio-Technologie et Bio-Sécurité, dit ne compter que sur la "force des idées" pour être élu.

 

wpeE3.jpg (2350 octets) Centrafrique

Annan veut prolonger la force de l'ONU en Centrafrique jusqu'au 15/2
NEW YORK (Nations Unies), 11 oct (AFP) - Le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a proposé lundi une brève extension de trois mois, jusqu'au 15 février, de la mission des 1.350 casques bleus en Centrafrique. Dans un rapport au Conseil de sécurité, il recommande de mettre fin à la mission de l'ONU le 15 février 2000 après "une transition brève mais graduelle de l'opération de maintien de la paix (...) à une opération de consolidation de la paix". Il propose ainsi "une réduction graduelle des effectifs" de la force constituée par sept pays africains et le Canada. Le Conseil avait décidé en février de prolonger une dernière fois, jusqu'au 15 novembre, la mission de l'ONU. Mais M. Annan souligne que, à la suite d'élections présidentielles contestées, "le climat politique dans le pays reste tendu". L'opposition a contesté la régularité de l'élection au premier tour, le 19 septembre, du président sortant Ange-Félix Patassé. La Centrafrique a été le théâtre de mutineries militaires à répétition en 1996 et 1997 qui ont pris fin avec les accords de paix de Bangui.

 

wpeE3.jpg (2350 octets) Sénégal

La coopération technique franco-sénégalaise en matière de sécurité évoquée à Paris

PARIS, 11 oct (AFP) - Les ministre français et sénégalais de l'Intérieur, Jean-Pierre Chevènement et le général Lamine Cissé, ont évoqué lundi au cours d'un déjeuner à Paris la coopération technique en matière de sécurité entre la France et le Sénégal. M. Chevènement recevait pour la première fois depuis sa désignation en janvier 1998 son homologue sénégalais. Les deux ministres ont abordé l'ensemble des questions touchant à la coopération technique, en matière de police et de sécurité, entre les deux pays, notamment dans les domaines de sécurité publique, de sûreté aéroportuaire ou de maintien de l'ordre, a-t-on précisé à l'AFP de source autorisée. Une importante délégation du Service de coopération technique internationale de police (Sctip) français est présente à Dakar depuis 1963, avec un attaché de police et trois assistants auprès du ministère de l'Intérieur sénégalais, de la direction de la Police et du ministère de la Sécurité Publique. MM. Chevènement et Cissé ont en outre évoqué diverses questions, telles que la prochaine élection présidentielle prévue en l'an 2.000 au Sénégal, la situation en Casamance (où des heurts violents opposent les indépendantistes casamançais aux forces gouvernementales) et celle de l'ensemble de la région, notamment les relations du Sénégal avec les pays voisins. Enfin, les deux ministres ont eu un échange de vues sur la question de la mise en oeuvre de la politique de co-développement après la signature, en mars dernier à Dakar, d'une déclaration commune prévoyant la mise en place d'un comité mixte entre les deux pays.

 

