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02.11.2021

Exercice Hemex-Orion: le groupe canadien Calian va élaborer le scénario pour l'armée de Terre

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La société canadienne Calian Group, fournisseuse de solutions de simulation et d'entraînement pour les forces armées et spécialisée dans la simulation de situations de haute intensité, a été choisie par l’armée de Terre française pour élaborer un scénario et un script d’exercice pour le renforcement des compétences de 60 000 soldats dans le cadre de l’exercice HEMEX-ORION 2023.

Selon Calian, le ministère français des Armées l'a choisi "en fonction de sa solide expérience dans la gestion d’exigences de formation complexes tout en garantissant un délai réduit pour l’acquisition de compétences."

L’exercice HEMEX-ORION 2023 vise à accroître la préparation des forces armées en entraînant les formations de combat et les unités d’appui à planifier et à mener des opérations de haute intensité. 

L’exercice Orion comprendra quatre séquences :
- la phase « O1 » consistant en une période de planification opérationnelle ;
- l’activité « O2 » comprenant la projection et l’intervention d’une force équivalente à l’Echelon national d’urgence (ENU) ; 
- la phase « O3 » prenant la forme d’un séminaire interarmées, voire interministériel, qui permettra d’étudier l’adaptation de la posture opérationnelle de défense en cas d’affrontement majeur ;
- la phase « O4 » qui voit l’engagement en coercition dans la région champenoise d’une division multinationale après une campagne aérienne permettant la conquête de la supériorité aérienne.

Calian produira un programme en quatre phases, toutes liées à un même scénario, aboutissant à un exercice terrestre qui combine des manœuvres simulées et réelles.

Au cours de cet exercice terrestre, les participants du Corps de réaction rapide-France (QG CRR-FR) mettront en pratique les compétences nouvellement acquises sur le terrain français en temps réel. Le QG CRR-FRFR emploie 450 personnes, dont 70 officiers et sous-officiers non français provenant de 12 pays différents de l’UE et de l’OTAN. Ce personnel est formé pour effectuer une grande variété de missions, de l’entrée initiale aux opérations de stabilisation. Par l’entremise du QG CRR-FR, la France peut apporter sa contribution selon sa position et ses engagements internationaux, tout en restant cohérente avec les exigences de la sécurité et de la défense nationales, dans le cadre de l’UE ou de l’OTAN.

31.10.2021

Combien coûteront les 90 véhicules blindés de maintien de l'ordre de la gendarmerie nationale?

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Un avis d'attribution publié le 30 octobre apporte quelques précisions sur le coût du marché passé avec la société Soframe pour la fourniture de 90 blindés à roues ("quantité estimée" dit l'avis) au profit des unités de la gendarmerie mobile.

Le marché porte sur les prestations suivantes: 
-acquisition de véhicules équipés,
- maintenance et pièces détachées associées,
- formation.

La valeur totale du marché (hors TVA) est de 57 463 415 euros.

29.10.2021

Le Véhicule Blindé de Maintien de l’Ordre (VBMO) de Soframe disposera bien d'une lame

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Voici une photo transmise par Soframe du prototype du Véhicule Blindé de Maintien de l’Ordre (VBMO) qui a été retenu dans le cadre du marché de remplacement des VBRG de la Gendarmerie. Comme la photo le montre, le VBMO est bien équipé d'une lame à l'avant. Précision du fabricant: tous les 90 véhicules en seront équipés.

"Grâce à sa charge utile élevée et à son grand volume utile, il peut embarquer la totalité des équipements de protection, de communication, d’autonomie et de riposte exigée par la Gendarmerie nationale. Sa conception le rend particulièrement adapté pour faire face au durcissement des menaces pouvant peser sur notre communauté nationale comme le terrorisme et toutes les formes nouvelles de violence extrême", précise Soframe qui a aussi fourni une photo de l'intérieur du véhicule:

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27.10.2021

L'armée suisse a choisi les fabricants de ses nouvelles tenues camouflées

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L’Office fédéral de l’armement suisse a attribué à six entreprises le marché portant sur la fabrication du tissu camouflage pour les nouvelles tenues de combat de l’armée au motif de camouflage polyvalent 16 (voir ci-dessous):

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Quatre fournisseurs suisses ainsi qu’un belge et un italien ont remporté l’appel d’offres, selon un long communiqué d'Armasuisse.

Ce marché s'inscrit dans le projet "Système modulaire d’habillement et d’équipement" (SMHE) qui inclut l’acquisition de nouvelles tenues de combat, de nouveaux systèmes de portage, d’un système d’hydratation et d’une protection corporelle balistique déclinée en deux versions. Il a pour but de fournir aux militaires un équipement moderne leur permettant de remplir leurs fonctions. Le Parlement a approuvé des crédits pour des acquisitions à hauteur de 348 millions dans le cadre du message sur l’armée 2018.

