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jeudi 24 novembre2005

Les horreurs des camps arméniens

 

HORREURS DES CAMPS ARMENIENS

HISTOIRE ACTUELLE (Publiée par New York Times Company, Times Square, New York)

MAGAZINE D’ HISTOIRE ACTUELLE (février 1917)
Horreurs des camps arméniens

  • Histoire d’un témoin oculaire
  • Des milliers d’exilés arméniens sont retenus dans des camps d’internement turcs dans la vallée de l’Euphrate, et dans le nord de l’Arabie et de la Syrie. Le premier témoin neutre (ce n’est pas un Américain) à visiter ces camps a écrit un rapport de ce qu’il a vu et l’a remis à l’American Committee for Armenian and Syrian Relief, qui se porte garant de la fiabilité du témoin. L’auteur du rapport dit qu’il a été autorisé à visiter les camps arméniens tout le long de l’Euphrate, et a pu voir et rassembler des données concernant les exilés.

    « Il est impossible, écrit-il, de rendre compte de l’impression d’horreur que m’a laissée mon voyage à travers les camps arméniens disséminés tout le long de l’Euphrate, particulièrement ceux sur la rive droite, entre Meskene et Deir-i-Zor. On ne peut même pas les appeler des camps, à cause du fait que la majorité de ces infortunés, brutalement tirés de leur terre natale, arrachés de leur maison et de leur famille, dévalisés de leurs effets à leur départ ou en route, sont parqués à l’air libre comme du bétail, sans abri, presque sans vêtement, et nourris irrégulièrement d’une nourriture tout à fait insuffisante ».
  • L’auteur dit que les restes de la nation arménienne disséminés le long de l’Euphrate se composent de vieillards, de femmes et d’enfants.
  • "« Meskene, de par sa position géographique à la frontière entre la Syrie et la Mésopotamie, continue l’écrivain, est le point naturel de concentration des Arméniens déportés issus des vilayets d’Anatolie, et envoyés ensuite tout le long de l’Euphrate. Ils arrivent là par milliers, mais la majorité y laissent leurs os. L’impression que laisse cette immense et lugubre plaine de Meskene est une impression de tristesse. Cette information a été obtenue sur place et m’a permis de certifier que presque 60 000 Arméniens y sont enterrés, emportés par la faim et les privations de toutes sortes, par des maladies intestinales et résultant du typhus. Aussi loin que l’œil puisse parvenir, on voit des tertres contenant 200 ou 300 cadavres enterrés dans le sol pêle-mêle, femmes, enfants et vieillards appartenant à différentes familles. A présent, près de 4500 Arméniens sont détenus entre la ville de Meskene et l’Euphrate. Ce ne sont plus que des fantômes vivants ».
    « J’ai vu sous une tente de cinq ou six mètres carrés, (des gens disposant d) environ 450 grammes de pain par jour. Cependant, quelquefois, et c’est le plus souvent le cas, ils restent deux jours sans rien à manger. Cette tente abritait 450 victimes quand j’y suis passé. Huit jours après, à mon retour, la maladie en avait emporté dix-sept. Aux environs d’Herrera, il y a un petit endroit au nord de Meskene sur la rive de l’Euphrate. C’est le pire lieu du désert. Sur une petite colline à 200 mètres du fleuve sont confinés 240 Arméniens, sous la surveillance de deux gendarmes ».
  • Des conditions similaires de souffrance existaient à Hammam, où il y avait 1600 Arméniens ; à Rekka, où ils étaient dans des camps. En conclusion, l’écrivain dit :
  • « Je pense qu’il y a 15 000 Arméniens dispersés tout le long de l’Euphrate, entre Meskene et Deir-i-Zor, en passant par Rekka. Comme je l’ai déjà dit, ces infortunés, abandonnés, maltraités par les autorités, meurent progressivement de famine. Le froid et l’humidité de l’hiver ajouteront leurs victimes à celles de la famine. Si des fonds ne sont pas envoyés, ces infortunés sont perdus ». Le London Times a reçu les récits personnels de deux Musulmans dont la position antérieure officielle est connue ; la véracité de leurs récits a été vérifiée par un examen personnel "« Au mois d’août 1915, raconte l’un de ces témoins oculaires, à environ deux heures de Zaart, j’ai vu des monceaux de corps arméniens, empilés dans deux ravins. J’ai estimé leur nombre à environ 15 000. J’ai appris que l’évêque arménien de Zaart n’avait pas été tué avec les autres, mais à sa propre demande avait été tué dans une caverne proche. Sur mon chemin de retour de Zaart à Moush, il y avait 500 Arméniens parqués dans une étable près de Moush, et enfermés. Par une ouverture du toit, des gendarmes lançaient des torches enflammées. J’ai vu les flammes et j’ai entendu les cris des victimes, dont toutes furent brûlées vives ». « A Moush, les rues étaient jonchées d’Arméniens qui s’étaient aventurés dehors et avaient été tués sur place. Ni les vieillards, ni les aveugles, ni les malades n’avaient été épargnés. Sur le chemin de Moush à Hanis, j’ai vu des corps d’Arméniens sans tête, à peu d’intervalles les uns des autres, dans les champs, sur le bord de la route. Entre Hanis et Sherkiskeuy, j’ai vu deux ravins remplis de cadavres d’Arméniens, la plupart des hommes. Il y en avait environ 400 dans chaque ravin ».
  • Le second témoin oculaire était en poste à Erzeroum en avril 1915, quand l’ordre vint de Constantinople, que les Arméniens devaient être déportés à l’intérieur.
  • Il dit : « A Kamach, j’ai vu en prison un chef de tribu kurde, Mursa Bey. Je lui ai demandé pourquoi il était là. Il dit : "J’ai tué 70 000 Arméniens, et maintenant on m’a arrêté pour avoir frappé un gendarme". Il a été par la suite exécuté en secret ».
    Ce témoin oculaire dit qu’il n’a pas vu d’officier allemand ayant eu réellement des liens avec les massacres, mais que les autorités militaires allemandes étaient au courant et n’avaient fait aucune tentative pour y mettre fin.



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