wpeE3.jpg (2350 octets) Tunisie

Fulvio Martini confirme que Rome "a choisi Ben Ali" pour remplacer Bourguiba
ROME, 11 oct (AFP) - L'ancien chef des services secrets militaires italiens, l'amiral Fulvio Martini, a confirmé lundi que l'arrivée au pouvoir en Tunisie du président Zine El Abidine Ben Ali était un choix de l'Italie et raconté "la longue opération de politique étrangère et des services secrets italiens" qui y avait abouti en 1987. "C'est vrai, l'Italie a remplacé Bourguiba par Ben Ali", a déclaré M. Martini à La Repubblica, journal qui avait fait état dimanche de l'intervention de Rome dans l'accession de M. Ben Ali à la présidence en citant un rapport du chef des services secrets militaires (de 1984 à 1991) devant un commission parlementaire italienne le 6 octobre dernier. "Tout a commencé avec la visite en 1984 en Algérie du président du Conseil italien Bettino Craxi", explique M. Martini. "Les Algériens, inquiets de la déstabilisation croissante en Tunisie, étaient alors prêts à intervenir" dans ce pays. "En 1985, M. Craxi m'a demandé de me rendre en Algérie pour y rencontrer les services secrets (...) l'objectif était d'éviter un coup de tête" algérien, poursuit-il. "A partir de ce moment a commencé une longue opération de politique étrangère dans laquelle les services secrets ont eu un rôle extrêmement important. A la fin, nous avons estimé que le général Ben Ali était l'homme capable de garantir, mieux que Bourguiba, la stabilité en Tunisie", ajoute Martini. "Nous avons proposé cette solution aux Algériens, qui en ont parlé aux Libyens. Je suis allé en parler aux Français (...) Le chef des services secrets de l'époque, le général René Imbot, m'a traité avec arrogance, me disant que les Italiens n'avaient pas à se mêler de la Tunisie". Dans la nuit du 6 au 7 novembre 1987, M. Bourguiba, qu'un certificat médical proclamait "dans l'incapacité psychophysique" d'exercer ses pouvoirs, a été destitué et remplacé par son Premier ministre M. Ben Ali. L'ancien président du Conseil italien Bettino Craxi a démenti dimanche une participation des services secrets italiens à l'accession au pouvoir de M. Ben Ali. "Il n'y a aucune manoeuvre, ni interférence italienne dans les événements qui ont porté le président Ben Ali au pouvoir en 1987", a affirmé M. Craxi au bureau de l'AFP à Tunis. M. Craxi, 65 ans, s'est réfugié il y a plusieurs années en Tunisie, la justice de son pays le poursuivant dans diverses affaires politico-financières et l'ayant condamné à plus de 25 ans de prison.

 

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Le nouveau gouvernement égyptien
LE CAIRE, 10 oct (AFP) - Voici la liste du nouveau gouvernement égyptien formé par le nouveau premier ministre, Atef Ebeid, approuvé par le président Hosni Moubarak et qui comprend 33 membres:
- Premier ministre: Atef Ebeid (change d'affectation).
- Vice-premier ministre et ministre de l'Agriculture et de la bonification des terres: Youssef Wali (inchangé)
- Ministre de la Défense et de la Production militaire: maréchal Mohamed Hussein Tantaoui (inchangé)
- Ministre de l'Intérieur: général Habib al-Adeli (inchangé)
- Ministre des Affaires étrangères: Amr Moussa (inchangé)
- Ministre de l'Information: Safouat al-Chérif (inchangé)
- Ministre des Entreprises publiques: Moukhtar Khattab (nouveau)
- Ministre de l'Education: Hussein Kamel Bahaeddine (inchangé)
- Ministre de l'Enseignement supérieur et ministre d'Etat à la recherche scientifique: Moufid Chehab (inchangé)
- Ministre de la Jeunesse : Ali Eddine Helal (nouveau)
- Ministre du Développement local : Moustafa Abdel Kader (nouveau)
- Ministre des Transports: Ibrahim al-Doumeiri (nouveau)
- Ministre des Communications et de l'informatique: Ahmed Nazif (nouveau)
- Ministre du Plan et de la Coopération internationale: Ahmed al-Darch (nouveau)
- Ministre de l'Electricité et de l'Energie: Ali Fahmi al-Saïdi (nouveau)
- Ministre de la Justice: Farouk Seif al-Nasr (inchangé)
- Ministre des Finances: Medhat Hassanein (nouveau)
- Ministre des Wakfs (Biens religieux): Hamdi Zaqzouq (inchangé)
- Ministre de l'Approvisionnement et du Commerce intérieur: Hassan Khedr (nouveau)
- Ministre du Pétrole et des richesses minérales: Sameh Fahmi (nouveau)
- Ministre de la Culture: Farouk Hosni (inchangé)
- Ministre de l'Economie et du Commerce extérieur: Youssef Boutros-Ghali (inchangé)
- Ministre du Tourisme: Mamdouh al-Beltagui (inchangé)
- Ministre des Affaires de l'Assemblée du peuple et des affaires du Conseil consultatif: Kamal al-Chazli (inchangé)
- Ministre de la Reconstruction, des Nouvelles zones urbaines et de l'Habitat: Mohamed Ibrahim Souleimane (inchangé)
- Ministre d'Etat pour la Production militaire: général Sayed Mechaal (nouveau)
- Ministre du Développement technologique et de l'Industrie: Moustafa el-Rifaï (nouveau)
- Ministre de la Main d'oeuvre et des Affaires de l'émigration: Ahmed al-Amaoui (inchangé)
- Ministre des Affaires sociales: Amina el-Guindi (nouveau)
- Ministre d'Etat du Développement administratif: Mohamed Zaki Abou Amer (inchangé)
- Ministre de la Santé et de la Population: Ismaïl Sallam (inchangé)
- Ministre de l'Irrigation: Mahmoud Abdel Halim Abou Zeid (inchangé)
- Ministre d'Etat à l'Environnement: Nadia Makram Ebeid (inchangé)

