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  Président Salah Al-Ghamry
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 21 à 27 juin 2006, numéro 615

 

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Education. Un de nos lecteurs dénonce une fois de plus le manque de planification dans notre système éducatif.

Il faut planifier ! 

Les jours passent, les mois passent et les années passent, et je trouve comme beaucoup d’élèves et d’étudiants de mon âge que rien ne change dans notre politique d’enseignement. Lorsqu’on se plaint, soit on n’écoute pas, soit on nous écoute mais on ne fait rien. Les cours particuliers non seulement continuent, mais je dirais même qu’ils n’ont jamais été aussi importants. Lors d’un débat télévisé, j’ai entendu un des responsables du ministère de l’Education prétendre que des contrôles ont été mis en place pour que les examens du baccalauréat se déroulent sans trop d’entraves. Malheureusement, les pleurs et les cris ont commencé à apparaître à la sortie de certains examens du bac. Quand allons-nous en tant que jeunes être le centre d’intérêt de nos responsables ? Quand pourrons-nous espérer une véritable politique d’enseignement ? Quand ? Trop de questions qui restent toujours sans réponses. Je lance un véritable appel au secours à nos responsables afin qu’ils garantissent un bel avenir à l’Egypte.

Nader Adel,
Le Caire.  

Marre de la bureaucratie !

Dans le cas présent, il ne s’agit pas d’établir un document mais de le corriger : 2 erreurs dans la nationalité de la mère et le lieu de naissance de l’enfant sur un extrait de naissance passent à l’informatique.

Pour rectifier, a-t-on dit, il faut apporter un original dont seule l’école de l’enfant était la détentrice.

Première étape, l’école en donne une photocopie certifiée conforme. Présentée, celle-ci est refusée.

Deuxième étape, l’école accepte de donner l’original à condition d’avoir une demande écrite parentale et de le restituer dans 10 jours.

Les deux extraits de naissance sont donc déposés (manuscrit original et informatisation erronée), 10 jours sont demandés pour effectuer la correction. Il faudra 45 jours et 7 déplacements pour enfin voir les 2 mots corrigés, mais ne croyez pas qu’ainsi c’est fini ... A nouveau, il faut acquérir un nouveau formulaire et refaire une nouvelle demande !

Maintes fois, dans vos articles (voir Al-Ahram Hebdo numéro 609 à la page 8), vous parlez de sureffectif de fonctionnaires. Si personnel il y a, pourquoi le passage de la saisie informatique ne s’est-il pas fait avec plusieurs contrôles ? Pourquoi doit-on abuser de la patience des citoyens ?

Enfin, toutes mes félicitations à votre journal et à son équipe. Bonne continuation ... Française, je suis arrivée juste à vos débuts et c’est un grand plaisir de vous lire chaque semaine.

N.B. : L’administration en question se trouve à Alexandrie : Al-Moudiriya Al-Qadima, rue Aboul-Dardaa.

Daniele Harb,
Alexandrie.

Un grand bravo à Dina

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai appris que la journaliste d’Al-Ahram Hebdo Dina Darwich a été lauréate du Prix de Samir Kassir pour la liberté de la presse pour son article Plumes contre biceps publié dans Al-Ahram Hebdo, le 10 janvier 2006.

J’aimerais faire l’éloge du courage de son article publié dans un contexte difficile. J’apprécie aussi la qualité et la rigueur de ses analyses ainsi que la pertinence du thème de la règle de la loi.

Par l’occasion, je tiens à vous féliciter et à vous encourager à continuer.

Dr Klaus Ebermann,
ambassadeur de la délégation
de la Commission européenne en Egypte.

L’utilité des « femmes de mains »

La violence est devenue l’une des caractéristiques de notre société que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du foyer. C’est ce qui pousse parfois les femmes à entrer aussi en action. C’est pour cela que l’on trouve maintenant un phénomène qui a éclaté dans les quartiers populaires : les femmes « fettéwas ». Il vient directement des « fettéwas » de la hara (quartier) souvent montrés dans les vieux films égyptiens en noir et blanc, avec les grands acteurs Farid Chawqi et Mahmoud Al-Méligui. A l’époque, la baltaga était incarnée par des acteurs masculins, mais aujourd’hui, dans la vie réelle, des femmes ont pris le relais pour gagner un peu d’argent. Elles défendent les droits des habitants de leur « hara » et mettent fin aux conflits entre habitants. Car les femmes font souvent appel à ces « fettéwas » femmes au lieu des agents de police pour résoudre un différend par la force.

Alors, pourquoi ne pas avoir davantage recours à ces femmes pour défendre les droits des plus faibles à une époque où seule la violence permet d’avoir le dernier mot ?

Abir Ismaïl,
Al-Cheikh Zayed.

