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dimanche 27 novembre2005

Chacun sa place à Vernissaj
 


Essayez de vous levez relativement tôt le samedi ou le dimanche matin, pour assister à la mise en place des divers stands de Vernissage. La partie la plus "puces" se trouve côté Place de la République, de la rue Nalbandian jusqu’à la rue Anrabedutuin (la rue de l’hôtel Europe) puis c’est la partie touristique et bazar de Vernissage jusqu’à l’avenue Khanjian. L’ensemble se situe sur les allées Pavstos Biuzand et Arami rebaptisées Demirchian.

Selon la saison et le temps, les vendeurs arrivent entre 7h et 9h grand maximum. La pluie et la neige sont les ennemies du chaland donc de Vernissage qui se recouvre alors de baches plastiques bleues en cas d’averses et les mêmes baches servent lorsque le soleil est trop fort en été.

Tout commence par un café préparé soit par une des dames qui déambulent avec des pousettes-café ou alors assis tranquille à la terrasse du café qui fait l’angle. Comme d’habitude il faut répondre à une des 3 propositions, sucré (kartseur), moyen (mitchag) ou pur (dareun). C’est l’occasion de discuter avec des habitués et de sentir l’ambiance du jour, ici presque tout le monde à au moins 2 activités, l’officielle et Vernissage.

Chacun à sa place

La configuration de la place et son aménagement architectural sont exploités au maximum par les vendeurs qui utilisent toutes les surfaces planes comme étals. Les plus organisés installent des stands fixes ou mobiles avec leurs marchandises et productions exposées sur des tables et des présentoirs étudiés en fonction des objets. La mise en valeur des objets est maîtrisé avec soin, parfois ce sont des assemblages dadaistes ou à la Ben qui attirent l’oeil. En soi, comme dans toutes les puces du Monde, il y a des pièces rares pour qui sait fouiner et marchander drastiquement. Les clients habitués de Vernissage sont aussi bien des natifs que des touristes.

Les bonnes places sont rares bien que pas trop chères pour l’instant au dire des gens de Vernissage, le service des marchés de la ville prélevant en principe seulement une taxe à la longueur du stand. Chacun a sa place mais gare aux contrevenants. En fait on se bat pour le minimum syndical à Vernissage qui est une portion de trottoir d’un mètre voire moins, la bordure d’une jardinière ou le rebord des bassins asséchés. Un carton recouvert d’un tissu sert de table, parfois les objets sont présentés simplement sur la pierre. J’ai vu deux gars se menacer pendant dix minutes pour une portion de territoire microscopique sous les regards amusés des autres vendeurs, un troisième étant venu s’installer sur le dit territoire pendant la dispute.

La répartition des stands et des allées dans la partie touristique est quasiment institutionnalisée avec des allées à thèmes dont le coin des chiens et de la chimie curieusement connexes à l’extrémité du marché, les arts de la table et l’argenterie, la photographie et encore sa chimie, la musique, les tapis, les livres et les arts populaires, les souvenirs, des cactées, des antiquités. Le placement est beaucoup plus improvisé dans la partie puces ou seul un herboriste tient sa place immuablement à côté des quelques recycleurs d’électronique.

D’un côté des vendeurs professionnels réguliers et des artisans habiles qui investissent sur le tourisme et les 2 jours du marché et de l’autre des personnes qui cherchent à survivre en faisant de la brocante à même le sol avec de la récupération assortie éventuellement d’un service de réparation et de bricolage. C’est du côté des puces que l’on peut trouver des outils, de la visserie, de l’électronique et des téléphones rouges à touches blanches de l’administration et des objets soviétiques. C’est encore là que l’on cherche les résistances pour faire réparer le chauffe eau qui ressemble à un aquarium géant.

L’autre particularité ce sont les marchands ambulants qui sillonnent les allées en proposant de de la nourriture à l’ensemble de l’assistance. Il y aussi les petits métiers dérivés comme porteurs d’emplettes (au Goum c’est typique) ou transporteurs de marchandises qui vont d’un stand à l’autre au moment du montage et du démontage. Les vendeurs les plus "en places" possédent des locaux à proximité pour stocker la marchandise. IL y a aussi les experts ambulants tel ce vieux monsieur qui examine les bijoux pour le compte des passants ou bien de certains revendeurs d’or.

Le plus difficile à concevoir ce sont les vieilles personnes qui essayent de vendre une broderie et des chaussettes tricotées, une broche ou des livres pour ne pas mendier. Elles ne sont pas nombreuses mais existent bel et bien.

Les allées de Vernissage sont desertes le reste de la semaine et il ne reste que quelques bouquinistes à demeure du lundi au vendredi que l’on retrouvera le week-end. Il reste à esperer que le Vernissage garde sa physionomie actuelle et ne soit pas trop dérangé par les travaux structurels du centre de Yerevan.

Varou



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