 

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Début de la campagne électorale en Tunisie
TUNIS, 10 oct (AFP) - Le président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali a donné dimanche le coup d'envoi de la campagne pour les élections présidentielle et législatives, prévues le 24 octobre en Tunisie. Le scrutin présidentiel sera marqué par la participation, pour la première fois, de 2 candidats issus de l'opposition. Ces deux concurrents purement formels du président sortant, MM. Abderrahmane Tlili et Mohamed Belhaj Amor, chefs de deux petites formations de l'opposition légale, ont également lancé dimanche leurs campagnes électorales en province, respectivement dans les villes de Sousse et Sfax (sud). Ces deux candidatures ont été rendues possible par un aménagement exceptionnel de la Constitution tunisienne les dispensant du parrainage indispensable de trente élus, une condition qu'aucun opposant ne pouvait remplir. Quant aux élections législatives, elles mettront en lice les candidats du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, au pouvoir) que préside M. Ben Ali, et ceux des six petits partis de l'opposition légale, tous ayant une ligne politique modérée. Dans un discours prononcé lors d'un meeting électoral dans la banlieue de Tunis, le président Ben Ali, candidat à un troisième mandat de cinq ans, a présenté un programme en 15 points accordant la "priorité" au problème de l'emploi et à la lutte contre le chômage. "L'emploi est la priorité absolue. Il représente le plus important des défis de l'avenir", a affirmé le président sortant, 63 ans, qui parlait devant plusieurs milliers de personnes rassemblées au parc des expositions du Kram. S'assignant pour "objectif premier" dans les années à venir, la réduction du taux de chômage, M. Ben Ali a annoncé un plan visant à développer les potentialités d'emploi dans tous les domaines, notamment la création d'un "Fonds national de l'emploi" destiné à financer l'insertion des jeunes en butte au chômage. En Tunisie, le chômage se situe à 15,6% selon un taux officiel, mais il dépasserait les 19%, selon des sources économiques, pour 3,3 millions d'actifs. La population tunisienne est de 9,5 millions de personnes. Le président tunisien s'est félicité de "toutes les réalisations accomplies" depuis son accession au pouvoir en novembre 1987, affirmant sa détermination à oeuvrer pour hisser la Tunisie "au rang des pays avancés", et à porter le revenu annuel moyen par habitant à plus de 3.500 dinars (3.000 dollars) dans cinq ans, contre 2.500 dinars actuellement. Au plan politique, M. Ben Ali a souligné "les étapes importantes parcourues sur la voie de la démocratique et du pluralisme",

 

