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Le destin d'un Capitaine, le Film

Archiviste de sa mémoire, le capitaine classe les photos de ses guerres perdues. Il sait aujourd’hui que « c’est toujours dans le dos des soldats que se jouent les guerres menées au front. » Et s’il devait résumer, au seuil de sa vie, ce qu’il ressent, cela tiendrait en un seul mot : l’abandon.
 
Le drame des Harkis

Le terme « HARKI » recouvre, aujourd’hui, une réalité complexe et hétérogène.

La dénomination englobe, à tort, l’ensemble des « indigènes » musulmans, armés ou civils, qui ont choisi le camp de la France pendant la guerre d’Algérie :

 

LES SUPPLETIFS :

Les harkis membres des harkas : 60 000 personnes en 1962. Formations mobiles destinées à la défense des villages. Constituées ensuite en commandos offensifs sous la responsabilité d’un officier. Ils étaient recrutés, sur la base d’un statut civil, par contrat d’un mois renouvelable.

Les moghaznis : 20 000 personnes en 1962. Engagés dans les maghzen, les unités rattachées aux « SAS », ils en assuraient la protection.

Les GMR, les Groupes mobiles de Sécurité : 10 000 personnes en l962. Ce sont, pour beaucoup, des anciens combattants musulmans, recrutés sur place. Ils assuraient, de façon autonome et sur un territoire donné, la protection des populations.

 

LES MILITAIRES D’ACTIVE ET LES APPELES MUSULMANS

65 000 hommes en 1962.

Soit un total d’environ 220 000 hommes en armes en 1962.LES CIVILS ET DES AGENTS DE L’ETAT

Les fonctionnaires et les notables musulmans : caïds », « aghas »,« bachagas » et les élus locaux, les hauts fonctionnaires ou les intellectuels de culture française qui refusèrent de démissionner ou de se démettre d’un mandat, comme l’exigeait le FLN.

Les anciens combattants : tirailleurs algériens, spahis, zouaves et tous les mobilisés en l4-18 et 39-45. 50 000 personnes en 1962

 

 

Soit un total d’environ 220 000 hommes en armes en 1962.

Au moment de l’Indépendance, près de 280 000 personnes seront directement menacées de représailles, voir, pour certaines d’entre elles, de mort.

En ce qui concerne les Harkis proprement dit et les supplétifs, environ 60 000 à 80 000 d’entre eux seront exécutés en Algérie en 1962 et début 1963.

 

 
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