PPDA Je suis passé de la multitude à la solitude

Le 10 juillet 2008, l’homme le plus célèbre de France laissait orphelins les huit millions de téléspectateurs à qui il souhaitait le bonsoir à 20 heures. Un départ, après trente ans de présentation du journal télévisé, devenu affaire d’État. Deux mois plus tard, nous avons voulu le rencontrer pour évoquer avec lui ce moment charnière : 61 ans, l’heure des choix et des tournants de vie.

Hélène Mathieu

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Psychologies : Vous êtes tout bronzé. Vous avez l’air d’aller bien ?

Patrick Poivre d’Arvor : J’aime beaucoup l’expression : « Il faut que le cœur se brise ou se bronze. » C’est bien aussi que le visage se bronze. Comme ça, on ne sait pas ce qu’il y a derrière. Giscard avait inauguré ce diktat du bronzage. Lorsqu’il apparaissait hâlé, les gens pensaient qu’il allait bien, donc que les affaires de la France allaient bien.

Votre visage est bronzé, donc votre cœur est brisé ?

P.P.D.A. : Non, pas du tout. Il y a eu un divorce professionnel, la fin d’une activité que j’aimais intensément, passionnément. Les divorces sont forcément plus douloureux quand l’amour a été fort. J’ai passé vingt ans idylliques et francs avec la direction de TF 1. Il se trouve que la nouvelle direction a instauré d’autres méthodes qui ne me conviennent pas. Je fonctionne à l’affectif et j’ai besoin de travailler avec des gens en qui j’ai confiance. S’il y a en plus la trahison, cela ne m’intéresse pas du tout.

Vous parlez de divorce. Souvent, les torts sont partagés. Vous vous en reconnaissez ?

P.P.D.A. : Dans les affaires sentimentales, il est capital de faire une analyse intelligente de la situation. Mais quand on travaille dans une entreprise, les données sont plus simples : est-ce que vous produisez de bons résultats pour l’entreprise ? La réponse était incontestablement oui, avec des chiffres d’audience records en Europe, et je pense y avoir été pour beaucoup. Dieu sait que je me remets souvent en question, mais là, non. J’estime avoir porté ce journal au plus haut de ce qu’il était possible.

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