wpeE8.jpg (2670 octets) Cambodge

Paris veut aider à moderniser l'Etat cambodgien
PHNOM PENH, 9 oct (AFP) - La France souhaite prendre part à "la consolidation d'un Etat de droit et à la modernisation des institutions" au Cambodge, a affirmé le ministre français délégué à la Coopération et à la Francophonie, Charles Josselin, au terme de sa première visite à Phnom Penh. Parmi les priorités fixées par M. Josselin, reçu en audience vendredi par le roi Norodom Sihanouk et le Premier ministre Hun Sen, figurent la refonte de l'armée cambodgienne, les réformes administratives, la décentralisation et la coopération dans la santé et l'éducation. La France a, par ailleurs, répondu favorablement à une demande d'expertise juridique pour l'organisation du procès des anciens dirigeants khmers rouges inculpés de génocide (1,7 million de morts entre 1975 et 1979). Le gouvernement cambodgien s'apprête à réduire les rangs pléthoriques de l'armée et de la police (200.000), mais il sollicite l'aide financière des pays donateurs pour le retour des démobilisés à la vie civile. La Banque mondiale pourrait fournir une assistance, et la France être un des bailleurs de fonds. Le problème, compliqué par des "effectifs fantômes", est similaire dans l'administration publique. M. Josselin a placé sa visite au Cambodge, membre de la communauté francophone depuis 1991, sous le signe du "partenariat renforcé" et d'une "solidarité plus concrète". Le Cambodge fait d'ailleurs partie de la nouvelle "Zone de solidarité prioritaire", qui concentre les efforts de la coopération française sur les pays déshérités. A ce titre, pour 1999, il devrait recevoir 14,33 millions d'euros (86 millions de francs) du ministère français des Affaires étrangères et 15 millions d'euros (90 MF) de l'Agence Française de Développement. La France est le premier pays donateur du Cambodge aux côtés du Japon. "Elle a une cuture des services publics, d'où une coopération originale et utile à un pays qui est train de se construire", a souligné M. Josselin. Il a promis de continuer à soutenir l'Ecole Royale d'Administration, les Instituts de Technologie et des Langues (tous deux francophones), et surtout l'Hôpital Calmette, programme phare de la coopération française. La partie cambodgienne a demandé l'assistance de la France pour un plan d'urbanisme de la capitale et la création d'un lycée franco-khmer à Phnom Penh. Il est aussi question d'une "Maison du Cambodge" à Paris. Au plan culturel, M. Josselin a visité samedi les chantiers des temples d'Angkor à l'occasion de la restauration d'un perron de la célèbre Terrasse des Eléphants à Angkor Wat par l'Ecole Française d'Extrême-Orient (EFEO). Il devait signer un programme de coopération de 17 MF pour un projet culturel et de développement touristique. Le ministre est accompagné de son épouse, du député Guy-Michel Chauveau, président du groupe d'amitié France-Cambodge à l'Asemblée nationale, et de hauts fonctionnaires du Quai d'Orsay. Il doit se rendre dimanche à Jakarta --où il rencontrera le lendemain le président Jusuf Habibie-- puis à Dili pour des entretiens avec le général australien Peter Cosgrove, chef de la force internationale au Timor oriental (Interfet).

 

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M. Lafontaine dénonce la "détérioration" des relations franco-allemandes
BERLIN, 05 oct (AFP) - L'ex-ministre allemand des Finances Oskar Lafontaine a rejeté sur le chancelier Gerhard Schroeder et le chef de la diplomatie allemande Joschka Fischer la "détérioration des relations" avec la France, dans des déclarations publiées mardi par le quotidien Die Welt. M. Lafontaine, qui avait démissionné en mars de toutes ses fonctions, y compris celle de président du Parti social-démocrate (SPD), a une fois de plus reproché au chancelier au d'avoir publié conjointement avec le Premier ministre britannique Tony Blair un manifeste d'inspiration néo-libérale, juste avant les élections européennes, "une faute grave vis-à-vis de la France". Ce manifeste a suscité "beaucoup de méfiance" en France et une "grande déception", a déploré l'ancien homme fort du SPD, avant de mettre dans le même sac MM. Schroeder et Fischer dont la politique fixée sur les Etats-Unis et la Grande-Bretagne a, selon lui, mis en danger à la fois le gouvernement allemand et l'Union européenne (UE). Oscar Lafontaine a également souligné sa préoccupation de voir M. Fischer se rapporcher du secrétaire d'Etat américain Madeleine Albright et M. Schroeder manifester toujours plus de sympathie pour Tony Blair. Ainsi, estime-t-il, le refus du chancelier de répondre à une invitation du président français Jacques Chirac à une commémoration commune de la fin de la Première Guerre mondiale en 1998 a été "un manque d'instinct". L'ancien président du parti social-démocrate (SPD) s'exprime avec la même véhémence depuis plusieurs jours dans la presse allemande, alors que son livre intitulé "Le Coeur bat à gauche" --un ouvrage très critique vis-à-vis de l'actuel gouvernement allemand-- doit être présenté la semaine prochaine à la Foire du Livre de Francfort.

