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Les semenciers s’activent


En matière d’énergies renouvelables, l’Allemagne compte une nette longueur d’avance sur son voisin français. Au niveau de la production de biogaz par exemple, les allemands possèdent déjà près de 4 000 unités biogaz en fonctionnement, alors qu’il n’en existe que trois en France.

En amont de cette filière en développement, le semencier allemand KWS investit depuis quatre ans dans un vaste programme de sélection variétale de maïs pour la production de biogaz. “Nos sélections aboutiront à des variétés de maïs énergétiques à forte production de méthane et à forte dégradation de la biomasse”, explique-t-on au pôle recherche du groupe semencier. Pour y parvenir, KWS se concentre sur des axes de recherche tels que l’allongement de la phase végétative du maïs, la combinaison dans la sélection de la tardivité et de la résistance au froid et l’intégration de gênes de jours courts provenant de matériels exotiques. Les ambitions du semencier semblent en rapport avec les efforts déployés : au cours des sept prochaines années, KWS veut mettre en marché des variétés dont le rendement en biomasse sera doublé par rapport aux variétés actuelles de maïs fourrage, soit un objectif de 30 tonnes de matière sèche à l’hectare, représentant un potentiel de 10 000 m³ de méthane à l’hectare. “Nous devrions très prochainement proposer à l’inscription des hybrides résistants au froid, permettant un gain de 4 tonnes de matière sèche à l’hectare. L’année prochaine, nous déposerons également à l’inscription du matériel croisé avec des hybrides exotiques intégrant de gênes de jours courts. Ces variétés permettront un rendement supplémentaire de 8 tonnes de matière sèche.” KWS espère une inscription de ces nouveaux maïs énergie à l’horizon 2010.
A.C. ; Référence environnement - 13/07/2006






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