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KARABAGH
Karabakh : Bakou ne peut pas spéculer sans arrêt sur son pétrole

Si les demandes énergétiques de l’Europe dépendaient uniquement du pétrole de Bakou, Ilham Aliev déclencherait sûrement une guerre.

Bakou prend toutes les mesures possibles pour ne pas a laisser les Représentants de l’UE et de l’APCE [1] aller au Haut-Karabakh. La chose la plus étonnante est que l’Europe n’ignore pas des ces « appels » de Bakou et refuse de visiter le Haut-Karabakh à partir de l’Arménie. À cet égard la visite des Intellectuels arméniens et azerbaidjanais dans la zone de conflit en passant par Bakou est « un mauvais exemple ». L’Azerbaïdjan a pensé que s’il était possible pour des diplomates et des intellectuels de traverser à travers des champs de mines, cela serait également applicable aux autres Européens.

Il est tout à fait compréhensible cependant que personne ne puisse suivre le même l’itinéraire que le groupe de Minsk de l’OSCE en charge du règlement du conflit. Mais quand des Représentants de l’UE et des membres de la mission de l’APCE peuvent être influencés facilement, Bakou en tire profit, comme ce fut l’exemple du retour précipité du représentant de l’UE dans le Sud-Caucase, Peter Semneby. Il est seulement incompréhensible de savoir ce qui les a tant effrayé ... Comme Raphaël Huseynov, membre de la délégation azéri à l’APCE a récemment annoncé, le chef de la mission de l’APCE pour la protection de les monuments historiques, Edouard O’Hara, a voulu visiter l’Azerbaïdjan d’abord, puis il avait projeté de visiter le Haut-Karabakh en passant par l’Arménie. « Nous pensons que ce n’est pas juste et nous avons d’avance exprimé nos conditions préalables. Il est du grand intérêt de Bakou que le journaliste étudie l’état des monuments dans le Haut-Karabakh. Le Haut-Karabakh est une partie inséparable de l’Azerbaïdjan et le journaliste doit s’y rendre par l’Azerbaïdjan. « O’Hara représente une organisation internationale et sa sûreté sera assurée », a souligné Huseynov. Les mêmes faits se sont produits durant la session d’automne de l’APCE quand la visite de la sous-commission de l’APCE avec Russell Johnston à sa tête, programmée du 8 au 12 octobre, a été décommandée parce que le côté azéri a posé comme condition préalable que la délégation devait visiter le Haut-Karabakh en passant par Bakou. Le chef de la délégation arménienne à l’APCE, David Harutunyan, a souligné que l’Azerbaïdjan crée des obstacles artificiels pour cette visite et a rappelé que beaucoup de visites dans les années passées de Représentants d’organismes d’internationaux au Haut-Karabakh, y celles de l’APCE, avaient été organisées en traversant l’Arménie.

Dans ce cas-ci la position de l’APCE crée la confusion, si prenant en compte ce que Russell Johnston a mentionné, que le Conseil de L’Europe est gêné par la politique intérieure de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie. « La croissance économique apparente de l’Azerbaïdjan ne devrait pas faire ignorer les principes démocratiques adoptés par les pays européens. Notre souci principal concerne les prisonniers politiques et bon nombre d’entre eux le sont depuis longtemps et malades. Nous sommes également préoccupés par la liberté d’expression, parce que récemment sept journalistes ont été arrêtés en Azerbaïdjan », a indiqué Johnston.