 

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Un homme de la vieille garde pour moderniser l'Egypte
LE CAIRE, 06 oct (AFP, Lamia RADI) - Le président égyptien Hosni Moubarak a nommé à la tête du gouvernement un homme de la vieille garde, Atef Ebeid, pour moderniser l'Egypte et consolider son économie, en particulier dans le domaine des nouvelles technologies. M. Ebeid, 66 ans, 114ème Premier ministre d'Egypte, a été nommé mardi par M. Moubarak, qui affirmait vouloir "injecter du sang neuf" dans la vie politique. Il doit annoncer samedi la composition de son gouvernement. Le chef de l'Etat avait prêté serment quelques heures plus tôt pour un nouveau mandat de six ans, après avoir été reconduit au pouvoir lors d'un référendum-plébiscite le 26 septembre. M. Ebeid a occupé depuis 1984 des fonctions ministérielles dans tous les gouvernements égyptiens successifs. Il devra conduire l'Egypte vers "l'ère de la technologie" en élargissant l'utilisation de l'informatique dans les domaines de l'éducation, de l'économie, des services sociaux et dans le système juridique, où des procès attendent de longues années avant de s'ouvrir. M. Moubarak estime que l'Egypte, qui est en croissance économique dans les années 90, doit consolider ses acquis pour résister à l'ère de la globalisation et diversifier ses revenus, rongés par une croissance démographique d'un million de personnes, chaque neuf mois. "Le plus important est d'accroître nos capacités d'exportation, d'augmenter notre part du commerce international, de combler le déficit de notre balance commerciale et de rendre les produits égyptiens plus compétitifs", a indiqué M. Moubarak mardi, dans sa lettre de nomination de M. Ebeid. La balance du commerce extérieur de l'Egypte penche lourdement en faveur de ses partenaires occidentaux, tandis que les recettes du canal de Suez, les exportations de pétrole et les transferts de fonds des Egyptiens expatriés ont baissé durant les dernières années. M. Moubarak a fixé notamment à M. Ebeid une mission difficile: réformer et moderniser le système d'éducation, qui concerne plus de 14 millions d'écoliers et d'étudiants, dans un pays de 65 millions d'habitants. Avant d'introduire de nouveaux moyens technologiques, M. Ebeid devra nommer un ministre de l'Education capable de régler le problème de la surcharge dans les écoles gratuites qui accueillent en moyenne une cinquantaine d'élèves par classe et n'offrent qu'une éducation élémentaire. "L'intégrité" est l'un des critères fondamentaux fixés par M. Moubarak pour le choix des ministres. La vie politique et le système bancaire ont été secoués durant les trois dernières années par des scandales financiers impliquant des députés et des chefs d'entreprises publiques, inculpés de détournements de plusieurs centaines de millions de dollars. Economiste, connu pour être le "conducteur de la locomotive des privatisations", M. Ebeid est entré mercredi sous le feu des critiques de la gauche. "Ebeid, l'homme des solutions faciles", titre ainsi le journal Al-Ahali (marxiste nassérien). "En raison de la politique de privatisations, 400.000 travailleurs auront été mis à la porte d'ici fin 1999 par le jeu des retraites anticipées", accuse le journal, qui critique "le favoritisme" (de M. Ebeid) à l'égard des hommes d'affaires.

 

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Visite du numéro un vietnamien en France le 22 novembre, selon Robert Hue
PARIS, 05 oct (AFP) - Le secrétaire national du PCF, Robert Hue, a annoncé, mardi, la venue du numéro un vietnamien, Le Kha Phieu, le 22 novembre, en France, soulignant que le secrétaire général du Parti communiste vietnamien (PCV) n'était pas "un conservateur". "M. Le Kha Phieu, secrétaire général du Parti communiste, va être en visite le 22 novembre prochain en France puisqu'il m'a indiqué que c'est cette date qui a été retenue. Il sera reçu par le président Jacques Chirac et le Premier ministre", a indiqué M. Hue dans les couloirs du Palais Bourbon. Pour le dirigeant PCF qui vient d'effectuer une visite de cinq jours au Vietnam, "la France a intérêt à s'inscrire dans une démarche de coopération avec le Vietnam, parce que ce continent fantastique qu'est l'Asie va jouer un rôle considérable au plan planétaire au XXIe siècle". Interrogé sur la "lenteur de l'ouverture politique" dans ce pays du sud-est asiatique, M. Hue a indiqué qu'un "regard sur place comme celui qu'on peut avoir dans les rencontres avec le secrétaire général du PCV montrera qu'il y a plus d'ouverture qu'on ne l'imagine". "L'Etat n'est plus privilégié, il y a une sorte de désengagement de l'Etat ce qui est très positif. (...) En tous les cas, ceux qui voulaient faire passer Le Kha Phieu pour un conservateur risquent d'être un peu surpris", a-t-il ajouté.

