Tibet: le soutien ambigu des Etats-Unis au dalaï lama

Le dalaï lama devant le Capitole, à Washington, mercredi (Jim Young/Reuters).

A Pékin comme à Washington, la mise en scène est soignée: d'un côté le XVIIe Congrès du Parti communiste chinois, rituel immuable d'un autre temps; A Washington, l'instrumentalisation par l'administration Bush du 14e dalaï lama et de la cause tibétaine, avec d'importantes arrières pensées.

Les dirigeants chinois sont furieux de l'accueil réservé par George Bush au dalaï lama, le leader bouddhiste tibétain exilé, coïncidant avec le Congrès du PCC, qui doit reconduire le président Hu Jintao dans ses fonctions pour un deuxième mandat. A leurs yeux, c'est une provocation destinée à leur gâcher la fête.

Une offensive concertée des Occidentaux en faveur du Tibet?

C'est la première fois que le leader spirituel -et politique- des Tibétains opposés à Pékin est ainsi reçu en grande pompe par le chef d'Etat de la première puissance mondiale, qui lui a remis la plus haute décoration du Congrès américain. La dernière fois que Bush l'avait rencontré, en 2003, c'était en passant la tête furtivement dans un bureau pour lui serrer la main.

Cette visite se tenant le lendemain d'une rencontre similaire entre le dalaï lama et la chancelière Angela Merkel en Allemagne, partenaire économique important de la Chine, il y a de quoi s'interroger à Pékin.

Y aurait-il offensive concertée des Occidentaux pour donner au dalaï lama et à la cause tibétaine un appui décisif qui le ferait sortir du soutien traditionnel des acteurs d'Hollywood et des sympathisants bouddhistes pour le faire entrer dans la sphère du combat diplomatique?

Dans les années 50, une guérilla tibétaine soutenue par la CIA

On en est loin, et, malgré la visiblité accrue que lui ont accordé coup sur coup l'Allemagne et les Etats-Unis, la cause tibétaine reste marginale. D'abord parce que, sur le plan de la légalité internationale, aucun Etat ne conteste l'appartenance du Tibet à la Chine, qui l'occupe depuis sa reconquête par l'armée populaire de Mao en 1949/1950. Cela n'a pas toujours été le cas: dans les années 50, la CIA a secrètement appuyé une guerilla tibétaine pour s'opposer au pouvoir communiste chinois, aux débuts de la guerre froide.

Une épopée méconnue, racontée dans un livre, "Orphans of The Cold War" (les orphelins de la guerre froide) de John Kenneth Knaus, un ancien de la CIA personnellement impliqué dans ce programme clandestin. Entre 1957 et 1961, les Américains ont entrainé des guerilleros tibétains dans les montagnes du Colorado, avant de les envoyer combattre les Chinois sur le "toit du monde". Une base arrière avait même été installée au Népal.

Mal conçue, l'opération s'est terminée par la mort de la plupart de ces combattants, avant d'être liquidée lors du rapprochement sino-américain et de la rencontre Nixon-Mao en 1974. Knaus exprime d'ailleurs dans son livre son sens de la "culpabilité" d'avoir ainsi envoyé des hommes à la mort pour une cause abandonnée au premier virage diplomatique...

La lutte armée n'est en tout cas pas à l'ordre du jour avec le dalaï lama, qui a toujours souhaité mener un combat non-violent, même si de jeunes Tibétains exilés prônent de plus en plus ouvertement un recours à la violence pour se faire entendre. Officiellement, le dalaï lama ne conteste d'ailleurs pas l'inclusion du Tibet dans l'ensemble chinois, se contentant d'une véritable autonomie, et envoie régulièrement des émissaires à Pékin négocier avec le pouvoir chinois.

Pékin fait durer les négociations jusqu'à la prochaine réincarnation

Mais personne ne se fait d'illusions sur la nature de ce dialogue et l'impasse se prolonge: Pékin de toute évidence attend la mort du 14e dalaï lama en espérant brouiller les pistes de sa "réincarnation", c'est-à-dire peser sur le choix de son successeur. Les "réincarnations", moyen traditionnel de choisir les dirigeants au sein du bouddhisme tibétain, sont désormais surveillées de près par le parti communiste!

Quel sera l'impact de ces rencontres du chef tibétain à Berlin et Washington? Il reçoit assurément une publicité à ses yeux bienvenue, dont il fera usage pour peser sur les négociations avec Pékin. Il ne doit cependant pas se faire d'illusions sur ce soutien diplomatique, bien utile pour agacer les Chinois et leur faire entendre raison sur quelques dossiers diplomatiques et commerciaux, mais qui n'ira pas jusqu'à forcer la main aux Chinois pour défendre le Tibet.

Les quelques millions de Tibétains ne pèsent pas très lourd face au rouleau compresseur chinois du moment. Tenzin Gyatso est trop subtil pour être dupe du tapis rouge qui lui a été déroulé à Washington.


