C'est en 1945, vers la fin de la guerre que j'ai été blessé : mon unité avançait à l'intérieur de l'Allemagne lorsque trois avions alliés qui volaient très bas ont fait un rase-mottes en nous mitraillant ; ils tiraient sur nous et nous seuls car il n'y avait pas d'Allemands dans les parages ; de plus ils volaient assez bas pour reconnaître nos uniformes français. Ils voulaient sûrement faire un « carton », un « carton » qui causa la mort de beaucoup d'entre nous et qui fit beaucoup de blessés dont moi.


Je fus touché par une balle de mitrailleuse à tête explosive. J'ai été transporté en jeep par des soldats (sur la route ça bougeait beaucoup, j'avais tellement mal que je m'évanouissais régulièrement) jusqu'à l'hôpital de Fribourg en Allemagne ; puis j'ai été rapatrié en France à Besançon ; j'y suis resté pendant six longs mois. Je suis ensuite retourné chez moi en convalescence en boitant ; j'ai gardé pendant longtemps des éclats de mitraille dans la cuisse. Après ma convalescence, 1 mois après m'être marié, je fus rappelé pour être démobilisé après la Libération ; ça a pris plusieurs mois. Pendant ce temps, j'ai été le chauffeur d'un capitaine : le capitaine Legoffre ».

Carnet de soins gratuits délivré à mon grand-père suite à ses blessures

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