 

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Fin d'une visite à Tunis du prince Albert de Monaco
TUNIS, 05 oct (AFP) - Le prince Albert de Monaco a quitté Tunis mardi à l'issue d'une visite officielle de trois jours en Tunisie, précédée samedi d'une étape privée dans le sud touristique du pays. Lundi, le prince héréditaire de Monaco a été reçu par le Premier ministre Hamed Karoui et rencontré les ministres des Affaires étrangères Said Ben Mutspaha, de la Coopération internationale, Mohamed Ghannouchi, et de l'Environnement Mme Faiza Kéfi. Sa visite officielle, la première en Tunisie, a été marquée par la participation à deux rencontres économiques pour l'étude des possibilités de partenariat en affaire entre Tunis et Monaco, à l'initiative du secteur privé. Les deux parties ont également signé lundi deux conventions-programmes de coopération dans le domaine de la protection de l'environnement, complétant un accord cadre de 1993. Arrivé dimanche soir à Tunis accompagné d'une cinquantaine d'hommes d'affaires et du Conseiller économique du gouvernement Henry Fissore, le prince a séjourné dans un palace privé doté d'un centre de thalassothérapie au nord de la capitale tunisienne. Samedi, il avait effectué à titre privé une escale à Djerba, une île touristique du Sud-Est tunisien (500 km de Tunis). Le prince Albert avait déjà séjourné deux fois en Tunisie en visite privée.

 

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Les Sahraouis rejettent la politique du "tout sécuritaire"
EL AYOUN (Sahara occidental), 06 oct (AFP, Mohamed LAGHDAF) - La violente répression d'une série de manifestations fin septembre à El Ayoun a été à l'origine de larges débats au cours desquels la population sahraouie, tout en affirmant son attachement à la monarchie marocaine, a souhaité pouvoir prendre en main ses propres affaires. Ces violences avaient commencé dans le chef-lieu du Sahara occidental le 22 septembre lorsqu'une soixantaine de policiers ont brutalement mis fin à un "sit-in" d'une dizaine de jours d'étudiants qui réclamaient une augmentation de leurs bourses et de meilleures conditions de transport. Une trentaine de personnes, selon l'AFP, avaient été blessées à cette occasion. D'autres brutalités policières avaient suivi: logements mis à sac, magasins pillés et violences à l'égard de dizaines de jeune Sahraouis dans les commissariats. Les réunions de ces derniers jours, autorisées pour calmer la colère populaire, ont été le plus souvent organisées dans les résidences de notables sahraouis à l'initiative d'anciens responsables, comme Khalli Henna Ould Errachid, fondateur du Parti de l'Unité Nationale Sahraouie (PUNS) ou Rachid Douaïhi, ancien gouverneur de Boujdour, fils d'Hassan Douaïhi, l'un des plus célébres résistants à l'occupation espagnole d'avant 1974. Dans leur ensemble, a pu constater l'AFP qui a assisté à plusieurs de ces réunions, les notables ont ouvertement critiqué le comportement des autorités locales. Mais ils n'ont pas épargné le ministre marocain de l'Intérieur Driss Basri, qu'ils ont directement désigné comme le premier responsable de la politique quasi-exclusivement "sécuritaire" menée depuis des années dans la région. Ahmed Lakhrif, membre du parlement marocain et un des exécutants locaux de cette politique "sécuritaire", a ainsi souligné que les notables "en avaient marre des mensonges qu'on nous racontait au palais des congrès", faisant allusion aux interminables discours que venait y prononcer Driss Basri devant une assistance réquisitionnée pour l'occasion. Les jeunes sahraouis ont pour leur part assez ouvertement critiqué ces réunions de notables. "Leurs discours ne sont qu'une tentative pour récupérer le soutien populaire qu'ils ont perdu en truquant les dernières élections pour être élus et tenter de faire partie de la nouvelle Commission royale sur le Sahara que le roi Mohammed VI va mettre en place", a ainsi déclaré l'un d'eux à l'AFP en souhaitant conserver l'anonymat. Les jeunes Sahraouis, dont beaucoup ont participé à ces réunions, ont été également unanimes à critiquer les tentatives destinées à mettre en doute leur allégeance au Maroc et à son jeune roi. Ils ont, enfin, été unanimes à saluer la récente reprise en main de la ville par les forces armées royales (FAR). Nombre de Sahraouis sont apparus favorables à ce que tous les auteurs des récents actes de violence de ces derniers jours soient jugés et punis. Beaucoup ont estimé que ce qu'ils espèrent être "la fin d'une ère policière" va affaiblir les tendances séparatistes existant dans la polulation sahraouie. "C'est peut-être le début d'une deuxième marche verte, mais sans bâtons et avec une volonté de dialogue et d'écoute des revendications des habitants", a déclaré un jeune saharoui à l'AFP.

