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Santé

Le coronavirus chinois mis à l'épreuve : combien de temps survit-il sur différentes surfaces ?

Mieux vaut prévenir que guérir lorsque la cure manque, ce qui est le cas de l'épidémie actuelle du coronavirus 2019-nCoV. En l'attente d'un remède, des scientifiques ont estimé la durée de survie du virus sur différentes surfaces et ciblé les désinfectants les plus efficaces.

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Test coronavirus

La persistance de différents types de coronavirus a été mise à l'épreuve sur différentes surfaces pur tenter d'estimer celle du 2019-nCoV

TONI LUISE MEISTER / STEPHANIE PFÄNDER

Depuis décembre 2019, le virus 2019-nCoV, apparu en Chine et probablement d’origine animale, a contaminé plus de 40.500 personnes dans 29 pays autour du globe. Déclaré problème de santé mondial par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en janvier 2020, le nouveau coronavirus a été prouvé transmissible d’Homme à Homme sous forme de gouttelettes par contact avec des surfaces contaminées (peau, matériel médical, objets du quotidien…). La période d’incubation qui dure de 2 à 10 jours est succédée par le développement de graves infections des voies respiratoires. Avec le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) et le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS), deux autres types de coronavirus, 2019-nCoV est le troisième coronavirus humain hautement pathogène à avoir sévi au cours des deux dernières décennies. Afin d’empêcher le virus actuel de suivre les traces de ses prédécesseurs, des scientifiques allemands ont entrepris de publier dans The Journal of Hospital infection une liste complète de toutes les données disponibles sur la persistance de tous les coronavirus, SARS-CoV et MERS-CoV, ainsi que le virus de la gastro-entérite (TGEV), le virus de l'hépatite murine (MHV) et le coronavirus canin entérique (CCV). Sur différents types de surfaces inanimées, ces virus survivent plus ou moins longtemps et sont sensibles à différents agents biocides couramment utilisés dans les désinfectants de surface.

2019-nCoV persisterait deux heures à neuf jours sur différentes surfaces

Aucune donnée n’a pu être recueillie sur 2019-nCoV, qui est trop récent pour que quelconque mesure ait déjà été effectuée sur le virus. Les conclusions ont ainsi été tirées d’une comparaison avec les coronavirus connus, soit le SRAS et le MERS, dont la persistance a été évaluée sur différentes surfaces comme l’acier, l’aluminium, le bois, le papier, le verre, le plastique, la céramique, le téflon ainsi que d’autres matériaux cruciaux dans le milieu médical : les gants en latex et les blouses jetables. Leur survie sur les mêmes surfaces étant très similaires, les chercheurs en ont déduit que 2019-nCoV ne pouvait pas échapper à la règle. À température ambiante, le nouveau coronavirus survivrait donc, comme ses proches cousins, en moyenne entre 4 et 5 jours. À des températures dépassant 30 °C, la résistance diminue considérablement, ne pouvant dépasser quelques heures. En revanche, des températures plus basses, en dessous de 20°C, favorisent la persistance des coronavirus humains qui survivent jusqu’à neuf jours, ainsi expliquant leur relative abondance en hiver.

Mieux vaut prévenir quand on n’a pas encore trouvé de quoi guérir

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