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Le destin d'un Capitaine, le Film

Archiviste de sa mémoire, le capitaine classe les photos de ses guerres perdues. Il sait aujourd’hui que « c’est toujours dans le dos des soldats que se jouent les guerres menées au front. » Et s’il devait résumer, au seuil de sa vie, ce qu’il ressent, cela tiendrait en un seul mot : l’abandon.
 
Le dernier engagement

Le putsch des généraux du 23 avril 1962, est une tentative de coup d’état, conduite par quatre généraux : Maurice Challe, Edmond Jouhaud, Raoul Salan et André Zeller.

Elle fut décidée lorsqu’il leur devint clair que le processus de l’Indépendance de l’Algérie s’engageait, les Français s’étant, le 8 janvier l961, prononcés, en grosse majorité, en faveur de l’autodétermination en Algérie

Des négociations secrètes s’étaient nouées, parallèlement, entre le gouvernement Français et des représentants du GPRA, le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne.

Une partie des cadres de l’Armée qui avaient mené, durant sept années, une guerre cruelle, et qui avaient engagé, à leur côté, les musulmans qui s’étaient ralliés à la « paix française », se sont sentis trahis, par le pouvoir et plus particulièrement par le Général de Gaulle. Ils ont voulu stopper le pro-cessus menant à l’indépendance, pensant que l’ensemble des unités suivrait.

 

LE DEROULEMENT

Vendredi 21 avril : Les généraux en retraites, Maurice Challe, Edmond Jouhaud, Raoul Salan et André Zeller, secondés par les colonels Antoine Argoud et Jean Gardes et également par Joseph Ortiz et Jean Jacques Susini, prennent le contrôle d’ALGER.

Dans la nuit, le 1erREP, 1er Régiment Etranger de Parachutiste, dirigé par le Commandant Hélie Denoix de Saint Marc, s’empare, en quelques heures, des points stratégiques de la ville : le Gouvernement général, l’Hôtel de Ville et l’aéroport.

Aux mille hommes du 1er REP (0.3 % des effectifs) se sont ajoutés des éléments de seulement trois régiments : le 1er RCP, Régiment dse Chasseurs Parachutistes, le 14e RCP et le 18e RPC, Régiment des Parachutistes coloniaux.

Samedi 22 avril : Un message lu à la Radio, à 7 heures du matin, réveille les Algérois. « L’armée a pris le contrôle de l’Algérie et du Sahara ».

Les généraux Challe, Jouhaud et Zeller et les colonels Godard, Argoud et Lacheroy, arrêtent Jean Morin, délégué général du Gouvernement et Robert Buron, Ministre des Transport alors en transit à Alger, ainsi que des personnalités civiles et militaires.

Le Général Jacques Faure est arrêté à Paris avec quelques officiers et civils impliqués dans le putsch.

Les partis de gauche, les syndicats et la Ligue des Droits de l’Homme, appellent à manifester « l’opposition des travailleurs et des démocrates au coup de force d’Alger ».

En vertu de l’article 16 de la constitution, le Président Charles de Gaulle décide « l’état d’urgence ».

Dimanche 23 avril : Raoul Salan arrive d’Espagne. Maurice Challe, de plus en plus isolé, refuse d’armer les activistes civils ;

A 20 Heures, en grand uniforme, Le Général Charles de Gaulle, prononce sur l’ORTF, un discours appelant les appelés, les « pieds noirs » et les français de métropole, à refuser fermement la participation à un coup d’Etat.

Son discours, transmis par les transistors, encouragea les appelés à refuser d’y participer et dissuada les officies hésitants.

A 0 h ’45, craignant des parachutages et des atterrissages des unités putschistes sur les aéro-ports, Michel Debré, Premier Ministre, appelle la population à les repousser en se rendant sur les aéroports « à pied, à cheval ou en voiture… pour convaincre les soldats engagés, trompés, de leur lourde erreur »

Mardi 25 avril : Depuis la tribune du Palais du Gouverneur à Alger, les généraux putschistes sont acclamés une dernière fois par la foule massée devant le Gouvernement Général.

Mercredi 26 avril : Les troupes ayant suivi les généraux se rendent peu à peu. Le Général Challe se rend et est aussitôt transféré en métropole. Le commandant Hélie Denoix de Saint Marc se constitue prisonnier.

Le putsch a échoué mais l’article 16 reste en vigueur pendant cinq mois.

Les chances de réussir un coup d’état, mal préparé et n’ayant aucun appui en métropole, étaient donc minimes

 

 
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