 

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Le Parlement reconnaît officiellement la "guerre d'Algérie"
PARIS, 5 oct (AFP) - Le Parlement a définitivement adopté mardi une proposition de loi reconnaissant officiellement "la guerre d'Algérie", 37 ans après la fin de ce conflit, avec le vote unanime par le Sénat du texte dans les mêmes termes que l'Assemblée nationale le 10 juin dernier. Le texte stipule que "la République française reconnaît, dans des conditions de stricte égalité avec les combattants des conflits antérieurs, les services rendus par les personnes qui ont participé sous son autorité à la guerre d'Algérie ou aux combats en Tunisie et au Maroc entre le 1er janvier 1952 et le 2 juillet 1962". Cette reconnaissance était une vieille revendication des associations d'anciens combattants, représentées en nombre dans les tribunes du palais du Luxembourg. Elle intervient près de 17 ans après le vote d'une loi en 1982 à l'initiative de François Mitterrand, réintégrant dans l'armée huit généraux putschistes, dont Raoul Salan et Edmond Jouhaud. Le débat très consensuel, plein d'émotion et de gravité, a été l'occasion pour les intervenants de tous bords politiques d'évoquer cette "page douloureuse" - qui fit entre 500.000 et 600.000 morts selon les estimations généralement retenues - de l'Histoire de France que chacun a appelé à reconnaître "enfin comme une guerre". "Il s'agit de regarder l'histoire en face. Nous avons un devoir de mémoire. Ce sera peut-être aussi une avancée de la réconciliation avec l'Algérie d'aujourdhui", a déclaré le secrétaire d'Etat à la Défense chargé des anciens combattants Jean-Pierre Masseret. "Il est rare de voir un Parlement qualifier l'histoire: c'est ce que vous allez faire, en disant qu'en Algérie, c'était la guerre", a-t-il dit. "Accepter la qualification de guerre rapproche les mémoires éclatées", a souligné le rapporteur Marcel Lesbros (UC, Hautes-Alpes). "La forte portée symbolique gommera les années de silence", a affirmé, de son côté, le sénateur RPR du Bas-Rhin Joseph Ostermann. "Nous mettons les mots en accord avec les faits", a lancé le sénateur PS de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon, en ajoutant que "c'était une guerre civile qui a opposé des gens qui s'aimaient. C'était une guerre perdue". "Nous mettons fin à une hypocrisie. Le texte permet d'assumer l'histoire telle qu'elle est", a souligné le président du groupe socialiste Claude Estier. "Respect, réparation, mémoire constituent les trois pans indissociables de la dette de la nation envers ceux qui ont combattu en son nom", a déclaré Guy Fischer (PCF, Rhône). Les sénateurs ont écouté debout le résultat du scrutin (319 voix contre 0) avant d'applaudir. Selon les chiffres officiels, 1.747.000 soldats, dont 1.343.000 appelés ou rappelés, ont servi en Afrique du Nord de 1952 à 1962, principalement en Algérie où 24.300 sont morts au combat. La signature des accords d'Evian, le 19 mars 1962, avait marqué la fin du conflit.

 

