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Attentat avorté de Villejuif: Ghlam accuse Amimour, un kamikaze du Bataclan

Salon Sid Ahmed Ghlam, Samy Amimour est l'auteur des coups de feu qui ont tué Aurélie Châtelain le 19 avril 2015.

Salon Sid Ahmed Ghlam, Samy Amimour est l'auteur des coups de feu qui ont tué Aurélie Châtelain le 19 avril 2015. - Montage BFMTV

L'assassin présumé d'Aurélie Châtelain aurait reconnu son complice à la télévision. Une théorie impliquant l'un des kamikazes du Bataclan que les enquêteurs ont beaucoup de mal à croire.

Sid Ahmed Ghlam tente par tous les moyens de se disculper du meurtre d'Aurélie Châtelain commis le 19 avril 2015. Il est soupçonné d'avoir tué par balles la jeune femme de 32 ans pour lui voler sa voiture afin d'aller perpétrer une série d'attentats contre des lieux de culte. Devant les juges, le jeune Algérien de 25 ans a impliqué un autre homme.

Un complice nommé Abu Hamza

Dès le début de l'affaire, Sid Ahmed Ghlam avait évoqué l'existence d'un complice, sans pouvoir en dire plus que son nom: Abou Hamza. Ce n'est qu'au lendemain des attaques du 13 novembre qu'il reconnaît l'homme qui l'a aidé dans son entreprise terroriste.

Son visage est sur tous les écrans et pour cause, il est l'un des kamikazes qui ont attaqué le Bataclan. Sid Ahmed Ghlam affirme que Samy Amimour est l'assassin d'Aurélie Châtelain. Selon lui, le Français chapeautait l'opération. Le jour du meurtre, c'est lui qui devait voler une voiture.

Toujours d'après les dires de Sid Ahmed Ghlam, Amimour aurait pris la fuite après avoir tué Aurélie Châtelain. Problème: les enquêteurs sont persuadés que Samy Amimour a passé tout le début de l'année 2015 en Syrie.

Trois versions, trois alibis douteux

Depuis son arrestation, au matin du 19 avril, alors qu'il venait d'appeler le Samu pour une blessure par balle à la jambe, Ghlam a varié dans ses versions. En garde à vue, il a dans un premier temps réfuté tout lien avec la mort d'Aurélie Châtelain. Il affirmait alors s'être blessé en voulant se débarrasser d'armes trouvées par hasard.

Puis, le 19 juin, devant le juge, il a reconnu avoir été sur les lieux, se décrivant comme sous la coupe de jihadistes qui l'auraient enjoint de commettre un attentat, projet auquel il aurait renoncé. C'est dans ce récit qu'est apparu Abou Hamza. Mais les enquêteurs demeurent sceptiques sur la présence d'un deuxième homme. Ils relèvent notamment qu'aucun autre ADN n'a été découvert dans le véhicule d'Aurélie Châtelain, si ce n'est celui de Sid Ahmed Ghlam.

P.A. avec AFP
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