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kalisher (chercheur)
10H47 18/10/2007

M Haski,

ne pensez vous pas qu'il faille aussi mettre cette rencontre avec Bush en perspective avec l'idéologie néo conservatrice.
Cette idéologie ne se résume pas à la lutte anti-terroriste, mais prône plus généralement un affrontement, le plus souvent diplomatique, avec les pays non-démocratiques. Si ce courant est le plus souvent muselé par la real politik (comme avec l'Arabie Saoudite), elle fait tout de même souvent entendre sa voix. Et vous auriez pu faire le parallèle entre cette rencontre avec le Dalai Lama et les propos souvent durs de l'administration américaine avec un autre pays d'oppression, la Russie. Vous vous contentez de dire "qu'on est loin du combat diplomatique", alors qu'on contraire on est en plein dedans, même s'il reste feutré, et les exemples de joutes diplomatiques avec la Chine ne manquent pourtant pas: sur le Darfour, sur l'Iran, sur Taiwan notamment. Et même de manière plus indirecte, sur les problèmes environnementaux où l'une des principales raisons d'opposition à la ratifications des protocoles internationaux par les USA, est la crainte de dérouler un tapis rouge à l'emergence chinoise.
Bref, je pense que cette rencontre n'est pas anecdotique mais s'inscrit bien au contraire dans la cohérence de l'administration américaine

 
Pierre Haski (Rue89)
13H55 18/10/2007

Pas besoin nécessairement d'une telle lecture idéologique pour analyser le rapport de force entre la seule superpuisse du moment et celle qui aspire à être celle de demain. Pensez vous qu'une administration démocrate se comportera d'une manière radicalement différente vis-à-vis de la Chine? Sur les rapports commerciaux, sur Taiwan ou plus généralement sur les rapports stratégiques, on ne sera sans doute pas si éloigné.

 
kalisher (chercheur)
14H45 18/10/2007

Je suis bien d'accord avec vous, Républicains et Démocrates ont là dessus la même position.
Ce que je veux dire, c'est que cette rencontre est loin d'un coup isolé. Mais s'inscrit au contraire dans une logique de l'administration américaine depuis pls années qui a une cohérence profonde. Après (mais dans mon esprit ce n'est pas négatif), cette cohérence est aussi le produit de l'influence de la pensée néo conservatrice. Même si, vous avez raison, c'est aussi tout simplement le choc de 2 superpuissances

 
Courageux anonyme
04H23 19/10/2007

...alors-là,Pierre,j'arrive plus à te suivre,...autant j'ai bousillé mon vieux PC à te soutenir dans l'affaire "Ayaan ALI" (sur le "religieux" et Dalaï LAMA,tu ne te rends pas compte mais tu fais une fixette.)...et puis,si les américains ne font rien,ce sont des salauds.Et s'ils font quelques choses,ce sont des salauds aussi...Alors,faudrait se mettre d'accord?...Est-ce que t'as besoin de te redorer le blason auprès de tes potes de LIBE(?),en affichant un antiaméricanisme conforme à ce que l'on peut en attendre des lecteurs d'icelui ?...Dommage pour ton indépendance….Tu sais d'où vient le mot "caméra"?...Ca vient de la Bible - en général,ce dernier mot fait fuir les gauchos vers le premier bistrot du coin,donc je m'attends aux réactions de circonstances...J'ai fait des recherches,et étymologiquement,j'ai trouvé ceci :
«… Il est décrit dans le détail au chapitre IX.20-25 de la Genèse : parmi les trois fils de Noé, l’un d’eux fut maudit car lorsqu’il surprit son père enivré et nu dans sa tente, il en informa ses deux frères au lieu d’agir directement sur la réalité en le recouvrant d’un manteau(Il est impossible de trouver une condamnation plus ancienne du média informatif, car nous sommes à l’aube de l’humanité)... Sem et Japhet sont bénis par Noé, et sommés de mettre Cham (racine étim. de "caméra"...) en esclavage comme châtiment PARCE QUE…, celui qui désire informer ses frères de leurs faits et gestes, les parasiter de son œil-de-bœuf vert-de-grisé par une anémie congénitale, doit être impitoyablement traité comme une merde… ».
Voilà,est'ce que tu mangerais de ce pain-là?....Salut à toi Pierre,…t’as été très bon et courageux dans l’affaire ALI ,je le répète, et en aucun cas,je me permettrais de te dire ce qu’il faut ou pas que tu écrives…Comme l’affaire CANTAT l’a prouvé récemment,nous vivons tous au bord de l’abîme...bye,(d'habitude,j'aime pas être long...)