Pour la première fois Bakou a compris qu’il ne peut pas spéculer sans arrêt sur son pétrole. Si les demandes énergétiques de l’Europe dépendaient uniquement du pétrole de Bakou, Ilham Aliev déclencherait sûrement une guerre. Mais heureusement il n’en est pas ainsi. La Russie reste le principal fournisseur de gaz, le pétrole est également fourni par la Russie et surtout le Proche Orient. De ce fait c’est en comptant sur un tel facteur, qu’Aliev décide s’il doit ou pas laisser les Représentants d’autres pays se rendre au Haut-Karabakh, ce qui est simplement peu raisonnable. D’ailleurs c’est ce qu’a dit le vice-président de l’Assemblée Nationale d’Arménie, Vahan Hovannissian : « Le facteur pétrodollar joue un rôle très essentiel dans les actions de l’Azerbaïdjan. Probablement qu’ils ne se rendent pas compte que tout acte d’agression mènera à la rupture de la fourniture pétrolière, puisque la première chose qui sera détruite lors de l’agression azérie ce seront les équipements pétroliers. Ils seront détruit immédiatement, c’est pourquoi le côté azéri devrait d’abord penser si cela vaut la peine ou non de scier la branche sur laquelle il est assis ». Il faut se rappeler que la première chose que l’Irak a fait lorsqu’elle a envahi le Koweit en 1990, c’est de brûler les puits de pétrole. Mais l’analyse la plus claire de l’Azerbaïdjan a été donnée par le politologue Zardusht Alizade : « Maintenant nous sommes sur le chemin d’un pays du tiers monde ; sans science, sans culture, et sans aucune perspective de développement économique normal. L’argent provenant du pétrole dévore l’âme et corps de notre élite, et la population, qui n’a jamais été porteuse d’une culture riche, se retrouve privée de toutes les valeurs ».

Département analytique de PanARMENIAN.Net, traduit par GM

source : PanARMENIAN

Traduction : http://www.eafjd.org

posté le 10 octobre 2007 par Stéphane/armenews
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KARABAGH
Conférence sur les conflits gelés à Berlin sans le Karabakh

Le Haut-Karabakh ne pourra pas prendre part à la conférence sur les "conflits gelés" qui se tiendra le 5 novembre à l’initiative de la Commission de monitoring de l’APCE, à Berlin, a déclaré lundi le dirigeant de la nouvelle délégation arménienne à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe David Aroutiounian.

L’Arménie, a-t-il noté, a proposé à l’APCE d’inviter le Haut-Karabakh à la conférence sur les conflits gelés à Berlin sachant d’avance que cette question ne peut pas être réglée aujourd’hui.

"Nous avons soulevé cette question pour centrer l’attention sur la nécessité d’une nouvelle conception (du règlement du problème), cette fois-ci avec la participation du Haut-Karabakh", a rapporté l’agence News-Armenia.

"Il faut organiser une conférence à part à laquelle le Haut-Karabakh participera obligatoirement", a indiqué M. Aroutiounian.

posté le 9 octobre 2007 par Stéphane/armenews
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HAUT-KARABAGH
La question d’un sommet Kotcharian-Aliev se pose à nouveau

Les autorités arméniennes et azéries ont évoqué à demi-mot la possibilité d’une nouvelle recontre entre les présidents de ces deux pays en vue d’avancer dans la résolution du conflit du Haut-Karabagh.

Vendredi 5 octobre, les médias azéris ont rapporté les propos tenus vendredi par le ministre des Affaires étrangères Elmar Mammadyarov, selon lesquels il n’exclut pas d’organiser une rencontre entre Aliev et Kotcharian en marge du sommet des anciennes républiques d’ex Union soviétique, qui se tiendra prochainement à Dushanbe, au Tadjikistan.

Le collaborateur du chef de la politique étrangère azéri, Novruz Mammadov, aurait cependant indiqué que la dernière rencontre entre les deux chefs d’Etat, sous la médiation du groupe de Minsk, n’avait « pas créé la nécessité d’un nouveau sommet ».

Pour sa part, l’attaché de presse de Robert Kotcharian, Victor Soghomonian, a déclaré que le sommet de Dushanbe n’incluait pas une rencontre avec Aliev. Mais, tout comme son homologue azéri, il n’a pas exclu la possibilité de pourparlers.

Rien n’indique, pour le moment, que les codirigeants russe, américain et français du groupe de Minsk, feront le trajet jusqu’au Tadjikistan dans un tel but. En début de semaine dernière, ils ont rencontré séparément Oskanian et Mammadyarov à New York. Aucun accord n’a été annoncé.