Les coptes et les musulmans

Une fois de plus, je vous écris, suite à l’article paru dans le numéro 613 d’Al-Ahram Hebdo intitulé : « L’autre que je ne connais pas », au sujet des problèmes entre musulmans et coptes. Je suis belge et chrétienne, mais chaque fois que je vais dans votre merveilleux pays, j’en profite pour apprendre un peu plus sur l’islam. Je dois dire que je parle librement de religion avec mes amis musulmans et que je ne manque pas de leur écrire pour les féliciter lors des fêtes musulmanes.

Quand je discute avec des personnes connaissant bien l’islam, c’est sans problèmes, mais quand j’en discute avec des gens moins érudits, les problèmes apparaissent car je connais souvent mieux l’islam qu’eux.

Lorsque je suis allée à Jérusalem et que j’ai visité la mosquée d’Al-Aqsa, j’ai parlé à l’imam pour lui demander de réciter Al-Fatiha pour le papa d’une amie algérienne qui était décédé et dont c’était le rêve de prier dans cette mosquée bénie. Et après m’avoir expliqué ce qu’il disait et répondu à mes questions, il m’a dit : « Madame, vous méritez d’être musulmane ». Je l’ai remercié mais lui ai dit que je ne changerais pas de religion. J’adore apprendre ce que je peux sur tout ce qui m’entoure quand je voyage à l’étranger et la religion en fait partie.

Comme on dit chez nous, l’ignorance est la mère de toutes les peurs. Si dans les écoles tant publiques que privées, on prenait le temps d’expliquer la philosophie et la religion des autres, la majorité des préjugés disparaîtraient.

Dans 3 mois, je retourne pour 2 mois en Egypte et je me réjouis de pouvoir à nouveau rencontrer mes amis et discuter à nouveau avec eux de tous les sujets et d’en apprendre encore plus sur l’islam afin de mieux les comprendre.

Enfin, je suis désolée de vous dire que la nouvelle présentation de votre journal sur Internet me laisse sur ma faim car je ne trouve plus jamais, ou très rarement, les taux de change ni ne peux plus lire les articles très intéressants de M. Mohamed Sid-Ahmed.

Continuez à nous informer, c’est toujours très intéressant de vous lire.

Renée Zinzen,
Belgique.
Ndlr : Nous avons le regret de vous apprendre que l’éminent écrivain M. Mohamed
Sid-Ahmed est décédé en avril 2006.

L'autre que je ne connais pas

Après avoir lu l’article de Amira Doss « L’autre que je ne connais pas », publié dans Al-Ahram Hebdo (numéro 613), je ne peux m’empêcher de faire quelques commentaires.

Je voudrais seulement ajouter que notre société a subi un changement radical dans un laps de temps très réduit, et pourtant, nous n’en avons pas fini avec nos tabous, non, pas encore … Si c’était vrai, alors je voudrais une réponse claire à ces questions : Après ces événements, ce qui s’est passé entre coptes et musulmans, la reconnaissance du bahaïsme, n’avons-nous pas envie de supprimer la mention de la religion sur nos pièces d’identité, et de déclarer la paix, dans un état civil qui ne fait pas de différence entre une personne et une autre à cause de sa religion ? Nous sommes traités comme des invités auxquels on donne à manger et à boire par gentillesse. J’ai un collègue qui a toujours pensé que la langue copte avait été adoptée par les chrétiens et pour les chrétiens seulement, mais en fait, il ne sait pas ce que signifie le mot copte. Une autre question : Qui est donc responsable de ce changement ? Comme je l’ai déjà mentionné, notre pays a subi un changement radical, et très rapide, un changement qui s’est déclaré en moins de deux ans. Qui est responsable du fait que la plus grande autorité d’Al-Azhar soit parfois mise en doute aujourd’hui, par un nombre important de musulmans ? Qui a dit qu’on ne peut pas féliciter les chrétiens lors de leurs fêtes religieuses ??

Je suis étudiante, je suis la seule chrétienne de ma classe et chaque jour j’entends beaucoup de théories et fatwas, beaucoup de pardon, de haine, d’amour et d’angoisses.

Je ne sais pas pourquoi il y a toujours de la tension. Histoire et religion unies, nous devons reconnaître que nous sommes des hypocrites.

Le problème ne vient pas du peuple. Le problème est bien celui des personnes qui profitent de l’ignorance de certains, considérés parfois comme des moutons aveugles. Que nous soyons chrétiens ou musulmans, nous resterons quand même des coptes (Egyptiens).

Les pharaons, autrefois, nous ont fait travailler pour leur gloire et ont utilisé notre amour pour les dieux afin de nous enchaîner : c’est notre histoire, présente et future.

Racha,
Alexandrie.

 




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