 
Courageux anonyme
16H33 18/10/2007

l'initiative de la rencontre du Dalai Lama et de Bush est a mettre au credit du congres americain a majorite democrate et surtout de Nancy Pelosi sa presidente tres democrate
donc surement pas une politique neo-conservatrice...

en ce qui concerne Taiwan, les plus conciliants vis a vis de la Chine ont toujours ete les democrates, alors que les republicains veulent continuer de faire croire que les USA defendront coute que coute la petite democratie Taiwanaise...
tout en mettant en garde le president Chen Shui Bian d'une eventuelle declaration d'independance de la republique Taiwanaise (oups lapsus !) de facon unilaterale

Pierre Haski le souligne tres bien !
les pays occidentaux se sont mis d'accord, non pas sur la cause tibetaine qu'ils continueront d'ignorer, mais sur l'utilisation qu'ils peuvent en faire...
apres le premier ministre australien puis la chanceliere allemande, c'est au tour du president americain de faire les plus grands honneurs au Dalai Lama, certes au nom la liberte religieuse (qui fait defaut en Chine) mais surtout pour montrer a Pekin que l'Occident ne laissera pas tout faire a la Chine qui commence a agacer serieusement en ne respectant aucune loi internationale, qui pille les technologies, avec son dumping social, son hyper-protectionnisme malgre son entree a l'OMC, etc... etc...

Signe : Le Fou de Bassan

 
Courageux anonyme
10H51 18/10/2007

Le Président Bush aurait-il des F16 à vendre aux Tibétains et la femme du Dalaï Lama qui était absente aurait-elle eu une angine jaune ?

http://jeremyhoareau.canalblog.com/

 
Courageux anonyme
12H30 18/10/2007

"la Chine, qui l'occupe depuis sa reconquête"
Morceau choisi qui opposera occupation et liberation, comme bien souvent quand l'histoire ne sait pas encore a qui donner raison...

M Haski, votre virage soudain nous laisse perplexe...

Bien sur vous encensez comme tous ou presque "ce gardien de la flamme pour le peuple tibetain" mais vos precisions historiques ne collent plus vraiment avec vos precedents billets.
Juste une question qui ne paie pas de mine: A quel moment avez-vous pris connaissance de ce livre des orphelins?

Haina (avez-vous vus les quelques vilains mots que j'ai laisses sur le fil shangrila?)

 
Pierre Haski (Rue89)
13H18 18/10/2007

Tiens, un revenant...
Quel virage? Je n'ai pas le sentiment d'en avoir effectué un, mais peut-être me connaissez-vous mieux que moi-même!
Je ne sais pas où vous voulez en venir, mais j'ai ce livre depuis deux ou trois ans, je ne sais plus. Mais ce qu'il raconte était connu depuis longtemps, simplement c'est un des acteurs de cette histoire qui le dit.
J'ai vus votre fiel sur Shangrila! Croyez ce que vous voulez, et faites des reconstructions a posteriori si ça vous arrange.

 
15H37 18/10/2007

"J'ai vus votre fiel ..."

Vous y allez fort. Mes commentaires ne contenaient pas plus d'animosite que vos notes sur la Chine.

Ce n'est ici ni la place ni le moment, mais je vous proposais de savoir plutot que croire. Ca s'appelle partager. Comment? En vous invitant a faire des recherches (faciles). Inutile de me dire que vous n'avez pas fait ces recherches quant a l'origine du nom en question. "Croyez ce que vous voulez" est ce que je vous retournerais volontiers. Cependant je ne peux pas vous laisser FAIRE CROIRE ce que vous voulez.

Comme votre ironie l'indique, je ne vous connais pas. Seulement, le virage dont je parlais ne s'interesse pas de cet individu qui a l'age de mon pere, mais bien de ses notes (une partie) dont les elements apportes favorisaient toujours le desiquilibre pour une information pleine de cette bile animale et qui cette fois semblent commencer de pencher vers un sens qui n'est plus familier.

Je constate que vous ne vous relisez pas. Mais je ne vous le reprocherai pas.

 
Pierre Haski (Rue89)
15H45 18/10/2007

Vous avez une pensée trop complexe pour moi, je n'arrive plus à suivre. Je ne vois toujours pas de quel virage vous parlez.
Lao Pierre

 
16H22 18/10/2007

Inutile de me suivre. Le virage en question est dans la trame de vos ecrits publies ici et dans vos deux blogs precedents. Il suffirait de vous relire. Pierre qui roule ne faites pas demi-tour!

 
Courageux anonyme
13H30 18/10/2007

...anti-américanisme primaire.Allez,passons...Y a aut'chose?...

 
Tita (expatrié à lisbonne)
14H27 18/10/2007

z'avez raison. S'attaquer aux USA sous prétexte que ce sont les USA, c'est franchement bête, surtout si c'est le reflet d'une nationalisme jalou de ne plus être une puissance mondiale qui compte.

C'est en tout cas tout aussi bête que de ne plus oser les critiquer sous prétexte qu'on pourrait être taxé d'anti-américanisme primaire ou même secondaire.

