le 19 janvier 2005 -     
   
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    LE SKA  
En résumé, le ska est un style de musique très festif, joyeux, plein de bonne humeur… et surtout très agréable à entendre grâce aux formidables instruments comme la trompette, le trombone, le saxophone (plus d’infos. rubrique instruments), mais cela ne veut pas dire genre Mozart, Beethoven… au contraire il y a une guitare(s) électriques et une guitare(s) basse qui s’ ajoute à une ‘batterie de fou’ souvent en contre-temps (si on veut, à l’inverse des frapper des mains) puis un(e) chanteur(se) qui parle en général des divers problèmes (l’ état, l’argent, la justice, cannabis… )
Bref, faites tout pour avoir des CD de ska ou allez voir des concerts !! (voir rubrique ‘comment écouter de ska’)

Le Ska, c'est quoi ?
Pour ceux qui ne le savent pas, nous allons vous faire un petit cour d'histoire (mais court alors !).

I. Tous commence en Jamaïque (Espagnole puis anglaise l’Ile est associée en 1958 à la Fédération des Indes jusqu’en 1962 ou la Jamaïque proclame son indépendance dans le cadre du Commonwealth) à la fin des années 50. Bercé par le folklore local, celui des Antilles (mento et calypso) et par des influences sud-américaines comme le jazz et le rythme n blues, le ska fit son apparition dans les banlieues glauques de Trentchtown. Les musiciens locaux tentaient alors de reproduire les chansons des blues mens et jazz mens américains que les ondes voulaient bien portées jusque sur les radios. Ces reproductions approximatives étaient inévitablement mêlées au folklore local... ce qui donna naissance à un nouveau style. Les spécialistes avancent même l'hypothèse, technique, que seuls les musiciens avertis pourront comprendre, que le ska est né d'une inversion de rythme sur la batterie.(si on veut, à l’ inverse des frapper de mains)

II. Le ska, dont le nom provient sans doute, et là aussi les avis sont partagés, du son brut qui ponctue le rythme des guitares : skia, skia, skia... (Pas très évident quand même, il faut l'avouer !), le ska était donc né ! Rapidement, les disc-jockey et leur sound-systems (sorte de boites de nuit parfois ambulantes) diffusaient ce nouveau style tandis que les musiciens et chanteurs locaux enregistraient sur les vinyles les premiers tubs sur des studios à une piste ! La profusion de ces disques fut phénoménale... les formations n'étaient pas chères rémunérées et les producteurs gourmands... alors, il fallait produire, et produire

III. Le ska fut véritablement révélé au monde lors du tournage de "James Bond contre Docteur No" dont une bonne partie du film fut tournée en Jamaïque alors que le ska battait son plein. Une scène du film montre même une formation locale de l'époque : "Byron Lee & The Dragon aires" (entre autre) qui joue un ska enjoué sur une scène. Le film influença pendant longtemps les musiciens "ska". Nous sommes alors en 1962. C'est aussi cette année là que le ska débarqua en Angleterre lors de la vague d'immigration jamaïquaine. Le ska devint alors immédiatement populaire avec des groupes et des chanteurs comme Desmond Dekker, les Wailers (avec Bob Marley !), Prince Buster... Le ska fit surtout le régal des immigrés noirs jamaïquains (appelés Rude-Boys) et des jeunes des banlieues ouvrières de Londres (appelés heavy-mods puis skinheads ( traduction : tête de peau - à cause de leur coupe de cheveux) qui se retrouvent dans les clubs pour danser.

IV. Durant l'été 1964, qui fut particulièrement chaud, le rythme devint moins soutenu. Les musiciens, exténués par la chaleur ne pouvaient plus soutenir le rythme qu'imposait le ska. De ce ralentissement, naquis le ROCK STEADY (rock lourd). Celui-ci fut à son apogée en 1968. Et ce fus du même coup, la fin de ce que l'on peut appeler "la première vague du ska". Celui-ci laissera sa place en 1969 au reggae (que tout le monde connaît cette fois-ci !). Le ska est, de par là même, l'ancêtre incontesté du reggae. Il ne subsiste seulement que ce rythme syncopé qu'ils ont en point commun (entre autre !).

V. Il faut attendre la fin des années 70 pour voir le ska revenir sous les lumières des hits-parade, avec un groupe comme Mad Ness et un tub que tout le monde connaît : One Step Beyond. D'autres formations suivirent comme The Specials, The Selecter, The Beat... Les damiers noirs et blancs (two-tone), emblème symbolique de la lutte anti-raciste de cette deuxième vague fleurissent un peu partout. En effet c'est au début de ces années 80 que certains skinheads, récupérés et menés de loin par le National Front (mouvement d'extrême droite britannique), pratiquent le paki-bashing (traduction: lynchage de pakistanais) et sèment la terreur dans les quartiers immigrés de Londres. Désormais, les amis d'hier se font la guerre. Les skinheads ne reconnaissent plus leurs racines, nient leur amitiés avec la population noire et immigrée en général. Pour faire la différence, les skinheads qui restent non politisés appèleront ceux qui le sont devenus : boneheads (traduction: tête d'os). Dés lors, les deux camps se livrent une guerre sans merci pour faire entendre leurs revendications. Des mouvements comme le S.H.A.R.P (Skinheads Against Racial Préjudice - traduction: Skinheads contre tous préjugés raciaux) se créaient alors mobilisant avec eux tous les groupes de la deuxième vague ska qui arboreront le damier noir et blanc. Cette seconde vague ne fut que de courte durée et s'estompa vers le milieu des années 80

VI. C'est au début des années 90, pour une raison mal expliquée, que le ska fit sa troisième apparition avec cette fois-ci une résonance quasi mondiale. Avec des groupes comme The Toasters (USA) - : East Side Beat -, mais aussi The Busters (Allemagne) - : Ruder than rude -, et plein d'autres. Citons pour la France, et pour l'exemple : Les Frelons et Machtoc. Les concerts se multiplient partout dans le monde, le public vient nombreux et découvre, pour beaucoup, ce style, ce mode de vie, cette façon de s'habiller. Les chaussures du Docteur Marteens se vendent bien et les coiffeurs s'en donnent à cœur joie.

VII. 40 ans après les premiers sons sortis des studios jamaïcains, le ska perdure et s'exprime encore à travers toute la planète. C'est la scène américaine et allemande la plus productive dans ce domaine. Et même, partout en Europe, et toute l'année, des concerts sont organisés voyant ainsi revenir des groupes comme The Skatalites (voir flash sur eux), Laurel Aitken (1ere vague), The Selecter, Bad Manners (2eme vague), et beaucoup d'autre...
Mais bien au-delà des clivages politiques, des disputes de bandes, des controverses sur l'histoire de cette musique, véritable mode de vie, cela va s'en dire,
Le ska est un style de musique très festif, joyeux, plein de bonne humeur… et surtout très agréable à entendre grâce aux formidables instruments comme la trompette, le trombone, le saxophone (plus d’infos. rubrique instruments), mais cela ne veut pas dire genre Mozart, Beethoven… au contraire il y a des guitares électriques et une guitare(s) basse qui s’ ajoute à une ‘batterie de fou’ souvent en contre-temps (si on veut, à l’inverse des frapper des mains) puis un(e) chanteur(se) qui parle en général des divers problèmes (l’ état, l’argent, la justice, cannabis, la connerie humaine… )

Bref, faites tout pour avoir des CD de ska et allez voir des concerts !! (voir rubrique ‘comment écouter de ska’)
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13 janvier 2002
   
  
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