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Dernières brèves :

  • Prix Locus 2006

    Les romans primés cette année sont :

    - Meilleur roman de SF : « Accelerando » de Charles STROSS [Ace / Orbit]

    - Meilleur roman de Fantasy : « Anansi Boys » de Neil GAIMAN [Morrow / Review]

    - Meilleur premier roman : « Hammered / Scardown / Worldwired » de Elizabeth BEAR [Bantam Spectra]

    - Meilleur Novella : "Magic for Beginners" de Kelly LINK ["Magic for Beginners", F&SF 9/05]


    Le palmarès complet sur le site de la revue Locus


SHEPARD le baroudeur

(JPG)Grand baroudeur, Lucius SHEPARD prit soin, avant de se mettre à écrire, de visiter de fond en comble notre bonne vieille planète, de l’Afrique à l’Asie, en passant par le Moyen-Orient et surtout l’Amérique du Sud. Son père voulait qu’il devienne écrivain, lui préféra un temps le journalisme de terrain, une autre façon de porter un regard sur le monde.

Figure un peu à part de la SF américaine, SHEPARD n’appartient à aucun courant et propose une vision de la littérature tout à fait singulière, louvoyant habilement entre science-fiction, fantastique et littérature générale.

Né en Virginie dans une famille plutôt bourgeoise et quelque peu névrosée [jeune il fit plusieurs fugues et un séjour forcé en asile psychiatrique], Lucius SHEPARD a toujours baigné dans la littérature, mais n’a plublié ses premiers textes que tardivement, vers l’âge de 40 ans [en dehors de quelques recueils de poésie dans les années soixante].

SHEPARD, c’est avant tout un style innimitable, une écriture limpide, soignée voire sophistiquée, sans jamais être précieuse. Il affectionne les univers sordides et un peu crades, comme autant de miroirs de son propre passé pas toujours reluisant lui non plus [il fit notamment un bref séjour en prison pour trafic de stupéfiants et possession d’arme illégale] ; autant d’expérience qui semblent avoir durablement forgé l’univers et l’imaginaire de SHEPARD, lui confèrant une authenticité rarement atteinte.

Lire SHEPARD c’est plonger dans un univers original fait de sensations, de couleurs, d’odeurs, de descriptions époustouflantes et de personnages hallucinés. Sexe et drogue font partie intégrante de son oeuvre et reviennent souvent dans ses textes, comme autant de signatures d’une oeuvre complexe et attachante.

Révélé au milieu des années 80, grâce à une poignée de nouvelle et à l’excellent « La vie en temps de guerre », probablement largement inspiré par son expérience de correspondant de guerre au Vietnam, SHEPARD s’est fait plutôt rare durant les années 90 ne publiant que deux romans et deux recueils de nouvelles [quatre aux Etats-Unis].

Depuis deux ou trois ans, il semble revenir discrètement sur le devant de la scène, publiant nombre de nouvelles de grande qualité, assurément la forme qu’il maîtrise le mieux avec la novella.

En France, depuis la disparition du regretté Jacques CHAMBON, éditeur attitré de SHEPARD, on semble également se réveiller et publier à nouveau cet excellent auteur [voir notamment le très bon dossier que lui a consacré la revue Galaxies, dans lequel on retrouve ce qui demeure probablement l’une des ses nouvelles les plus impressionnantes, « Senor Volto », ou bien encore, "Les continents perdus", la magnifique anthologie de Thomas DAY publiée chez Lunes d’encre].

Inutile de vous dire que c’est avec impatience que le Cafard cosmique attendait la publication au Bélial", de "Aztechs", un nouveau recueil de nouvelles on ne peut plus prometteur...


BIBLIOGRAPHIE CHOISIE


- "Les yeux électriques" ["Green eyes"] - ED. R. LAFFONT, 1987

- "La vie en temps de guerre" ["Life during wartime"] - ED. R.LAFFONT, 1988 - REED. J’AI LU / SF

- "Kalimantan" ["Kalimantan"] - ED. DENOËL, 1992

- "L’aube écarlate" ["The golden"] - ED. DENOËL, 1996 - REED. FOLIO SF

LOCUS AWARD 1994

La crème des vampires est rassemblée dans un château monstrueux, perdu au coeur des Carpates pour y célébrer un rituel sanglant. Mais la superbe jeune fille qui devait être sacrifiée est sauvagement assassinée avant la cérémonie. C’est un vampire novice, ex-inspecteur de police à Paris, qui est chargé de l’enquête...

Un tour de force exceptionnel qui laisse orphelin une fois la dernière page tournée. À découvrir au plus vite.


LES RECUEILS DE NOUVELLES :

- "Le chasseur de jaguar" ["The jaguar hunter"] - ED. DENOËL, 1987

WORLD FANTASY AWARD + PRIX LOCUS 1988

- "Zone de feu émeraude" - ED. DENOËL, 1988

- "Thanatopolis" ["Skull city"] - ED. DENOËL, 1993

- "Le bout du monde" ["The end of the earth"] - ED. DENOËL, 1993

- "Petite musique de nuit" - ED. FLAMMARION, 2000

- "Aztechs" - ED. LE BELAIL’, NOVEMBRE 2005

"Aztechs" est un ticket d’entrée pour ceux et celles tenté[e]s par une aventure littéraire qui ne ressemble à aucune autre. Le meilleur moyen de découvrir une science-fiction résolument adulte, assumée et intelligente.