Pour finir, j'ajouterais que la plupart des critiques contre les américains que j'ai pu voir, ici ou là, taxées d'anti-américanisme portait sur l'attitude du gouvernement US et non sur le peuple américain.
Alors si je critique les décisions de Sarkozy, allez-vous me traiter d'anti-français primaire? N'est-ce pas pour autant la même logique ?

Pour ma part, je trouve intéressant de voir comment les USA manoeuvrent vis à vis de la puissance montante qu'est la chine et inversement. Le cas de Bush recevant un opposant de la chine (peut-être en réponse au soutien à la birmanie, peut-être dans le cadre de stratégie à plus long terme) me parrait un élément à savoir. Et je ne vois pas là d'anti-américanisme primaire, surtout quand ce sont les USA qui régissent le monde.

 
Courageux anonyme
04H50 19/10/2007

...alors TITA,kess kiss passe? ("jaloux",çà prend un "x"...)...les subventions européennes n'arrivent plus au PORTUGAL?..Z'avez un 'blème avec Bruxelles?...après nous avoir saigné à blanc,et si les eurocrates vous ont balancé du "cash",c'est pour achever la peau de ce pays qu'autrefois on appelait la France...On remonte les p'tits pays pour achever les grands,et je comprends que vous nous chiez dessus,je f'rai de même:malheur aux vaincus!...Alors,SI tu veux TIRER sur l'ambulance,te gênes pas!C'est sur que tu vas passer pour une grande originale...SARKOZY,BUSH...T'en veux d'autres?...Fouilles dans les post-it,moi j'vais boire un café...

 
Courageux anonyme
15H35 18/10/2007

ca 14h30

Totalement idiot comme remarque, c'est de l'anti-despotisme chinois , primaire
quand à l'attitude de W , vis à vis du DalaÏ lama , il ne faut pas etre très fin de jugement, pour comprendre que ses préocupations ne sont pas d'ordre morale (ça se saurait !!!) mais plus d'ordre politique pour faire pression sur la chine , comme l'activisme que le gouvernement US manifeste vis à vis de la Birmanie , contre la chine
Prions simplement que le tibet et la birmanie ne soient pas otages de ce jeu d'echecs , et qu'il en sorte quelque chose de positif pour ces deux peuples religieusement bouddhistes

 
Nicolas Kayser-Bril (Observatoire des médias)
15H16 18/10/2007

Chez TechCrunch, Duncan Riley affirme que Pékin redirige les requêtes pour Google, Yahoo et MSN vers le concurrent local, Baidu, peut-être en réaction à cette visite.

Ceux qui avaient peur de voir la Chine basculer dans le camp de la libre concurrence peuvent se rassurer!

 
Pierre Haski (Rue89)
16H05 18/10/2007

Merci Nicolas, belle info en effet!

 
Courageux anonyme
16H22 18/10/2007

A la place d'ambiguïté, je parlerai plus de manipulation. Comment peut-on croire qu'un homme de guerre s'intéresse au Tibet et au Dalai-Lama. Je rappelle que Bush est considéré par certains sondages comme l'homme le plus dangeureux du monde et une partie de son idéologie est la protection d'intérêts personnels, ceci quel qu'en soit le prix. Le Dalai-Lama prône la compassion et l'amour d'autrui et considère l'aspect matérialiste de notre société totalement destructeur pour notre bien être et celui d'autrui. Le Bouddhisme n'a jamais engendré de guerre !
Il y a bien manipulation et le Dalai-Lama n'est pas dupe de la situation, au moins on parle du Tibet.
Cela me rappelle Sarkosy assistant à l'enterrement de l'abbé Pierre. Encore un homme de guerre qui rend hommage à un homme de paix.
Ils se foutent des gens et rien de les arrête.

 
Courageux anonyme
17H39 18/10/2007

..tiens,Peter PAN est r'venu...dépêchez-vous de finir vos verres,les gars,on va fermer!

 
Infovite (Plébéien.)
18H30 18/10/2007

Les soutiens "instrumentalisés" durent moins longtemps que les véritables raisons qui légitiment les révolutions.
http://info-espress.over-blog.com/

 
Courageux anonyme
18H49 18/10/2007

Desole d'etre si cru mais ca me donne envie de gerber toutes ces nouvelles du monde...Mais bon, on sait comment ca va finir...2012 n'est pas loin...je ne suis pas negatif mais realiste...peace and positif soon...Bientot la fin pour de tous ces demons...Bye bye bush, sarko et les autres...You will pay...Karma oblige...LOVE...

 
Courageux anonyme
04H57 19/10/2007

..tu parles de 2012,du calendrier aztèque,non? - tiens ça va pimenter le débat,parce qu'on a tendance à roupiller,en ce moment sur le 89...