Le médiateur en chef sur le Haut-Karabagh, l’américain Matthew Bryza, a averti qu’un refus des deux chefs d’Etat de s’entretenir entraînerait des interrogations sur un éventuel compromis. « S’ils ne disent pas oui, alors nous nous demanderons : à quoi pensent-ils ? Quels sont leurs plans ? Sont-ils vraiment décidés à trouver un accord ? », a-t-il déclaré à Erevan.

posté le 8 octobre 2007 par Virginie/armenews

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KARABAGH
Nouveau pouvoir, nouvelles équipes, nouvelles méthodes

Un mois après l’investiture de Bako Sahakian à la présidence de la République du Haut-Karabakh, la région est animée d’un rythme nouveau. Désormais les communications à la presse de la présidence et du gouvernement sont quasi quotidiennes. Une révolution par rapport à la précédente équipe.

Après la formation du gouvernement et la réorganisation des ministères avec le scindage de plusieurs d’entre eux et notamment la création d’un ministère de la culture et de la jeunesse, plusieurs préfets de région furent remplacés. Le 29 septembre, la région de Shoushi a eu le bonheur d’apprendre la nomination de Vartan Gabrielian en remplacement de Vladimir Kassian, jusque là vizir en son domaine. La nomination de Vartan Gabrielian, jusqu’alors responsable des services de renseignement de la région de Shoushi, laisse entrevoir de nouveaux espoirs au sein de la population et une gestion plus égalitaire et plus juste des soucis de chacun.

Depuis le début de la semaine, les changements concernent désormais les équipes des ministères dont la réorganisation interne a été lancée. A noter le remplacement de Massis Mayilian, candidat malheureux aux élections présidentielles, remplacé par Edouard Atanessian au poste de vice-ministre des Affaires étrangères. Le pouvoir devient franchement pyramidal, mais une pyramide à deux têtes, le Président et son Premier ministre dont la coopération et la répartition des taches semblent totales. Au niveau politique, un nouveau rythme semble être donné avec une présence affirmée des responsables dans les médias et dans le travail quotidien alors que le travail connaît une accélération spectaculaire.

La seule journée du 5 octobre, le président Bako Sahakian a signé les décrets entérinant la modification de 14 textes de lois couvrant tous les domaines de la vie publique, des associations aux partis politiques en passant par l’énergie, la justice, les fonds de sécurité sociale, la publicité, la télévision et les radios... Au niveau de la société civile, le 4 octobre, une communication du gouvernement informait du démarrage d’une opération nationale de plantation d’arbres dans toute la république. Suivant le décret signé par le Premier ministre Araik Haroutiounian, chaque entreprise et administration est tenue de mettre en place dans un délai d’un mois des opérations de plantation d’arbres, chacune se devant de résoudre elle-même les questions d’organisation et de financement. L’opération est laissée sous la responsabilité des préfectures de région. Si aucun objectif chiffré n’a été imposé, il a été demandé à chaque entreprise et administration d’informer la presse (journaux, radios et télévision) de leur réalisation. La compétition est lancée...

Le nouveau rythme est mené tambour battant avec des visites dans les provinces et des rencontres avec les populations. Des anciens projets sont modifiés comme la décision la semaine dernière de finalement attribuer aux familles de soldats décédés les appartements en cours de construction et de finition sur l’avenue Azatamartikneri de Stépanakert, des appartements jusque là destinés à la vente.

