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mardi 13 décembre2005

ALLEMAGNE
« Il est juste de faire le premier pas »

 

« Il est juste de faire le premier pas »

Journal allemand de Berlin “Die tageszeitung“ en date du 11 août 2005

Traduction : Stéphane Cermakian

http://www.taz.de/pt/2005/08/11/a0291.nf/text.ges,1

Avec l’Oratorio arménien, le Chœur de Brême souhaite commémorer avec Turcs et Arméniens le génocide de 1915. Toutefois, la recherche de chanteurs turcs s’avère difficile - et constitue un processus d’apprentissage pour le Chœur.

Bremen taz.

On est peut-être « un peu déçu », dit Kurt Sommer à la direction du Chœur de Brême. « Mais pas découragé », ajoute-t-il. Le chœur continue donc de répéter pour l’ « Oratorio arménien » qu’il va présenter en novembre en mémoire du génocide de 1915.

Seulement, sans chanteuses et chanteurs turcs, contrairement à ce qui était voulu initialement.

Car le seul intéressé turc s’est entre-temps désisté. « Il a dit qu’il n’avait pas le temps » explique Sommer, sans sembler véritablement le croire. L’introduction de la politique dans la musique fait programme au Chœur de Brême. Depuis 1981, ils se consacrent à la «  production du chant socialement orienté », ainsi l’ont-ils formulé dans leur prospectus. Dans le passé, cela est allé de l’histoire sociale du café à la commémoration de la nuit du pogrom du Reich. Kurt Sommer a entendu l’Oratorio arménien pour la première fois par le Chœur de Groningen. Le Chœur de Brême l’a déjà présenté une fois en 1999 lors d’un concert sur le thème Génocide. Le chœur souhaiterait à présent le diriger à nouveau. « Il y a de fervents amateurs de l’oratorium », dit Sommer. Lui-même en fait partie, et semble fortement raffoler des instruments orientaux, comme le doudouk, un hautbois arménien, fabriqué en bois d’abricotier et utilisant une anche double, comme l’explique Sommer.

En tout cas, d’un point de vue extérieur, la dimension politique de la représentation semble rester à l’arrière-plan :

Cette année est le quatre-vingt-dixième anniversaire du génocide des Arméniens. Et cet automne doivent débuter les négociations d’adhésion de la Turquie avec l’UE. Dans son prospectus le Chœur a précisément écrit : « Comme une telle adhésion est impensable sans la réalisation des droits de l’homme et la reconnaissance du génocide, la présentation de l’Oratorium doit contribuer au processus de discussion et de réconciliation. »

Et afin de trouver aussi bien des chanteuses et chanteurs turcs qu’arméniens et kurdes, le Chœur a passé une annonce. « Dans un premier temps il ne s’est rien passé », dit Kurt Sommer. Une Arménienne et deux Kurdes ont rejoint le Chœur, seulement par contacts personnels. Et ce jeune musicien turc, qui après une répétition s’est fait excuser par sa femme pour manque de temps. « Je n’ai pas le temps », explique alors Zehki Kara au téléphone. Il ne souhaite pas en dire beaucoup plus. « Je suis musicien et n’ai pas d’interêt pour la politique ». Toutefois il ajoute qu’il n’a pas de problème avec le projet, mais aussi que la faute du génocide arménien est toujours donnée aux Turcs. « L’autre partie a aussi une grande culpabilité ».

Ainsi le Chœur de Brême n’a-t-il qu’un seul chanteur turc : Can Tufan, Chypriote turc et dirigeant permanent du Chœur de solidarité gréco-turque. « Ce ne serait pas la première fois qu’il reçoit des pressions de masse », dit Kurt Sommer. « Mais il est ici depuis si longtemps, il reste au-dessus de tout cela ». C’est également Tufan qui a conseillé au Chœur de rencontrer le journaliste turc Orhan Calisir. « Vous ne devez pas vous étonner si aucun Turc ne vient à vous », a dit Calisir. Car le prospectus exposerait beaucoup de revendications. Et Sommer lui donne raison. « Si on veut en arriver à une discussion avec les gens, on ne peut pas en même temps leur poser des conditions ».