 
Courageux anonyme
20H51 18/10/2007

"Le Dalaï Lama traité comme il le mérite"

Edito dans "La Libre Belgique".
Lire la suite à cette page
http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=83&art_id=377339

 
22H24 18/10/2007

J'ai lu un autre bouquin sur le sujet et on y voit effectivement la CIA entraîner l'armée tibétaine de libération sur l'île de Guam, avant de les renvoyer sur place. Le Tibet était un enjeu crucial pendant la guerre froide, le Tibet étant situé dans une zone stratégiquement importante : les résistants pouvaient notamment donner des informations sur la position de l'armée populaire de libération - rappelons-nous que le Tibet entre autres vastes régions étaient loin d'être contrôlées après la victoire des Communistes en 1949.
Il a été plusieurs fois question d'envahir la Chine dans les états-majors américains, et le contrôle du Tibet était une pièce maîtresse dans ce wargame.
Quand les Etats-Unis ont lâché les résistants tibétains, l'armée tibétaine de libération a dû finalement se réfugier en Inde, où elle a été bon gré mal gré sous le contrôle de l'armée indienne. L'ironie du sort est que cette armée en exil a participé à la "libération" du Bangladesh aux côtés de l'armée indienne, en 1972.

Le soutien officiel ou officieux de certains pays à la cause tibétaine n'était pas donc sans arrières-pensées : dans les deux cas surcités, c'est une claire instrumentalisation.
Aujourd'hui, l'empathie envers le peuple tibétain est presque inscrite dans le code génétique des citoyens occidentaux ; on peut quand même se demander la raison de ce privilège (le Kurdistan ou même la Palestine ont été l'objet d'agressions caractérisées) : la sympathie des acteurs hollywoodiens ?

 
Courageux anonyme
23H10 18/10/2007

Toutes les réceptions internationales ne sont'elles pas ambigues. Mais c'est vrai qu'il est vraiment con Bush. S'il n'avait pas reçu le Dalai lama, il n'aurait pas été plus ambigu que les autres.

 
Courageux anonyme
03H19 19/10/2007

Ce qui m'étonne le plus dans cette histoire est la réaction du gouvernement chinois.
Nous entendons tous les jours des rendez vous d'état entre la Chine et l'Allemagne qui sont annulés ou reportés à des dates indéterminées. Qu'en est-il entre les USA et la Chine? Aucune nouvelle de ce point de vue là... Cela pousse à se poser des questions par rapport aux intérêts de chacun!

 
Courageux anonyme
07H16 19/10/2007

une réunion des 6 sur le nucléaire Iranien a été annulé. Ce n'est pas tien

 
Courageux anonyme
07H51 19/10/2007

Quelques remarques à propos de l'article et des réactions:

> le terme "reconquête" [par l'armée populaire de Mao en 1949/1950]est utilisé à tort par l'auteur de l'article qui ne connait apparament pas l'histoire du Tibet. Le Tibet n'a jamais été un satellite de la Chine bien au contraire, le Tibet avait sous sa domination de vastes régions des plaines chinoises fut un temps. C'est un argument fallacieux utilisé par la propagande communiste afin de justifier l'annexion du Tibet.

> C'est le Dalaï Lama qui a proposé le statut d'autonomie du Tibet dans son "Plan en 10 points" (1989)afin de trouver une solution viable et pour le peuple tibétain et pour le gouvernenment Chinois (qui a toujours émis une fin de non-recevoir).

> Le Dalaï Lama avait envoyé aux "guérilleros" tibétains formés par la CIA un message sur une cassette leur demandant de cesser leur révolte armée en leur expliquant que la violence n'est jamais un moyen de résoudre les conflits ni une solution d'avenir.

> l'empathie des occidentaux pour le peuple tibétain trouve ses racines dans la pratique de l'enseignement bouddhiste (le vajrayana)et la plupart ds maîtres qui enseignent désormais le Dharma en Occident. C'est une culture et une spiritualité positives au-delà des manipulations politiques que l'on trouve dans de pseudos gouvernements de libération.

 
Pierre Haski (Rue89)
08H28 19/10/2007

le mot "reconquête" n'a pas été utilisé par hasard. Vous ne pouvez pas nier la complexité de l'histoire des rapports Tibet-Chine, qui ne se limite pas à la période où effectivement, le Tibet a contrôlé une partie de la Chine. L'histoire ne peut de toutes les manières pas servir à légitimer une occupation qui a commencé par une intervention armée et n'a jamais reposé sur l'assentiment de la population.

 
00H54 20/10/2007

D'ailleurs, les Qing (Mandchous), qui avaient une politique étrangère particulièrement agressive sous les 3 Empereurs (Kang Xi, Yongtchen et Qianlong) ont plus ou moins vassalisé le Tibet, et le plus souvent, sont intervenu pour installer un protectorat et mennaient dans ce vaste territoire montagneux une guerre terrible contre les nomades Dzoungars.