Quant aux méthodes électorales, elles n’ont pas encore étaient modifiées. Le 14 octobre il sera organisé des élections municipales pour une partie des localités dont Stépanakert. Il y a quelques jours, on apprenait qu’il était créé un festival annuel d’animation de la capitale : “les journées de Stépanakert”. Le hasard veut que cette année, le festival ait commencé le 3 octobre et se termine le 13, soit la veille des élections. Au cours de ces journées sont mis en avant la réussite dans tous les domaines de la capitale et de ses habitants avec une mise en avant de ses richesses. Mais ne dites pas que cela ressemble à un détournement de campagne électorale puisque l’évènement correspond parfaitement et qu’il est financé par l’argent public. On risquerait de vous taxé d’“ennemi à la République du Haut-Karabakh” ou, pour reprendre une vieille tradition “ennemi à la révolution”. Car ce à quoi on assite en général ici pourrait être de qualifié de révolutionnaire tant les domaines visés et les méthodes sont pour le moins nouvelles. Mais il reste encore difficile de critiquer l’organisation non pas des élections et du jour des scrutins, mais des campagnes électorales qui sont encore loin d’atteindre les standards internationnaux. On vous dira que la République du Haut-Karabakh n’a pas encore 20 ans, mais est-ce vraiment une excuse ? Une réussite à deux vitesses n’est pas souhaitable et surtout impossible parce que le développement économique et la stabilité du pays est directement dépendant du degré de développement de la conscience civique de la population. Et bizarement, voilà un domaine de réforme laissé de coté.

Espérons pour le moment.

Mais me direz-vous, c’est mieux que de faire pression sur les médias et sur les mouvements d’opposition comme en Azerbaidjan pour ne pas chercher très loin. En fait, ici on manque de médias indépendants avec une réelle diffusion et de mouvement d’opposition. Massis Mayilian n’a-t-il pas renoncé à son tour de donner suite aux suffrages récoltés : 12% des électeurs au niveau national dont 18% à Stépanakert. Autant d’électeurs qui ne disposent aujourd’hui d’aucun représentant.

Armen de Shoushi.

posté le 8 octobre 2007 par Stéphane/armenews
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KARABAGH
Rectificatif de l’organisation Chéne

" Dans l’article "Les mosquées du Karabagh restaurées" publié récemment sur "Nouvelles d’Arménie en Ligne", votre rédacteur mentionne que la restauration des deux mosquées de la ville de Chouchi a été prise en charge par la branche française de Shen, organisation arménienne charitable.

Chéne-France a effectivement contribué à la restauration de la Petite Mosquée (dont vous publiez la photo) dans le but d’en faire un centre culturel une fois les travaux terminés.

Par contre, Chéne-France n’intervient nullement sur le projet de la Grande Mosquée de Chouchi

Nous vous remercions de bien vouloir en informer vos lecteurs par rectificatif

Cordiales salutations"

CONSEIL D’ADMINISTRATION DE CHENE-FRANCE

ASS. CHENE-FRANCE - 24, rue de Maubeuge - 75009 / PARIS

posté le 6 octobre 2007 par Stéphane/armenews
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KARABAGH
Peter Semneby n’ira pas au Karabakh

« Les régimes autoritaires semblent souvent plus aptes à résoudre les conflits que les Etats démocratiques. Cependant ici, le problème réside dans la ‘stabilité’ de la décision », a indiqué M. Peter Semneby, le délégué de l’UE pour le Sud-Caucase, en présentant ses observations sur des perspectives de règlement du conflit du Haut-Karabakh. Il a rappelé que pour la ‘Chambre des Libertés’, l’Azerbaïdjan faisait toujours partie de la liste des Etats à régime autoritaire.

M. Semneby a noté que les prochaines élections en Arménie et en Azerbaïdjan ralentiront le rythme des entretiens mais que le maintien des accords réalisés durant des années par les activités du groupe de Minsk de l’OSCE, est primordial.

En commentant les conséquences possibles des initiatives de la GUAM à l’ONU, M. Semneby a indiqué que l’UE reconnaît le groupe de Minsk de l’OSCE comme élément principal dans la résolution du conflit du Haut-Karabakh. « L’UE soutient les activités du groupe de Minsk de l’OSCE et nous devons empêcher toutes conséquences négatives de nos actes », a-t-il ajouté.

Et c’est pour cette raison qu’il ne visitera pas le Haut-Karabakh.

Commentant les propos belliqueux de Bakou, Semneby a rappelé que la reprise des hostilités ne peut pas être retenue comme une possibilité de résolution du conflit. « La rhétorique militaire est non constructive, de plus elle ne favorise pas la résolution, mine les espoirs et génère une atmosphère de craindre et de méfiance », conclue le délégué de l’UE ; rapporte l’agence IA Regnum.

