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Le premier ministre Bernard Landry ne déclenchera pas des élections "hâtives"

  Les Québécois n'iront donc sans doute pas aux urnes au printemps. "Il n'y aura pas d'élections au printemps, il n'y aura pas de budget au printemps", a résumé la vice-première ministre, Pauline Marois. (PC Archive/Jacques Boissinot)
Les Québécois n'iront donc sans doute pas aux urnes au printemps. "Il n'y aura pas d'élections au printemps, il n'y aura pas de budget au printemps", a résumé la vice-première ministre, Pauline Marois. (PC Archive/Jacques Boissinot)

PAR MICHEL HÉBERT


LAVAL (PC) - Partageant l'avis d'une majorité des membres du conseil des ministres, le premier ministre Bernard Landry ne favorise pas le déclenchement d'élections "hâtives".

"Je ne me sens pas bousculé vers des élections hâtives, anticipées ou faites dans un climat qui ne serait pas serein. Nous ferons des élections quand nous sentirons que la population les jugera nécessaires. Nous prendrons en compte, d'abord et avant tout, l'intérêt public dans cette décision", a déclaré le premier ministre à l'issue du caucus de ses ministres et députés, tenu à Laval, vendredi.

M. Landry a répété que le Parti québécois avait été élu en novembre 1998 et que, légalement, son mandat ne se termine qu'en novembre 2003.

Les Québécois n'iront donc sans doute pas aux urnes au printemps. "Il n'y aura pas d'élections au printemps, il n'y aura pas de budget au printemps", a résumé la ministre des Finances, Pauline Marois.

Même si le chef libéral Jean Charest réclame des élections ou un nouveau budget, il n'aura donc ni l'un ni l'autre.

Les prochaines élections pourraient donc n'avoir lieu qu'à l'automne, voire au printemps ou à l'automne 2003. "Nous avons encore 20 mois devant nous", a précisé Mme Marois.

"Rien ne presse, il n'y a pas urgence nationale", ont repris tour à tour les Sylvain Simard, Louise Beaudoin, Jean Rochon et le président du caucus péquiste, Serge Geoffrion.

Mais Bernard Landry est coincé par la Loi électoale, qui l'obligera bientôt à déclencher des élections complémentaires dans les circonscriptions vacantes de Viger, Anjou et Saguenay. Il devra faire de même à l'été dans Joliette, Lac-Saint-Jean et Vimont. "J'ai des calculs à faire", a-t-il admis. Le Parti québécois a perdu les récentes élections, dont deux dans des châteaux forts péquistes.

La question référendaire ne sera toutefois pas l'enjeu principal de la prochaine élection. Mais, un vote pour le PQ ne sera pas un vote pour un troisième référendum. "L'élection ne sera pas référendaire au sens où le fait de choisir un gouvernement du Parti québécois ne nous amènera pas à engager le processus nous menant à la souveraineté, on se comprend bien", a déclaré Mme Marois.

Ainsi donc, comme l'avait fait René Lévesque en 1981, le PQ pourrait mettre en veilleuse son option politique et solliciter un troisième mandat en s'imposant comme un "bon gouvernement".

"Nous ne sommes pas des référendistes, nous sommes des souverainistes", a signalé Bernard Landry.

Il n'exclut pourtant pas la tenue d'un troisième référendum sur la souveraineté si le PQ garde le pouvoir. "Cela est possible, a-t-il dit, mais cela n'est pas certain". Ce sera à la population de trancher, a conclu le premier ministre.

© La Presse Canadienne, 2002



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Publié le 2002-02-8

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