Autre ambiguité, plus général, la relation qu'entretenaient les différents monarques asiatiques avec le Fils du Ciel. Même sans remettre en cause la souveraineté des divers royaumes, les souverains nottament sud asiatiques, se sentaient écrasé sous le charisme du trône chinois, reconnue par environs toute l'Asie comme "centre du monde", ils avaient en eux, dans leur esprit, reconnu l'idée que tout souverains qu'ils étaient, ils étaient aussi vassaux de l'Empereur de Chine... ils se vassalisaient psychologiquement d'eux même.

Il me semble que seul l'empire japonais n'entretenait pas de complexe vis à vis du trône chinois, mais il est vrai que pendant des siècles, le descendant d'Amaterasu n'avait aucun poid politique et n'était qu'un souverain symbolique. Mais, les Shoguns étaient complétement libre de ce complexe. Mais pour me contredire, il y a le nom que pour le Japon: "日本" (origine du Solei), origine du Solei par rapport à qui? Par rapport à la Chine.

Bref, tout ça pour dire que de toute façon, la Chine a toujours entretenu des relations ambigues avec tout ses voisins, mais qu'en aucun cas, celà n'a justifié ce que le Parti Communiste fait au Tibet et l'occupation par cet Etat. Ce qu'ils peuvent en dire sur la légitimité de la présence rouge sur le Tibet, releve plus de la justification et de la propagande qu'autre chose.

A noter que l'armée populaire de liberation (enfin un nom comme ça, les armées des pays socialistes ont toujours des noms ridicules), a penetré le Tibet alors que commençait la decolonisation européene en Asie (je ne parle pas de l'Afrique qui à troqué le colonialisme avec le "Foccartisme".

 
Courageux anonyme
14H25 19/10/2007

CA 8h51
Juste un conseil amical: venez ici en Chine continentale ou mieux allez au Tibet pour recueillir l'enseignement bouddhiste. Il sera beaucoup plus eloigne des manipulations politiques dont vous semblez faire les frais.
Parce que les moines tibetains sont plus nombreux a Pekin que dans toute la France et que les exiles se sont exiles...

 
Courageux anonyme
09H14 19/10/2007

J'avais lu, il y a quelques années, le texte inséré ci-dessous. Je pense qu'il peut être une pièce importante pour comprendre la partition joué par Dalaï Lama, avec cette fois, l'inénarrable Bush. Voici ce texte écrit en 2000 à propos d'une rencontre
entre le Dalaï Lama et un homme politique français:

"...Si Monsieur X va serrer la main du Dalaï-Lama, il commet une lourde erreur et vous, en diffusant cette info. vous l'amplifiez. Sans développer plus avant, je vous rappelle qu'il existe une histoire du Tibet que vous ne connaissez peut-être pas.
Savez-vous par exemple que le lamaïsme lié au leadership des monastères s'est installé après bien des batailles politiques avec l'appui de l'aristocratie et celui, en sous-main, de l’administration coloniale anglaise installée en Chine. Ce monopole s’est fait au détriment des paysans réduits en servitude depuis longtemps, (par exemple, la prise du pouvoir, en 1895 par le XIIIème Dalaï-Lama et la mise en prison du Régent, représentant l’administration chinoise). Vous pouvez lire dans l'Encyclopaedia Universalis à l'article Tibet: "Les paturages comme les terres cultivés étaient la propriété du Dalaï-Lama, de la noblesse ecclésiastique et laïque et des monastères...Cette structure de type féodal, caractérisée par la toute-puissance du clergé lamaïste, s'est perpétuée jusqu'à l'intervention de la République Populaire de Chine" (éd.1980, vol.16., page 90 et sq).

Pour la petite histoire, d'après les témoignages de plusieurs voyageurs du début du siècle, les moeurs dans les monastères étaient déplorables et la recherche des réincarnations du Dalaï-Lama chez des petits garçons aurait donné lieu à de nombreuses pratiques pédérastiques considérées comme légitimes.

Peut-être ignorez-vous que les liens entre la Chine et la culture tibétaine sont innombrables et que la religion tibétaine fut officiellement la religion officielle des empereurs Mandchous, jusqu'à l'effondrement de la dynastie en 1911? En tout cas, au niveau politique, le dossier des relations entre la Chine et le Tibet n'est vraiment pas à l'avantage du lamaïsme sans cesse allié aux pires aspects du colonialisme. Pour comprendre la situation il faut d'abord se rappeler l’existence des guerres de l'opium menées par les anglais contre la Chine à partir de 1840 pour pouvoir introduire librement en Chine des caisses d'opium. Il y a sur ce thème chez les chercheurs français un véritable déni). Ces guerres ont abouti, comme vous ne le savez sans doute pas, au démantèlement de l'empire chinois et à son dépeçage, événements qui de famines en guerres civiles, ont fait au moins 100 millions de morts en un siècle, d'après les évaluations les plus sérieuses (pas mal comme génocide).