Traduction d’une dépêche de PanARMENIAN.Net

source : FEAJD

posté le 4 octobre 2007 par Stéphane/armenews
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KARABAGH
Le président du Karabagh rencontre les responsables militaires d’Arménie
Le président nouvellement élu du Haut Karabagh, Bako Sahakian, a reçu mardi 25 septembre à Stépanakert, le commandant des forces armées d’Arménie et premier vice-ministre de la défense d’Arménie, le général Seyran Ohanian. L’entretien, auquel assistait également le ministre de la défense et commandant de l’armée de défense du Haut Karabagh, le gééral Movses Hagopian, a porté sur une série de questions liées à la défense et aux relations dans le domaine militaire entre l’Arménie et le Karabagh.
posté le 28 septembre 2007 par Gari/armenews
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KARABAGH
Constitution du nouveau gouvernement de la RHK

Après la nomitation le 14 septembre du nouveau Premier ministre de la RHK, Araik Haroutiounian, par le Président de la République, le service de presse de la Présidence a informé que le 25 septembre, Bako Sahakian a signé les décrets concernant la structure et la composition du nouveau gouvernement de la RHK. Il sera composé de 12 ministères. Par ailleurs 10 administrations publiques seront directement placées sous la responsabilité du Président de la République.

A noter que les ministres des Affaires étrangères, Géorgui Pétrossian, de la Défense, Movses Hagopian, et le ministre des Finances, Spartak Tévossian, ont été reconduits dans leurs fonctions. Armo Tsatrian est passé du ministère de l’aménagement à celui de l’agriculture avec le titre de Vice-Premier ministre. On remarquera la présence de Norek Gasparian au ministère de la cutlure et des questions liés à la jeunesse qui était chargé de la communication de la campagne électorale de Bako Sahakian et celle de Souren Grigorian, désormais responsable de l’administration du gouvernement, qui était le responsible de la campagne du président nouvellement élu.

Liste des ministères et des ministres de tutelle :

1. Ministère de la santé : M. Armen Khatchatrian

2. Ministère de la justice : M. Artour Mossiyan

3. Ministère des Affaures étrangères : M. Georgui Pétrossian

4. Ministère de l’agriculture : M. Armo Tsatourian avec le titre de vice-Premier ministre

5. Ministre responsable de l’administration gouvernementale : M. Souren Grigorian

6. Ministère des sciences et de l’éducation : M. Vladik Khatchatrian

7. Ministère de la culture et des questions liées à la jeunesse : M. Norek Gasparian

8. Ministère de la Défense : M. Movses Hagopian

9. Ministère de la sécurité sociale : Mme Nariné Azatian

10. Ministère de la croissance économique : M. Bénik Babayan

11. Ministère de l’aménagement : M. Aleksandre Mamounts

12. Ministère des finances : M. Spartak Tévossian

Administrations sous la responsabilité directe du Président de la République :

1. Services de la sécurité nationale

2. Comité d’Etat du Cadastre des Biens immobiliers

3. Administration chargée des archives

4. Administration d’Etat des impôts

5. Administration chargée des migrations, des réfugiers et du repeuplement

6. Administration des ressources naturelles et de l’environnement

7. Police de la République du Haut-Karabakh

8. Comité d’Etat chargé de la gestion de l’eau

9. Comité d’Etat chargé des sports

10. Services de secours

Armen de Shoushi

posté le 28 septembre 2007 par Stéphane/armenews
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KARABAGH
Les mosquées du karabagh restaurées

Les élus veulent réfuter les déclarations de Bakou comme quoi les monuments musulmans sont systématiquement détruits.

Par Karine Ohanian au Nagorny Karabakh (CRS No 411, 20-Sept-07)

Les experts arméniens finissent la restauration des deux mosquées dans la ville de Shushi (connu en Azerbaijan comme Shusha) qui a été endommagé pendant la guerre au Nagorny Karabakh.