Dans le nouveau prospectus il manque le passage sur les négociations d’adhésion à l’UE et les progrès demandés à la Turquie. Toutefois ne se sont pas encore présentés de nouveaux intéressés turcs. Mais le Chœur ne se laisse pas décourager. « Nous étions et sommes un peu naïfs », dit Kurt Sommer. « Mais il est juste de faire le premier pas et c’est pourquoi nous essayons toujours. » Friederike Gräff


UN REFUS DOUTEUX

Le Consul général de Turquie ne veut pas venir à l’ « Oratorio arménien » en souvenir du génocide.

http://www.taz.de/pt/2005/11/19/a0312.nf/text.ges,1

Journal allemand de Berlin “Die tageszeitung“ en date du 11 novembre 2005

Traduction : Stéphane Cermakian

« Oratorio arménien » est le nom du projet de concert du Chœur de Brême présenté aujourd’hui et le dimanche des morts en l’église « Unser Lieben Frauen » en souvenir du génocide perpétré dans l’empire ottoman il y a 90 ans.

Les organisateurs, qui - sans grand succès - voulaient impliquer aussi des musiciens turcs (a rapporté taz) ont aussi convié Karl Grabbe, Consul général de Turquie. Il a refusé - et « regrette qu’un tel événement douteux se produise dans une église ».

Grabbe voit dans le concert commémoratif et sa justification « l’expression voilée d’une xénophobie et d’une hostilité à l’Islam ». Il doute que 1,5 millions d’Arméniens aient été assassinés et qu’il y ait eu un génocide. « Jusqu’à ce que les événements de l’époque soient éclairés par des historiens neutres, comme la Turquie le souhaite depuis longtemps », il n’y voit que la tentative de mettre une « entrave aux efforts d’intégration ». « La reconnaissance par les Français exigée par les Algériens d’un génocide à l’encontre du peuple algérien serait certainement un sujet gratifiant pour vous », propose-t-il. Et surtout : L’ « intitiative de déplacer les Arméniens révoltés » aurait émané des généraux allemands.

Sur la Parkstrasse, sur la plaque commémorative en souvenir des 1,5 millions de victimes en ce « 90ème anniversaire du génocide », le mot « MENSONGE » a été ajouté dans la pierre.


Courte critique de l’Oratorio arménien

DEVANT UN PUBLIC DEBOUT

http://www.taz.de/pt/2005/11/21/a0255.nf/text.ges,1

Journal allemand de Berlin “Die tageszeitung“ en date du 21 novembre 2005

Traduction : Stéphane Cermakian

Il n’y peut y avoir assez de manifestations pour rappeler le génocide des Arméniens par les Turcs entre 1915 et 1920 : Sur le monument, la croix de pierre dans la Parkstrasse, le mot « mensonge » a été ajouté et le Consul général de Turquie à Brême qui avait été invité a refusé de venir à l’ « Oratorio arménien » en l’église Unser Lieben Frauen. Même sans lui l’église était pleine, alors que le Chœur de Brême sous la nouvelle direction de Christian Höffling a présenté avec un programme bien construit un concert digne au plus haut point.

Après des chants arméniens par le chœur russo-géorgien de Groningen invité, le charismatique bajan de Grigor Osmanian et des chants turcs et kurdes du Chœur de Brême, a suivi le plus grand moment avec l’interprétation de l’ « Oratorio arménien » de Khatchadour Avedissian.

Ces sept poèmes sont arrangés pour orchestre oriental, chœur et solistes (un Can Tufan et une Astrid Kunert enthousiasmants), ils s’enracinent dans la musique populaire arménienne et se terminent en apothéose sur l’ « Arménie aux mille ailes », suivie avec enthousiasme par un public qui s’était entre-temps levé.



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