Le deuxième élément permettant de comprendre un peu l'histoire politique du Tibet lamaïste apparaît clairement si l’on se rappelle que sur l’autre versant himalayen se trouve l’Inde et que l’Inde est aussi dominé par les coloniaux anglais. Ainsi en 1904, les troupes anglaises entrent à Lhassa. Les autorités tibétaines compradores et les moines bouddhistes occupés à rechercher le Dieu vivant chez les petits garçons, signent un traité ouvrant les frontières avec l'Inde. De facto les relations avec la Chine sont rompues sachant que par ailleurs les anglais sont aussi en Chine où ils contribuent à piller, intoxiquer le peuple chinois et à désintégrer les derniers vestiges de l'administration impériale. En 1909, la dynastie chinoise déjà chancelante décide de réagir et envoie des troupes pour rétablir son autorité. Lhassa est occupé en 1910 et le XIIIème Dalaï-Lama se réfugie en Inde (déjà) pour se mettre sous la protection des anglais. Avec la fin de la dynastie mandchoue et l'accélération de la désagrégation de la Chine, le Dalaï-Lama revient en 1912 avec l'aide des anglais.

Le soutien constant des anglais, les malheurs inouïs du peuple chinois menèrent le Dalaï-Lama à rompre les liens très puissants et anciens qui reliaient le Tibet à la Chine. Pendant la deuxième guerre mondiale les autorités tibétaines se rapprochèrent aussi des américains. Il se trouve que cette orientation se révéla désastreuse. Sa sainteté, le dieu vivant, avait joué les cartes du colonialisme alors qu'en 1947, les anglais quittaient l'Inde et qu'en 1949, la république populaire de Chine était créée. Les nouvelles autorités chinoises reprirent à leur compte le fait que les différents régimes chinois précédents n'avaient jamais reconnus l'indépendance du Tibet proclamée dans un accord entre le Dalaï-Lama et les autorités coloniales anglaises et décidèrent de restaurer leur autorité sur cette province.

Ces rappels n'ont d'intérêt que pour mieux faire comprendre ce que représente et qui est le XIVème Dalaï-Lama. Il est le représentant de catégories sociales qui ont dominé de façon scandaleuse la population rurale tibétaine pendant des siècles. Par ailleurs, l'indépendance du Tibet fut l'un des innombrables fruits empoisonnés du colonialisme anglais et s'est fondée sur le contexte du plus grand génocide de l'histoire de l'humanité, celui provoqué par les guerres de l'opium en Chine. Il ne s'agit pas de justifier la politique chinoise mais de rappeler que la médiatisation actuelle du Dalaï-Lama fait partie d'une guerre menée par les Etats-Unis contre la Chine. Dans ce contexte, l'énorme soutien médiatique, la présentation de cet homme comme un saint gourou est une affaire déplaisante. En tout cas, il faut savoir que cette reprise occidentale du bouddhisme tibétain est en train de le détruire de ses racines asiatiques et de le rapprocher des catégories sociales occidentales les plus aisées et les plus déplaisantes, publicitaires, cinéastes, journalistes, etc. tous ceux qui sont en mal de "significations" capables de leur permettre de supporter leurs affreuses activités de décervelage. Une rumeur insistante circule partout en Asie où elle contribue à isoler complètement des autres bouddhistes, les bouddhistes d'obédience tibétaine; elle touche maintenant les meilleurs spécialistes européens et américains de l'histoire de la Chine et du Tibet, à savoir que le Dalaï-Lama est un agent de la CIA. Qu'il soit payé par les américains, cela est une affaire ancienne et personne n'en doute mais son engagement dans tous les trucs publicitaires de l'occident industriel implique sa participation active à la guerre générale qui se joue en Asie entre les occidentaux et ceux qui refusent leur retour.

Voici quelques remarques sur la poignée de main évoquée plus haut. Si elle devait se faire, elle manifesterait à mes yeux, une certaine inculture à laquelle participent de nombreux écologistes relevant de "l'humanisme abstrait".

Léon Chibolet

PS Il me faut reconnaître cependant que c’est un bon acteur dont le sourire sent la sainteté. Jean-Paul II et le Dalaï-Lama formait du reste un numéro de duettistes qui incarnait admirablement la proximité de Dieu, le regard surtout dont le caractère inspiré a sûrement demandé beaucoup de travail aux « relookeurs » de la CIA.

 
Courageux anonyme
09H39 19/10/2007

Permettez de vous faire remarquer que "les moeurs déplorables dans les monastères" sont des symptomes positifs.

 
Pierre Haski (Rue89)
10H11 19/10/2007

Eh bien voilà un article qui fera plaisir à Pékin! Léon Chibolet, j'ai lu ses écrits sur le réseau Voltaire. Je ne savais pas qu'il avait des vues aussi catégoriques sur les rapports Chine-Tibet. Au moins il a clairement choisi son camp.