wpeE8.jpg (2670 octets) Cambodge

La visite de M. Josselin au Cambodge
PHNOM PENH, 06 oct (AFP) - Le ministre français délégué à la Coopération et à la Francophonie, Charles Josselin, effectuera une visite de quatre jours au Cambodge à partir de jeudi, au cours de laquelle il sera notamment reçu par le roi Sihanouk, a-t-on indiqué mercredi de source officielle à Phnom Penh. M. Josselin sera reçu vendredi en audience par le roi Norodom Sihanouk et discutera de coopération bilatérale avec le Premier ministre Hun Sen, selon un communiqué du ministère cambodgien des Affaires étrangères. M. Josselin s'était entretenu avec Hun Sen lors de la visite officielle de ce dernier à Paris début juin. A cette occasion, la France avait affirmé sa disponibilité à renforçer ses programmes de coopération avec le Cambodge dans différents secteurs, notamment en matière de déminage, d'éducation et de santé. La France souhaite aussi développer des programmes de coopération décentralisée entre collectivités locales et villes françaises et cambodgiennes. Elle est le principal donateur du Cambodge, aux côtés du Japon. En outre, les deux parties avaient évoqué les procès des anciens dirigeants khmers rouges impliqués dans le génocide polpotiste (1,7 million de morts entre 1975 et 1979). La France, qui a souligné la nécessité de juger les principaux responsables khmers rouges, s'est déclarée disposée à examiner toute demande d'assistance internationale de la part du gouvernement cambodgien. Phnom Penh et l'ONU ont engagé des négociations ardues sur la mise en place d'un tribunal mixte --cambodgien, mais "à caractère international"-- afin de traduire en justice les affidés de Pol Pot. Mais les discussions achoppent sur la composition du tribunal. L'ONU souhaite que les complices de Pol Pot comparaissent devant une cour composée en majorité de juges étrangers, afin que soient garantis les normes internationales de justice. Phnom Penh rejette cette demande au nom de la "souveraineté nationale" et revendique la majorité des membres du tribunal. Après Phnom Penh, M. Josselin visitera le site d'Angkor (nord-ouest), à l'occasion de la restauration d'un perron de la célèbre Terrasse des Eléphants à Angkor Wat par l'Ecole Française d'Extrème-Orient (EFEO). Le ministre est accompagné de son épouse, du député Guy-Michel Chauveau, président du groupe d'amitié France-Cambodge à l'Assemblée nationale, et de hauts fonctionnaires du Quai d'Orsay.

 

wpeE1.jpg (2916 octets) Bulgarie

Ratification d'un accord franco-bulgare sur des exercices militaire
SOFIA, 06 oct (AFP) - Le parlement bulgare a ratifié mercredi un accord entre les gouvernements français et bulgare sur des exercices militaires d'un bataillon français en Bulgarie du 10 octobre au 15 décembre. Selon cet accord signé le 20 septembre, 750 militaires de la brigade blindée d'Orléans s'entraîneront sur le polygone de Novo Selo (est) avec leur équipement, notamment des chars AMX-30 BC munis. La Bulgarie, candidate d'adhésion à l'OTAN, assurera pour la première fois un soutien logistique à un pays membre de l'Alliance, selon le gouvernement. Les militaires français seront approvisionné en carburants et en produits alimentaires par la Bulgarie pendant leur voyage de France en Bulgarie.

 

wpeE3.jpg (2350 octets) Centrafrique

Paris appelle à "respecter le résultat" de l'élection
PARIS, 4 oct (AFP) - La France a appelé lundi les forces politiques centrafricaines à "respecter le résultat" de l'élection présidentielle qui a abouti à la réélection du président Ange-Félix Patassé pour un nouveau mandat de cinq ans. Selon la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Anne Gazeau-Secret, Paris a "note que les observateurs ont fait état du calme et de la dignité avec lesquels les citoyens centrafricains ont accompli, avec une forte participation, leur devoir électoral". "Il appartient à l'ensemble des forces politiques de la République centrafricaine de respecter le résultat de cette élection", a-t-elle estimé. Selon les résultats officiels, M. Patassé a remporté la victoire dès le premier tour, avec 51,63% des voix. Ces résultats sont contestés par huit des neuf candidats de l'opposition.

 

wpeE3.jpg (2350 octets) Centrafrique

M. Ange-Félix Patassé réélu président de la République centrafricaine
PARIS, 4 oct (UPF) - Le président de la République centrafricaine, M. Ange-Félix Patassé, a été réélu pour six ans à l'issue du scrutin du 19 septembre qui s'était déroulé dans le calme, sous la surveillance de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINURCA).  Avec 51,63 % des voix, M. Patassé devance ses prédécesseurs, le général André Kolingba (19,38 %), chef du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) et M. David Dacko (11,15 %). M. Patassé (né le 25 janvier 1937) avait été élu une première fois en 1993.. Président du Mouvement pour la Libération du Peuple centrafricain (MLPC), M. Patassé est  le 4ème président depuis l'indépendance en 1960. Ingénieur agronome, il  avait été Premier ministre du président Jean Bedel Bokassa de décembre 1976 à juillet 1978.

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