Actualités

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mercredi, 07/10/2009

L’histoire mal connue de ces soldats de l’image, qui fixèrent la mémoire de la reconquête en Indochine jusqu’au crève-cœur de Diên Biên Phù. Et portèrent témoignage de tous les sacrifices consentis.

Des “crabes” fonçant vers une lisière de palmiers, des catapultages sur le pont d’un porte-avions en mer de Chine, des bombes s’abattant sur le miroir des rizières, des paillotes en flammes, des soldats à la peine dans la boue ou montant à l’assaut dans la jungle, des soldats du Viêt-minh faits prisonniers, des blessés, des morts… Des paysans en liesse aussi, des danses folkloriques, la douceur de Saigon et de Hanoi… Et des visages emblématiques de cette histoire de France : Leclerc acclamé en libérateur, de ­Lattre de Tassigny – le “roi Jean” – prononçant son poignant discours à la jeunesse vietnamienne, Geneviève de Galard, Bigeard… Partout où les forces du Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient combattaient, les opérateurs photographiques ou cinématographiques étaient à leurs côtés. « Caméra braquée comme une mitraillette », rappelle Pierre Schoendoerffer, dans la Guerre d’Indochine, le très bel album signé Patrick Buisson qui vient de paraître.

L’ouvrage, qui propose également un DVD, aide à comprendre comment fut filmée cette guerre. Avec, notamment, des extraits d’actualités cinématographiques, telles qu’on pouvait les voir à l’époque, et un portrait inédit de ­Pierre Schoendoerffer, figure emblématique s’il en est des témoins de ce conflit.

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mercredi, 07/10/2009

Un souverain ne peut souffrir qu’un surintendant, fût-il brillant manipulateur et esthète raffiné, puisse disposer de plus de richesses que ses palais.

Comme l’écureuil, étymologie de leur patronyme et blason de leur famille, les Fouquet eurent une ascension rapide, passant en deux générations d’un comptoir d’Angers à la robe parisienne. François IV Fouquet, le père de notre personnage, épousa Marie de Maupeou, issue de l’une des grandes familles de la noblesse de robe.Apprécié de Richelieu, il s’occupa des affaires privées et secrètes du ministre de Louis XIII. Saint-Simon écrira que le cardinal voulait le faire surintendant des Finances mais qu’il aurait refusé « par délicatesse de conscience ».Étonné peut-être lui-même du pouvoir croissant dont jouissait son clan, il ajouta à ses armes parlantes cette devise ambitieuse : “Quo non ascendet ?”, “jusqu’où ne montera-t-il pas ?”.

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