AUTRES TEXTES RECEMMENT PUBLIES EN FRANCE

- « La présence », in Bifrost n°40 [texte également publié dans Aztechs]

- « promenade dans le jardin », in Galaxies n°36 [printemps 2005]

- « Señor Volto », in Galaxies n°33 [été 2004]

A signaler également, la publication récente de l’excellente nouvelle "Le Train Noir" de Lucius SHEPARD, PRIX THEODORE STURGEON, dans le non moins excellent recueil "Les continents perdus", proposé par Thomas DAY aux Editions Denoël / Lunes d’Encre.


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"Aztechs" de Lucius SHEPARD

Pépite égarée dans un sac à charbon, Lucius SHEPARD fait un retour inattendu en France avec la publication d’un recueil rassemblant des textes récents de très haute tenue. Une excellente initiative à rapprocher de la non moins excellente anthologie "Les continents perdus" [Denoël/Lunes d’encre] qui propose un texte de SHEPARD ["Le train noir"], ce dont personne ne se plaindra.

Saluons donc l’initiative des éditions du Bélial’ qui, en publiant "Aztechs", choisissent de mettre en avant un auteur réputé aussi exigeant qu’invendable, risquant par là même d’être boudé du grand public.

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"L’aube écarlate" de Lucius SHEPARD

Au premier coup d’oeil, cette réédition pourrait bien s’intituler "Agatha Christie au pays des vampires". Au premier coup d’oeil seulement, car l’auteur n’est autre que Lucius SHEPARD, novelliste hors pair, dont on peut encore apprécier le superbe "Zone de feu émeraude" [chez PdF].

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"La vie en temps de guerre" de Lucius SHEPARD

["Life during wartime"]

La guerre fait rage entre les grandes puissances. Les forces américaines sont embourbées dans une guérilla interminable au cœur de l’Amérique centrale. David Mingolla est un jeune américain engagé dans ce conflit dont les enjeux le dépassent.

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"Zone de feu émeraude" de Lucius SHEPARD

["Fire zone emerald", février 1986]

Cet assortiment de nouvelles, que l’on peut mettre en relation avec deux autres recueils de l’auteur - « Le chasseur de Jaguar » et « La fin de la vie [pour ce que nous en savons] » -, offre un aperçu des thèmes de prédilection de SHEPARD. Oscillant sans cesse entre le Fantastique pur et la Science-fiction teintée de Fantastique, les textes de celui-ci mettent en scène des personnages « sur le fil », en marge et en crise, souvent confrontés à l’étrangeté du monde et aux forces primitives de la nature et/ou de la passion.

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"Les yeux électriques" de Lucius SHEPARD

["Green eyes"]

Les zombies vous connaissez ? Selon le culte vaudou, le zombie est un être humain auquel on a jeté un sort et qui se transforme ainsi en mort-vivant, dépourvu de toute volonté, mais capable d’accomplir toutes sortes de taches pour le compte de son maître. Bon, eh bien vous pouvez oublier cette image traditionnelle car les zombies de Lucius SHEPARD n’ont pas grand chose en commun avec ces êtres mythiques.

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"Petite musique de nuit" de Lucius SHEPARD

Quatre nouvelles qui lorgnent davantage du côté de la littérature générale que de l’imaginaire et une novella qui relève purement de la SF.

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"La fin de la vie [pour ce que nous en savons]" de Lucius SHEPARD

["The jaguar hunter II"]

Ce recueil est une bonne entrée en matière dans l’univers fantastique de SHEPARD.

On y appréciera notamment la restitution des ambiances et du climat social, l’utilisation de plusieurs arguments SF [mondes parallèles, prescience, extra-terrestres...] de manière très fine et originale, et un engagement social très marqué et plutôt pertinent - même si peut-être trop moralisateur par moment.

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"Kalimantan" de Lucius SHEPARD

["Kalimantan"]

Bornéo. McKinnon, un jeune drogué pris au centre d’une embrouille politique, est pris sous la coupe de Barnett un marchand bourlingueur du coin. Celui-ci l’envoie se réfugier chez un vieil ami loin dans les terres. Et plus le temps passe, plus les nouvelles que reçoit Barnett deviennent inquiétantes : McKinnon passe son temps à étudier une drogue locale qui lui fait voir une réalité bien différente de la nôtre et pourtant tout aussi réelle.

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"Le bout du monde" de Lucius SHEPARD

["The end of the earth"]

Moins impressionnant que "Thanatopolis", ce recueil contient cinq nouvelles purement fantastiques écrites à la fin des années 80, dont trois furent publiées dans F&SF.

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"Thanatopolis" de Lucius SHEPARD

[« Skull City »]

Recueil de nouvelles parmi les meilleures de Lucius SHEPARD


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