 
Madiran ( (Business Analyst))
11H36 19/10/2007

Que les Américains décorent le Dalai-Lama, c'est une chose... Qui ne regarde pas la Chine me semble-t-il !

Tout comme la loi sur le Génocide ne regarde pas les affaires de la Turquie !

 
Courageux anonyme
13H13 19/10/2007

Cher leon,

votre texte, malgre sa longueur, ne permet pas d'y voir plus clair tant il est marque par un esprit similaire a la propande de la societe chinoise en matiere de tibet ("les boudhistes faisaient des flutes avec les tibias de leurs victimes tibetaine", je l'ai entendu de la bouche d'un tibetain me narant combien la presence chinoise est bonne pour les tibetain).

vous devriez aussi revoir l'utilisation du mot genocide qui n'a je le crois rien a faire ici.

cette polemique tibetaine est difficile a suivre.

si des references de qualites en matiere d'histoire du tibet, et relatives notament a cette polemique sur l'independance defendue par les occidentaux, pouvaient m'etre indiquees ici j'en serais enchante.

Thomas Dupeux

 
20H21 19/10/2007

Beaucoup veulent speculer sur les intentions américaines, se noyant dans l'idée que les américains complotent sur tout et tout le monde pour le mal de l'humanité... en tout cas, en parlent avec une langue malveillante et des termes péjoratifs.

Bref, quoi qu'il en soit, quel que soit les gens qui invitent le Dalai Lama, quel que soit leurs intentions, c'est au Dalai Lama et aux représentants du Tibet en éxil de gérer leurs relations avec les autres, ce que veulent les américains et leurs intentions derrière cette affaire, ça regarde le Dalai Lama et les USA... mais c'est au Dalai Lama de décider ce qu'il va faire de cette rencontre et ce qu'il fait de ses fréquentations... si les pays qui l'accueillent ont des arrière pensée, c'est non seulement tout à fait normal, mais c'est l'affaire des deux interlocuteurs.

Je signal que l'on parle de politique, et il est bien évident qu'un soutien politique, voir plus, ça coute cher et une politique de ce genre est lourd en conséquence, on ne se lance pas, quand on a la résponsabilité d'un Etat et d'un pays dans des aventures, mais après calcules et négociations (avec les potentiels alliés nottament), on pése ce que l'on à a gagner et ce que demandera en contre-parti la puissance soutien.

Je préfère les USA qui soutiennent le Dalai Lama ou les démocraties asiatiques, qu'un Parti communiste chinois (je ne dis jamais "Chine") qui finance le génocide soudanais ou la Corée du sud.

 
Courageux anonyme
08H40 20/10/2007

A propos du texte de ce Monsieur Léon Chibolet,on notera qu'on peut écrire toutes les bêtises qu'on veut. Mais traiter entre autre le Dalaï-Lama "'d'agent de la CIA" c'est bien sûr projeter de façon machinéene une vision obsessionnelle et simpliste de la mainmise des services secrets qui sont les arguments surannés des mêmes services et sévices secrets chinois.C'est la politique d'avoir toujours le dernier mot. Reflet d'une étroitesse d'esprit et d'un manque de vue qui sous le biais d'"experts", ne sont que les parangons d'un vaste conflit d'intérêts.

 
Courageux anonyme
20H52 20/10/2007

Pierre, Tashidelek! (:
>Tyenzin Gatso est trop subtil....
"Tenzin Gyatso" plus exactement... Un petite typo s'est glissée dans votre frappe! Rien de bien grave. Mais tant que sa Sainteté en est à recevoir un peu plus de reconnaissance, n'écorchons pas plus son nom... de grace! On peut l'appeler aussi "Gundun", plus simplement, bien que cela soit réservé aux intimes tout de même. Mais on en est pas à une familiarité près, non! (je ne parle guère plus de trois mots en tibétain, mais je peux accompagner de deux autres mots ma remarque, dont j'écorcherai sûrement la transcription du dernier..., "kutchi", svp!; "dug djetche", merci!) Bien à vous, c'est tout pour la petite leçon d'oral. Soutien du cœur profond à tous les quelques Tibétains qui survivent en France. Leur cause est noble.

 
08H49 22/10/2007

Georges Bush semble avoir desesperement besoin de redorer son blason tout en faisant pression sur la chine... et, pour une fois, qu un calcul politicien salace aboutit a un resultat positif et inespere, on ne va pas megoter!
L occupation du tibet et l oppression de son peuple est tout bonnement scandaleuse, si seulement cela pouvait deboucher sur un reel acte politique tel que la reconnaissance de ce petit pays, alors... mais bon, ne revons pas!
En tout cas, le jour de la lecture de la lettre de guy moquet, terroriste sous vichy et heros apres 1945, il aurait bien inspire de mentionner les pays occupes et les peuples opprimes de nos jours : une vraie rupture, puisque ce mot est a la mode, serait de sortir la france de son gout morbide pour le passe et les commemorations steriles!

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