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Le SMHE se compose de quatre sous-systèmes:
- Tenue de combat: composée de sous-vêtements, de la tenue de camouflage (en versions été et hiver), et de la protection contre le vent, les intempéries et le froid.
- Systèmes de portage: composés des différents dispositifs de transport (ceinture de transport, gilet de transport et / ou ChestRig), de sac à dos de différentes tailles et d’un jeu de sacoches.
- Protection balistique du corps: composée d’un système porte-plaques (surface protégée réduite; utilisation en situation de grande contrainte physique / de mobilité) et d’un gilet pare-balles classique avec la protection correspondante du cou et du bas-ventre (surface protégée maximale; utilisation en situation de contrainte physique normale / d’engagement statique).
- Système d’hydratation: composé d’un sachet à eau, de tuyaux et de différents adaptateurs pour des bouteilles en PET.

Pour la fabrication du tissu camouflage destiné aux tenues de combat, Armasuisse avait invité différents fournisseurs à soumettre une offre (procédure sur invitation). Les fournisseurs ont présenté des échantillons de tissu de différentes qualités sur lesquels était imprimé le motif camouflage. Ces échantillons ont été contrôlés sur la base de différents critères prédéfinis.

Quatre fournisseurs suisses se sont vu attribuer des mandats. Il s’agit des entreprises Altra Management AG (Textile) de Mitlödi, E. Schellenberg Textildruck AG de Fehraltorf, Aktiengesellschaft Cilander de Herisau et Schoeller Textil SA de Sevelen. Deux autres fournisseurs européens ont également été mandatés dans ce cadre : le fabricant belge Utexbel et la société italienne NT Majocchi Srl. Ces six entreprises de production réalisent elles-mêmes les étapes du processus de fabrication telles que le tissage, le prétraitement, l’impression, l’ennoblissement et l’enduction. Ainsi, l’essentiel de la création de valeur reste dans le pays producteur soit, dans le cas des marchés attribués à des entreprises helvétiques, en Suisse.

Les différents tissus à motif camouflage seront ensuite mis à la disposition des entreprises de confection chargées de la production des tenues de combat. Les appels d’offres publics pour la confection des différents éléments des tenues sont prévus pour 2021.

Deux autres marchés.
Outre le tissu camouflage, Armasuisse a procédé à l’adjudication de deux autres composants du système modulaire d’habillement et d’équipement. La société suisse SSZ Equipment SA et l’entreprise belge Seyntex N.V. ont remporté le marché de la protection corporelle balistique. L’adjudication correspondante a été publiée le 26 octobre sur simap.ch. Les gilets pare-balles se composent d’un gilet de poitrine, d’un col, d’une protection abdominale et d’un ceinturon avec accessoires, tous pourvus d’un matériau de protection balistique. L’appel d’offres avait été lancé en octobre 2020.

Le mandat pour la fabrication du système d’hydratation, composé d’une poche à eau, de tubes d’hydratation et de diverses pièces de raccordement, a lui aussi été attribué à la société suisse SSZ Equipment SA. L’appel d’offres avait également été lancé en octobre 2020, et l’adjudication correspondante est publiée depuis le 26 octobre sur simap.ch. Le système de portage, composé de sacoches, de sacs à dos, d’un gilet tactique et d’un ceinturon avec accessoires, est encore en cours d’évaluation. L’appel d’offres a déjà eu lieu et l’adjudication du marché est prévue pour la fin 2021.

 

26.10.2021

Remplacement des VBRG: la Soframe a été retenue pour fournir 90 blindés à la gendarmerie

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L'équipementier Soframe a-t-il été retenu pour fournir à la gendarmerie mobile les successeurs des antiques VBRG? C'est une information qui circulait depuis quelques heures (en particulier dans un billet de la LettreA) et que la gendarmerie et Soframe viennent de confirmer.

Exit donc le Sherpa APC d'Arquus et la variante "Gendarmerie" du futur VBMR léger Serval de Nexter...

On lira ici un de mes derniers posts sur le sujet du remplacement des VBRG.

Soframe est la branche militaire de Lohr. Le groupe LOHR emploie 1500 personnes à travers le monde; il dispose d'un pôle de développement de plus 120 ingénieurs et techniciens, d'usines en Turquie, en Serbie, en Inde, aux Etats-Unis et au Mexique.

Ce serait son "Multi Purpose Gendarmerie Vehicle" (blindé polyvalent de gendarmerie) qui aurait été retenu face aux véhicules proposés par Nexter et Arquus. Le MPGV (photo ci-dessus Soframe) est un véhicule blindé 4x4, de haute mobilité, conçu pour transporter jusqu’à 10 personnes selon la version.

Lors de son audition du 6 octobre devant les parlementaires, le directeur général de la Gendarmerie nationale (DGGN), le général Rodriguez, avait confirmé que les offres avaient été ouvertes et qu'une commande pour la totalité de la cible interviendrait en 2022. « Globalement je suis assez confiant sur le sujet. La cible est à 90 et, sauf à ce qu’on ait des recours, ce qui peut toujours arriver, l’idée c’est que l’on commence à voir arriver les premiers dès l’année prochaine », expliquait aux députés le DGGN.

Le choix du produit Soframe a toutefois surpris dans le milieu industriel car il est très éloigné du discours ministériel sur le plan de relance, "la base Soframe étant allemande et le tourelleau a priori belge", avance un bon connaisseur du dossier.

Réaction d'un autre spécialiste: "L’essentiel de la valeur du contrat pourrait quitter le territoire. Le soutien des véhicules et de l’équipement sera intéressant sur le long terme, comme ils ne sont présents nulle part en métropole ou dans les DROM COM."