Les efforts sont concentrés sur la grande supérieure mosquée sunnite dans le centre de la ville, à côté du marché principal - un bâtiment de pierre multicolore qui date de 1884. Puis suit la restauration de la petite Mosquée Inférieure de Shia plus vieille et de la madrassa dans la ville l’année dernière.

Les deux projets sont prises en charge par la branche française de Shen, une organisation arménienne charitable.

L’architecte Oshin Yeghiazariants, qui surveille le travail de restauration, dit qu’il veut voir la mosquée devenir un centre culturel contenant une galerie d’art où les représentants de religions différentes pourraient se rencontrer.

La ville, autrefois l’un des grands centres culturels et du commerce du Caucase, avait une population en majorité azéri dans le temps des Soviétiques. Elle est tombé aux mains des arméniens en 1992 suite à la guerre du Nagorny Karabakh et la plupart de ses bâtiments sont toujours à demi-ruinées et abandonnées.

L’imposante église du 19ème siècle Ghazanchetsots de la ville a déjà été restaurée.

Après la fin du conflit du Karabakh en 1994, un autre combat a commencé entre les éthnographes et historiens Arméniens et Azéris chaqu’un revendicant que l’autre côté détruisait systématiquement les monuments qui avaient appartenu à l’autre communauté.

Cela reste un sujet fortement controversé, mais les attitudes changent lentement. En juin, une délégation commune d’intellectuels arméniens et azéris ont visité le Nagorny Karabakh, Bakou et Yerevan, inspectant tous les monuments culturels.

La restauration par les Arméniens du Karabakh de deux mosquées - les deux principaux monuments Musulmans dans la Nagorny Karabakh - a été conçu pour réfuter les allégations azéris et produire de la bonne publicité pour le côté arménien.

Sarasar Sarian, qui s’est enfui de Bakou, mais vit maintenant dans Shushi, a dit, « quand les monuments d’architectures musulmane seront restaurés dans Shushi, je pense qu’en respectant la culture de nos voisins nous montrons un exemple positif que d’autres doivent suivre ».

Slava Sarkisian, qui est à la tête du département pour la protection et l’étude des monuments dans le ministère de la culture du Nagorny Karabakh, a dit à IWPR qu’existaient environ 10 000 monuments dansle Karabakh et qu’un inventaire est en cours qui prendera plusieurs années.

Slava Sarkisian a dit que près de dix des monuments étaient musulmans. « Cela ne fait aucune différence pour nous si c’est un monument chrétien ou musulman » a-t-il dit. « Nous prenons toujours la même approche - ils sont tous sous la protection de notre état et ont une valeur historique et culturelle ».

« Je ne peux pas dire qu’aujourd’hui les monuments chrétiens soient dans une meilleure condition que les musulmans. Il y a des villages où des bâtiments antiques chrétiens sont employées comme des étables ».

(...)

De facto les autorités arméniennes du Karabagh disent que les monuments culturels musulmans sont sous leur protection.

« Dans les conditions du conflit dans notre région, adopter une attitude respectueuse aux monuments qui ne sont pas de notre propre culture peut servir comme moyen d’établir la confiance entre les partis en opposition » a déclaré Masis Mailian, le ministre des Affaires Etrangères et candidat perdant aux récentes élections à IWPR.

Manushak Titanian, un architecte et le chef de l’organisation non gouvernementale l’Art pour la Paix et le Développement, a étudié les monuments musulmans et a l’intention de publier un livret avec des photographies. Il dit que leur détérioration est en grande partie le résultat de négligence.

« J’ai une attitude extrêmement positive à l’idée de restaurer la mosquée de Shushi, parce que comme un architecte je pense qu’une variété de cultures dans une ville la rend très attirante pour ses résidents et pour beaucoup de touristes » a-t-elle dit.

Karine Ohanian est un correspondant pour le journal Démo dans le Nagorny Karabakh. Elle est membre d’IWPR.

Institute for War and Peace Reporting, UK

posté le 26 septembre 2007 par Stéphane/armenews
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