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Le social-démocrate Josipovic remporte la présidentielle croate

Ivo Josipovic, candidat de l'opposition social-démocrate, a remporté la présidentielle croate, devançant largement son rival, le maire de Zagreb, a annoncé dimanche soir la Commission électorale. Lire la suite l'article

Ivo Josipovic, éminent juriste et compositeur de musique classique et membre du parti social-démocrate, est élu avec 60,29% des voix, contre 39,71% à son challenger, le maire de Zagreb Milan Bandic (indépendant), a précisé la Commission après dépouillement de la quasi-totalité des bulletins.

Il a comparé son accession à la fonction présidentielle à "une symphonie victorieuse". "C'est la victoire de chaque citoyen qui compte sur une Croatie meilleure et plus juste", a-t-il déclaré.

M. Bandic a félicité son adversaire pour sa victoire, et annoncé qu'il se remettrait à son travail de maire dès lundi.

Josipovic, 52 ans, professeur de droit international entré en politique il y a six ans, est soutenu par la gauche, les classes urbaines et le président sortant Stipe Mesic, même si certains déplorent son manque de charisme.

En face, le populiste, populaire et flamboyant Milan Bandic, 56 ans, maire de la capitale croate depuis de longues années, était soutenu par la droite et les nationalistes.

Le candidat du parti conservateur HDZ, aux commandes du gouvernement, a été éliminé dès le premier tour.

Ivo Josipovic devient le troisième président de la Croatie depuis qu'elle a déclaré son indépendance de la Yougoslavie en 1991. A l'ère du nationalisme pur et dur de Franjo Tudjman, père de l'indépendance et président de guerre, a succédé le populaire président Stipe Mesic, chef de l'Etat depuis 2000, qui a encouragé la Croatie à regarder vers l'Ouest.

La Croatie est entrée dans l'OTAN l'année dernière et ambitionne de devenir le 28ème membre de l'Union européenne d'ici 2012. M. Josipovic est réputé partisan de l'accession à l'UE.

Pour son directeur de campagne Mirando Mrsic, "le vote était un référendum pour savoir si les Croates veulent une Croatie européenne et moderne, ou bien l'autre".

Ce vote était en effet considéré comme un test de la volonté des Croates de continuer sur la voie du rapprochement avec l'Europe et la lutte contre la corruption.

Tant Josipovic que Bandic se sont engagés pendant la campagne à entretenir de bonnes relations avec Washington et Bruxelles, même si le maire de Zagreb a cultivé la fibre patriotique de l'électorat, et joué la carte de l'inimitié traditionnelle avec la Serbie voisine, qui a débouché sur la guerre lors de l'implosion de la Yougoslavie.

Mais le résultat du scrutin de dimanche pourrait déclencher un bras de fer entre le futur président et le gouvernement conservateur sur les moyens de combattre la corruption et de relancer l'économie.

Selon sa collègue social-démocrate Milanka Opacic, Josipovic coopérera avec (la cheffe du gouvernement conservateur) Jadranka Kosor, mais ne renoncera pas à son esprit critique".

Avec plus de 99% des suffrages exprimés dépouillés, le taux de participation était de 50%. Au premier tour le 9 janvier, il avait été de 44%, l'un des plus bas de la courte histoire de la Croatie. AP

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